Je viens de me rendre compte que je ne répondais pas aux reviews O_o Anyways ! Donc, hm. Ce chapitre est (damned, j'ai l'impression de le répéter, ah là là) à la base un prologue, je devais pas le poster mais finalement je me suis rendue compte qu'il fallait bien que vous le lisiez pour pouvoir comprendre ça. Donc voilà, il est plutôt triste, pas du tout drôle, mais très important dans l'histoire, évidemment. Et je vais répondre à la review, tiens, pour une fois :o
Elleay Sahbel : J'adorerais faire un HP/DM ! Mais je suis pas sûre de le faire, en fait. Je ne sais pas où je vais aller avec Harry, dans les prochains chap' il a quelqu'un, et je ne sais pas si le côté "Je suis heureux, amoureux, blah blah" me convient, c'est pour ça que je pourrais changer, en fait. Donc il y a encore de l'espoir ! Bisouuus !
________________________________________
It's dark, and I'm afraid.
Un,
deux, trois,…Six, sept, huit… Onze, douze, treize…
Quinze.
Quinze jours, enfermée dans cette chambre. Il
fait noir, et j'ai peur.
Faiblement, je me retourne,
en te cherchant, à la recherche de la chaleur de tes bras. Où es-tu
? Que fais-tu ? J'ai besoin de toi.
Je tâte, je ferme les yeux,
et à genoux, j'avance à l'aveuglette, à la recherche de ton
corps. Et enfin, je te trouve. Pas si loin de moi, au final, mais
tellement loin pour une fille aussi fatiguée que moi.
Je te
regarde. Tu dors. J'ai peur sans toi, j'ai besoin de te sentir
contre moi. Tu es mon unique protection, tu es mon unique espoir, ne
m'abandonne pas. J'hésite à te réveiller, je ne sais même pas
si tu as l'air paisible en dormant, il n'y a pas de lumière ici.
Tu es l'unique lumière qu'il me reste. Et dire qu'avant, je
trouvais cela drôle, les films comme ça. Avant... Ca me paraît
tellement loin tout ça.
Doucement, je prends ta main dans la
mienne, rien que pour la chaleur qu'elle me procure. Le réconfort
aussi, de savoir que je ne suis pas seule ici, que tu es encore là,
que tu respires toujours. Et, ta main toujours dans la mienne, je
regarde le peu que j'arrive à apercevoir de toi, attendant ton
réveil.
- Tu comptes encore me tenir la main comme ça longtemps ? Me demandes-tu, d'une voix à moitié endormie et faible.
- Maintenant que t'es réveillé, non. Mais j'avais besoin de ta chaleur… Il fait froid ici. Murmure-je doucement, un peu gênée.
- Allez, viens là. M'ordonnes-tu gentiment, en t'asseyant.
Je parcourre
les derniers centimètres qui me séparent de toi, et vais me blottir
doucement dans tes bras, posant ma tête sur ton épaule en fermant
les yeux.
Je me tais, et je pense. A tout ce qu'il s'est
passé, depuis que nous sommes enfermés ici.
- Que vont-ils faire de nous ? Qu'allons-nous devenir ? Te demande-je, d'une voix brisée.
- Penses-tu qu'il y ait quelque chose à faire ? Ils ont besoin de nous, et ensuite ce sera… Ce sera fini. Me réponds-tu, calmement.
Comment arrives-tu à rester si calme, si indifférent, après tout ce qui s'est passé ? Pourtant, je sais que dans tes yeux… Il y a du désespoir, de la peine, de la souffrance. Restes-tu fort pour moi ? Caches-tu tes sentiments juste pour moi ? Un jour, j'arriverai à cacher mes sentiments comme ça aussi, pour me protéger, et pour protéger mon entourage.
Doucement, mes larmes commencent à rouler sur mes joues. Où est donc passée la combattante qui était prête à tout pour sortir d'ici ? Celle qui croyait qu'il y avait une chance de sortir ? Envolée, avec les espoirs et les rêves.
