Minashi : J'ai toujours dit qu'il fallait être sadique pour être auteur de fanfiction ! (ou écrivain de script pour séries, mais ça c'est une autre histoire xD) J'ai TOUJOURS rêvé de faire une fin comme celle-là (tout comme un début comme le chap' 14, tu vois). Je crois que c'est un peu tout niveau sadisme, les autres chapitres ne s'arrêtent pas comme ça :D

Merci, merci ! Je suis très touchée.

Et oui, il se passe pas mal de choses encore ! Et… Je crois qu'il finira pas mal heureux, oui.

Et en général, à tous les lecteurs, j'espère que vous aimerez ce chapitre, n'hésitez pas à dire ce que vous en pensez ! Bisous !

Un mois et demi plus tard.

* Si moi + rouge = amour. Et que moi + Simon = amour. Alors Simon + rouge = amour ? Mais si Simon + rouge = pas amour, alors ça voudrait dire que Simon + moi = pas amour OU que moi + rouge = pas amour. Mais sachant que je SAIS que j'aime Simon et que je SAIS que j'aime le rouge, alors Simon + rouge = amour, forcément. Parce que, si c'est pas le cas, alors les maths se trompent, or les maths ne se trompent jamais parce qu'enfin bon, ce sont les maths quoi. Mais pourquoi les maths ne pourraient pas se tromper, hein ? *

- Qu'est-ce que tu fais ? Demande Emma en entrant.

- Je repeins la chambre et je réfléchis. Réponds-je.

- Tu repeins assise ? Fait-elle, étonnée.

- C'est très pratique, tu sais ?

- Huh, je vois ça !

Et je tiens à préciser que des pensées comme j'en ai eu plus haut, je n'en ai pas tout le temps. Mais lorsqu'on se retrouve assise au milieu d'une chambre, à repeindre les murs l'aide d'une baguette en bougeant son bras de haut en bas, je vous assure qu'on peut avoir des pensées vachement bizarres.

- Tu veux m'aider ? Ou rester avec moi ? Proposai-je.

- Euh… Je dois aller faire du shopping ! Se défile-t-elle.

- Les magasins sont fermés depuis… Je regarde ma montre. 4 heures.

- Je vais entrer par effraction !

- Avoue que tu ne veux pas m'aider. Dis-je en levant la tête pour la regarder.

- Je ne veux pas t'aider. Admet-elle.

- Envoie Simon.

- Il ne t'aidera pas. Me dit-elle, presque compatissante.

- Je négocierai. Fais-je en me tournant pour commencer un nouveau mur.

- Oh ! Ah ! D'accord. Elle me fait un clin d'œil avant de sortir et de crier (aidée par un Sonorus :)

- Elle repeint la chambre ! Elle n'est ni dépressive, ni en train de créer ENCORE une bibliothèque pour éviter de devenir dépressive ! Oh, et Simon… Elle veut te faire des trucs cochons pour que tu l'aides !

- Elle veut m'acheter avec du sexe ? Crie le jeune homme en retour.

- On dirait bien ! J'entends à sa voix le sourire pervers qu'elle doit avoir sur les lèvres.

Quelques secondes plus tard, il se retrouve à mes côtés :

- C'était rapide ça ! Remarquai-je.

- Tu sais bien que je ferais tout pour t'aider ! Sourit-il, charmeur.

- Tu me plaques et ensuite tu oses me charmer ? Où est ta logique ?

Ah, parce que je ne vous ai pas dit, mais il m'a plaquée le jour de son anniversaire après avoir eu une longue conversation avec Drago qui d'ailleurs m'avait pour sujet, et depuis… Eh bien depuis c'est bizarre.

- Perdue entre l'amour et l'amitié. Tu veux que je fasse quel mur ? Demande-t-il en regardant les deux murs restants.

- Celui derrière toi. Il faut qu'on parle.

Il se tourne, s'assoit à mes côtés et commence à peindre le mur en face de lui – derrière moi.

- Non, il faut que j'aie droit à mes trucs cochons ! Me contredit-il.

- Seulement si on se remet ensemble !

- … Bon, parlons ! Soupire-t-il.

Je soupire à mon tour, avec un demi-sourire.

- Drago doit être là aussi ! Dis-je.

- Tu sais que le trio, c'est toi, Harry et Ron, et non toi, Drago et moi ? Rappelle-t-il.

- Tu ne m'as pas effacé la mémoire depuis quelques temps donc merci, je m'en souviens encore ! Répliquai-je.

