Auteur: Elbée
Beta-lecteur: deedeehasbeen
Rating: M
Warning: Relation entre deux hommes (slash): malades du genre s'abstenir ^^.
Couple: HarryxDraco
(L'histoire se passe après le 6ème tome, Harry et Draco ont donc 17 ans. Tout les éléments du roman ne sont pas pris en compte cependant, et certains faits modifiés)
Après un petit retard (mais pas trop important cette fois je pense), voici donc le chapitre 12! =) -et petite note supplémentaire: Et là, après deux jours de problèmes liés au site qui ne voulait pas me laisser ajouter un chapitre, j'ai enfin trouvé une solution pour contourner ce soucis! Fiou! Décidément, j'attire les ennuis! ^^)-
Merci à tous pour les reviews laissées sur le chapitre précèdent, ça fait vraiment plaisir! Comme d'habitude les réponses se trouvent dans mon forum (voir ma page de profil!). Un gros merci à mon incroyable nouveau beta-lecteur, deedeehasbeen, qui a fait un merveilleux travail sur ce chapitre!
Crépuscule
Chapitre 12
Draco s'assit sur son lit, prenant soin d'éviter le regard du brun, sachant que celui-ci devait être malade d'impatience, une fois de plus, et entreprit de défaire les deux premier boutons de sa chemise. Il avait mis ce jour-là un col un peu haut, pour cacher les marques de crocs dans son cou, données par Harry la veille au soir ; mais là il était évident qu'il allait avoir besoin d'enlever sa chemise. Se faire mordre par un vampire n'était pas exactement net et propre.
Ses mains tremblaient légèrement — d'appréhension ou d'excitation, il n'aurait su le dire, un peu des deux sûrement —, et malgré ses efforts pour regagner son assurance, il ne parvenait pas à se calmer suffisamment pour ouvrir correctement ces stupides boutons de chemise. Soudain, une autre paire de mains repoussa gentiment les siennes, se chargeant de déboutonner sa chemise pour lui.
Draco ne put empêcher ses joues de se colorer légèrement, et il leva les yeux vers le vampire. Ce qu'il trouva dans les orbes émeraude de l'autre le laissa coi et comme hypnotisé. On pouvait lire toute la passion du vampire dans son regard vert affamé, où luisaient des volutes rouge sang.
— Calme-toi... » lui susurra Harry d'une voix réconfortante, envoyant des vagues rassurantes à travers leur lien, ce qui parvint à apaiser enfin le blond bien qu'il sache parfaitement que le sentiment de tranquillité qu'il éprouvait était tout à fait factice.
Il était en train de refaire ça, songea Draco... cette étrange petite technique pour le calmer qu'il avait déjà expérimentée auparavant. Néanmoins, ce soulagement était le bienvenu à présent. Aussi pathétique que ça pouvait l'être, pensa Malefoy, il avait indéniablement besoin d'être rassuré. C'était étrange... une part de lui, cette part qui se reconnaissait calice, était consumée par le désir qu'il ressentait envers le vampire, tandis que l'autre part s'effrayait de ces émotions qu'il voulait rejeter et qu'il pensait artificielles.
Draco se laissa faire, et appliqua le conseil du vampire, relâchant ses épaules tendues pour se relaxer. La main droite d'Harry caressa doucement son épaule gauche, glissant son pouce à la base de l'une de ses carotides battantes, d'une manière à la fois ferme et tendre, tandis que son autre main l'encourageait à pencher sa tête sur le côté.
Frissonnant, Draco fléchit face à sa requête muette et exposa sa gorge, avant de s'allonger à moitié sur son lit, posant son bras gauche bien à plat afin de garder un certain équilibre.
Une brusque poussée d'adrénaline et de désir s'empara de lui quand il sentit les lèvres de Potter toucher son cou, à l'endroit exact où il l'avait mordu la nuit passée.
C'était comme si la blessure, pas encore cicatrisée, rendait la zone plus sensible que de coutume et le toucher de Potter encore plus désirable. Il crut gémir de plaisir quand la bouche du brun se referma sur les deux petites cicatrices jumelles, entreprenant de sucer gentiment la zone délicate, comme pour le préparer à ce qui allait immanquablement suivre. Les lèvres de Potter étaient à nouveau froides, lui donnant la chair de poule, et il sentit son cœur accélérer. Ce simple acte provoquait en lui toutes sortes de sensations délicieuses, et Harry ne l'avait même pas mordu...
