Chers lecteurs/lectrices. Le ' chers lecteurs/lectrices' peut vous sonner un peu officiel, genre attention, un grand speech va suivre… Mais non. En fait, je veux juste vous remercier pour les fav's, les alertes et les (le, ici, je crois ?) com(s). Donc, merci, je vous aime les gens. Et j'espère que vous aimerez, parce que, pour être honnête, j'ai dû rire quand j'ai relu certaines parties de chapitre. Et puis je l'ai relu encore une fois, et je l'ai trouvé nul. Normal, donc !

Des bisous !

Mardi 29 mars, 10 heures trente et 30 secondes, devant le bureau d'Hermione.

* Pourquoi… J'ai emménagé avec eux, déjà ? On m'a payée un million de Gallions pour que j'accepte de me faire réveiller comme ça ? Parce que je ne sais pas comment j'aurais pu accepter de cohabiter sinon. *}}}

Je vous explique. Ce matin, je me suis réveillée en retard. Pas dans le genre en retard très en retard. Mais dans le genre en retard à 9 heures du matin. Parce que d'habitude, quand le réveil me réveille, eh bien c'est à sept heures pile. Mais je me suis trop habituée à me faire réveiller par Simon, donc le réveil, il est là juste pour décorer. Mais Simon a passé la nuit avec Drago & Harry et ils ont bu, et ils ont fait pas mal de trucs que je ne veux pas savoir, et monsieur est rentré tard, donc je ne me suis pas faite réveiller par l'habituel tendre baiser sur mes lèvres, mais par de l'eau froide. De l'eau froide. By Fred & George s'il vous plaît. Messieurs, sachant que Simon ne pourrait pas me réveiller (parce que tout le monde sait qu'il me réveille, hein) ont décidé de me réveiller eux. Comment ils le savaient ? Ben les trois gars ont à peine eu le temps de faire apparaître un matelas avant de s'endormir dans le salon. Et pourquoi ils ne m'ont pas réveillée à 7 heures ? Je suis la seule à être réveillée à cette heure-là. Et comme ils avaient entraînement à 9 heures, ils sont venus me balancer tendrement (d'après eux, hein) de l'eau sur la tête avant de transplaner à l'entraînement. Et j'ai à peine eu le temps de me laver, de prendre vite fait mon petit dej', de rappeler à Stephan qu'il n'avait rien à faire chez nous, de ranger le salon – les garçons l'ont abandonné avec le matelas pour aller à l'entraînement, eux aussi, les cons, les pas propres, je ne sais même pas si ils se sont lavés avant. Bref, tout ça pour dire que ! Eh bien j'arrive à 10h30 au lieu de 9h30, ce qui n'est pas en retard mais pas en avance non plus, et ce n'est pas bien, parce que quand t'es à l'heure, t'es à l'heure à la seconde près, or je ne suis pas à la seconde près bref… Je déteste les jumeaux.

Et les journées pourries continuent d'une manière pourrie aussi, et donc je commence par CC aujourd'hui, comme chaque mardi, et monsieur m'attend déjà, il a l'air fatigué et choqué d'avoir dû attendre 30 malheureuses secondes.

- Mademoiselle ! Par Merlin ! Je m'inquiétais ! Vous n'étiez pas là… Et je sais comme vous êtes ponctuelle, oh comme j'ai eu peur !

* C'est bon, on a compris, vous êtes vieux, parano, ce n'est pas grave. *

- Désolée, réveil difficile. Dis-je en lui faisant un maigre sourire.

Le pire c'est qu'il a vraiment l'air inquiet. Ca me toucherait, venant de quelqu'un d'autre. Mais d'un homme qui a 20 ans de plus que moi, qui est marié, deux enfants, et qui cherche à m'épouser depuis plus de 3 mois, eh bien non merci ! Nous entrons, je m'assois et il commence à me faire un résumé de sa vie. Je déteste ça, ça m'endort. Surtout les jours comme ça où ma tête n'a qu'une envie : Rien. Je veux dormir, je veux dormir, je veux dormir ! Et j'ai mal à la tête !

- Hermione… ? M'appelle-t-il.

* Mince, j'ai oublié de placer un mot dans la conversation pour faire comme si j'écoutais. *

- Désolée, continuez. Demandai-je aimablement.

