Mercredi, 11 h 00 du matin, en consultation.

* Pourquoi les soirées sympas finissent-elles trop tôt ? Et pourquoi les consultations ennuyeuses durent-elles trop longtemps ? Et pourquoi pas l'inverse ? Enfin en même temps, la dernière soirée ne s'est pas réellement bien finie…*

Assise devant ce David ( vous savez bien, celui qui pense que sa chienne parle anglais ), je repense à la soirée. Finalement, à part le fait que le dimanche j'avais toujours super mal à la tête, elle s'est bien passée cette soirée. Simon est terrible au lit ! Non, là je ne suis pas sérieuse. On a parlé. Il est sympa ce mec en fait…Mais parfois un peu froid avec moi.

- (…) vous voyez, c'est très étrange quand elle me regarde, et j'ai parfois l'impression qu'elle arrive à me dire « Hello », quand elle aboie.

Je le regarde avec mon masque impassible, l'encourageant à poursuivre. Ce mec est un peu dérangé. Mais je suis sûre qu'il ne s'en rend pas compte. Je ne dirais pas qu'il est fou… C'est pas comme s'il m'avait dit que ses poissons rouges avaient réussit à faire les devoirs de son fils quoi. ( Oui, il est marié. Il ne devait pas encore avoir d'hallucinations, quand sa femme a dit « oui » ) Il est juste un peu dérangé.

- (…) qu'en pensez-vous, miss Granger ? Me demande-t-il, après son long monologue.

- En avez-vous parlé à votre femme ? Lui demandais-je.

- Eh bien… Oui. Me répond-t-il.

- Et qu'a-t-elle dit ?

- Que j'avais trop regardé cet épisode des Super Nana, où elles tombent sur un chien qui parle… Mais en fait, je ne sais même pas qui sont les Super Nana ! [ Les Super Nana, c'est un dessin animé ]

Suite à sa réponse, je le regarde plus attentivement, avec un petit sourire en coin, avant de lui demander :

- Votre femme est-elle une enfant de moldus ?

- Oui… C'est un truc moldu alors ?

* Waw ! Quel esprit de déduction ! P'têtre même que sa chienne peut faire mieux ! *

Je hoche doucement la tête de haut en bas, pour lui répondre.

- Enfin bref, pour votre chienne. Eh bien… Vous a-t-on déjà dit que les chiennes ne parlaient pas ?

Je lui parle doucement, comme à un enfant de 5 ans, à qui on apprend que la magie, ça n'existe que dans les films. ( Mais en fait, c'est faux. Vous aurez remarqué que la magie n'existe pas que dans les films. Moi, lorsqu'on m'a dit ça, j'ai faillit répondre « Et dans les livres alors ? Il n'y a pas de magie ?! » )

- Vous ne me croyez pas ? Me demande-t-il, inquiet.

- Je n'ai jamais dit ça ! * Mais je n'ai jamais dit le contraire non plus * Mais je vous rappelais juste, qu'une chienne qui dit « Hello », ce n'est pas très courant.

- Effectivement… J'ai peut-être des hallucinations. Murmure-t-il.

* Depuis le temps que j'essaie de le lui faire comprendre ! *

- C'est peut-être effectivement le cas… Allez donc vous coucher, * restez clean et n'appelez surtout pas votre dealer * et revenez m'en parler la semaine prochaine. Lui conseillais-je en me levant, avec un sourire encourageant.

- Pourquoi vous vous levez ? Vous voulez que je parte ? S'inquiète-t-il à nouveau.

* Comment avez-vous deviné ?! *

- Mais non ! J'ai un autre client qui doit arriver dans… Je regarde ma montre. 5 secondes, et il ne risque pas d'être en retard, alors, vu que nous avons fini…

- Oh ! Alors, au revoir miss Granger ! A mercredi prochain ! Me dit-il en se levant, avec un sourire.

- Oui, à mercredi !