Il se demanda brièvement si cela faisait de lui une sorte de malade... après tout, comment pouvait-il trouver quelque chose d'aussi primitif, si bon ? Mais cette rapide pensée se perdit aussitôt que Harry plongea soudainement ses crocs dans son cou, sans lui donner le moindre avertissement.
Apparemment, Harry avait décidé de le mordre exactement au même endroit que la veille, rouvrant ainsi les anciennes blessures, et enfonçant ses canines dans les deux trous de chair encore à vif sur sa jugulaire.
Cette fois, Draco ne put réprimer le gémissement de plaisir étranglé qui franchit ses lèvres. C'était comme si l'euphorie avait momentanément court-circuité ses facultés mentales, ne lui laissant qu'une ivresse extatique sans nom.
Draco pensait qu'il avait atteint le summum de la délectation, mais il comprit qu'il avait eu tort de penser ainsi quand Harry se mit finalement à aspirer lentement son sang.
Le blond avait le souffle court, et il n'arrivait plus à penser. Son corps était en feu, son sang bouillonnait, et jamais il ne s'était senti aussi excité de sa vie. Cette sensation était meilleure que tout. Les lèvres du brun se mirent à bouger alors qu'il avalait son sang avec une dextérité innée, ses crocs glissant très légèrement de temps à autres, envoyant à chaque fois à Draco de nouvelles vagues de pur plaisir ; comme si son cou était désormais directement lié aux centres du plaisir dans son cerveau.
— Harry... » souffla-t-il d'une voix rauque, utilisant le prénom de l'autre sans s'en rendre compte. « Oooh... »
Sa sensation d'ivresse dépassait largement le pouvoir de l'alcool, mais quelque chose lui manquait cependant. Il lelui fallait... c'était une chose qu'il désirait intensément. Donner son sang au vampire était tellement bon qu'il aurait voulu se donner tout entier si cela pouvait le rapprocher d'avantage de ce sommet inatteignable.
Draco se remit à gémir — cette fois une nette connotation de frustration impuissante dans la voix —, toutes les bonnes résolutions qu'il avait prises à peine quelques minutes auparavant complètement oubliées. Il voulait... il voulait...
Harry but une gorgée particulièrement longue, donnant un délicieux vertige à Draco. Ses genoux étaient faibles, et c'était une bonne chose qu'il soit allongé, ou il se serait probablement déjà écroulé par terre.
— Harry... s'il te plait... j'ai besoin... » glapit Draco sans savoir ce qu'il voulait au juste, mais certain que le vampire saurait quoi faire, abandonné au bon vouloir de l'autre.
Entendant la demande désespérée, le brun désengagea ses dents du cou de Malefoy pour le regarder dans les yeux un instant, bien que ce geste lui coûtât. La désagréable sensation de perte fit pousser au blond un léger pleur, et Harry considéra son calice d'un regard fiévreux mais sérieux.
— Tout ce que tu veux, Draco... » répondit-il avec une passion non dissimulée. « Mais tu m'en voudras... vraiment, vraiment, beaucoup... »
— N... non » gémit de nouveau le blond, toujours dans une sorte d'état second. « Harryyy... »
Harry sentit le brusque besoin de posséder son calice, le sang bu agissant comme une drogue sur lui, enivrant ses sens plus puissamment qu'aucune sorte d'alcool. Au diable les conséquences. C'était plus fort que lui. Il avait de la volonté, certes, mais ça, Draco le suppliant de lui donner plus, Draco abandonné à lui... ça dépassait son self-control. Il voulait Draco. Maintenant.
Il mordit à nouveau le blond, avec une force qui fit défaillir ce dernier, et il laissa glisser sa main gauche d'un geste fluide au devant du jean de son calice. Il fit aisément sauter le bouton et baissa la braguette hâtivement, ne s'attardant pas, avant de prendre dans sa paume la virilité du blond, gorgée de sang, tendue et dressée comme pour le supplier d'être libérée.