- Simon… Ils m'ont… Ils m'ont…
- Chut… Je sais Hermione, je sais…
Je te regarde, cherchant ton regard. Non, tu ne sais pas. Non, tu ne peux pas savoir ce que j'ai ressenti ! Tu ne sais pas la douleur que j'ai pu ressentir ! Tout le mal… Toute cette souffrance… On ne devrait pas faire ressentir cela à une seule personne ! J'ai mal ! Je suis faible, et j'ai mal ! Je me sens tellement mal, tellement… Je pleure toute ma rage, et alors que j'ouvre la bouche pour te contredire… Je sens tes lèvres contre les miennes. Et un tas de questions se bousculent dans ma tête, un tas d'hésitations, et surtout, de la peur. Alors je te repousse, doucement mais sûrement, les yeux toujours trempés, et les joues rosies ( même si dans ce noir, on ne le voit pas ).
- Je… Ron… Murmure-je, tristement, mes yeux cherchant toujours les tiens, dans le noir.
- Désolé. Murmures-tu à ton tour.
Un silence s'installe, alors que je commence à avoir un peu froid, à nouveau loin de toi. Et enfin, j'arrive à croiser ton regard bleu océan. Et, face à la lueur froide que j'arrive à peine à apercevoir, je me sens coupable. C'est vrai, je me suis toujours collée à toi, mais ça c'est uniquement car j'ai besoin d'une chaleur, dans cette chambre. C'était on ne peut plus innocent. Et du haut de mes 19 ans, je suis on ne peut plus innocente aussi.
Je suis Hermione Granger ! Tout ce que je connais en amour, je l'ai lu dans les livres, car ce n'est pas avec Ron que… Enfin maintenant, j'y connais quelque chose… Les larmes recommencent à couler, en abondance. J'ai mal, tellement mal. Et je me sens tellement différente… Comme si un inconnu était entré en moi… N'est-ce pas le cas, au fond ?
- Je suis désolée… Je… J'aurais pas pu imaginer que… Enfin que tu t'imaginerais des choses. Je veux dire, je suis prise, et Ron ne me pardonnerait jamais…
Tu soupires, et lève enfin ton regard sur moi. Je n'arrive pas à distinguer quelle expression tu as sur le visage. Mais ce qui est sûr, c'est que ton regard est moins froid que tout à l'heure. Tout se passe dans le regard, entre toi et moi. Entre tes yeux bleus et mes yeux noisette.
- Ce n'est pas grave.
A mon tour de soupirer, de soulagement cette fois. Je n'aurais pas supporté qu'il y ait un malentendu. Je n'aurais pas supporté que je ne puisse plus me blottir contre toi. Puis-je continuer à me blottir contre toi au fait ? En sachant que je viens juste de te repousser ?
- Sim… Commence-je, au même moment que toi :
- Pens…
Un silence s'installe, alors que d'un simple regard, je te fais comprendre que tu peux commencer.
- Penses-tu réellement qu'il y ait une chance de sortir d'ici ? Penses-tu que tu reverras Ron ? Penses-tu que ça serve à quelque chose de continuer à lui être fidèle ? Me demandes-tu, d'un ton détaché. Comme si le fait que l'on puisse rester enfermés ici jusqu'à notre mort ne soit pas grave. Comme si le fait que l'on ne puisse tous les deux plus voir Ron ( son ami, et mon petit ami ) n'était pas grave. Comme si le fait que je l'ai rejeté n'avait aucune importance.
- Je pense… Je pense que si on a réussi à détruire les… Je me tais, alors que je m'apprête à dire «Horcruxes»… C'est vrai qu'il ne doit pas savoir, ça doit rester secret, malgré tout. Je veux dire, si on a réussi à tuer tellement de mangemorts, Harry arrivera bien à nous trouver !
- On est au manoir des Malefoy, Hermione ! Ne te voile pas la face ! Il y a une dizaine de mangemorts ici ! On ne sortira jamais… Ou du moins, on mourra avant. Me contredis-tu, d'une voix forte.
- Drago… Commence-je.
- Non Hermione, pas de Drago. Nous savons ce qu'ils t'ont fait ! Si ça avait été un ami, il t'aurait « sauvée » !