Je le regarde sortir avant de soupirer silencieusement de soulagement. Mon prochain client, heureusement, est Stephan. Je n'aurai pas supporté d'avoir CC ! Deux hommes 'dérangés' l'un après l'autre, je pense que j'aurai pété un câble. [ Le peu qu'il m'en reste, du moins ]

Enfin en même temps, CC, je l'ai dans deux heures, alors bon, Stephan, ce n'est qu'une courte pause.

11 h 30, toujours mercredi, toujours dans le bureau d'Hermione.

- Salut grande sœur ! S'exclame Stephan en entrant.

- J't'ai pas permis de m'appeler grande sœur. * Espèce de p'tit mioche ! *

- Je suis majeur et vacciné, alors je t'appelle comme je veux ! Réplique-t-il, en s'asseyant confortablement dans le fauteuil à côté de moi.

* Quelqu'un m'explique ce que ça change, le fait qu'il soit vacciné ? *

- Eh bien voilà ! Le bonheur ne te réussit pas dis ! Tutoies moi aussi, tant que t'y es ! Dis-je, ironique.

- Comme tu vois, c'est ce que je fais ! Me dit-il, avec un sourire colgate. [ Qu'il m'a piqué d'ailleurs ! ]

- C'était ironique ! Fais-je remarquer.

- Je sais.

- Et dire que tu étais un Gryffondor… Ils ont mal tourné, les Gryffons, après notre départ. Soupirai-je.

- Il faut dire que vous ne nous avez pas donné le meilleur des exemples hein ! Me taquine-t-il.

- Comment ça ? Pas un bon exemple ? Je suis la femme la plus importante de Londres ! Je suis la médicopsy la plus connue ! Et j'ai tué Voldev…Mort avec Harry, et le reste. Harry est le joueur de Quidditch le mieux payé du pays, l'auror le plus connu, et il était au centre du meurtre de Voldemort ! Ron, quasiment pareil qu'Harry ! Alors si tu dis qu'on a « mal tourné », c'est qu't'es aveugle dis !

- Ben dis donc ! J'veux pas voir l'état de tes chevilles hein ! Tu te vantes d'un meurtre ! Qui se vanterait d'un meurtre ? Fait-il, ironique.

- Ben… Moi ! Et puis mes chevilles vont bien ! L'argent et la gloire ne m'ont pas changé ! Dis-je, avec un petit sourire.

- Mais non, évidemment que non… Poursuit Stephan dans son ironie.

- Tu ne me connaissais même pas avant ! Comment peux-tu juger ? Lui demandais-je, triomphante.

- Ah oui, c'est pas faux ça… Admet-il. Mais j'espère quand même que c'est ça qui t'a changée ! Parce que, sérieusement, si t'étais comme ça avant aussi, tu devais pas être facile à vivre !

- Hey ! M'exclamai-je, vexée. Je ne te permets pas ! Tu me dois respect et obéissance !

* Nan mais sérieusement ! Il se prend pour qui le mioche ? *

- Je ne suis pas un gamin !

- P'têtre pas, mais on est dans MON bureau, et j'ai 8 ans de plus que toi ! Alors j'exige le respect quand même !

- Mais pas l'obéissance ! Proteste-t-il.

- Des fois je me demande pourquoi tu me consultes encore… Soupirais-je.

- Parce que je te paye pour ! Et puis, en fait, tout ne va pas bien dans ma vie… * Oh nan ! Ne me dis pas que ça va plus ! … Enfin je veux dire, si si ! Dis-le ! Plus tu vas mal, plus tu me consultes, mieux mon portefeuille se porte ! – C'est bête, car l'argent n'a pas une importance capitale dans ma vie. * ( Il faut vous rendre compte que je le considère comme mon petit frère ! Alors imaginez ce que ça doit être avec un client que je déteste ! Regardez Clarence par exemple )

- Qu'est-ce qu'il y a ? Demandai-je, reprenant mon sérieux et mon air impassible.

- En fait, tu vois… Il y a cette fille, que j'adore. * Et Clémentine alors ?! Enfin moi je m'en fiche, hein! Mais bon…* Elle est jolie et tout ça, mais je me demande parfois comment elle peut avoir des amis en restant aussi…Impassible. Et je me demande aussi, pourquoi elle a une carapace pareille, alors qu'en fait, c'est une fille super… M'explique-t-il, en me regardant.