- Vous avez l'air ailleurs…

Et sans prévenir… (Manque de sommeil, manque de Simon, réveil difficile, petit déjeuner trop rapide, patient qui fait chier)… J'explose :

- Bon, voilà monsieur Clemens. Dans le monde, il y a des choses d'une importance capitale. Il y a des vies à sauver. Il y a des gens qui crèvent de famine. Il y a des enfants sans parents, il y a des parents qui veulent désespérément des enfants, il y a des familles à la rue. Dans la vie il y a des gens qui meurent sans prévenir, qui se font choper par une voiture, par un balai, par quelque chose, qui meurent du jour au lendemain en abandonnant leur famille, leur petit(e) ami(e). Dans le monde, des milliers de personnes se suicident pour des raisons graves. Et tout ça, plus d'autres choses, eh bien c'est d'une importance capitale. Votre vie de petit homme pervers n'a rien d'important. Alors je m'en tape complètement ! Vous voulez savoir pourquoi je ne veux pas vous épouser ? Parce que vous êtes marié à une femme qui est de toute manière trop bien pour vous ! Et elle a dû vous épouser pour votre argent et le pire c'est qu'elle a eu raison parce que vous êtes d'une connerie qui ferait peur au président américain moldu – même lui ! Alors oui, je suis ailleurs ! Oui, je m'en fiche ! Non, vous ne comptez pas ! Je vais prendre l'air.

Je suis calme, en plus. Je lui ai débité ça avec un calme qui fait peur. Et je me lève et sors de mon bureau avec ce même sang-froid. Et soudain, je me demande comment j'ai fait pour garder ça aussi longtemps en moi sans craquer. Ca fait un bien fou. Briser les rêves de CC, c'est énorme. Parce que même quand on lui a fait le coup avec Simon, il a continué à insister ! Il a continué ! Non mais il me prend pour qui au juste ?

Je sors de mon bureau. Je sors très rarement de mon bureau sans me faire aborder par les gens dans la rue, c'est peut-être pour ça que je transplane directement du bureau au manoir. Mais là, je le fais et…

- Excusez-moi, vous ne seriez pas Hermione Granger ?

Je lève la tête et étouffe un soupir. Un jeune homme, qui ressemble étrangement (& énormément) à Simon, me regarde en souriant.

- Non, je suis juste son sosie. Réponds-je calmement.

- Vous lui ressemblez vachement, pour un sosie.

- Et vous, vous ressemblez à mon petit ami, et pourtant, vous n'êtes pas lui. Répliquai-je.

* Mon petit ami… Ca sonne magnifiquement bien, ça. *

- Je suis son frère. Dit-il, calme, lui aussi.

Hein ?

* Hein ? *

- Hein ?

Je le regarde attentivement. Mais je suis forcée de m'arrêter de le dévisager parce que les gens commencent à me remarquer dans la rue. Même après 4 ans, les gens ne s'y font pas. Dès qu'ils me voient, ils se mettent à crier, à m'appeler, à demander un autographe, comme si j'étais une star. Et moi je ne réalise pas. Que je puisse être idolâtrée, qu'on puisse m'aduler. Que je puisse être un modèle. Moi, celle dont on se moquait. L'intello. A présent aimée, adorée, adulée. Je ne réalise toujours pas.

- Melle Granger ! Melle Granger ! Je peux un autographe ?

Je tourne la tête. Une fille de 15 ans maximum qui approche avec son papier et sa plume à la main. Je lui souris, lui demande son nom (« Adriana »), et lui signe son autographe avant de prendre le soi-disant frère de Simon par la main et de transplaner au restaurant. Quel restaurant ? Eh bien celui de mon hôtel. Enfin ancien hôtel. Bref, c'est pareil.

- Je disais donc : Hein ? Répétai-je lorsque nous sommes enfin installés.

- Simon ne vous a jamais parlé de moi ? Demande-t-il.

- S'il m'avait parlé de toi, je n'aurais pas dit : Hein ? Répliquai-je.

- On se tutoie ? Sourit-il.

- Je te tutoie, parce que je suis ton aînée. Réponds-je, limite supérieure.

- Et je te tutoie parce que tu es comme ma belle sœur à présent.

- Simon a un frère. Dis-je, pour réaliser. Tu t'appelles comment ?

- Jason Eric Thomson.

* Ils ont le même deuxième prénom. *

Je vous imagine, choqués. Vous ne saviez pas qu'il s'appelait Eric, hein ? Et vous ne saviez pas que son nom de famille c'était Thomson, hein ? En fait, vous croyiez qu'il s'appelait Simon tout court, n'est-ce pas ? Eh bien non ! Le Serdaigle… Mon petit ami (mon dieu, j'adorerais répéter ça des centaines de fois !), s'appelle Simon Eric Thomson. Vous dormirez moins cons ce soir !

