Auteur: Elbée
Beta-lectrice: Tibre
Rating: M
Warning: Relation entre deux hommes (slash): malades du genre s'abstenir ^^. Lemon à venir.
Couple: HarryxDraco
(L'histoire se passe après le 6ème tome, Harry et Draco ont donc 17 ans. Tout les éléments du roman ne sont pas pris en compte cependant, et certains faits modifiés)
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Et voici le sixième chapitre :) En espérant qu'il vous plaira ^^ - je n'ose même plus m'excuser du temps de publication tellement j'ai honte :'( - T.T
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Les réponses aux review anonymes sont disponibles dans le forum prévu à cet effet ^^ (j'ai pensé que ça serait plus pratique que de répondre à chaque début de chapitre ;) ... cliquez sur le lien « my forum » qui se trouve dans mon profil :)
Merci à tous pour vos gentilles reviews :)
Crépuscule
Chapitre 6
Draco n'eut pas besoin de deviner pour savoir qui venait de toquer. Il avait sentit la douleur baisser d'un cran lorsque le vampire s'était approché de sa porte. Il resta muet cependant. Certes, la séparation provoquait en lui une douleur non négligeable mais malgré la tentation de ranger sa fierté, de s'avouer vaincu et de se rapprocher enfin du vampire, il resta coi, sachant pourtant pertinemment que Potter entrerait.
En effet n'attendant plus sa réponse, Potter ouvrit la porte et posa les yeux sur lui. Le blond se tenait devant la fenêtre, observant silencieusement les quelques étoiles pâles qui peinaient à briller derrière le voile de brume tombé sur la ville. Draco tourna la tête. Le regard perçant de l'autre le fit frissonner, mais il s'abstint bien de faire le moindre commentaire.
-Tu dois aller manger. »
Draco fit une moue moqueuse. De quel droit le crétin balafré se permettait-il de lui donner des ordres ? Alors parce qu'il était devenu son calice, il croyait vraiment pouvoir le commander ?
-C'est pas à toi de me dire ce que j'ai à faire, Potter. J'ai pas faim, alors dégage. »
Harry pénétra complètement dans la chambre et referma la porte derrière lui, les sourcils froncés et l'air moins conciliant tout d'un coup. La porte se referma avec un petit bruit sec et Draco réalisa qu'il était de nouveau seul enfermé avec le vampire. Il imagina avec une petite pointe de panique Potter se jetant sur lui et le mordant sauvagement, le faisant à nouveau souffrir. Une seconde silencieuse passa avant que le brun ne reprenne, l'air fatigué :
-Va manger, je te dis. Je sais que tu as faim. Tout comme je sais d'ailleurs que tu as peur que je te morde... »
Draco se sentit à la fois honteux qu'il sache qu'il avait peur, en colère qu'il sache si parfaitement ce qu'il pouvait ressentir, et aussi inquiet que ce fussent là en effet les projets du vampire. Comme s'il savait ce qui se tramait dans sa tête, Harry lui dit :
-Écoute, je suis incapable de te faire du mal... Incapable. C'est juste que... Je ne pourrais pas. Pas à toi, enfin... en tout cas plus maintenant. »
Draco eut un rictus moqueur.
-Incapable de me faire du mal, ah ouais ? » Grinça t-il avec un cynisme froid. « Évidemment, dans le cachot, toi, tu prenais trop ton pied à me soutirer mon sang pour te rendre compte à quel point ça pouvait me faire mal ! » Cracha t-il en hurlant pratiquement.
Harry commença à sentir l'énervement le gagner. Draco pouvait être un tel crétin. A l'évidence l'effet du lien était beaucoup plus fort pour le vampire que pour le calice, parce que visiblement Draco ne se rendait pas compte à quel point il avait désormais une place capitale dans son esprit, et qu'il était littéralement incapable de lui faire le moindre mal à présent.
Enfin, ça aurait été se borner que de ne pas voir que Draco avait en fait tout simplement peur. Derrière son caractère emporté et colérique, Harry pouvait sentir aussi nettement que s'il avait pu la toucher la peur de son calice.
Harry se rendit compte avec consternation que son calice était terrorisé par sa présence.
-Écoute-moi. S'il te plaît... » Fit Harry, d'un ton beaucoup plus calme, ayant compris que ça n'était pas en hurlant qu'il obtiendrait la confiance du blond, toujours sur la défensive.
Malefoy le fixa sans ciller, prêt à répliquer à la moindre remarque, sur ses gardes. Il ne se sentait absolument pas à l'aise avec tout ça.
