Niris : Mais, mais, ils sont quand même assez proche au vu de heum… la situation !

J'espère que tes hormones ressortiront encore à la lecture de ce chapitre ^^'

Bisous, et merci de commenter !


Chapitre 18 : Drago, Simon, Hermione, Harry, Emma, Ginny et la lampe.

Dimanche 29 mai 2005, 8 heures.

* Pourquoi est-ce qu'on est obligé de se lever, même un dimanche ?*

Je me fais réveiller par un tendre baiser sur les lèvres. J'en profite, bien évidemment : ce baiser a quelque chose de tellement passionné et réconfortant que j'y réponds avec une intensité étonnante. Jusqu'à ce que j'ouvre les yeux…

- ! !

- Hm ? Marmonne… Harry. Oui, Harry. C'est à Harry que je roulais tendrement une pèle en croyant que c'était mon petit ami. Et c'est juste le truc le plus bizarre qu'il me soit jamais arrivé. Tuer le mage noir le plus puissant est classé en dessous de ça.

- Hermione ? S'étonne-t-il en ouvrant les yeux à son tour.

- Mon Dieu, je pensais être dans ma chambre ! Dans mon lit ! Avec Simon ! M'écriai-je, choquée.

- Je pensais être dans ma chambre ! Dans mon lit ! Avec Emma ! Oh, non, attends. Je SUIS dans ma chambre ! Je SUIS dans mon lit ! Et j'aimerais savoir ce que tu fous dans mon lit TOI ?

- … Je ne sais même plus pourquoi j'ai déserté mon lit pour venir squatter celui de mon meilleur ami. Oh ! Je me souviens ! J'ai fuit Simon.

- Oui, je remarque, puisque tu dors dans mon lit et non dans le vôtre ! Se moque Harry.

- Il voulait… Faire des trucs…

- Des trucs ?

- Des trucs de couple !

- Comme… Te toucher ?

- Oui ! Mais tellement plus !

- Genre… Coucher avec toi ?

- Oui !

- Et alors ?

- Alors je ne voulais pas !

- Pourquoi ?

- Parce que… On… Je… Jamais…

- Jam… Quoi ? Naaan ! Jamais ? Mais ! Hermione ! Vous sortez ensemble depuis des mois ! Vous partagez le même lit depuis des mois ! Ce n'est pas possible… Fait Harry, choqué.

- Non, ce qui n'est pas possible, c'est toi m'embrassant. Répliquai-je, changeant subtilement de sujet.

- TOI m'embrassant. Corrige-t-il.

- Ce moment ne s'est jamais passé, d'accord ?

- Mes baisers ne s'effacent pas de la mémoire aussi facilement. Tu pourrais demander à ton petit copain Oubliator et puceau de t'effacer ce souvenir, non ? Se moque-t-il.

- Il n'est pas puceau ! Il a eu des milliers d'autres femmes avant moi ! Des milliers Harry ! C'est… Des milliers !

- Il n'est peut-être pas puceau, mais vous deux vous êtes vierges. C'est choquant !

- Non, ce qui est choquant c'est…Dis-je en essayant de changer de sujet.

- Ne change pas de sujet ! C'est TOI qui te trouvais dans mon lit, alors peu importe de quoi on parle, ce sera toujours toi qui te sentiras embarrassée.

- Argh…

Au même moment, chambre de Simon.

Point de vue de Simon.

- Ca te dérangerait de sortir de mon lit ? Demandai-je en posant les yeux sur ma meilleure amie, qui est là où devrait se trouver sa meilleure amie ma petite amie.

- Hmpf… ?

- Ou de ne serait-ce que te réveiller pour pouvoir sortir de mon lit ensuite ? Fais-je en la secouant doucement.

- Oui, ça me dérangerait. Je dors ! Murmure Emma en se réveillant.

- Ben va dormir dans ton lit !

- Hermione a été squatter le lit d'Harry. Dit-elle.

- Non ? Et toi tu viens squatter le mien ! Quel timing parfait !

- Le timing parfait, ce n'est que dans les séries, BF. Si je suis dans ton lit, c'est justement parce qu'Hermione est dans celui d'Harry. Pas parce que j'ai eu l'envie soudaine de venir dormir chez toi la nuit où elle n'est pas là !