- Tu as quel âge ?

- 24 ans.

- Et tu sors d'où ?

- De Bruxelles.

* De Bruxelles ? Il aurait pu sortir d'Amérique, d'Irlande, d'une ville connue genre Paris. Mais non, il sort de Bruxelles ! *

- Ouais, je me demandais aussi ce que j'allais faire là-bas quand j'y suis allé. Fait-il, avec un sourire en coin.

- Légilimens ? Remarquai-je.

- Apparemment.

Je le regarde en silence, alors que nos boissons arrivent. Deux thés. Je regarde l'heure : 11 heures. Je dois y aller dans 30 minutes, ne serait-ce que pour chercher mon petit frère.

- Tu es là pour l'anniversaire de Simon, n'est-ce pas ? Demandai-je.

Parce que oui, l'anniversaire de Simon, c'est demain. Je ne lui laisse pas le temps de répondre, j'enchaîne :

- Mais comment ça se fait qu'en… 7 ans, c'est la première fois que tu viens pour un de ses anniversaires ?

- On s'est disputé. Répond-t-il.

Je reste silencieuse, attendant qu'il continue.

- Oui ? Et ? L'encourageai-je, devant son silence.

- Comment ça 'et' ? On s'est disputé, c'est tout.

Je lève un sourcil.

- Pourquoi ? Connaissant Simon… Ce n'est pas vraiment le genre de personne à se disputer et à ne plus adresser la parole à son frère pendant 7 ans.

- Qui a dit qu'on ne s'adressait plus la parole ? On a juste décidé… De ne plus se voir jusqu'à ses 25 ans. En fait, je ne devais plus poser le pied à Londres jusqu'à ses 25 ans. Explique-t-il.

* Ahein. *

- Ce qui ne me dit pas pourquoi. Fais-je remarquer.

- En fait, tu vois, c'était il y a longtemps. Il y a 8 ans, en fait. C'était son anniversaire et heu… J'avais beaucoup bu. Non en fait, c'est Victoria qui avait beaucoup bu. Dit-il, songeur.

* Je vois le truc. Ils ont beaucoup bu, un lit est là, ils ne se posent pas de questions, c'est comme dans les séries. *

- J'étais jeune. Et jaloux de mon grand frère. Tu vois, il n'avait que quelques mois de plus que moi. Et il avait tellement tout ce que je voulais. L'intelligence, les filles, la beauté. Bon, je suis aussi intelligent que lui, et je lui ressemble comme si j'étais son jumeau. Mais les filles. Il avait toutes celles que je voulais ! Elles qui ensuite me voulaient, mais c'est juste parce que je suis une copie presque parfaite de Simon. Mais Victoria… Tu sais cette fille, c'est tout en un. S'explique-t-il.

* Comme le truc anticalcaire chez les moldus. *

- Tu connais aussi ? C'est énorme hein, ce truc anticalcaire. Enfin la magie c'est mieux quand même contre le calcaire mais bon, les pauvres moldus… Répond-t-il à ma pensée. Je disais donc que c'était tout en un. Elle était belle, gentille, intelligente, oh oui, drôlement intelligente, super mature pour son âge aussi ! C'était genre ils se sont connus, elle avait 11 ans et lui 14. Et ils sont quand même sortis ensemble, pour te dire ! C'était trop chou. Moi je n'étais rien de plus qu'un ami. Essayant tant bien que mal de ne pas être trop proche d'elle, parce qu'elle était à Simon tu vois. Mais ce soir-là, on a parlé. Longtemps. Et je crois que je suis tombé amoureux ce jour-là. Et elle a commencé à m'apprécier. Beaucoup.

- Oh, donc vous ne vous êtes pas sautés dessus comme dans les séries ? Je n'arrive pas à cacher mon étonnement.

- Non ! Elle avait quoi ? 15 ans ? Même en ayant beaucoup bu on ne saute pas sur n'importe qui à 15 ans ! Fait-il, presque choqué.

* Dans les séries c'est comme ça ! C'est pas ma faute si ma meilleure amie me gave avec ça. *

- Non c'est juste Simon qui a fait une crise de jalousie. Il n'est pas dans le genre jaloux, donc le fait qu'il fasse une crise de jalousie, c'est énorme. Et tu sais, en fait, on s'est disputés, on avait toujours été super proches, mais là on s'est dits énormément de choses, je lui ai dit… Enormément de choses, ça suffit. J'ai décidé de partir. Avant de gâcher leur amour déjà. Enfin tu l'as magnifiquement bien fait, donc bon, j'aurais tout aussi bien pu rester. Quoique toi t'es arrivée un an après…Mais enfin bref, je suis allé faire mes études là-bas, on n'a pas perdu contact parce que j'ai fini par m'excuser, puis tu sais… C'était peut-être pour sauver notre complicité que je suis parti. Donc voilà.