Peut-être Harry aurait-il dû se demander s'il faisait le bon choix, mais en cet instant il s'en contrefichait, et de toute manière, il ne pouvait réfléchir. Tout ce que le vampire en lui savait était que son calice avait besoin de lui, et qu'il avait lui-même besoin de son calice en retour.
Draco tressaillit quand la main du vampire se referma sur son désir. Oui, voilà ce dont il avait besoin. C'était même plus qu'un simple besoin, à vrai dire ; Draco avait comme l'impression que si Harry ne continuait pas ce qu'il était en train de faire, il pourrait en mourir.
Avec une urgence passionnée, Harry entama des caresses langoureuses sur le membre tenant dans sa main, sans déloger ses dents du cou du blond. L'euphorie combinée du sang et de l'excitation physique lui faisaient perdre la raison. Néanmoins, son expérience de la veille lui avait enseigné quelque chose. Il devait se fier à son instinct pour savoir quand arrêter de boire, et non aux demandes de son calice.
Doucement, Harry rétracta ses crocs et releva la tête, ignorant la plainte dépitée de l'autre. Il savait que s'il continuait à boire, Draco ne tarderait pas à s'évanouir ; après tout il avait déjà bu suffisamment et se sentait comblé. De plus, sa dernière prise de sang datait d'hier, et même si Draco générait bien plus de sang qu'un humain ordinaire afin de répondre au besoin de son vampire, Harry ne voulait pas le surmener. Draco avait déjà perdu connaissance après tout. Harry appréciait l'enthousiasme évident de Draco quant à sa morsure, mais il devait songer à la sécurité du blond avant tout.
Voir à nouveau Draco s'évanouir était la dernière chose qu'il voulait. Et puis, il s'était juré de se prouver qu'il n'était pas qu'une bête assoiffée. Il pouvait se contrôler et prendre soin de son calice... même si ce n'étaient que ses instincts vampiriques qui le lui imposaient — ou du moins, c'est ce qu'il se plaisait à penser.
— Chhh, Draco, calme toi... » fit Harry en accélérant sensiblement la cadence qu'il imposait à la virilité de Malefoy, détournant ainsi efficacement l'attention de celui-ci.
Harry avait lui-même l'impression qu'il allait exploser dans son jean à la simple vue de l'expression perdue et passionnée peinte sur le visage délicat, et à présent rougi, de son calice.
Merlin, il avait tellement besoin de lui... C'était plus impérieux que tout ce qu'il avait pu connaître jusqu'ici... comme une sorte d'appel au plus profond de son être, implacable et irrésistible. Quelque chose de comparable avec l'appel du sang, songea Harry. Et ce n'était pas peu dire.
Harry continua ses caresses avec ferveur, et alors que son pouce passa par mégarde sur la tête de la verge, Draco frissonna longuement, ses hanches se mettant à pousser convulsivement dans la main du brun, comme mues d'une volonté propre.
— Refait ça... » exigea-t-il fébrilement, aussitôt récompensé par l'autre qui cherchait à faire plaisir à son calice. « Ah... bordel... » jura-t-il d'une voix rauque, fermant les paupières avec force tandis que le pouce de Harry dérapa à nouveau, de manière délibérée cette fois.
Au bout de quelques minutes à peine de cette délicieuse torture qu'il lui imposait, Harry sentit le blond se raidir, et celui-ci partit enfin dans un râle étranglé. Caressant de son autre main les cheveux blonds et soyeux tandis qu'il finissait d'extraire toute la passion de Draco, il sentit celui-ci s'affaisser doucement entre ses bras, tremblant sous le plaisir qui parcourait toujours son corps, et visiblement incapable de se soutenir plus longtemps.
Mu par une pulsion inconnue, Harry le souleva avec aisance, et baissa le pantalon de ses hanches jusqu'à ses genoux, découvrant entièrement le bassin du blond. Lui donnant à peine quelques secondes de répit, la bouche du vampire retomba à nouveau contre la morsure qu'il avait précédemment infligée, et il entreprit de lécher et de suçoter la zone avec une adoration évidente, provoquant une réaction des plus désirables chez son calice.
Voir l'autre éprouver autant de plaisir et sachant qu'il en était la cause, transportait littéralement Harry. Il réalisa soudain qu'il aurait pu faire n'importe quoi pour rendre l'autre heureux, et cette pensée, au lieu de l'effrayer, provoqua en lui la sensation extrême de bien-être et de satisfaction que seul un vampire lié pouvait connaître.