- Il n'était pas là… Il… Il n'était pas là à ce moment-là. Dis-je, blessée, la voix brisée par les larmes qui remontent, encore, mais que difficilement, j'essaie de refouler. A-a-arriver à percer la carapace de D-drago, c'est difficile. Arriver à se prétendre son ami, c'est difficile. On a réussi Simon ! Après 3 ans, on peut lui faire confiance, il nous sortira de là !
- Tu es naïve tu sais ? Oui, peut-être que c'est un homme de confiance, mais pas avec son père ! Tu sais bien qu'il le contrôle, il est…
La fin de sa phrase s'évanouit, car quelqu'un ouvre la porte. Effrayée, je saute presque dans les bras de Simon, qui me prend dans ses bras d'un air protecteur.
- Oh ! Comme c'est touchant ! Résonne une voix que je reconnais comme celle de Drago.
- Tellement que j'en ai envie de vomir… Continue la voix de sa tante [ Bellatrix ] derrière Drago.
J'essuie mes larmes d'un geste rageur. La lumière m'aveugle, mais j'arrive à distinguer les silhouettes de trois personnes. La dernière fois que cette porte s'est ouverte, ce fût le pire moment de ma vie… Pire que tous les doloris que j'ai pu recevoir.
- Que voulez-vous ? Demande Simon brutalement.
- Sortez d'ici ! DEGAGEZ ! BARREZ-VOUS !
PARTEZ ! CASSEZ-VOUS ! Crie-je, en me dégageant de Simon. Ca fait
tellement longtemps que cette rage est en moi, que même les larmes
que j'ai versées ne m'affaiblissent plus. Je suis déjà
tellement faible, de toute manière.
Je me lève, et, je m'avance
vers ces trois personnes avant que Simon n'ait le temps de me
retenir.
- Et toi Drago, que fais-tu là ? Où étais-tu, quand j'avais besoin de toi ? HEIN ? Pourquoi tu les as laissé nous… Reprends-je, les larmes recommençant à rouler sur mes joues. … Nous faire tellement de mal ? ! On a souffert ! On a eu mal ! Et tu es censé être notre… Et soudain, je reconnais la troisième personne… Emma ?
Coupée dans mon élan
de fureur, je regarde Emma, Drago, et Bellatrix à tour de rôle. La
bouche grande ouverte et les yeux toujours rougis à cause des larmes
qui à présent, ont arrêté de couler.
L'incompréhension se
lit dans mon regard. Que fait Emma ici ? Oui, certes, nous avons
compris qu'elle connaissait Drago depuis sa plus tendre enfance,
mais que fait-elle dans ce manoir ? Et surtout, que font-ils là,
tous les deux [Drago et Emma], à la porte de notre prison, avec un
visage impassible et un sourire moqueur sur les lèvres ?
- Drago… Emma… Murmure-je, perdue.
- Ne prononce plus jamais leurs noms, espèce de Sang-de-Bourbe ! Ne les tutoie plus jamais ! Me crie Bellatrix, en produisant un mouvement pour sortir sa baguette.
Drago l'arrête, et prend la sienne, en riant d'un petit rire sadique.
- Laissez, ma tante, je vais le faire…
Je lui lance un regard interrogatif, avant de
tourner rapidement la tête vers Simon, alors que j'entends Drago
prononcer « Endoloris ».
Simon avait raison… Drago est encore
trop sous l'emprise de son père pour nous sauver. Et tant pis pour
les espoirs que j'avais mis en lui. La douleur morale que je
ressens en ce moment, en me rendant compte que je ne peux même pas
faire confiance à un de mes amis, est certainement plus douloureuse
que la douleur physique que le doloris peut me faire ressentir.
Que
fais-tu ? Pourquoi ne viens-tu pas m'aider ? Simon, j'ai besoin
de toi ! Les larmes coulent sur mes joues, silencieuses, alors que je
me tais. Et les secondes paraissent des heures. Comme si cela faisait
10 heures que j'étais sous ce doloris. Supportes-tu de me voir
souffrir à ce point sans rien faire ?… Mais pourtant, rien n'égale
ma douleur morale. Je souffre, en silence. Je n'ouvre pas la
bouche… J'attends que ça s'arrête.
