Alors voilà, ce chapitre 5 taaaaaaaaant attendu ! C'est un chapitre assez nul, destiné à vous faire rire plus qu'autre chose. Certes, il y a des trucs assez importants, mais ils se résument en deux paragraphes =P Si ce chapitre est là pour vous faire rire, c'est surtout parce que le prochain n'est pas aussi drôle que d'habitude. Ah, et surtout ceux qui n'ont pas l'esprit aussi perverti que le mien ne le trouveront peut-être pas si drôle... Ou si, mais ils me prendront pour une vraie perverse (ce que je suis, au fait). Je vous fais plein de bisous ! (les questions que vous avez pu vous poser jusqu'ici trouveront leurs réponses dans le chapitre suivant. Pas toutes, mais beaucoup ;) )
Enjoy !
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* Qui a eu l'idée absurde d'inventer le téléphone portable ? Ce petit machin qui, à force de me réveiller le samedi matin me donne l'impression d'être un réveil non désiré ?*
C'est avec réticence que j'ouvre à moitié les yeux pour poser le regard sur mon réveil. 7 heures. Qui appelle une jeune fille comme moi, pauvre et innocente, à une heure aussi matinale ? Hein ?
Lui, évidemment. Je décroche sans regarder le nom de la personne qui appelle. Un samedi matin ? Ca ne peut être que Harry !
- Mon Arry-chéri, 'faudrait-il que je te paie un cerveau pour que tu retiennes que même si c'est pour me dire que tu m'aimes, il ne faut jamais me réveiller un samedi avant 10 heures ?
- Bonjour ma chérie !
Si j'étais en train de boire j'aurais certainement toussé à mort, ce qui aurait fini par me faire vomir. Si j'étais en train de manger un steak, je serais certainement en train de m'étouffer avec mon steak, ce qui m'aurait amené à une mort très lente. Mais heureusement pour moi, je ne fais rien d'autre qu'ouvrir grands les yeux sous le coup de l'étonnement.
- Maman ? Demandai-je, incrédule.
- Qui est ce Arry ma chérie ? Tu parles de Harry Potter ? L'autre qui a tué le dingue ? Vous êtes ensemble ? Me bombarde-t-elle de questions.
Avec ma main qui est libre – la gauche, je me frotte les yeux pour essayer de me réveiller un peu mieux. Ma mère. Pourquoi appeler sa fille unique à 7 heures du matin ?
- Calme-toi, maman. Marmonnai-je. Tu as vu l'heure qu'il est ?
- L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ma chérie ! Chantonne maman.
- Dans 70 ans, j'aurai 95 ans, et même si je me lève tôt, je serai quand même 'le passé'. Répliquai-je.
- Tu es d'un pessimisme ! Soupire-t-elle.
- Qu'est-ce qu'il y a maman ? Pourquoi tu m'appelles ? Demandai-je.
- Qu'est-ce qu'il se passe avec Harry, mon cœur ? Fait-elle pour détourner la conversation.
- Il y a entre nous ce que les jeunes gens de nos jours appellent… Attends… De l'a-mi-tié ! Réponds-je pour avoir la paix.
- De nos jours, nous n'appelions pas un ami 'chéri'. M'informe-t-elle.
- Et de vos jours, vous étiez encore au 20e siècle. Rappelai-je.
- Ma chérie, il y a 6 ans, on était encore au 20e siècle. Tues née au vingtième siècle.
- Mais compte tenu du fait que je risque de passer plus d'années dans ce siècle-ci, nous pouvons en déduire que mon temps, c'est celui-ci. Conclue-je.
- Si je meurs dans 51 ans, j'aurai passé plus de temps dans ce siècle-ci que dans l'autre. Pourrez-vous en déduire que c'était mon temps ? Me demande-t-elle, ironique.
- Maman, tu tiens vraiment à mourir à 101 ans ? Fais-je, sarcastique.
- Tu crois que j'aurai économisé assez pour un bon cercueil ? Continue-t-elle sur le chemin de l'ironie.
- Maman ! M'indignai-je.
- Bon, voilà une chose de faite. Tu es réveillée maintenant. Dit-elle, satisfaite.
- Tu veux dire que c'est comme ça que tu me réveilles ? En me faisant calculer et en me parlant de cercueil ? Fais-je, éprouvant un sentiment qui se situe entre l'indignation et l'amusement.