- C'est vrai, c'est vrai. Mon Dieu, Drago et ses séries déteignent sur moi. En parlant de Drago, j'ai besoin de lui parler, et j'ai donc besoin que tu dégages de mon lit pour aller dans le tien.

- Ce serait avec plaisir – ou pas ! – mais je te dis qu'Hermione est dans ce lit.

- Non, Hermione est dans le lit d'Harry. On a tous une chambre individuelle, je te rappelle. Donc ce n'est pas parce que tu dors tout le temps chez Harry, que quand je te dis « va dormir dans ton lit » tu dois penser au lit d'HARRY et oublier que tu as TA PROPRE chambre. Va dormir dans ton lit ! Dans ta chambre ! Allez !

- Mon Dieu, la bonne humeur a déserté de chez toi aussi vite qu'Hermione a refusé tes avances sexuelles. Mon pauvre.

Je lui lance un regard meurtrier. Et ça suffit à la faire transplaner dans sa chambre. Hallelujah. Je soupire avant de transplaner dans le lit de mon meilleur ami comme je sais si bien le faire.

- AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH.

Le deuxième cri d'effroi d'une femme dans mon manoir aujourd'hui. Et il n'est même pas midi. Je me précipite sur le côté pour laisser respirer la personne sur laquelle je viens apparemment de transplaner.

- Désolé, je ne savais pas qu'il y avait quelq… Elizabeth ?

Je m'empresse de me relever et de courir le plus loin possible du lit. Parce qu'enfin, je me retrouvais entre Drago et Elizabeth, tous les deux nus, et tous les deux pas gênés pour un sou.

- Arrête de me dévorer des yeux ! Lançai-je à Liz' après quelques minutes de silence. Moi, je suis choqué et n'arrive pas à en sortir une, et eux me regardent moqueurs.

- Arrête d'être en boxer ! Réplique-t-elle.

Je baisse les yeux et me rends compte qu'en effet, je suis à moitié nu. Je regarde Drago, qui lui me regarde amusé, et lui lance un regard haineux.

- Je ne suis pas de bonne humeur. PAS DU TOUT. Ma petite amie est dans le lit du mec le plus sexy d'Angleterre parce qu'elle me fuit, ma meilleure amie a gentiment prit sa place dans MON lit alors que je ne lui avais rien demandé, je viens de perdre mon sang-froid et cette idée ne m'aide pas à le retrouver, et en plus, vous deux là, vous couchez ensemble ! Mais ça, limite, je m'en tape vous voyez, mais quand je transplane dans le lit de mon meilleur ami, d'une manière parfaite, de façon à ce que je ne le touche pas & ne le dérange pas, mais à ce que j'aie quand même assez de place, je ne veux pas me retrouver nez à nez avec la version nue et plus pervertie de mon ex parce que j'ai transplané sur elle. Et toi, petit pervers, t'es le seul à pouvoir me voir dans cet état, donc je vais retransplaner dans ma chambre, tu vas te mettre quelque chose parce que je ne veux pas de toi nu dans mon lit, je ne veux pas de toi nu TOUT COURT, et tu vas me rejoindre dans moins d'une minute parce que sinon, je pète un câble, et si je pète un câble, frustré comme je suis, le manoir ne survivra pas. Okay ? Okay.

J'ai le temps d'apercevoir une lueur inquiète dans le regard de mon meilleur ami avant de transplaner pour la deuxième fois depuis deux minutes.

Chambre d'Harry, 8h10, dans son lit.

Point de vue d'Hermione.

- Parle-moi de toi. Murmurai-je en posant ma tête sur le torse de mon meilleur ami en soupirant.

- Ma meilleure amie a des problèmes de confiance.

- C'est vrai ? Sourie-je.

- Oui, mais ne lui dis pas hein. Elle a peur que son petit ami ne l'accepte pas pour ce qu'elle est. Répond-t-il.

- Vraiment ? Et qu'est-elle, d'après toi ? Demandai-je, intéressée.

- Une femme pas-facile, qui n'a eu qu'un seul homme dans sa vie.

- J'ai entendu dire qu'elle en avait eu deux. Et que le deuxième se trouvait être le père de son petit ami actuel… Et le père du bébé qu'elle a décidé de ne pas avoir. Info ou intox ? Dis-je tout doucement.