C'était vraiment étrange. Une partie de son être lui disait de se plier docilement devant l'évidente vérité : il était le calice de l'homme devant lui et, en tant que tel, il devait se soumettre délibérément à lui. En même temps, le reste de son être lui rappelait que c'était cette même créature qui l'avait fait souffrir à en pleurer dans un cachot, à peine quelques jours plus tôt, et qui avait failli le tuer pour son sang. Enfin, un dernier point qui méritait son importance : sa fierté. Il était un Malefoy et c'était difficile pour lui que de se soumettre devant quiconque. Même devant un vampire. Même devant son vampire.
-Je te promets sur la mémoire de Sirius de ne jamais, jamais, t'obliger à quelque chose que tu ne veux pas.» Fit le vampire en fixant son calice dans les yeux. « Je te le jure. »
Draco plissa les yeux. Il se rappelait plus que nettement le souvenir de Potter, assoiffé de sang et prêt à se jeter sur lui d'une seconde à l'autre. Dans cet état, comment le brun serait-il en mesure de tenir sa promesse ?
-Potter, il faut que je sache... Est-ce que tu comptes vraiment encore boire mon sang ? »
Le regard du vampire dévia aussitôt sur sa jugulaire, puis comme prit en flagrant délit, se porta vers un point ailleurs, au-dessus de sa tête. Il rougit légèrement avant de répondre :
-Tu réalises qu'à présent il n'y a que ton sang qui puisse me nourrir totalement ? »
Draco sentit sa respiration se bloquer. Il savait vaguement que c'était le rôle du calice de nourrir le vampire, mais pas qu'il n'y avait aucun moyen pour ce dernier de se sustenter réellement autrement.
-Tu... Tu plaisantes, là, pas vrai ? » Fit-il d'une voix étrangement blanche.
-Malefoy... »
Draco le regarda à nouveau en face, les dents serrées. Cet enfoiré l'avait bel et bien foutu dans la merde. Et en plus c'était irréparable. Quel con !
-Descend manger.... » Tenta à nouveau Harry.
Draco fixa ses yeux gris dans ceux du vampire, posant un regard haineux posé sur lui.
-Sinon ça ferait du mal à ta noble conscience héroïque de me vampiriser alors que j'ai même pas bouffé, c'est bien ça ? » Cracha Draco avec ressentiment.
Harry sentit son énervement refaire surface. Qu'est-ce qu'il croyait ? Que c'était facile pour lui ? De dépendre entièrement de son bon vouloir ? D'en être réduit à ça ? A boire du sang, comme une sangsue totalement dépendante...
-Si tu descends pas, je descendrai moi-même, et prépare-toi à souffrir : je ne crois pas que le lien soit encore suffisamment stable pour une séparation comme celle-là. C'est une chance que moi je n'en ressente pas les effets... » Menaça t-il avec un sourire grinçant.
C'était à moitié un coup de bluff, Harry le savait : son instinct protecteur ne supporterait sûrement pas le fait qu'il imposât lui-même cette souffrance à son calice, et de manière délibérée en plus. Mais ça, Draco ne le savait pas et il blanchit instantanément, trop conscient de la douleur que lui infligerait une telle distance entre lui et ce foutu Potter.
-C'est bon, je descends... » Grommela t-il dans un faible espoir de conserver la face. « C'est parti pour une super soirée entouré de débiles profonds... »
En d'autres occasions, Harry se serait certainement énervé davantage, mais là il ne s'en sentait pas le cœur. Il essaya un instant d'imaginer la situation du blond, et se dit qu'il n'était sûrement pas nécessaire d'en rajouter.
Ils descendirent les escaliers. Draco était tendu et Harry imaginait déjà la tension que leur entrée provoquerait dans la salle.
En effet, lorsque Draco poussa la porte, il y eut une seconde de silence total. Draco affichait une expression sombre, Harry paraissait ennuyé. Puis Mme Weasley s'écria:
-Entrez, entrez. Dépêchez-vous sinon tout sera froid ! »
Elle paraissait avoir regagné un peu de sa joie de vivre et Harry constata que c'était à peu près le cas de tout le monde. Même Maugrey, un verre d'hydromel quasiment vide devant lui, semblait beaucoup plus gai.
Mr Weasley offrit un sourire à Harry et Draco. Harry répondit faiblement, quant à Draco il se contentait de jeter un peu partout des regards méprisants, et Harry eut une soudaine envie de lui donner un bon coup sur la tête, histoire qu'il s'assomme et qu'il arrête un peu avec cette attitude hautaine agaçante.
Harry sentait à travers le lien que Draco était toujours tendu et pourtant, d'extérieur, il paraissait ennuyé et dédaigneux de ce qui l'entourait, comme si son indifférence et son arrogance était un masque pour le protéger.
Harry trouvait ça assez ridicule et énervant, mais il pouvait excuser sûrement cela par le fait qu'il s'agissait de Malefoy, que Malefoy avait toujours été comme ça, et qu'il serait toujours comme ça pour les années à venir.