— Hmmm... Harry... » soupira Draco, levant sa main tremblante pour glisser ses doigts dans les cheveux du brun, dans une demande informulée mais évidente d'être mordu.
Bien qu'il eut très envie de mordre à nouveau la peau tendre et offerte sous ses lèvres, Harry se retint et se contenta de lécher le cou de l'autre, allant parfois jusqu'à mordiller la peau sensible et rougie de ses crocs effilés. Draco se tortillait faiblement de plaisir, incapable de prononcer le moindre mot, consumé par le besoin d'être mordu.
Sachant ce que Draco voulait, Harry descendit sa main droite le long du dos de Malefoy, ses doigts trouvant finalement la fermeté de ses fesses nues, caressant et taquinant son entrée, avant d'y insérer sans remords un premier doigt impatient.
— Ha... Harry... Qu'est-ce que tu... ? » parvint à prononcer Draco, semblant retrouver une partie de ses facultés mentales sous la sensation de pénétration étrangère et inquiétante.
Le brun se contenta de lui chuchoter à l'oreille des mots incohérents mais doux, calmant rapidement l'autre, avant d'ajouter un second doigt une fois la résistance initiale passée. Il entama une série de lents va-et-vient plutôt plaisants s'il en jugeait par les gémissements poussés par le blond.
Décidé à rendre le moment le plus agréable possible pour Draco, Harry se repositionna rapidement, afin que sa main puisse atteindre facilement le sexe du blond qui se réveillait lentement à nouveau, et se mit à prodiguer de nouvelles caresses, toutefois plus lentes qu'au préalable, ne désirant pas libérer Draco tout de suite.
Malgré la passion qui transportait Draco, la douleur le transperça fugitivement quand un troisième doigt entra en lui. Il grimaça mais oublia bien vite l'inconfort, alors que la main de Potter avait repris une délicieuse cadence sur son membre engorgé.
Merlin, c'était bon... Où donc Harry avait-il appris à faire des choses pareilles ? Non pas qu'il sen plaignit, bien évidemment...
Pas un instant la honte ne lui arriva au cerveau. Il s'oubliait complètement, et son corps contrôlait ses actions sans demander quoi que ce soit à la raison. Son corps le contrôlait et, réalisa-t-il subitement, Potter contrôlait son corps. Cette pensée alarmante qui l'aurait horrifié en temps normal, ne fit qu'effleurer son cerveau en cet instant, n'y voyant présentement aucun mal ; il se sentait totalement dévoué et confiant entre les mains du vampire, ne sachant plus s'il ne s'agissait là que d'une réaction normale aux hormones magiques ou s'il s'agissait d'autre chose. La possibilité qu'il puisse regretter cela par la suite ne lui vint pas non plus. Rien ne comptait plus. Juste le besoin.
Harry brûlait d'impatience. Il ne savait combien de temps il allait pouvoir encore tenir, il n'en pouvait plus. Voir Malefoy gémir sous lui de cette manière le rendit tout simplement fou. Ses instincts vampiriques, encore jeunes et incontrôlables, exigeaient qu'il prenne ce qui était sien immédiatement. Depuis combien de temps en avait-il rêvé ? Enfin ! Enfin, il allait pouvoir marquer son calice et fermer leur lien dans tous les sens du terme.
Si le brun avait été plus Harry que vampire en cet instant, il y aurait réfléchi à deux fois. Peut-être même aurait-il pu trouver la volonté, le courage de s'opposer à ces instincts qu'il aurait qualifiés sans aucun doute de bestiaux. Mais la nature magique de sa condition faisait bien les choses, et en ce moment précis, rien, si ce n'était le refus ou la peur de Malefoy n'aurait pu arrêter le vampire.
Tremblant d'impatience et de désir, Harry enleva ses doigts de la chaleur de Draco, défit sa braguette et repoussa son boxer, son désir enfin libre de sa prison de tissu. Avec un grognement fiévreux, il poussa son membre un instant au creux des reins du blond, créant une friction des plus délicieuses.