Toujours impassible, je regarde à mon tour le jeune homme avec l'impression étrange d'être visée. Ah ? Parce qu'il m'adore ? Ah, je suis jolie ? Ah, je suis impassible ? Ah, je suis super ? * Comme si je ne le savais pas déjà… * Allez, je fais un tour dans son esprit pour savoir s'il parle de moi ? * Depuis quand je me pose la question ? ! Évidemment que je fais un tour dans son esprit ! *

- La fille super - qui a quand même 8 ans de plus que toi -, se demande comment tu as réussit à l'adorer alors qu'elle est si impassible. Dis-je calmement, comme si le fait qu'il m'adore ne me faisait rien. Évidemment que ça fait plaisir ! Mais le jour où je montrerai mes sentiments en public, ça se saura !

- Oh ! C'est parce qu'elle ne résiste pas à mon charme dévastateur. Nous savons tous que les femmes sont faibles face au charme d'un homme comme moi.

Je lève les yeux vers au ciel et soupire d'exaspération, mais je ne le contredis pas. On peut dire tout ce qu'on veut, mais il est plus facile d'accepter un beau garçon de 17 ans, qu'un vieux pervers de 150 ans passés.

- Et qui c'est qui parlait de chevilles ?

Nous continuons comme ça jusqu'à 12h30, ma pause. Il m'invite au resto le mioche, et, après protestations, j'accepte. Mais autant pas qu'il se fasse des idées! Je ne suis pas son amie, je suis sa psy ! * Et le fait qu'il arrive à obtenir d'autres phrases que « Vous en avez parlé à votre femme ? », qu'il ait réussit à décrocher un vrai sourire, et qu'il ait le droit de m'inviter au restaurant, ne change rien du tout au fait que je ne sois pas son amie… *

Enfin en même temps, puis-je me prétendre être sa psy alors qu'en fait, il ne me confie pas ses problèmes ? Est-ce toujours un client, si l'unique raison qu'il a d'être dans mon bureau, c'est le fait qu'il veuille continuer à me voir ? En fait, il me paye pour pouvoir rester avec moi, et non pour se confier à moi. * C'est de la prostitution ça ! *

Vers 18 h 30.

Je prends le premier livre qui me tombe sur la main, et me cogne la tête avec. IL M'ENERVE ! Ce CC ! Comme s'il m'espionnait ! Comment sait-il que j'ai mangé avec Stephan ? Pff…Comme si j'allais me gêner pour un vieux qui est en manque !

Je ferme mes yeux, à la fois découragée et exaspérée. J'ai envie de lui foutre une baffe ! Il faudra sérieusement que j'aille me plaindre à mon supér… Ah oui c'est vrai, je n'ai pas de supérieur… Je soupire, et lève la tête vers mon portable qui c'est mis à sonner. Avec soulagement, je remarque que c'est le privé.

- Allô ? Murmurai-je, essayant de contenir la rage dans ma voix, lorsque je décroche enfin.

- « Hermione ! C'est Simon ! »

* Jésus, Marie, Joseph ! Qu'ai-je donc fait au ciel ? *

Moi qui essaye de ne pas polluer pour préserver la terre… Voilà comment on me remercie !

- Ah ! Simon ! Ca va ? Demandai-je, plus par politesse que pour autre chose.

-« Je sais que tu t'en fiches certainement, mais oui, ça va. En l'entendant, je souris. Je t'appelais pour t'inviter à prendre un café avec moi… »

- Heu… Un café ? Répétai-je, distraitement. * Nan mais sérieux Simon ! J'ai l'air de vouloir prendre un café avec toi ? ! * C'est qu'en fait là, je suis un peu…

C'est avec désespoir que j'entends toquer à ma porte. Nan mais vraiment, on se défoule sur moi ou quoi ? Le téléphone, une visite, tout en même temps ! Qu'ai-je fais au bon Merlin ? * Merlin ! Que t'ai-je fais ? * Bon certes, je ne crois pas qu'il ait quelque chose à voir avec ça mais… Il doit bien y avoir quelqu'un qui m'a maudit quelque part, pour tout me coller en un jour non ? C'est en murmurant un petit « excuse-moi, on toque », que je me lève et que je vais ouvrir la porte, pour tomber nez à nez avec… Simon.