Et puis enfin, après
10 secondes, le Serpentard lève le sort.
- Ma tante, pourquoi vous ne dites pas à ces… Gardes de s'en aller ? Le Maître ne nous fait-Il pas confiance ? Demande Emma, comme si le fait que sa meilleure amie soit en train de se faire torturer sous ses yeux n'avait pas la moindre importance.
- Ma tante… ? Soulève Simon, qui accoure vers moi pour me prendre dans ses bras, encore.
- Ils ne t'ont pas dit, jeune idiot, qu'ils étaient frère et sœur ? Ricane Bellatrix, alors que j'ouvre grand les yeux, sous l'étonnement. ( Ce qui est on ne peut plus douloureux, d'ailleurs ) Partez, nous n'avons pas besoin de vous ici ! Ordonne ensuite la démente aux gardes qui sont apparemment derrière elle, mais que je ne vois pas.
Lorsque que les gardes sont partis, tout se passe très vite, trop vite, trop douloureusement. Drago stupéfixie sa tante, et Emma lance la baguette de Simon à celui-ci, me mettant ensuite ma baguette dans la main. Drago, après s'être assuré que personne ne pouvait nous voir, vint ensuite s'accroupir à mes côtés. Et là, il reçu la plus belle claque que je n'ai jamais offerte à un garçon. Alors que mes larmes recommencent à couler, il me regarde, une main à présent posée sur sa joue.
- Comment as-tu osé me… Commence-je, faiblement.
- Tu aurais certainement préféré que Bellatrix le fasse ? Ca aurait été bien pire ! Tu devrais me remercier !
- Nous n'avons pas le temps pour vos gamineries ! J'ai cru que tu allais nous… Que vous alliez nous… Je n'arrive pas à croire que vous soyez venus nous sauver ! Dit Simon, avec une sincérité qui lui ressemble peu.
- Comme si Harry nous avait laissé le choix… ! Soupire Emma.
- Je voudrais pas vous… Vous déranger, mais je crois que… Commence-je, avant de me diriger vers les toilettes – qu'évidemment, je n'atteins pas – pour vomir.
Emma pose
son regard sur Drago, tandis que Simon se retient de venir me tenir
les cheveux. Oui, nous avions « cohabité » ensemble pendant 15
jours, et oui, nous sommes devenus très proches, mais ce n'est pas
pour autant qu'il va me montrer des marques d'affection en
public.
Nous n'espérions plus. Nous avons eu tellement peur !
Et, tout s'est passé tellement vite que j'ai encore du mal à
croire que nous soyons enfin libres. Même si à vrai dire, nous ne
sommes pas libres. Je ne serai plus jamais libre. Cet endroit me
hantera certainement toute ma vie, et j'en rêverai sûrement
pendant des nuits entières… Mais rien que de revoir Harry, de
manger à ma faim, de me blottir contre Ron… Ca me donne déjà la
force nécessaire pour me relever. J'aurai besoin d'eau, à vrai
dire, car le vomi n'est pas vraiment… Mais ce n'est pas
important. L'important en ce moment, c'est de sortir d'ici, au
plus vite.
- Comment on sort ? Demande-je, alors que tout le monde me regarde. Moi je les ignore. Il est vrai que je viens de vomir, et que je souffre. Que j'ai eu peur, et que je suis faible, mais ce n'est pas en restant enfermée dans une maison remplie de mangemorts que j'irai mieux. Et Simon non plus, d'ailleurs.
- Il faut qu'on sorte de ce couloir, et ensuite, on transplane vite avant que quelqu'un nous voie. Tu penses que ça ira ? M'explique Emma.
- Je pourrais supporter encore 2 doloris, si j'ai la certitude de ne jamais revenir ici. Réponds-je, avec un mince sourire.
- Alors on y va ! Dit Drago.