— Harry... s'il te plaît... » murmura fébrilement Draco d'un ton plaintif qui ne lui ressemblait en rien, et qui prouvait à quel point il était désaxé.
Harry ferma ses paupières un instant, tentant de se contrôler. Seigneur... rien que d'entendre Draco le supplier ainsi d'être pris aurait pu suffire à le faire partir. Mais il ne voulait pas partir comme ça... Il n'y avait qu'une chose que le vampire en lui désirait intensément.
Délicatement, le brun appuya une légère pression de ses crocs sur la jugulaire de son calice, sans mordre, mais juste assez pour faire perler le sang. Utilisant toute sa volonté pour se retenir de lécher le liquide carmin, il s'en imbiba les doigts avant de les amener sur son propre membre jusqu'à les faire glisser facilement, utilisant le sang du blond comme un lubrifiant de fortune. Bien que fou de désir, Harry n'avait qu'un seul but : donner tout le plaisir possible à son calice. Autant lui faciliter l'expérience.
Finalement, Harry leva à nouveau le bassin du blond, et se contenant du mieux possible, il empala lentement le corps tendu et magnifique sur son membre, tremblant de besoin. Son instinct l'empêchait de prendre le blond brutalement, et pourtant Dieu savait à quel point il en mourrait d'envie.
Draco grimaça sous la douleur première, mais progressivement celle-ci disparut. Quand il fut entièrement en lui, Harry ne bougea pas, permettant ainsi au blond de s'adapter en douceur. Draco, à la fois étourdi par l'anémie et suractivé par les endorphines, n'avait jamais ressenti un tel besoin. Il désirait tellement le vampire que ça lui en faisait mal. Rapidement, il se mit à onduler les hanches d'un mouvement saccadé, indiquant au brun qu'il était enfin prêt.
Merlin, jamais il n'aurait cru qu'une chose pareille puisse être aussi bonne... La douleur partit rapidement, et c'était au-delà de tout ce qu'il avait pu imaginer dans ses rêves les plus fous... tout à coup, ils n'étaient plus deux êtres individuels, mais désormais un seul et unique corps, se mouvant sous les vagues d'une passion brûlante commune.
La sensation plaisante qu'éprouvait Draco alors que Harry poussait en lui se trouva brusquement changée en pure extase lors d'un coup de rein précis.
— Gn-naaah ! re-refaisça ! » bégaya-t-il immédiatement.
Plus qu'heureux de s'exécuter, Harry obtempéra immédiatement, poussant à nouveau contre l'endroit exact, ce qui fit crier Draco de plus belle.
Draco crut qu'il allait s'évanouir de plaisir, alors que Harry se mettait à frapper ce point en lui encore et encore, ne lui laissant jamais le temps de se remettre de la déferlante de plaisir, le laissant pantelant et au bord du précipice.
— Oui, oui... » gémit-il, les paupières mi-closes.
Ses traits transformés par le plaisir, la bouche légèrement entrouverte et la respiration haletante, il était bien loin de son habituelle façade d'aristocrate snob et prétentieux, pensa Harry. Il était si beau... et il était tout à lui...
Tout en continuant ses mouvements, il poussa Draco — qui se laissa faire facilement — sur son dos, de manière à se trouver totalement au-dessus du blond. Dominer son calice de la sorte lui procurait une intense satisfaction, et Harry était déjà bien trop consumé par sa passion pour y trouver une quelconque potentialité à culpabiliser. Pourquoi quelque chose qui semblait si instinctif et si légitime aurait-il pu être mal ?
— À qui appartiens-tu, Draco ? » susurra Harry d'un ton possessif et brûlant, ayant comme besoin de revendiquer sa position.
Draco sentit son sexe faire un délicieux soubresaut face au ton dominateur du vampire, ce qui en temps normal l'aurait probablement humilié mais qui en cet instant l'excitait davantage.
— À... à toi... » répondit-il faiblement. « Ooooh... ! Harryyy... ! »
Incapable de retenir sa cadence plus longtemps, Harry se mit à accélérer sensiblement, arrachant à Draco des cris étouffés de passion. S'il avait pu ressentir une certaine douleur au début de leur union, celle-ci avait à présent tout à fait disparu, et il voyait à présent danser des étoiles à chaque fois que le brun heurtait puissamment sa prostate, faisant naître en lui des sensations qu'il n'aurait jamais cru possibles.