- Point pour toi. Sourit-il. Je vais le chercher.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Simon – qui a déjà fini le mur alors que je ne suis qu'au ¾ du mien – transplane chercher son meilleur ami au salon, à l'étage plus bas. Ah oui, parce que nous cohabitons chez Simon finalement, et le 1er étage est tellement haut qu'il faut transplaner ou encore utiliser des Sonorus si on veut crier quelque chose du haut de l'escalier.

- Y a pas de lit ici ! Remarque Drago en arrivant.

- Pas encore ! Le contredis-je.

- Quoi, tu veux attendre avant de faire les trucs co…

- Y aura pas de trucs cochons, je ne suis pas Elizabeth moi ! L'interromps-je.

- Qu'est-ce que je fais là alors ? Demande-t-il pour la forme, car je suis consciente qu'il commence à comprendre.

- Simon et moi on a rompu… Commençai-je avant de me faire couper par le blond :

- Tout le monde le sait.

* Ah oui, nous faisons la Une des journaux, c'est vrai. *

- Mais est-ce que tout le monde sait ce que je ne sais pas ? C'est-à-dire pourquoi ?

- Tout le monde croit que Drago et moi sommes gays et que c'est pour ça que je l'ai préféré à toi. Rit Simon.

- Mais tu m'aimes encore alors ça ne peut pas être vrai ! Affirmai-je.

Drago ouvre la bouche en un O, feignant le choc :

- Ah bon ? Darling, tu me jures ton amour 10x par jour et me le prouve chaque nuit mais tu l'aimes encore ? !

- Je vous aime tous les deux, j'y peux rien, je suis bi ! Se défend le brun, tout sourire.

- Ton remake est absolument horrible ! Fait Drago en secouant doucement la tête de gauche à droite, à la fois consterné et compatissant.

- Remake de quoi ? Bon, attends, avant de répondre, asseyez-vous et peignez avec moi.

Dociles, pour une fois, les deux meilleurs-amis-amants-on-sait-pas-trop s'assoient et entreprennent de repeindre le plafond pendant que je termine le dernier mur.

- Chef, oui, chef ! Disent-ils en chœur.

Je lève les yeux au ciel – enfin au plafond en soupirant devant leur connerie commune.

- Remake de quoi, donc ? Répétai-je.

- Film horrible qu'ils passent à la télé. Répond mon ex en haussant les épaules.

- Wow, tu mens bien ! Fait Drago, à la fois fier et admiratif.

- Eu un excellent professeur !

- Je sais ! Sourit-il, encore plus fier.

* Il n'est pas difficile de deviner qui a été son professeur ! *

- Donc il mentait ? Repris-je.

- Yep', il faisait un remake de ma vie. Répond Drago.

- … Tu es bi ! Tu es bi ! M'exclamai-je en comprenant vite.

- En effet. Admet-il sans aucune gêne, or il devrait être gêné de m'avoir menti !

- Quand je te l'ai demandé, tu m'as répondu 'non' ! Lui rappelai-je en lui lançant un regard furieux.

- Non, en fait si on y réfléchit bien, je t'ai dit 'Je suis hétéro.'. Corrige-t-il.

- Oh, et être bi, c'est être hétéro et gay, c'est ça ?

- Exactement ! Répond-t-il, ravi.

- Tss ! Murmurai-je, me sentant stupide de ne pas y avoir pensé moi-même.

Je réfléchis un instant en terminant de repeindre mon mur. Lorsque j'ai fini de le repeindre, je regarde le plafond magnifiquement bleu-gris clair. Nous nous asseyons tous les trois en tailleur, nous formons un triangle.

- Tu es amoureux. Affirmai-je en regardant le blond.

- Vraiment ? Je n'aurais pas remarqué moi-même, merci pour l'info ! Ironise-t-il.

- De deux personnes !

- Vu que dans mon remake il l'était, j'imagine que dans l'original il l'est aussi. Lance Simon, sarcastique.

- De sexes différents ! Continuai-je, ignorant leurs remarques.

- Elle était plus rapide lorsqu'on était ensemble. Murmure Simon à Drago.

- Qui est la deuxième personne ? Demandai-je soudain.

- Qui est la première ? Demande le blond.

- Moi. Réponds-je simplement. Qui est la deuxième ?

- Je n'sais pas. Je lui demanderai quand je la verrai. Réplique-t-il.

- Il faut que vous m'expliquiez. Leur dis-je à tous les deux. Comment Drago Malefoy tombe amoureux d'une Sang de…

- La ferme ! Me coupe Drago.

- Ne t'auto-insulte pas ! Dit Simon au même moment.