- Intox. Je sais qu'elle s'est fait violer dans un cauchemar. Les cauchemars ne comptent pas. Fait-il en me caressant les cheveux.

- Pourquoi ?

- Parce que les cauchemars sont trop horribles pour des personnes comme ma meilleure amie. Les gens exceptionnellement géniaux se doivent de vivre un conte de fées.

Je souris.

- Et Simon… Simon, il a fait des erreurs dans sa vie. Continue Harry.

- Celle d'être parfait…

- Non. Celle d'essayer de t'oublier avec 1245 autres femmes. Il devrait savoir que tu es comme mes baisers : tu ne t'oublies pas. Au fond, tu es la seule, Hermione.

- La seule quoi ? La seule qu'il ait vraiment aimée ?

- La seule à qui il ait dit « je t'aime ».

- Oui, la seule qu'il ait vraiment aimée. Mais ça ne veut rien dire.

- Il t'a attendue. Il t'a vraiment attendue ! Il a pris tes pires cauchemars dans sa mémoire pour pas que tu n'aies à souffrir. Je ne suis pas Drago, mais crois-moi, lui et moi on parle. Tu sais bien que je ne te donnerais pas à n'importe qui. Et on a énormément parlé quand j'ai remarqué le regard qu'il posait sur toi. Tu peux tout masquer, mais pas un regard amoureux. Les souvenirs qui te faisaient mal lui faisaient encore plus mal. Il se sentait coupable. Il t'aime à un tel point qu'il ne t'a même pas dit qu'il t'aimait par peur de déranger. Il a juste essayé de t'oublier avec ces 1245 fausses ex, mais au final c'est elles qu'il a oubliées avec toi. Et les 16 vraies ex… Tu as un grand avantage sur elles.

- Lequel ?

- Tu as son cœur. Et il a le tien aussi, alors franchement, en ce qui me concerne, il peut avoir le reste de ton corps aussi !

- Et voilà pourquoi le romantisme est mort. Il est accompagné par des phrases perverses.

- Hermione, je serai toujours là pour te dire à quel point tu es spéciale et à quel point je t'aime. Mais tu n'es pas la personne à qui je dois sortir des merdes niaises. Alors tu m'excuses si après 5 minutes de gentillesse, je ne pense à nouveau qu'au sexe. Je suis un garçon, c'est tout.

- Oui, je vois ça. Sourie-je.

Je me tais et pense à Simon. Et ça me fait forcément penser à Drago aussi.

Quelques minutes plus tard, toujours dans le lit d'Harry.

- Comment va Drago ? Demande Harry.

- Je ne lui parle plus. Réponds-je.

- Pourquoi ?

Flash back, fin du chapitre 18.

Simon et moi nous dirigeons tous les deux retrouver Drago après son speech et les quelques minutes qu'il nous fallait à tous pour digérer le speech. Trouver Drago dans le manoir de Simon est… Presque impossible. On ne peut pas savoir dans quelle chambre il est, ni même à quel étage Monsieur a décidé de se cacher. Simon me regarde, inquiet. J'interprète mal son regard, croyant qu'il est inquiet pour Drago alors que l'inquiétude est plutôt pour le fait que je puisse le retrouver en premier… Et c'est ce qui arrive.

/Flash back.

- Je ne sais pas vraiment, en fait.

- Je vais te chercher Ginny, moi je suis trop fatigué pour essayer de déchiffrer ta merde de fille. Ou peut-être Emma ? Non, il faudrait que je la retrouve pour ça… Hm…

- Hm… ? Répétai-je, interrogatrice.

- Sors de mon lit, et va voir Ginny. Décrypte-t-il pour moi.

- Je t'aime aussi. Lançai-je, sarcastique.

- Ouais, moi aussi, mais pas plus que mon sommeil un dimanche matin.

« Petit con. » est la seule chose que je lui dis avant de transplaner dans la chambre de Ginny, de lui prendre la main et de transplaner dans la chambre d'Emma en espérant qu'elle soit là, sans faire attention aux cris indignés de Ginny. Et elle est là. Nous nous installons toutes les deux dans son lit, en souriant au regard mi-étonné mi-habitué d'Emma. Ginny me regarde. Emma se tourne vers moi, sachant bizarrement que c'est moi qui ait un problème – vu que je suis arrivée avec une Ginny qui criait, il est un peu évident que c'est moi qui ai besoin de parler.