Aidée par les deux garçons,
j'avance aussi vite que je peux dans ce couloir, en espérant que
personne ne nous voie – ce qui signifierait notre mort –. Arrivée
à la fin du couloir, nous ouvrons la dernière porte ; une fois
celle-ci passée, nous pourrons enfin transplaner librement. Je
n'arrive pas à croire que ça ait été si rapide… Si facile…
Et
car il aurait été trop beau que tout se passe bien, nous nous
retrouvons face à face avec deux mangemorts lorsque nous ouvrons la
porte. Simon, qui n'a pas pu extérioriser sa rage, est le plus
rapide à prendre sa baguette et à lancer deux « Petrificus Totalus
». Il a l'air satisfait de lui, mais je le sens faiblir, ( ce qui
est normal, après ce que nous avons vécu ) alors je prends plus
d'appui sur Drago que sur lui, alors que nous faisons le dernier
pas, la dernière ligne droite avant de transplaner. Moi, main dans
la main avec Drago, et Simon main dans la main avec
Emma.
Extrait du journal intime d'Hermione, le mercredi 22 juillet 1998 :
[…]
Ils m'ont dit que je pouvais avorter. Comme si une femme avait
envie de perdre un enfant, son enfant, sa chaire et son sang… Mais,
ce petit être en moi me dégoûte. Il dégoûte Ron aussi. On s'est
disputé, d'ailleurs… Cet être qui grandit en moi me rappellera
toujours ce qui s'est passé. Toujours. Alors finalement, peut-être
qu'il est mieux de…
J'en pleure, tellement je suis mal. Et
j'ai des nausées le matin. Il ne me reste qu'une semaine pour
avorter, que m'ont dit les médecins. Et Simon m'a dit qu'il
pouvait m'effacer la mémoire, si je voulais. Pour que j'oublie
absolument tout. L'enfermement, l'avortement, tout. N'est-ce
pas mieux au fond ?
Je n'arrive pas à croire que je veuille
réellement le tuer. Car il vit, lui aussi, dans mon ventre. Mais, je
sais que si je le mets au monde, je ne l'aimerai jamais comme je le
devrais. Il me rappellera toujours ce qui s'est passé. Comment il
a été conçu. Pourquoi, surtout. Il me rappellera toujours ce qui
m'a été enlevé ce jour là. Je suis désolée, petit être, mais
j'ai besoin de vivre… Et avec toi, ce serait impossible.
[…]
Ron… A l'impression que je l'ai trahi. J'ai
l'impression de l'avoir trahi. Mais, ça va mieux. Harry nous
aide à traverser tout ça. Mais pourtant, quand il me regarde
parfois, il y a cette lueur de… De dégoût… Comme si j'avais
voulu cet enfant ! Comme si je leur avais demandé de me… Ne
peut-il pas comprendre ?
Et il regarde Simon bizarrement aussi…
Faut-il lui rappeler que Simon m'a aidé à tenir le coup ? Et que…
De toute manière, je risque d'oublier tout ça ? Ne peut-il pas
simplement me dire ces mots que j'ai besoin d'entendre, en ce
moment ? Que tout ira bien ? Que l'on sera toujours ensemble ?
Qu'il m'aidera à tenir le coup, comme Simon l'a fait ? Qu'il
ne me laissera jamais tomber ? Je me sens tellement rejetée par lui.
J'ai tellement mal. Et j'ai l'impression que personne d'autre
que Simon, Drago et Emma ne peuvent me comprendre. Même Ginny et
Harry ne peuvent pas comprendre… Et pourtant, ils essayent. Ron ne
m'a pas dit « Je t'aime » depuis que je lui ai apprit que
j'étais enceinte. Et Harry m'a dit que c'était peut-être
parce que je m'étais confiée à Simon, et pas à lui. Il n'était
pas là ! Comment aurai-je pût me confier à lui ?... J'ai besoin
de temps, en plus. […]
Je pense qu'il est temps que j'affronte la vérité. Et que j'y aille. Pour y mettre fin une bonne fois pour toute… Devenir meurtriè… Non, pour pouvoir vivre à nouveau. Vivre à nouveau. Je suis désolée, petit être. Et demain, je demanderai à Simon de m'effacer la mémoire… Et lui et moi, on redeviendra de simples amis… Peut-être même que je le verrai comme je vois Drago à présent…J'ai peur… J'ai peur… Mais ça ira. Ils seront là pour moi. Ron sera là pour moi. Oui, il sera là…
Bisous, dear diary… Bye !
Hermione.