Si seulement vous saviez à quel point je suis exaspérée à ce moment.

- Eh bien, t'as pas l'air trop en mauvais état ! A part le fait que tu veuilles certainement me sauter dessus et me tuer, j'imagine qu'il n'y a rien qui t'empêche de m'accompagner. Me dit-il, avec un énorme sourire qui ressemble grandement à celui de Stephan, tout à l'heure. * Et mer…credi ! Je savais bien qu'il fallait que je mette un copyright sur le sourire colgate ! *

- Sérieusement… Il y a une partie de moi qui a envie de te claquer la porte au nez. Une autre partie de moi, a envie de te raccrocher au nez. Mais vu que je ne peux pas faire les deux en même temps, bah je suis coincée.

- Pour quelqu'un qui est fatiguée – parce que je sais que c'est l'excuse que tu allais utiliser – tu as assez d'énergie pour faire un speech pareil ! Bon, pas d'excuse, tu te bouges et on va boire un verre.

* Un verre ? Ca ne devait pas être un café ? *

- Ben alors ce sera les deux ! Répond-t-il à ma question mentale. Même si elle ne lui était pas vraiment adressée…

Je soupire, ( encore ! ) et, sans un mot, je vais prendre mon manteau avant de fermer mon bureau et de le suivre sans enthousiasme.

- Hey ! Je ne veux pas prendre de café avec un zombie moi ! Dit Simon, après 10 minutes de marche en silence.

Je lève les yeux vers lui et lui lance un regard noir. Il voulait Hermione, ben il aura le zombie ! Quelle est la différence d'ailleurs ?

- Je ne t'ai pas forcée à m'inviter ! Répliquai-je.

- Je ne t'ai pas forcé à venir !

Suite à ses paroles, je le regarde incrédule. Et le « Pas d'excuses, tu te bouges ? » ou je ne sais plus trop quoi, ce n'était pas du forçage ça ?

- Simon, relis ton dictionnaire et ose me dire après que tu ne m'as pas forcée. Conseillai-je, en arrêtant de marcher.

- Hermione, nous, autres humains normaux, n'avons pas que ça à faire ! Sourit-il.

- Ose dire que je suis anormale ! ET que je n'ai rien à faire d'autre ! M'énervai-je.

- Hey ! Du calme ! Arrête de me sauter dessus pour rien ! Je n'ai rien dit de mal, que je sa… Commence Simon, essayant de me calmer.

- Ouais, ben ne dis rien, tu me feras des vacances ! Le coupai-je, reprenant ma marche.

L'ex Serdaigle me retient par le bras. Agacée, je me tourne vers lui. Je sais que je ne suis pas facile à vivre, mais il me suffit de voir CC pour aller mal, ces derniers temps. Il m'énerve, ce vieux ! Je me dégage mon bras le moins brutalement possible, et me tourne vers Simon pour lui faire face. Je soupire, et, j'essaye de me calmer. Ce n'est pas de sa faute, à Simon, si Clemens est * censure de plein de mots qui me viennent en tête *.

Je ne m'excuse pas. Ce n'est plus mon genre, de m'excuser pour une perte de sang froid. Je ne perds quasi jamais mon sang froid, d'habitude. Raah ! Je déteste l'idée que Simon ait pût me voir comme ça deux fois en une semaine ! Simon ne perd jamais son sang froid, lui. Je lève la tête vers lui, et fini par croiser son regard. Son regard tellement froid, à cet instant. C'est étrange, comme la froideur de son regard arrive presque à me briser le cœur en 35 morceaux. Je détourne le regard. Et je me tais. A vrai dire, peut-être qu'en fait, si je n'ai pas envie de voir Simon, c'est à cause de la dernière fois… De samedi ou plutôt de dimanche. Il faut dire que notre fin de soirée ( ou notre début de matinée, ça dépend du point de vue ) ensemble n'a pas commencé le plus joyeusement du monde !