- Je ne veux pas que Simon me touche. Enfin, ce n'est pas que je ne veux pas, c'est que je n'y arrive pas. Et je pense à Drago. Ca n'a rien à voir, hein, mais c'est le cas. Pas tout le temps, mais souvent. Est-ce bizarre qu'il me manque ? Mais que je n'arrive pas à le regarder en face ?

- Hrmgf… Mot indéterminé qui vient de sortir de la bouche de Ginny.

- Je n'arrive pas à le regarder en face non plus… Murmure la sœur de Drago.

- Ouais mais t'as été une salope vis-à-vis de lui, toi. Réplique la rousse d'une voix à moitié morte.

- Merci, j'avais oublié. Réplique Emmanuella.

- Même moi j'ai eu du mal à te regarder en face après le speech qu'il a fait.

- Tu ne comprends pas, n'est-ce pas ? Demande Emma en me regardant fixement.

- Je ne tiens pas à comprendre. Réponds-je.

- Tu es du côté de Drago et refuses que je m'explique…

- Ca, c'est étrange. Même Simon l'a écoutée, au final. Fait remarquer Ginny.

- Je ne veux plus en parler, tout simplement. Expliquai-je.

- Tu es amoureuse de Drago. Affirme Emma.

- Heu… Non. Dis-je en levant un sourcil, l'air de la trouver totalement délirante.

- Même Harry, tu sais ? Drago est… A… Harry a beau être hétéro, j'ai constamment peur qu'il m'annonce qu'il est fou de mon frère… Absurde, hein ?

- Oui… Marmonnai-je.

Flash Back, PDV Harry.

Je me sens bizarre. La déclaration de Drago… Tout ce qu'il s'est dit dans cette pièce… C'est trop. Faire du shopping toute la journée en compagnie des quadruplées et d'Emma me semble plus surmontable que le surplus d'information qui vient de pénétrer mon cerveau. Tout le monde est allé se coucher, sauf Hermione, Emma, Simon et moi qui sommes restés en bas en regardant une télé éteinte. Simon est redescendu lorsqu'il n'a pas trouvé son meilleur ami, et nous avons compris qu'Hermione l'avait trouvé la première. Elle est redescendue une demi-heure plus tard. Nous avons tant bien que mal terminé cette soirée d'anniversaire, avec Severus qui détendait l'atmosphère en racontant comme il aimait être sadique avec les étudiants – presque toutes maisons confondues. La moitié des personnes présentes n'accordait aucun regard à Emma. J'en faisais partie.

Mais heureusement, maintenant c'est fini et nous ne sommes plus que 4 et il y a un silence pesant que je ne remarque même pas. Je suis toujours confus, malgré la comédie que j'ai jouée ce soir. Que l'on a tous joué ce soir. Au bout d'un nombre de minutes qui m'est inconnu, Simon se lève. Emma aussi. Simon embrasse Hermione. Emma m'embrasse. Ils transplanent tous les deux en même temps. Emma essaie d'attirer l'attention de Simon qui l'évite éperdument. Des mots sont échangés. Peu. Et tous ces faits ne se passent pas forcément dans l'ordre cité. C'est ainsi que, sans que je ne m'en rende compte, je me retrouve seul avec ma meilleure amie et je souris.

- Nous deux, hein… Murmurai-je avec un maigre sourire.

- J'avoue que le choix est dur à faire.

- Tu sais ce qu'il faudrait qu'on fasse pour tout faciliter ? Fais-je avec une lueur de perversion dans le regard en posant mon regard sur la jeune femme.

- Faire un enfant et cet enfant serait parfait pour Drago et je retournerais avec Simon et toi avec Emma et tout irait bien.

- Exactement ! Sourie-je, impressionné qu'elle ait pensé à la même chose.

- Sauf qu'il serait un peu un pédophile. Fait remarquer Hermione.

- Ah ouais, merde.

Silence.

- Tu n'as pas peur ? Demande Hermy en levant les yeux au plafond.

- Drago est… Soupirai-je.

- Oui, il est… Approuve-t-elle.

- Et toi ?