- Je suis ta mère, je sais comment m'y prendre.
*Tu parles !*
- Ma chérie, ton père et moi voulons te voir. Reprend-t-elle.
- Ah bon ? Et vous voulez que je passe quand ? Dans 30 minutes ? Pour que je t'aide à décorer ton cercueil que tu n'utiliseras que dans 50 ans ? Demandai-je, sceptique.
Il faut avouer que, la raison pour laquelle je sais qu'elle veut me voir dans la journée, c'est que je suis habituée. Certes, d'habitude elle prend le soin de m'appeler le dimanche et non le samedi, mais bon… C'est ma mère. Avec ma mère et mon père, il faut toujours que je fasse attention à ne pas aller trop loin dans mon ironie et tout ça. Pas parce que je redoute leur caractère sévère (ils ne le sont pas du tout !) mais surtout parce que ce sont mes aînés et que je ne peux m'empêcher d'être polie et tout ça avec eux. Evidemment, vu qu'ils restent mes parents, je peux me permettre certaines remarques et certaines moqueries, mais je me contrôle pour rester « correcte » avec eux, quand même.
- Nous t'attendons pour midi. Puisque… Commence-t-elle.
*…tu ne prends jamais la peine de nous rendre visite, il faut bien que nous t'appelions pour te rappeler qu'on existe*
- … tu ne prends jamais la peine de nous rendre visite, il faut bien que nous t'appelions pour te rappeler qu'on existe. Termine-t-elle.
- Maman ? Tu me réveilles à 7 heures pour que je passe à midi ? Et les 4 heures de sommeil restantes ? J'en fais quoi ?
- Tu dors. C'est à ça que servent des heures de sommeil, mon ange. M'informe-t-elle.
- Tu veux plutôt dire que je vais regarder mon plafond rouge pendant 4 heures en attendant 11 heures pour pouvoir aller prendre une douche. Râlai-je.
- Ou vas faire du jogging. L'avenir appartient à ceux qui… Commence-t-elle.
- Oui, oui, maman, je sais. Je suis déjà réveillée, là. On verra le week-end prochain si l'envie me prend de me lever à 7 heures pour faire du jogging, hein. La coupai-je.
- Bon eh bien… Bon visionnage de plafond, et à dans 5 heures ! Dit-elle.
- 4H52, maman. 4H52. Bisous. Lançai-je.
- Je t'aime mon ange. Me fait-elle avant de raccrocher.
Je n'ai pas le temps de lui répondre avant qu'elle ne raccroche. Enfin, en même temps, il y avait peu de chances que je lui dise «Je t'aime » aussi. Ce sont des mots que je ne prononce que très peu, et encore moins au téléphone. Et ces mots sont comme réservés à trois personnes ; papa, maman, Harry. Pour les autres personnes, depuis ma séparation avec Ron, ils bloquent.
* Il faudrait penser à repeindre cette chambre en bleu. Ou non…. Le rouge c'est parfait. Ou… Le noir ce serait bien aussi, mais je ne sais pas, je n'arrive pas à me faire à l'idée d'être dans l'obscurité encore une fois… Encore une fois ?! Il sort d'où cet 'encore une fois'… ? Oh là là, j'ai pas assez dormi !*
Quelques minutes plus tard
* Ou le noir et blanc. Ce serait excellent, comme ça il y aurait une lumière dans l'obscurité… Il faudrait que je demande mais… *
7 H 20
* Mine de rien, ils vont se faire pas mal d'argent si je décide de faire repeindre. En même temps c'est un hôtel, je ne pense pas que ce soit vraiment permis… *
Encore plus tard, vers 8H
* Je ne sais pas, un appartement ça peut être sympa aussi… Oh, où est-ce que je vais trouver une chambre comme celle de mon hôtel en dehors de mon hôtel ? !*
Toujours le samedi, toujours dans l'hôtel d'Hermione, toujours sur son lit, à 9 heures.
- Allô ? Harry ?
- « Oh mon Dieu ! Hermy, il est neuf heures ! » S'écrie le jeune homme.
- Tu ne pouvais pas dire « Oh ma Déesse » ? Et puis ma mère m'a réveillée à 7H pile alors bon… Informai-je.
- « Je vois. Et qu'a donc ma très chère BF ? » S'informe-t-il.
- Elle va s'acheter une villa ! Annonçai-je.