Et moi, je les ignore en continuant :

- Je suis sur le cul, c'est insensé ! De toutes les filles au monde, vous tombez amoureux de la même ?

- Je… Heu…

- Et vous devez forcément être des meilleurs amis qui se font passer AVANT leur petite amie ?

- Eh bien…

(Vous remarquerez que, comme toute femme piquant une crise, je ne leur laisse absolument pas le temps de répondre.)

- Oh, je vous déteste ! Dis-je, totalement énervée. Je vous hais, vraiment ! Tous les deux ! T'étais pas fichu de me haïr toute ta vie, toi ? Vous étiez pas fichus de...

Ma voix se brise, des larmes de rage, de peine, de tout, se mettent à couler. Ils s'avancent tous les deux (à peu près hein, précisons qu'ils sont encore assis) pour me prendre dans leurs bras, mais Drago se retire à la dernière minute pour laisser Simon le faire. Alors je pleure quelques instants sur son épaule pendant que le Serpentard nous regarde.

- Qu'est-ce qu'on va faire ? Murmurai-je enfin.

- Tu pourrais commencer par dire à Simon qu'il est con, et que comme tu l'aimes et qu'il mérite d'être heureux, eh bien tout va bien, et la vie, votre vie, pourra recommencer comme avant.

- Et toi alors ? Demandai-je en le regardant, après m'être retirée des bras de Simon.

- Moi. Hm. Tu crois vraiment que j'aie besoin de toi pour survivre ? Je m'en sortirai très bien comme avant !

Je ne doute pas un instant qu'il fasse comme s'il pouvait s'en sortir. Mais je ne pense pas qu'il puisse aller 100 % bien. Je ne pense pas qu'il puisse vraiment faire tout le temps semblant.

- Et ta deuxième personne ?

- Déjà prise. Ouais, il a l'art de choisir les personnes libres ! Ironise Simon.

- Stephan, Fred, George, Harry, Ron, Neville, mon Dieu, quasi tous les gars du groupe sont casés, comment je suis censée trouver qui c'est, moi ? Murmurai-je, désespérant de mon incapacité et de mon manque d'indices.

- Et il y a deux minutes elle pleurait… Se moque Simon.

- D'ailleurs je ferai mon coming out plus souvent si ça me donne 'l'honneur' de faire pleurer Hermione Granger !

- Tu l'as faite pleurer ! Tu vois, elle tient à toi ! Tu as une chance !

- Evidemment qu'elle tient à moi, tout le monde tient à moi ! Confirme Drago. Mais toi, elle t'aime.

- Dis-lui Hermione ! Demande Simon en me regardant.

- Heu… Non, il n'en a aucune, même si oui, je tiens à lui.

- Mais… Imagine qu'on ne soit jamais sortis ensemble ! Ou qu'il t'ait fait sa déclaration en même temps ! Il aurait eu une chance, non ? Insiste le Serdaigle.

- Heu… Je réfléchis un instant. Oui, j'imagine.

Drago lève le sourcil. Vous savez bien, avec sa classe Dragoniène. Et il me regarde dans le genre 'Nooooooooon ?', super étonné.

- Tu vois ! Je te l'avais dit ! Dit Simon, sur un ton victorieux.

Je le regarde avec un sourcil levé à mon tour, parce qu'il faut quand même que vous vous rendiez compte qu'à mes yeux, Simon est toujours à peu près mon petit ami, et le voir essayer de me caser avec quelqu'un d'autre, c'est… Bizarre.

- Bon, et si je mourrais… Commence mon ex.

- Dis pas ça ! S'exclame son meilleur ami.

Nous toquons tous les deux sur la première chose en bois que nous trouvons, c'est-à-dire le parquet.

- Vous voyez, vous avez tous les deux la même superstition stupide !

- Peut-être parce que nous passons nos soirées à regarder Friends ensemble ? Fait Drago en souriant.

Et oui, moi aussi, ça me fait sourire.

- Oh, et en plus vous regardez Friends à deux ! Sourit Simon. Avant de se rendre compte :

- Vous regardez Friends ensemble ? Demande-t-il, étonné.

- Oui. Répond-t-on en chœur.

- T'es vraiment accro aux séries toi, depuis que tu sais ce qu'est une télé. Remarque le brun en regardant le blond.

- Tu trouves aussi ? Dis-je à Simon, comme très intéressée.

- Oui, c'est assez hallucinant le nombre de choses qu'il… Commence-t-il avant de s'interrompre : Oh, ne changeons pas de sujet !