- Constamment, Harry. J'ai peur parce qu'ils se ressemblent. Tellement ! Drago a des yeux gris tellement différents de ceux bleus de Simon, mais quand je regarde dedans, j'ai les mêmes vertiges.

- Ca ne veut rien dire, Drago a des yeux sublimes. La rassurai-je, avant d'ajouter : Que j'évite.

- Tu as peur aussi, hein ?

- Je suis… Hétéro. Et j'aime Emma, j'aime ses crises et tout ce qui fait d'elle ce qu'elle est. Et je suis hétéro, Hermy…

- Pourquoi ça changerait ?

- Quand il a dit… Tout ce qu'il a dit, mon cœur a presque lâché. Mais ce n'était pas de l'amour. Enfin, je crois. C'était loin de ce que j'éprouve pour Emmanuella à chaque moment de ma vie, c'était… Comme si j'étais… Quelqu'un de meilleur.

- Vraiment ? S'étonne-t-elle, légèrement amusée.

- Le grand Drago Malefoy m'aime. Certainement pas autant qu'il t'aime toi, ça se voit, mais il m'aime. Avec un grand A.

- Et alors ?

- Je ne sais pas, c'est vraiment absurde. Mais avoir son amour c'est comme… Un exploit. Comme si ça me prouvait que j'étais un homme meilleur, comme si tout ce que j'avais fait était… J'ai toujours un peu admiré Drago, parce que mon Dieu, il dégage une de ces classes ! Alors avoir son amour c'est…

- Ca fait du bien à ton égo. Résume-t-elle.

-… En gros. Beaucoup moins beau dit comme ça.

- Je te comprends, tu sais.

- Tu ressens la même chose ? Demandai-je avec une lueur d'espoir.

- Non, mais je te comprends. Simon me fait le même effet. Et Drago… Je n'ai pas encore réussi à définir ce qu'il me fait ressentir. Mais je suis psy, et je te comprends.

Je lui souris et me lève pour aller la prendre par la main. Ensuite je m'installe au pied du fauteuil, sur des coussins, et elle s'installe entre mes jambes. Je l'enlace. Et nous allumons la télé. Là, nous décidons de regarder les DVD d'Harry Potter, juste pour rire et nous moquer de la tête horrible des acteurs qui sont censés nous représenter. Mais nous nous endormons devant le 1, alors que je suis attendri devant Daniel Radcliffe jeune, parce qu'il a un air de ressemblance avec moi, et que si on y pense bien, quand on avait 11 ans, tout restait à venir. Si j'avais su qu'Hermione serait la seule personne à ne jamais m'abandonner, je l'aurais tirée par le bras dès la première fois qu'on s'est rencontré dans le train, et je ne l'aurais jamais laissée partir.

/Flash back

- … vraiment absurde. Terminai-je en sortant de mes pensées.

- J'ai couché avec Drago. Annonce Ginny.

- Oui, évidemment. Et vu que je suis amoureuse de lui, je vais commencer à pleurer et Emma me dira qu'elle avait raison, et tout ça.

- Non, mais c'est vrai. S'obstine-t-elle.

J'essaie de faire intrusion dans son esprit mais me rend compte qu'elle a quelques dons d'Occlumencie.

- Il m'apprenait à maîtriser les bases de l'Occlumencie quand…

- Je vois. Sauf que…Tu n'es pas comme ça, Ginny. Pas du tout, d'ailleurs. Et… Sans vouloir t'offenser, tu te moques de ton mensonge dans ta tête… Je t'entends. J'ai des années d'entraînement. C'est triste, mais tu crains à l'Occlumencie pour l'instant, ce n'est pas le moment de mentir. L'interromps-je.

- Eeeeet merde ! Tu parles comme lui.

- Mais non… Je me tais. Je pense à ce que j'ai dit. Oh, c'est vrai.

- Vous avez parlé ? Demande Ginny.

- Pas depuis la soirée. Et vous ? Demandai-je à Emma.

- Il ne m'accorde plus un regard.

On hoche la tête. On regarde le plafond en soupirant. Et on pense.

Flash Back, PDV Drago.

Je me doutais que Simon viendrait me chercher. Après tout, il sait qu'il est la seule personne qui pourrait me remonter le moral, maintenant. Mais lorsque je lève la tête pour voir qui vient de transplaner dans la chambre dans laquelle je me suis réfugié (6e à droite du 5e étage), ce n'est pas mon meilleur ami qui est là, mais sa petite amie.