- Oh… Heum…Il paraît que je lui ressemble, à Victoria.

- Tu ne lui ressembles pas. Tu es elle en mieux. D'après Simon. M'informe-t-il.

- Tu as renoncé à Victoria pour Simon ? Non mais c'est quoi cette famille qui fait des garçons qui sont si… Si… Je cherche mes mots.

- Géniaux ? Propose-t-il.

- On va dire ça comme ça. Je ne te parlerai pas de tes chevilles hein. Mais t'es sûr que vos parents étaient mangemorts ? Souris-je.

- Non, on dit ça juste pour se donner un air t'sais. Il prétend avoir tué notre père juste pour le fun et moi je prétends avoir tué ma propre mère parce que ça le fait énorme. Ironise-t-il.

Celui-là a passé trop de temps en compagnie de son frère et du meilleur ami de son frère. Je dis ça parce que son ironie ressemble énormément à la mienne. Et la mienne me vient de Drago & Simon. Mais pas tellement le temps d'y penser…

- Ahhhh ! Je vais être en retard ! Deux fois en un jour ! J'y crois pas ! Mais ris pas toi ! Roh, t'es comme ton frère, franchement. Mais arrête de te moquer ! J'vais être en retard ! Mon Dieu…

Je lève les yeux au ciel, franchement indignée.

- Bon, je te laisse payer pour la peine. Fais-je en me levant. Je prends mon thé et le bois d'une traite. J'imagine qu'on se voit ce soir ?

Parce que vous ne saviez pas non plus, mais ce soir on fête l'anniversaire de Simon et des jumeaux. Je ne le laisse pas répondre non plus, je repose ma tasse sur le plateau, lui fais vite fait la bise avant de transplaner dans mon bureau. Je lève la tête. Clemens.

- Vous êtes encore là ? M'étonnai-je.

- Oui.

- Par « Vous êtes encore là », j'entends « Qu'est-ce que vous fichez encore dans mon bureau ? ». Précisai-je.

- Je vous attendais. Répond-t-il simplement.

Je regarde ma montre, il est 11h29, je regarde ensuite Clemens et lui dis :

- Vous avez 45 secondes.

- Je vous aime. Je sais que je suis vieux et que j'ai des problèmes trop pseudo-existentiels, mais je vous aime. J'aime vos yeux, j'aime le regard que vous avez lorsque vous regardez dans le vide. J'aime la manière dont vous vous êtes battue. J'aime comment vous remettez vos cheveux en place après que…

* Trois, deux, un… *

- Fini, vous pouvez partir. Le coupai-je.

Il reste assis, je soupire :

- Bon, écoutez… Encore. Aujourd'hui, ce n'est pas le jour. Je n'ai pas envie de vous écouter, je n'ai pas envie de faire semblant d'avoir envie de vous écouter et j'ai encore moins envie de faire semblant de vous écouter. Donc ce n'est pas le jour. Je reste polie, vous n'imaginez pas à quel point. Mais si vous ne dégagez pas de ce siège, siège dans lequel Stephan devrait déjà être installé, je vous fais dégager sans même toucher à ma baguette. Mais malheureusement pour vous, vous risquez de vous cogner à plein de murs. Donc. La porte est à votre droite. Merci et au revoir.

Choqué, il se lève et il s'en va. Oh mon dieu, il faudrait faire des trucs comme ça avec tous mes patients qui ne se rendent pas compte que leurs problèmes n'en sont pas vraiment. Stephan entre et me regarde en souriant.

- Quoi ? Demandai-je, agacée par son sourire.

- J'ai entendu. Pas mal. Tu vas me dire pareil ? Hey, tu peux vraiment le faire sortir sans toucher à ta baguette ?

- Je pourrais te dire pareil. Ca se résumerait à « Tu es chiant mais je t'aime. » Trop court pour te faire sortir la bouche grande ouverte, les rêves ainsi que le cœur brisé, choqué, comme l'autre imbécile. Et oui, je peux le faire sortir sans toucher à ma baguette. Suffit de bouger la main. Très simple. Je t'apprendrai un jour.

- Très simple c'est super compliqué ou méga compliqué ? Demande-t-il.

- Plus que méga compliqué. Très simple donc. Sourie-je. Bon. Parle-moi.