Harry constata avec soulagement que chacun avait repris tranquillement sa conversation et que tous les regards n'étaient plus tournés de leur côté. Il soupçonnait Lupin de les avoir briefés là-dessus.
Mme Weasley servit largement Malefoy qui avait pris place sur une chaise aussi éloignée que possible des autres. Même si le ragoût de Mme Weasley ne faisait plus saliver Harry, le brun pouvait se rappeler à quel point il le trouvait divin et Malefoy, affamé, n'échappa pas à la règle de l'estomac et se mit à dévorer le contenu de son assiette.
Hermione et Ron lui firent un signe timide de s'approcher et Harry vint jusqu'à eux, quittant Malefoy qui ne parut même pas s'en apercevoir.
-Alors, ça va ? ...la fouine n'a pas fait trop de chichis pour descendre ? » Fit Ron avec une grimace en jetant un coup d'œil latéral vers le blond qui à présent en faisait beaucoup moins devant son assiette.
-Ron ! » Fit la jeune fille en lui donnant un coup de coude, inquiète de la réaction de Harry sur le fait que Ron appelât son calice 'la fouine'.
Harry ne releva même pas, trop habitué à s'exprimer ainsi au sujet du blond.
-Bah, tu sais... c'est Malefoy quoi... »
Ron se servit en tarte aux abricots faite maison, tout le monde étant déjà arrivé au dessert. Harry regarda d'un œil indifférent le gâteau qui l'aurait sans aucun doute fait saliver auparavant. Ron avait suivit son regard et demanda maladroitement :
-Tu, euh... T'en veux pas, t'es sûr ? »
Hermione leva les yeux au ciel et se demanda si Ron avait jamais ouvert un jour son livre de défense contre les forces du mal l'année dernière.
-Euh non, ça me dit pas grand chose, merci. » Fit Harry, mal à l'aise.
Harry pouvait presque toucher du doigt cet espèce de fossé infranchissable qui s'était crée entre eux. Il était différent. Et même si Ron faisait comme si la chose n'était pas si importante, Harry notait tout de même les coups d'œil que chacun des convives lui lançait à intervalles réguliers, certain inquiets, d'autres juste curieux. Une sorte de bal masqué où chacun s'accrochait désespérément à son masque.
-Harry, demain nous allons au Chemin de Traverse, pour les fournitures... tu sais pour la rentrée, dans cinq jours... » Fit soudain Hermione. « Est-ce que tu viendras avec nous ? »
Harry jeta un coup d'œil rapide en direction de Malefoy, avant de secouer la tête en signe de dénégation.
-Non, désolé, Hermione. Il vaut mieux que je reste ici. »
Il détourna le regard et regarda les autres personnes, qui discutaient avec plus ou moins d'entrain.
Il n'était plus comme eux, il le savait et eux aussi. Cependant, personne ne l'avait bombardé de questions et il n'avait pas eu à passer d'interrogatoire. C'était un véritable soulagement, car après l'entrée en matière un peu plus tôt dans le salon, Harry s'était attendu au pire.
Finalement, le reste du repas se déroula sans anicroche et ils discutèrent tous les trois de choses aussi simples que pouvaient l'être le Quidditch ou le dernier tube des Bizzar' Sisters. Personne n'avait envie d'aborder le sujet auquel chacun songeait secrètement et finalement, songea Harry, c'était peut-être mieux ainsi.
Draco de son côté ne faisait pas le moindre effort d'ouverture, et quand il eut terminé, il jeta un regard assez éloquent à Harry pour qu'il comprenne qu'il ne désirait plus qu'une chose : dormir. Harry prit congé auprès des autres avant de sortir derrière Draco.
-Tu pourrais te montrer un peu plus sociable... » Lui reprocha Harry tandis qu'ils gagnaient le palier.
Draco s'arrêta, se retourna, et le regarda les yeux dans les yeux. Harry s'aperçut soudain que Draco était plus grand que lui d'un ou deux centimètres.
-Ce n'est pas parce que tu m'as lié à toi que tu vas me forcer à me lier avec tes amis ! »
Harry garda ses yeux plantés dans les siens. Ils étaient proches et du coin de l'œil il pouvait voir battre sa jugulaire où palpitait le sang. La tentation était si grande, l'envie puissante et le besoin impérieux... Son regard dévia à nouveau, sans qu'il puisse même lutter, directement dans le cou du blond. Draco frissonna.
-Arrête ça, Potter. » Fit-il d'une voix un peu rauque.
Harry humecta ses lèvres sèches sans même s'en rendre compte. Il se serait damné pour poser ses lèvres dans le cou qu'il avait sous ses yeux. Mais il avait promis...
-Oui. Bonne nuit. » Fit-il en détournant le regard à contre-cœur, résolu à s'éloigner de la tentation qu'incarnait son calice. Merlin il avait faim. Vraiment faim. Maintenant qu'ils n'étaient plus prisonniers dans ce stupide cachot, c'était complètement idiot de se retenir... mais il avait promis à Malefoy...