- Oh, God. M'exclamai-je.

- Tu peux m'appeler Hermione. Sourie-t-elle.

- Il faut que tu penses à arrêter de copier les répliques des films et des séries qu'on regarde ensemble !

- Oui, hein ? Mais je t'ai vu sourire, et rien que pour ça – et parce que ça t'agace – je continuerai.

- Si ça t'amuse, espèce de petite puérile ! Dis-je d'un ton désapprobateur. En fait, j'adore ça qu'elle essaie de m'agacer. C'est marrant à voir puisqu'elle n'y arrivera jamais, alors qu'elle pense y arriver. Enfin bref. Elle s'assoit à mes côté sur le lit qui est d'ailleurs le seul meuble de cette chambre.

- Comment tu vas ? Demande-t-elle en s'asseyant en tailleur sur le lit de manière à pouvoir me regarder.

- Ca va. Réponds-je en m'asseyant face à elle à contrecœur.

- Hey oh, j'étais là il y a 15 minutes. Je t'ai vu. Je t'ai entendu. Ne mens pas.

- Si tu sais que ça ne va pas, ne me pose pas la question. On gagnera du temps.

- Drago, on devrait parler. Dit-elle, sérieusement.

- Du fait que je t'aime ?

Elle inspire et expire longuement, les yeux fermés, avant de me dire :

- Oui.

- T'as besoin d'un speech pour être convaincue, c'est ça ?

- Tu peux faire ça, pour moi ? Demande-t-elle en me regardant.

* Oui, évidemment, je peux tout faire pour toi. *

- Non. Réponds-je, avec une indifférence parfaitement calculée.

Elle soupire. Je la regarde. Elle est déçue. Je soupire. Puis, me forçant à lui ouvrir mon cœur, je lui crache presque mon amour au visage :

- Tu as les yeux bruns. Lorsque tu es heureuse, ils deviennent plus clairs. Quand tu ris, tu les plisses. Il n'y a pas de larmes qui se forment dans tes yeux quand tu bâilles. Ce sont les yeux les plus beaux que j'aie jamais vus. Sûrement parce que tu es la seule femme que j'aie vraiment regardé de toute ma vie. Je t'aime plus que je n'aime Harry. Vraiment plus.

- Pourquoi ? Pour mes yeux ?

- Non, pour ta force. Pour ton humour qui ne fait rire que toi, tes sarcasmes, ton ironie, ta gentillesse, ton empathie, tes mensonges qui n'en sont pas pour moi ou pour Simon, parce que nous lisons en toi comme dans un livre ouvert. Pour ton sourire superbe, plus que le mien lorsque j'étais bébé – pour dire ! Tu me donnes envie de te protéger constamment alors que tu es plus puissante que moi, j'ai constamment envie d'être avec toi, de t'aimer, alors que je sais que je ne devrais pas. J'aimerais bien que tu doives faire un choix, mais la vérité est que tu ne dois pas en faire, parce que c'est tout choisi.

» Tu es à Simon et je veux que tu le rendes heureux. Je n'ai pas besoin de toi pour survivre, je te l'ai déjà dit. Mais regarde-moi, Hermione…

Elle plonge son regard dans le mien.

- Quand tu me regardes, j'oublie Simon. J'oublie que je l'aime plus que je ne t'aime, même si ce n'est pas comparable. Quand tu me regardes, j'en oublie de respirer. J'ai peur de cligner des yeux. Tu deviens le centre de l'univers, tu deviens le centre de ma vie. Et je me hais pour ça, Hermione, je me hais de t'aimer et de te le dire et… Je te hais de me regarder comme ça, avec cette affection dans les yeux qui pourrait me faire penser que c'est réciproque. Que j'ai une chance. Arrête, Hermione, arrête d'être toi, arrête de me faire dire des niaiseries pareilles, et fais en sorte que je ne t'aime plus…

Je ne lui laisse pas le temps de répliquer. Je transplane dans une autre chambre.

/Flash Back

- Qu'est-ce que je fais pour Simon ? Demandai-je.

- Tu… Fais quelque chose, parce que je n'ai pas aimé la manière dont il m'a chassée de son lit ce matin.