- Je suis amoureux. Me dit-il après avoir pris son temps pour s'asseoir.

- Tu es quoi ?

Bouche grande ouverte, choc presque total, Clémentine ?

* Clémentiiiine ? *

- Non mais je déconne. Juste qu'elle me plait beaucoup.

Bouche qui se referme, choc presque totalement parti, je peux parler :

- Qui ?

- Mahina. La sœur de l'ex de ton petit ami.

* Petit ami, muahahahaha *

- Petit ami. Petit ami. Petit ami. Répète-t-il.

* Heu… On est dans le ministère, Ste Mangouste doit pas être loin. *

- On peut te chercher une bonne place dans le service psychiatrique, tu sais ? Proposai-je, en faisant comme si j'étais inquiète pour son état mental.

- Non mais c'est pas ma faute, j'aime l'air de droguée que tu as eu quand j'ai dit 'de ton petit ami'. Se moque-t-il.

J'en rougirais presque. Presque parce que vu que tout le monde me charrie en ce moment, j'ai eu le temps de me réhabituer à ne pas rougir.

- On parlait de Mahina.Donc Ron a couché avec Mary, tu as un faible pour Mahina qui a, précisons, 5 ans de plus que toi, Victoria est l'ex absolument sublime et tellement intelligente de MON présent et Elizabeth… Est une petite salope qui s'entend parfaitement bien avec Emma. J'ai le droit de ne pas être sûre d'apprécier le fait qu'elles passent aussi souvent à la maison que toi ?

- Oui, mais évite de me le dire. Fais genre tu les adores.

- Je n'ai jamais dit que je ne les adorais pas. J'ai dit que je n'étais pas sûre d'apprécier le fait qu'elles passent aussi souvent que toi. Précisai-je.

- Elle sans ou avec s ? Demande-t-il.

- Je ne suis pas jalouse. Affirmai-je.

- Tu es jalouse. Contredit-il.

- Je ne suis pas jalouse.

- Tu n'es pas jalouse.

- Je suis… Non, je ne suis pas jalouse. Non mais tu croyais m'avoir ?

- Je croyais, oui. Répond-t-il en haussant les épaules.

- T'es chou. Ahhh, t'es chou ! T'es chou ! T'es chou ! T'es chou ! […] T'es chou ! Je t'aime. Lui dis-je. Oui, ça vient de me frapper.

- On peut te chercher une bonne place dans le service psychiatrique, tu sais ? Répète-t-il.

- Je sais, mais on risquerait de t'interner parce que tu veux faire interner la grande Hermione Granger. L'informai-je.

- Ca va les chevilles ? Demande-t-il avec un demi-sourire.

- Parfaitement bien. Je ne dis pas ça à cause de mes chevilles. C'est vraiment comme ça que ça se passerait.

- Tu as raison, c'est sûrement ça le pire. Soupire-t-il.

Je souris.

Mardi, toujours le 29 mars, 19h, chambre de Simon, dans le manoir d'Harry.

- Simon ? Murmurai-je.

- Oui ? Dit-il en se tournant vers moi.

- J'ai vu Jason aujourd'hui, je ne savais même pas que t'avais un frère.

- Je comptais te le présenter ce soir.

- Ah…

Il me sourit et se replonge dans son rapport, tandis que moi je commence à lire un livre. Là, vous nous imaginez tous les deux dans la chambre de Simon dans le manoir d'Harry. Il est dans son fauteuil, qui est dans un coin de la chambre, en train de lire un rapport d'Oubliator. Moi je suis couchée sur son lit et je fais semblant de lire un livre, alors qu'en fait je réfléchis.

- Simon ? Appelai-je à nouveau, quelques minutes plus tard.

- Hmm ?

- Je suis Médicopsy… Commençai-je.

- Non ? C'est vrai ? Fait-il, faussement étonné.

- Je suis Médicopsy. Répétai-je, en l'ignorant. Et je sais pas mal de choses sur des personnes qui ne comptent pas pour moi.

Je m'assois en tailleur et le regarde, attendant qu'il lève les yeux de son rapport pour me regarder.

- C'est un peu le but de ta profession, chérie. Connaître ces choses dont tu te fiches un peu. Dit-il en levant la tête, un demi-sourire accroché aux lèvres.

- Je ne m'en fiche pas. Contredis-je. C'est juste que ces personnes ne comptent pas… Comparées à toi.

- Je compte ? Demande-t-il, son sourire s'agrandissant.

* Si lui n'est pas sublime quand il sourit comme ça, je ne sais pas qui l'est, franchement. *

- Evidemment que tu comptes. Réponds-je, comme si c'était évident.