Flash Back :

- Qu'est-ce que t'as Hermione ? Me demande-t-il, alors que je regarde par la fenêtre, en silence.

- J'ai l'air d'aller mal ? Demandai-je. Y a rien ! Je vais bien ! * Et puis surtout, ce n'est pas à toi que j'irai me confier, si ça allait mal ! *

- Bon, écoute Hermione, je suis ton ami, tu peux te… Commence-t-il.

- Oh arrête Simon ! Tu ne t'attends quand même pas à ce que je fonde en larmes sur ton épaule en te citant tous les problèmes qu'il y a dans ma vie ? Demandai-je, ironique.

- Ce serait un bon début, mais… Remarquant que je risque de l'interrompre, il reprend plus fort : Mais… Arrête de passer tes nerfs sur nous Hermione ! Si tu veux réellement te défouler sur quelqu'un, va tuer Rogue ! Ca fait des années qu'on en rêve !

* Quelle excellente idée ! Je l'aurai bien fait, si celui-la n'avait pas été du « bon » côté de la force… *

- On sait tous ce qui t'es arrivé, on sait que c'est difficile pour toi, mais on ne t'a jamais laissé tombé ! Alors tes airs impassibles, tes regards froids, tes répliques sarcastiques, et tout ça, tu te les gardes s'il te plaît !

- Tu peux parler toi ! Je ne sais même pas ce qui m'est arrivé ! Vous me répétez tous « on sait ce qui t'es arrivé », patati, patata, mais je ne le sais pas moi-même ! Et mes amis, ont-ils prit la peine de m'expliquer ce qui m'était arrivé ? Noooon ! Ils ont laissé Hermione avec des souvenirs même pas complets ! M'emportai-je.

- Et peut-être qu'ils te protégeaient, tes amis… Ca ne t'est jamais passé par la tête ? Peut-être que tu as perdu ces souvenirs pour une bonne raison ! Peut-être même par choix !

- JE N'AI PAS BESOIN D'ÊTRE PROTEGEE ! Criai-je, perdant mon sang froid pour la première fois depuis longtemps.

Le regard toujours posé sur la fenêtre, je me calme, petit à petit, alors que je sens la colère monter en moi lorsque Simon reprend la parole.

- On a tous besoin d'être protégés, un jour ou l'autre. Murmure le jeune homme, calmement.

- Toi ? Derrière TES airs impassibles, tes regards indifférents et tes répliques ironiques, de quoi as-tu besoin d'être protégé ? Demandai-je, au bout d'un moment, plus calme.

- Du passé… Comme toi. Me répond-t-il alors, d'un air détaché.

/ Flash Back

- Je m'excuse. Murmure-je, finissant par regretter mes paroles quelques secondes plus tard.

* Je n'avais pas dit que je ne m'excuserai pas ? ! *

- Par le descendant de Serdaigle ! S'exclame Simon, me regardant comme choqué, avec un sourire moqueur.

* Et en plus, il s'invoque lui-même ! C'est comme si je disais « Par la fille unique des Granger ! » *

- Je n'aurai jamais osé rêver entendre ces mots de ta bouche ! Poursuit-il ; se moquant ouvertement de moi.

- J'espère bien que tu n'oses pas rêver de ma bouche tout court ! Répliquai-je, en reprenant à nouveau ma marche.

- Je ne suis pas comme toi moi, je ne rêve pas de la bouche des autres. Me fait-il, charmeur, en me suivant.

* Comme si j'avais que ça à faire ! Rêver de sa bouche ! Si je devais rêver de quelque chose en lui, ce ne serait certainement pas de sa bouche ! * [ Espèces de petits pervers ! Non, non, c'est de son torse et de ses yeux qu'elle rêverait ;) ]

Je lui lance un regard noir lorsqu'il se retrouve à côté de moi. Je ne sais même pas où on va, mais j'avance tout droit, toujours tout droit, avec Simon à mes côtés, jusqu'à ce que…