- « Qu'est-ce que tu veux faire d'une villa ? Toi qui ne voulais pas d'un petit appart' ! » Demande-t-il, sarcastique.
- Ouais ben mon plafond rouge m'énerve. Enfin ce n'est pas qu'il m'énerve, c'est que je le vois trop souvent. Je vais faire une allergie au rouge, si ça continue ! Et vu que je ne peux pas repeindre un hôtel…
- « Et pourquoi pas ? Tu es LA Hermione Granger ! » Me fait-il remarquer.
- Non vraiment ? Je pensais être devenue Eddie Murphy pendant la nuit. Ironisai-je. Non mais Harry, je sais que je suis moi mais je ne veux pas abuser de ma popularité. Une personne normale n'aurait pas le droit de repeindre une chambre d'hôtel. Fais-je remarquer à mon tour.
- « C'est pour ça que tu en as le droit. » Dit-il.
- Ha ha ha, hilarant. Tu es toujours aussi drôle à neuf heures du mat' ? Demandai-je.
- « Ca dépend avec qui. Enfin il faut voir aussi… Quelle personne normale achèterait une villa juste pour repeindre une chambre ? » Me questionne-t-il.
- Où veux-tu que je trouve une chambre semblable à celle de l'hôtel en dehors d'une villa ? Tu veux que j'achète un manoir ? Lançai-je, sceptique.
- « Chez Simon ! » Me répond-t-il.
- Quoi ? M'exclamai-je.
Pour la deuxième fois de la matinée, je suis heureuse de ne pas être en train de boire, ou de manger. Vous voyez, ce moment aurait été celui où j'aurais recraché mon steak. * J'ai l'impression de me répéter. * Ou plutôt celui où j'aurais recraché toute l'eau que j'étais sur le point d'avaler. Vous savez bien, quand l'eau est entre votre bouche et votre gorge, et que vous sursautez, et que vous vous mettez à tousser comme un(e) taré(e) pour une raison inconnue, parce que de toute manière vous n'allez pas réussir à recracher cette eau ? Ben je suis heureuse de ne pas me retrouver dans cette situation.
- « Tu sais bien, le beau brun aux yeux bleus, descendant de Serdaigle… ? » Décrit-il.
- Je sais bien qui est Simon ! Non mais sérieusement Harry, tu crois que j'ai perdu la mémoire pendant la nuit ou quoi ?
- « On ne sait jamais. Vu que tu viens de m'appeler à 9H un samedi… »
- C'est exactement le genre de chose que je faisais avant. Rappelai-je.
Il faut sérieusement que j'arrête de sortir des choses du genre. A chaque fois que je sors des phrases pareilles, il y a un silence qui s'installe. Et à chaque fois, j'ai envie de faire remarquer qu'on n'est pas toujours obligé de faire passer une minute de silence après mes paroles. Si elles sont gênantes, c'est encore pire quand il y a un looong silence qui suit. Mais heureusement, Harry est trop habitué pour prendre cette peine qu'est la minute de silence pour ma mémoire perdue.
- « Je te parlais donc de Simon. »
- Que veux-tu que je fasse au manoir de Simon ? Tu vas expliquer ça comment aux gens toi ? Moi qui ai assez d'argent pour m'acheter l'hôtel de luxe dans lequel je vis, je vais aller habiter chez un ami comme si j'étais fauchée ! Répliquai-je.
- « Et alors ? Il y a ceux qui croient qu'on est ensemble et ceux qui espèrent que toi et Ron retournerez ensemble, mais j'imagine qu'il y en a qui seront absolument ravis de vous prêter une liaison à toi et Simon. »
- Et qu'y a-t-il de bon à ça ? Après il y a ceux qui vont croire que je couche avec vous trois. Ou peut-être même avec vous trois en même temps ! Et pourquoi pas aller vivre chez Drago tant qu'on y est ? Lançai-je, sarcastique.
- « Eh, mais c'est pas mal ça ! Nous ne prendrons pas les jumeaux et Ginny, entre membres d'une famille ça ne se fait pas (surtout entre frères et sœur !). » S'emballe-t-il.
- Tu divagues Harry. Va prendre une douche froide. Conseillai-je.
- « Ouais, eh bien il a l'air très sympa notre… On appelle ça comment quand on est à 5 ? Un trio + 2 ? » Demande-t-il.