- Okay. Je compte. Et… ?

- Je veux ta vie. Lui dis-je.

- Tu sais, quand je te dis que je donnerais ma vie pour toi, ça ne veut pas dire que je vais te laisser la prendre juste pour le fun. Ironise-t-il.

- T'es con, ma parole. Soupirai-je. Je veux ta vie. Répétai-je.

- Heu… Okay. Avec un emballage spécial aussi ?

- Je veux que tu te livres à moi. L'ignorai-je. On est ensemble, non ?

- Ah bon ?

- Oui, ah bon. T'es chiant toi, aujourd'hui ! Commençai-je à perdre patience.

- Je sais. En fait tu veux ma vie.

* Et lent à la détente en plus. *

- Tu veux que je m'asseye et que je te raconte tout sur moi, tout ce qu'ils ne savent pas. Tout ce que seul Drago et Jason savent. Je sais ce que tu veux, c'est juste que là, je lis un rapport et demain je dois aller bosser mais je vais avoir 25 ans dans 5 heures et je dois me préparer mentalement à devoir aller bosser après une fête qui durera, j'en suis sûr, très longtemps. Et donc, je ne suis pas over-enthousiaste à l'idée de parler de mon passé.

- Tu as peur du passé. Murmurai-je, me souvenant soudainement de ce qu'il m'a dit, il y a quelques mois. Dans cette même chambre, d'ailleurs.

- J'ai peur du passé, oui. Non en fait, j'ai peur de me replonger dans ces nuits, j'ai peur de ce noir qui était souvent présent, j'ai peur de la haine qui s'est emparée de moi, j'ai peur de l'état de faiblesse d'avant.

J'essaie de me plonger dans ses yeux. Mais ils me fuient. Ses yeux ne m'ont jamais fuit. Je me rends compte que je n'ai jamais vraiment réalisé ce que ça impliquait d'avoir des parents Mangemorts. Pour moi Simon, il a toujours été là, toujours été fort, toujours été protecteur, toujours été aussi puissant. Je voulais sa vie pour savoir ce qui l'a mené à ce qu'il est maintenant, sans vraiment me rendre compte que peut-être que c'était absolument horrible. Que ça l'était sûrement, en fait. Je ne me suis jamais demandée pourquoi son unique peur était le passé. J'avais même oublié que c'était son unique peur. Enfin pas vraiment oublié, mais… Lui n'aurait jamais oublié une chose pareille.

- Okay… D'accord. Murmurai-je.

Un silence s'installe alors qu'il se remet à son rapport et que moi, je me remets à faire semblant de lire.

- Je suis né en Irlande.

Je sursaute lorsque je me rends compte qu'il est juste devant moi, assis lui aussi en tailleur sur le lit.

- Il y a 25 ans moins 5 heures. Mon père et ma mère voulaient des jumeaux. Mais malheureusement pour eux, ils n'ont pas réussi. Donc dès que ma mère m'a accouché, ils se sont remis au travail. C'est pour ça que je n'ai même pas un an de plus que Jason. Mon père avait tout calculé : Poudlard, ministère, Mangemort. Il n'a pas perdu de temps. J'avais à peine 11 ans qu'il s'est mis à m'apprendre des tas de sorts de magie noire. Il a attendu que Jason ait 11 ans pour passer à l' « apprentissage intensif », comme il appelait ça. J'en connais plus que Drago. Je suis meilleur Occlumens que toi. Meilleur Légilimens aussi. Tu pourrais protéger toutes tes pensées que, si je voulais vraiment les décrypter, ben j'y arriverais. T'imagines ?

- Oui…

- J'ai rencontré Drago, à douze ans. Mon père était ravi, le fils de Lucius Malefoy ! Mais Lucius n'aimait que très moyennement mon père qui devenait un trop bon Mangemort, donc on ne se voyait qu'en cachette. Je passais le ¾ du temps avec Jason. Peut-être parce que c'était l'un des seuls Serdaigle qui pouvait comprendre ce qu'était avoir un père Mangemort. Normal, on avait le même père. Mais ce que j'entends par là, c'est que si chez les Serpentard tu peux facilement parler de tes parents Mangemorts, eh bien chez les Serdaigle pas. En plus ma famille avait une bonne réputation, on avait énormément d'amis, personne ne se doutait du fait que c'étaient des monstres.

De peur de l'interrompre, je ne parle même pas.