- Si, changeons de sujet ! Je t'aime, c'est tout. Et Drago je…

- L'aime et le déteste. Terminent-ils en chœur.

* Oui, c'est exactement ça ! *

- Hein ?!

- On regarde des trucs à deux aussi. S'explique Drago.

- Ahein. D'accord. Pour en revenir à ton 2e choix…

- Aller acheter une femme et lui faire jurer fidélité, soumission, et éventuellement amour ?

- Heu non, ton homme secret là. Ce n'est pas Stephan, hein ? Demandai-je, inquiète.

- Le morveux ? Non ! Fait-il, dégoûté.

- Pourquoi ce dégoût ? Il est sex' Stephan !

- Bof, pas trop mon genre. Dit Simon en riant.

- C'est vrai qu'il est pas mal le morveux. Mais c'est comme…

- Un petit frère ? Proposai-je.

- Non, mon petit frère c'est Jason.

- Un meilleur ami ?

J'ai le droit à un regard noir de la part de Simon.

- Tu vois, pour éviter ce genre de jalousie, il y a 'petit frère', et 'meilleur ami'. Pourquoi les deux sont déjà pris chez toi ? Et d'ailleurs, pourquoi t'as dû choisir Jason, hein ?

- Je ne suis absolument pas jaloux ! Et je tiens juste à te rappeler que toi aussi tu le considères comme un petit frère ! Intervient Simon.

- Non, non, non ! Harry = meilleur ami. Stephan = petit frère. Jason = beau frère. Facile ! Le contredis-je.

- Epouse-moi et Simon sera mon meilleur ami, Jason mon petit frère et Stephan mon beau frère.

- Un mariage par intérêt ! M'écriai-je, comme choquée.

- Et par amour ! Réplique Drago.

- Bon, les gens, je vais me faire des tartines ! Annonce Simon.

Si je ne le connaissais pas, je pourrais croire qu'il a vraiment envie de manger des tartines. Il manie bien mieux la subtilité que les gens des séries. Parce que oui, dans les séries, quelqu'un dit quelque chose d'embarrassant (dans notre cas Drago), ensuite un silence s'installe, et enfin la personne de trop (Simon) se rend compte que les deux personnes qui ont besoin de parler (Drago & moi) en privé ont besoin de parler en privé, et c'est après 5 minutes qu'elle sort avec une excuse du genre «Heu… Je vais aller voir heu… Si il n'y a pas un policier dans heu… Mon salon… », alors que c'est IMPOSSIBLE qu'un policier se trouve dans son salon comme ça, d'un coup, sans raison !

- Il parait qu'il va pleuvoir demain.

- Ah, ça c'était un changement de sujet hyper subtil et original ! Se moque le Serpentard.

- Bon, si tu ne veux pas de mon changement de sujet – pourtant si bien – d'accord, parlons de toi et de tes sentiments pour moi !

- Ca fait 5 ans. Je ne l'ai pas dit pour protéger Simon. Je ne vais pas te faire de déclaration niaise, si tu n'y crois pas – à cet amour – on est deux, et … Voilà.

- Mais… On se détestait ! Tu me détestais ! Murmurai-je.

- Et heureusement que tu l'as mis à l'imparfait. Parce qu'entre le moment où on se détestait et maintenant, je t'ai sauvé la vie, été ton 'professeur' pendant un an ou deux, j'ai passé énormément de temps avec toi, et, le plus important, on a regardé 8 saisons de Friends. Ca compte aussi !

- Oui, certes, mais on se détestait ! Répétai-je.

- Oui, certes, mais j'ai déjà répondu à ça. Dit-il, commençant à être agacé.

- Et comment tu fais pour voir la personne que t'aimes le plus au monde sortir avec la femme que tu aimes ? Questionnai-je.

- Ma force m'étonne moi-même. Et je me dis qu'il est heureux alors ça va. En plus j'embrasse mieux que lui donc ça remonte le moral aussi ! Répond-t-il.

* T'embrasses mieux que lui ? *

- Impossible. Affirmai-je.

- Mais pourtant vrai. Il y a des mecs qui embrassent mieux que Simon, si, si, je t'assure !

- Oui, Stephan, mais à part lui…

- Oh. Mon. Dieu. Tu fais dans l'inceste ?! Demande-t-il choqué. Hm ! Et franchement Hermione, t'as dû embrasser 3 garçons dans ta vie, donc tu peux pas vraiment savoir s'il y en a qui embrassent mieux.

- Argh… C'est vrai. Admis-je avec une moue.