- Tu m'expliques pourquoi je suis la seule fille ? Questionnai-je, ignorant sa question à lui.
- « Parce que j'ai déjà essayé avec Emma et que toi, tu as toujours refusé de… » Répond-t-il.
- Tu n'as jamais demandé ! Protestai-je.
- « Et puis Emma fait partie de la famille de Drago, Ginny de celle de Ron, alors… Hein ? Comment ça, je n'ai jamais demandé ? T'aurais accepté ? » Fait-il, étonné.
* Ben………………*
- Mon Arry-chéri, calme tes ardeurs. Je te conseille une douche glacée, plutôt. Et puis en plus, je te parlais d'une villa. Changeai-je de sujet. (Ou non, je retourne au sujet principal, plutôt)
- « Et moi d'un trio + 2 chez Simon, avec Simon. » Réplique-t-il.
- Si tu tiens tellement à faire des trucs pas nets avec Simon, pourquoi as-tu besoin de moi ? Demandai-je.
- « Pour faire des trucs encore moins nets ! Puis je suis hétéro moi, y a des trucs que je ne peux pas faire avec lui. » Répond-t-il.
- On a une vraie discussion de pervers. Va prendre ta douche, ou même un bain plein de glaçons, tiens! On reparlera de ma villa quand tu ne seras plus en manque.
- « C'est ça. Je commande déjà le lit 5 places. » M'annonce-t-il.
- C'est ça. Prends Simon, Emma, Ginny, puis heu… CC et tu me diras comment c'était. Au revoir BF chéri ! Raccrochai-je.
Je regarde mon plafond pendant un moment en repensant à notre conversation. Quelques secondes plus tard, je suis en train de mourir de rire à l'idée de pouvoir être impliquée dans ce « trio + 2 ». Il a changé mon Harry ! Enormément ! Il n'était plus le jeune homme fou amoureux de Ginny, qui osait à peine lui prendre la main!
* Et ce n'est certainement pas l'ancienne Hermione qui aurait répondu. Oh mon Dieu, moi dans le même lit que Drago, Ron, Simon et Harry… ! Je préfère encore filmer ! *
...
* Filmer ?! Bon, je pense qu'une douche m'attend aussi ! *
J'attends que mon fou rire passe avant d'aller prendre mon bain. Non pas un bain rempli de glaçons, mais plutôt un bain super chaud. * Le genre de bain qu'il faut éviter de prendre deux fois par jours si on ne veut pas trop payer pour l'électricité. *
11 heures 50 minutes et 22 secondes.
* Mais t'es où espèce de…?! *
Cela fait exactement 22 secondes que je suis à la recherche de mon portable. C'est frustrant ! C'est comme quand tu arrives à l'école juste à temps, et qu'au moment où ça sonne, tu te rends compte que tu n'as pas ton cartable. Eh bien c'est exactement pareil ! Si je ne trouve pas mon portable avant 11 heures et 53 minutes, tout mon programme sera perturbé et il est possible que je sois en retard de quelques secondes. En cas normal, j'aurais pu me téléphoner avec mon autre téléphone portable (celui du boulot), mais il se trouve que je l'ai laissé au boulot parce que CC n'arrêtait pas de m'envoyer des poèmes et des messages en beau milieu de la nuit.
Je soupire, sors de l'hôtel, transplane dans mon bureau (c'est un système très compliqué qui consiste à ne laisser transplaner que certaines personnes dans certains bureaux. Ainsi moi et mes amis sommes les seuls à pouvoir entrer dans mon bureau, mais je reste la seule à pouvoir ouvrir mes tiroirs. Pareil pour le bureau de Ron, d'Harry, de Simon, etc.), prends mon téléphone de boulot, re-transplane devant l'hôtel (on ne peut pas transplaner directement dans nos chambres…), pour monter à une vitesse folle les marches jusqu'à ma chambre. Là je m'appelle, je trouve mon portable, le prends et ressors de l'hôtel pour pouvoir transplaner juste devant la porte de chez mes parents. Arrivée là-bas, essoufflée comme pas possible, je sonne et attends que ma mère m'ouvre. J'ai exactement 36 secondes de retard, et je me rends soudainement compte qu'il aurait suffi d'un 'accio' pour retrouver mon portable.
- Bonjour m'man. Murmurai-je à bout de souffle.
- Bonjour ma chérie ! Me salue-t-elle en venant me faire la bise.