Le Serpentard ne lui accorderait jamais sa confiance s'il rompait sa promesse maintenant. Pourtant il avait tellement soif, lui n'avait rien dans l'estomac ce soir... Frustré, il regagna néanmoins sa chambre tandis que le blond regagnait la sienne, chacun de leur côté, séparés comme calice et vampire n'auraient jamais dû l'être.
Draco ferma la porte derrière lui et se laissa tomber sur son lit. Il relâcha brusquement sa respiration, alors qu'il n'avait même pas eu conscience de la retenir.
Salazar, il fallait qu'il fasse attention. Vraiment. Ce maudit Potter avait réellement une sorte de pouvoir d'attraction sur lui, c'était certain. Oh, rien que d'y penser, il en tremblait encore, dire qu'il avait failli durant un instant offrir sa gorge à cette bête assoiffée. Dingue. C'était comme si le regard du vampire avait eu le pouvoir de le rendre aussi docile qu'un agneau.
Par Merlin ! Il haïssait cette sensation de n'être plus qu'une sorte de marionnette pour Potter. Potter qui ne servait que sa soif de sang. Il haïssait sa vie ! Il se détestait lui-même. Toute son existence n'était qu'un amas de futilité ratées, et maintenant.... maintenant, ça...!
Il ne se rendit même pas compte que de premières larmes avaient commencé à dévaler ses joues. Trop de tensions accumulées. Mais il était un Malefoy. Son père lui avait appris à ne jamais extérioriser ses sentiments, aujourd'hui encore il se rappelait les douloureuses corrections reçues, dès son plus jeune âge, lorsqu'il lui prenait l'envie de pleurer.
Il sécha ses larmes d'un revers de la manche rageur et sans même prendre la peine de se déshabiller, il ignora le pyjama qu'avait déposé la mère belette et tenta de s'endormir. La séparation n'était pas très douloureuse, Potter était en fait de l'autre côté du mur, et il s'endormit sur de sombres pensées après quelques minutes de tortures mentales qu'il s'infligeait à lui même.
Harry sentit Draco sombrer dans le sommeil, et il se sentit soulagé. Durant cette dernière heure, il avait été déchiré entre le besoin d'aller rassurer le blond et sa volonté. La force qui le poussait vers Malefoy était tellement puissante et impérieuse qu'il était extrêmement difficile de lutter contre.
Cependant, dans ces moments là, Harry avait plus que jamais l'impression de ne pas être lui-même et d'être de plus en plus le vampire en lui qui désirait protéger son calice. Malgré tout, la partie Harry refusait de s'abaisser toujours plus bas que terre devant Malefoy, et c'était elle qui avait fini par gagner.
S'il avait voulu entrer dans la chambre, Malefoy l'aurait mis à la porte, vexé qu'il l'ait vu verser des larmes. Harry savait qu'il avait pleuré : à ce moment là, le lien qui le l'unissait à Malefoy avait hurlé à tout rompre dans sa tête. Mais finalement il aurait eu l'air d'un crétin fini, complètement aux pieds de Malefoy, et ça c'était absolument inenvisageable.
D'autant plus que s'approcher un peu trop du Serpentard ne ferait qu'augmenter la probabilité qu'il cède à l'appel du sang et ça, même si l'idée le tentait en ce moment plus que toute autre chose, c'était hors de question. Si Malefoy l'abandonnait pour de bon, il ne pourrait probablement pas y survivre, c'était un fait, bien que guère plaisant.
Harry avait revêtu le pyjama qu'il avait trouvé dans une armoire mais ne parvenait pas à trouver le sommeil. Dans le noir de la chambre, des formes apparaissaient invisiblement, des formes de gorges. Et dans sa bouche, un goût le brûlait, celui du sang. Et plus particulièrement celui de la gorgée qu'il avait prise au cou de Malefoy lorsqu'il en avait fait son calice. Quelque chose lui disait qu'il avait encore ce goût, et il n'avait besoin de rien pour savoir qu'il avait envie d'y goûter.
Merlin, qu'il pouvait rêver en ce moment d'avaler une gorgée de sang. Une seule. Une minuscule...
Il se sentit saliver, tandis que ses crocs s'affinaient malgré lui, prêts à transpercer la chaire dans la seconde. Malefoy était juste à côté, entrain de dormir. Il pouvait sentir à travers leur lien à quel point il était paisible.
Harry se mordit les lèvres et décida de penser à autre chose, ce qui était assez mal aisé. Finalement, il passa une bonne partie de la nuit éveillé et ce ne fut qu'au petit matin qu'il trouva le sommeil, épuisé par la fatigue ayant finalement raison de lui.
À suivre...