Son regard fiévreux tomba sur la bouche du vampire, rouge, où pointaient les deux extrémités brillantes de ses canines effilées, et une soudaine envie de goûter ces lèvres le pris. Emmêlant ses doigts dans les cheveux bruns, il appuya légèrement sur sa tête pour rapprocher son visage du sien, et l'embrassa, d'abord chastement, puis avec intensité, sans cesser plus bas le rythme rapide de leurs bassins joints.
Entamant une danse passionnée, leurs langues se découvraient, et Draco goûta les dernières traces de son propre sang dans la bouche de l'autre. Il avait pensé que cela aurait un goût meilleur, connaissant la façon dont Harry chérissait son sang, mais finalement ca n'avait en fait rien de particulier.
Le baiser semblait s'approfondir davantage à chaque minute qui passait, les laissant un peu plus au bord du gouffre à chaque fois. Brusquement, Draco rompit leur baiser alors que la main du brun s'était à nouveau emparé de son membre tendu, coupant par inadvertance sa langue sur un des crocs acérés du vampire.
Un éclair rouge traversa à nouveau les yeux verts et, incapable de résister à l'envie, Harry attrapa une nouvelle fois les lèvres de Draco, que celui-ci avait entrouvertes sous la sensation inattendue qui se produisait un peu plus bas.
Léchant les dernières gouttes de sang, Harry glissa sa main dans les cheveux étonnamment doux du blond, qui continuait de haleter à travers leur baiser. Il était proche... très proche...
Sa langue se mit à caresser éperdument sa jumelle, recueillant jusqu'à la dernière trace de ce sang délicieux. Grâce à la salive curative du vampire, la plaie se referma néanmoins bien vite, et Harry ne put résister à la tentation d'érafler une fois de plus de ses crocs la langue du blond.
C'était si bon. Un plaisir bien plus intense que ce que la vie humaine permettait de connaître. Certes, sa nouvelle condition de vampire ne lui apportait pas que réjouissances, mais... il fallait avouer que l'extase du sang constituait une expérience à couper le souffle. Bien plus que ça même. Il était sûr et certain qu'aucune drogue ne valait le dixième de ce qu'il ressentait alors que le sang de Draco coulait en lui, électrifiant ses veines et incendiant ses terminaisons nerveuses.
Leur plaisir avait atteint son paroxysme, et soudain, Harry sentit Draco se tendre et jouir avant de ressentir lui-même l'écho de l'orgasme du blond en lui, ce qui lui suffit pour partir à son tour. Il pouvait ressentir toutes les émotions du blond à travers leur lien, et c'était une délicieuse sensation. Il avait comme l'impression que sa perception avait été multipliée par cent, et que son système nerveux allait bientôt griller.
Il ne se rendait pas compte qu'il était en train de gémir sans honte et assez bruyamment ; tout comme Draco l'était à vrai dire.
Après un instant, Draco tenta de bouger, et Harry décida de se retirer de la chaleur de son calice, roulant à ses côtés, délicieusement épuisé. Il glissa une main dans les cheveux de Malefoy, et se mit à caresser les mèches blondes avec tendresse.
L'instant n'était pas aux paroles, et tous deux gardaient le silence, appréciant simplement la présence de l'autre, l'esprit encore trop embrumé pour se poser des questions de conscience.
Harry releva les yeux à nouveau, et constata que Draco s'était déjà endormi. Son visage était serein et il observa un moment sa poitrine qui se levait paisiblement à intervalles réguliers. La sienne n'en faisait plus autant, c'était vrai. Et c'était grâce au sang de Malefoy que son corps perdait cette température de marbre et se réchauffait enfin. C'était toujours aussi étrange pour lui que de se dire qu'il n'était plus en vie, techniquement. Que cliniquement, il était bel et bien mort. Certainement, qu'il n'en avait pas l'impression — comment un millier de sentiments contradictoires pouvaient-il le transpercer s'il était véritablement mort ?
Il soupira faiblement avant de tourner à nouveau sa tête pour l'enfouir au creux du cou de son calice. Il inspira profondément, s'imprégnant de l'odeur du blond, et s'endormit peu de temps après.
À suivre...