Je reste devant la porte à reprendre mon souffle pendant quelques minutes encore. Imaginez-vous la chose comme ça : Ma mère à sa porte, regarde sa fille reprendre son souffle pendant 3 bonnes minutes sans bouger. Et ensuite, elle demande :
- Ca va ?
* Ca a l'air d'aller ?! *
- Ouais. Réponds-je tout simplement au bout de quelques secondes. Nous entrons, je dis bonjour à mon père, et on va s'installer dans le salon.
- Vous allez bien ? Demande-je, pour la forme.
- Tu as maigri. Constate ma mère.
- Si je devais maigrir à chaque fois que tu me dis ça, j'aurais la peau sur les os.
- On va bien. Se décide (enfin !) à répondre mon père.
- Pourquoi tu étais si essoufflée ? Ca essouffle maintenant, de transplanter ?
- Transplaner maman ! Non, c'est une longue histoire… En gros, je viens de faire un aller-retour assez inutile pour trouver mon portable alors que je pouvais tout simplement utiliser la magie.
- Ah oui, je vois ! Fait mon père. Tout aussi inutile que le fait que tu utilises une clé pour entrer dans ton bureau alors que tu pourrais tout simplement transplaner ?
* Waw papa, tu es d'une intelligence aujourd'hui ! *
- Exactement. Sauf que pour la clé, c'est volontaire !
- Mais inutile. Fait-il remarquer.
- Ca ne fait de mal à personne de marcher un peu !
- Si tu le dis... Cède-t-il.
- Evidemment que je le dis, et j'ai raison.
- Vous voulez du thé ? Demande ma mère pour couper court à la discussion.
- Non merci. Répondons-nous en chœur.
Mon téléphone commence à vibrer. Je le prends de ma poche et décroche en sortant du salon après m'être excusée.
- « Salut ! » Fait la voix à l'autre bout du fil. (Quoiqu'il n'y ait pas de fil qui nous relie)
Voix que je reconnaîtrais parmi une centaine d'autres.
- Bonjour Ron. Ca va ?
- « Ouais ça va ! Et toi ? » Demande-t-il.
- Ben oui, ça va. Je suis chez mes parents là. Apprends-je.
- « Ah ? Et vous vous disputez à propos de quoi, avec ton père ? »
* Comme si on passait notre temps à nous disputer… ! *
- Du transplanage. Il trouve que c'est bête de ne pas transplaner directement dans mon bureau, quand je vais travailler.
- « Et ça l'est ! » Approuve-t-il.
- Ron c'est bon, t'es plus obligé d'être d'accord avec lui tout le temps ! Si tu lui demandes ma main, il acceptera tout de suite, ne t'inquiètes pas !
- « Je ne veux pas lui demander ta main. Je veux que tu fasses avaler sa langue à Drago ! Il m'a réveillé il y a deux minutes… » Se plaint-il.
* Si seulement j'avais pu me réveiller il y a deux minutes !! *
-« … pour me demander d'acheter un portable à George parce qu'il ne supporte pas l'idée d'avoir perdu au Quidditch la dernière fois et qu'il lui en veut de ne pas avoir pu dormir seul ! » Termine-t-il de se plaindre.
- Ben… Dis à George d'acheter un portable ! Dis-je.
- « Pour les beaux yeux de Drago ? Qui achèterait un portable pour les beaux yeux de Drago ? » Dit-il, sarcastique.
- Tu en as acheté un pour mes beaux yeux ! Rappelai-je.
-« Et un pour ceux d'Harry ! Mais toi et moi on sortait ensemble, à l'époque. »
- Eh bien case Drago avec George !
- « Oh, je les imagine déjà… Cette idée est répugnante, Hermione. » Fait-il, dégoûté.
- Moins que notre trio + 2 à toi, Simon, Drago, Harry et moi. Fais-je remarquer.
- « Ah ouais Harry m'en a parlé ce matin à l'entraînement, j'aime bien l'idée moi ! J'en ai parlé à Simon et il aime bien l'idée aussi ! Drago, il était plus qu'emballé ! Sauf qu'il avait des conditions… »
- Lesquelles ? Le coupai-je.
- « En gros, c'était pas un « trio + 2 » mais plus un 'duo' qui se résumait à toi et lui. » Me répond-t-il.
- Hum. C'est bien de se sentir aimée ! Murmurai-je.