- J'ai aimé Poudlard. Par « j'ai aimé Poudlard », j'entends que c'était le seul endroit où je pouvais penser par moi-même. Chez moi, la moindre pensée bien, pour l'égalité des « races », ils me punissaient. Enfin bizarrement, mon père s'en fichait un peu, tant que je finissais Mangemort. Mais ma mère, elle, elle ne voulait aucune pensée du genre, aucun comportement du genre, aucun sourire, aucun rire.

* Mon Dieu… *

- Les sarcasmes, l'ironie, les sourires et les rires moqueurs, voilà ce qu'elle trouvait approprié dans un manoir comme le nôtre. Et puis les amis qui n'étaient pas de notre sang, il fallait tout simplement les amener à la maison pour qu'elle les tue. Et si on n'était pas d'accord, punition. Et si on faisait comme si on était d'accord sans le penser, punition.

- Quelle punition ? Murmurai-je.

- Oh. Très banal chez les Mangemorts. On t'enferme dans le noir et on t'envoie des Doloris. Si tu pleures, on continue. Si tu supplies d'arrêter, on continue. Parfois la douleur est telle que tu pleures et que tu supplies en même temps, et ils continuent tellement que tu finis par perdre conscience. Donc il faut vite t'habituer à soutenir leur regard, à souffrir en silence, sans sourciller, et attendre que ça s'arrête. Et quand ça s'arrête sans que tu ne parles, ils sont fiers de toi. Tu es fort, tu n'es pas faible. Même pour un Sang Pur, c'est 'énorme' d'arriver à ne pas pleurer quand on te torture comme ça, et les parents s'en vantent. « Il arrive à rester sous le sortilège pendant 2 minutes sans pleurer, et sans s'évanouir. »

Les larmes me montent aux yeux. Je lui prends la main.

- Ils s'en vantent comme si c'était grâce à eux, franchement. Comme si ils te donnaient la force de soutenir cette douleur. Ils sont fiers parce que tu es leur fils. Alors que tu rêverais de ne pas l'être. J'ai tout pris. J'ai tout le temps tout pris. Parce que j'étais le préféré de mon père. Et ma mère trouvait ça horrible d'avoir un préféré. Alors elle voulait nous punir tous les deux à chaque fois, tu sais, comme ça pas de jaloux. Mais je ne supportais pas qu'elle touche à Jason. Alors je m'interposais. Ou je demandais de prendre à sa place. Elle ne voulait pas. Mais mon père lui disait « Il le demande si gentiment, mon cœur. ». Je ne t'appellerai jamais « mon cœur », juste parce qu'il l'appelait comme ça.

Les larmes se mettent à rouler sans que je ne puisse m'en empêcher. D'accord, je suis devenue super sensible. Mais un inconnu m'aurait raconté ça, peut-être que j'aurais gardé mon sang-froid. Mais là c'est Simon.

- Ton père… Dis-je, doucement. Pourquoi tu l'as tué ?

- J'y viens. J'ai tenu le coup jusqu'à ce que je vous rencontre. J'ai tenu le coup grâce à Drago, Jason et Victoria. Victoria, que j'ai rencontrée à 14 ans. C'est une Sang Pur, donc forcément, mes parents n'avaient rien à y redire. Bizarrement, ils n'ont rien contre le sentiment amoureux. Parce que bizarrement, ils étaient tous les deux follement amoureux l'un de l'autre. Et quand je vous ai rencontré… Mon dieu. J'en rêvais depuis tout petit. Je me suis opposé, j'ai trouvé la force dans… Peut-être dans l'espoir d'un monde meilleur. Je n'en pouvais juste plus, tu sais, de la fermer, de faire comme si j'étais d'accord, comme si j'approuvais leurs conneries, comme si ils avaient raison. Et je leur ai dit… Que j'en avais marre, et que je savais qu'ils allaient s'en prendre à Jason, mais que ça les rendrait encore plus cons, et tout ça. Sur quoi je suis parti, avec toutes mes affaires. Enfin je suis parti, normal, vu que c'était la fin des vacances de Noël.

- Oh mon Dieu. Dis-je en comprenant soudain. Tu as dit que c'est à cause de Drago qu'ils t'ont enlevé. Mais pas seulement hein ? Ils t'ont enlevé aussi à cause de ça, n'est-ce pas ?

- Non, pas vraiment… Ils m'ont enlevé à cause de Drago. Ils t'ont enlevée à cause de moi. Mon père… A eu le temps de voir mes sentiments naissants pour toi avant que je ne parte. Je m'excuse Hermione.