Un silence s'installe, et lorsque je me décide enfin à le regarder dans les yeux à la recherche d'une quelconque vérité, il se retrouve devant moi, collant ses lèvres contre les miennes. Je vous épargne les détails. Je ne saurais même pas vous les donner tellement c'est intense, en fait. Et puis, d'un coup, ça s'arrête. J'aimerais dire « enfin », mais les bons mots sont en fait « trop tôt ».

- Oh. Mon. Dieu. Fais-je à bout de souffle.

- N'est-ce pas ? Sourit-il. Je me ferais cet effet-là aussi, si je pouvais m'embrasser.

Je souris. Non, en fait je ris. Et lui me lance un regard à moitié attendri à moitié frimeur.

- Bon, maintenant que tu as eu l'honneur de voir pourquoi mon égo résiste au fait que tu le choisisses, je vais y aller. Dit-il. VOUS AVEZ ENTENDU ? JE VAIS SORTIR !

Je le regarde et lève un sourcil, me demandant pourquoi 1) il le répète, 2) il hausse la voix.

- Tous les habitants de cette maison + les petit(e)s ami(e)s nous écoutent. Et ils pensent tellement fort que je les entends !

- … Et moi qui n'entends rien ! Me plains-je.

- Simon a beau être plus puissant que moi, lorsque l'on pense aussi fort, je l'entends clairement !

- Quelle horreur ! Mes deux options sont meilleurs que moi en Légilimencie ! Absolument INJUSTE !

- Tes deux options ont eu des parents mangemorts, c'est normal. Sourit-il.

- Ne me fais pas culpabiliser, hein ! Lui déconseillai-je. Descends, ils t'attendent !

Un dernier regard et le blond transplane dans le salon. Mais il est vite remplacé par un brun.

- Tu sais quoi ? C'est pas logique ! L'attaquai-je directement.

- Qu'il embrasse mieux ? Demande-t-il en se rasseyant à mes côtés.

* Et ouais, ils sont tous au courant ! Mon Dieu, quel sens du respect de la vie privée !*

- Oui, ce n'est pas logique ! T'as eu plus de conquêtes, donc tu embrasses mieux, CA c'est logique !

- Oh, mais le nombre de conquêtes ne veut rien dire. Rit-il.

- Et pourquoi pas ?

- La différence entre lui et moi, c'est que je change moi. Jamais deux fois avec la même fausse ex. Il m'arrivait de changer deux fois en une soirée, tandis que lui pouvait facilement le faire 3 fois avec la même. Moi je voulais leur épargner un faux espoir du genre « Peut-être qu'après 3 fois il me rappellera ». Mais Drago, lui, estime qu'elles sont assez grandes pour comprendre toutes seules que non.

- Ah… C'est sûr que c'est plus logique maintenant. Mais si tu pouvais éviter les détails, la prochaine fois, je t'en voudrais pas tu sais ?

- D'accord. Rit-il, moqueur.

- Merci. Souris-je. Je t'aime.

- Oui, je sais. Et c'est réciproque. Dit-il.

- Tu sais, la vie est injuste. Si j'avais pu être à toi et à Drago en même temps, je le serais. Mais ce serait plutôt dégueu et je veux même pas que tu penses aux trucs pervers qui te viennent en tête. Mais je t'aime. Et tu m'aimes. En plus Drago embrasse mieux que toi. Alors on ne pourrait pas arrêter de se prendre la tête ?

- En un mois et demi, il a eu une ex. Pas de fausse ex, juste, une ex. Et il n'aime pas faire de mal à ses petites amies. Il est du genre à croire que, si elle arrive à faire en sorte qu'il veuille la revoir, elle doit être assez exceptionnelle pour pouvoir être la bonne. Cette fois-ci, il m'a avoué qu'il voulait juste se changer les idées. T'oublier, toi et le gars mystérieux. Il lui a fait du mal intentionnellement, alors qu'il tenait beaucoup à elle. Et après lui avoir brisé le cœur, il n'a vu personne d'autre. Il va horriblement mal, là.

- Oui, mais on n'était plus ensemble, et il allait quand même mal. Simon, ce n'est pas en te privant que ça ira mieux. Ce n'est pas en arrêtant de manger qu'il n'y aura plus de gens affamés dans le monde. Ce n'est pas en partageant sa souffrance qu'elle sera moins présente. Tu me manques, t'as beau être là, tu me manques.

- D'accord.

- D'accord ?

- Oui.

Il sourit. Il m'embrasse.

- D'accord. Souris-je.

Et sur ce, nous nous levons pour descendre, histoire de ne pas manquer la soirée pour les 18 ans de mon petit frère.