- « Imagine si Emma, Luna et toi vous aviez des… » Commence-t-il.
* Luna ? Que vient faire Luna là-dedans ? *
Ah oui ! Luna… C'est vrai que notre Luna, elle est devenue super jolie ! C'est pas une beauté qu'elle met en avant (comme le fait Emma), mais elle est quand même belle. Luna et moi, c'est… Une grande amitié ! Si si, je vous jure ! On a eu une période difficile, mais après, on était quasiment les meilleures amies du monde ! C'en était presque inquiétant, d'ailleurs ! Je la considère un peu comme ma petite sœur, maintenant… Ce qui n'est le cas ni avec Emma ni avec Ginny (elles, ce sont mes meilleures amies). Ca fait trop longtemps que je ne l'ai pas vue ! Pourquoi elle n'était pas invitée à la soirée ?! Elle est tout le temps invitée, d'habitude !
* Et c'est maintenant que j'y pense ? *
- Oublie ! Et d'ailleurs, comment ça se fait que tu t'es réveillé y a deux minutes alors que t'as eu entraînement ce matin ? Le coupai-je à nouveau.
- « Je me suis réveillé pour l'entraînement, vers 6 heures du mat' - il est toujours aussi dingue, notre entraîneur – ça s'est fini vers 8 heures, et je suis retourné me coucher. Quelqu'un m'explique pourquoi Drago m'a réveillé alors qu'il était là aussi à l'entraînement ?! »
- Parce qu'il t'aime tellement ! Ha ha ha ! Me moquai-je.
- « T'es qu'une sadique. Pour la peine, je retourne me coucher. Bon aprèm ! »
- Pareil.
* Pareil ? Ca veut dire 'bon après-midi à toi aussi' ? J'ai un de ces langages, maintenant ! La faute à Simon et Drago, tout ça !*
Et on raccroche. C'est la première fois qu'on se parle au téléphone depuis la soirée. On est resté amis, malgré tout. Harry, lui et moi ; on n'est plus le groupe soudé qu'on était, mais on reste quand même le 'centre' de notre groupe d'amis. Et on se voit souvent et tout. Et puis Ron c'est toujours mon meilleur ami ! C'est juste qu'il y a un truc qui s'est brisé, depuis qu'on a rompu. Mais après 3 ans, on a réussi à relier des liens assez forts. La dernière fois, je n'avais pas envie de le voir parce que 1) Harry venait de me réveiller, 2) Simon et Drago étaient aussi invités, 3) Ron est mon ex, et tous les quatre ensemble, il sont à la fois sadiques et sexy.
- Chérie ? Tu sais que tu es plantée dans le couloir avec ton portable ? Tu vas prendre racine. Me 'réveille' mon père.
Une demi-heure plus tard.
- Ma chérie… On va déménager. Annonce ma mère.
- Ta mère a regardé cet épisode de je-sais-plus-trop-quoi, où les parents d'Haley décident de partir, et elle a voulu faire pareil ! Ajoute mon père.
- Maman ! Tu regardes Les frères Scott, maintenant ?! M'exclamai-je, étonnée.
- Tu m'as dit que c'était « Les feux de l'amour des temps modernes. ». Alors je me modernise ! Et puis, c'est super cool les FS !
- Oh oui, les feux de l'amour c'est FA, les initiales. Pas trop de choses qui changent, donc.
* C'est incroyable. Elle retient le fait que c'est plus moderne, mais pas le fait que je lui ai dit que c'était super nul. *
- Nous allons donc partir ! On va vivre en Amérique. Continue mon père.
- Lilia et Jason Granger, Américains ! Ca sonne super bien ! S'enthousiasme ma mère.
- Et vous faites quoi de la maison ? Demandai-je.
- On te la laisse. Répondent-ils, tout sourire.
- Heu… Merci.
Et c'est ainsi que je me retrouve avec une maison, le jour où je décide de déménager. Waw, c'est comme dans les films, où le héros arrive juste au moment où tout le monde va mourir et qu'on a réellement besoin de lui. La maison de mes parents est grande, pas énorme mais grande. Avec quelques travaux, je pourrai faire de leur chambre une énorme chambre. Ca pourrait être super cool ! Ce sera super cool !
* Et pas besoin d'aller vivre chez Simon, comme ça. *
Mais c'est qu'en fait, vivre chez Simon, ça aurait pu être sympa…