- Mais c'est pas ta faute ! Contredis-je avec force, en essuyant mes larmes. C'est leur faute à eux ! Ces salauds ! Toi tu as été parfait, sans toi je n'aurais même pas tenu un jour sans me suicider.

Il sourit tristement en me regardant dans les yeux pour la première fois depuis qu'il a commencé.

- Je ne m'excuse pas pour ça. Ce qu'ils t'ont fait là-bas… C'était lui. Mon père. Et ma mère regardait. C'était tellement écœurant. Il s'est vanté devant mon nez. Après qu'on se soit enfuis, je l'ai revu, nous deux, seul à seul.

- Et tu l'as tué à cause de moi ?

- Non, il a eu le temps de me traiter de tous les noms, de me dire comme il était déçu, que j'avais pourtant un grand potentiel de Mangemort – quel compliment, franchement –, de te traiter de tous les noms aussi. Là il a eu droit à une démo de mes progrès en matière de magie.

Je souris faiblement.

- Ma mère est sortie de nulle part. Et Jason aussi. Mon père et ma mère sont comme reliés mentalement. Tu sais, comme Fred et George. Eh bien moi c'est pareil avec Jason. On s'était promis qu'il ne poserait plus le pied à Londres, mais ça ne changeait rien. De toute manière, on était en Irlande. Ma mère et mon père s'y sont mis à deux pour nous insulter, pour essayer de nous tuer. On s'est battus. Et là, ma mère a demandé : « Comment va mon beau-fils ? » Elle parlait de ton enfant… Voyant que j'étais déconcerté par autant de… D'horreur de la part d'une femme, qui en plus se trouvait être ma mère, elle m'a envoyé un Avada. Tuer son propre fils ! Jason m'a sauvé à temps. C'est à ce moment là qu'il l'a tuée. Mon père, fou de rage, a essayé de nous tuer tous les deux en même temps.

- Et tu l'as tué.

- Il aurait pu nous tuer. S'il n'avait pas été assez con pour croire qu'il pouvait tuer deux personnes en même temps. En plus mon père nous aimait, lui. Bizarrement.

- Ce n'était que de la légitime défense, alors.

- Je les aurais tués quand même. Il t'a… Et elle a regardé. Et ce sont mes parents. Je n'arrive pas à croire que je sois le mélange de deux personnes pareilles.

- Tu n'es pas comme eux.

- Je me suis promis de ne jamais le devenir. Je ne pourrais jamais aller tuer quelqu'un qui a une femme et des enfants juste parce que je trouve que son sang est inférieur au mien. Je n'irai jamais tuer quelqu'un juste parce que ses amis me déplaisent. Dans le noir, alors que je me réveillais après les 'punitions', je me suis promis que mes enfants ne ressentiraient jamais la haine que j'ai ressenti ces moments-là. J'avais l'exemple de 'comment ne pas faire ma vie', et je me suis promis de ne pas la faire comme ça.

- Je t'aime. Lui dis-je, sans prévenir.

* Et je ne te mérite pas. *

- Quoi ?

- Je t'aime. Répétai-je.

* Et je ne te mérite pas ! *

- Malgré tout ça ?

- Surtout malgré tout ça. J'aime toutes ces parties de toi que tu viens de me dévoiler. Même celle qui a tué son père. J'aime ce que tu es, et ce que tu veux devenir.

* Tu n'aurais jamais oublié un détail aussi important de ma vie que mon unique peur. Je ne te mérite pas…*

- Tu m'aimes. Dit-il, pour réaliser, je crois.

- Je t'aime. Souris-je.

- Je t'aime. Et arrête de penser ça aussi fort, tu me regardes dans les yeux je te rappelle, je t'entends te dire que tu ne me mérites pas. Bon en fait tu ne me mérites vraiment pas, c'est vrai que je suis plutôt parfait dans mon genre, mais tu n'es pas censée t'en rendre compte.

Je lève les yeux au ciel et dépose ensuite un baiser sur ses lèvres avant de le laisser à son rapport, tandis que je descends en bas pour aider un peu à la préparation.

- Ah ben c'est pas trop tôt ! Fait Harry en me voyant arriver. Vu comme c'est parti, on va avoir des minis Hermione et Simon dans moins d'un an.

- On parlait.

- Evidemment. Vous 'parliez'. Fait-il avec un clin d'œil.

- Je l'aime. Lui annonçai-je.

- Oh ! Ouh lah ! S'étonne-t-il. Ben peut-être que vous parliez vraiment alors.

Je souris avant de me mettre à l'aider à préparer le salon. Enfin en même temps, presque tout était prêt, vu que j'ai tout raté en parlant avec Simon.