- Harry aussi m'a chassée. Déclarai-je, en rougissant légèrement.

- Les malotrus !

On se tourne vers Emma.

- Je cherchais un mot dans le dictionnaire hier et il était juste au dessus alors…

Et l'explication nous suffit. Alors nous nous taisons et nous endormons.

Vers 8h10, dans la chambre de Simon, là où on l'avait abandonné, au débuuuut.

Point de vue de Simon.

Drago ne tarde pas à me retrouver, enfin habillé.

- Désolé pour heum…

- T'inquiète, au moins j'avais une bonne raison de sortir du lit.

- Qu'est-ce que tu fais avec elle ? Demandai-je, lorsqu'il vient s'installer à mes côtés dans le lit.

- Ce que tu ne fais pas avec Hermione. Réplique mon meilleur ami, moqueur.

- Je vais te frapper, Drago. Le préviens-je.

- Oh oui ! Frappe-moi, Simon ! Frappe-moi ! S'excite-t-il.

- …

- Allez ! Prends un fouet tant que t'y es ! Frappe-moi ! Vas-y ! Continue-t-il.

- … Finalement ça va, merci.

- Tu ne tiens jamais tes promesses ! Dit Drago, déçu.

Je lui fous une belle droite.

- Satisfait ?

- Pas vraiment la partie de l'anatomie que j'aurais voulu que tu…

Je lui lance un regard noir et il s'interrompt.

- Tu me fais très peur, Simon. Ironise-t-il.

- Arrête de ne penser qu'au cul ! Je suis dans une situation critique avec Hermione !

- Oui, ta situation critique est qu'elle ne veut pas coucher avec toi. Donc si on y réfléchit, tu ne penses qu'à ça aussi.

Et merde, encore un argument irréfutable. Que je vais réfuter.

- Non, la situation critique c'est qu'elle a peur de moi. Elle a peur de moi !

- Non, elle a peur de coucher avec toi ! Contredit-il.

- Ca t'éclate d'enfoncer le couteau dans la plaie hein ? Demandai-je, l'air mauvais.

Il se tait, comme s'il réfléchissait à la question.

- Je dois avouer que oui, c'est très... Divertissant.

- Merci de te divertir de nos problèmes de couple. Quand on rompra, tu pourras l'avoir.

- Je ne la veux p…

- Dis-ça à ton voisin de gauche, peut-être que lui il te connaît moins bien que moi.

Il regarde à gauche et voit une lampe, et lui dit « Hey lampe, tu sais quoi ? ».

- Tu es con, Drago.

- La lampe m'aime bien elle.

- J'aime bien Drago. Dit la lampe qui vient de se faire ensorceler par le Serpentard.

- Tu devrais peut-être te la mettre là où je pense si vous vous aimez autant ?

- J'y penserai quand ma petite amie depuis deeees mois refusera de coucher avec moi. Réplique-t-il.

- …

Devant mon silence et mon air franchement fatigué, mon BF se reprend et me dit.

- Donne-lui le temps.

- Oui, donne-lui le temps. Répète la lampe.

Cette lampe m'exaspère. J'ai envie de l'envoyer valser sur la porte de la salle de bain.

- Le temps ? Elle a eu pas mal de temps…

- Oui, mais…Si tu y réfléchis, elle n'a eu qu'un homme dans sa vie. Tu as mis un bon millier de femmes dans ton…Dans un lit. Mais techniquement, elle en a eu deux. Dont un qui était ton père, et qui l'a joyeusement mise enceinte. Alors donne-lui le temps.

- Oh…

- T'es un horrible petit ami, quand même. T'avais pas réalisé tout ça !

- Prends-la si t'es tellement mieux !

- Simon, c'est un fait que je suis parfait et toi pas. Mais ce n'est pas une raison pour vouloir me la refiler à chaque fois. Soupire-t-il.

- C'est juste plus facile de te la 'donner' plutôt que de me dire que tu ne t'es pas battu pour elle, mais qu'elle a quand même décidé de sortir avec toi…

- Hey, arrête de me dire des conneries pareilles. Aucune personne dotée d'un cerveau normalement constitué comprendrait pourquoi tu te fais du souci. Tu as Hermione, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Tu es prié de prendre soin d'elle, de lui donner le temps, et de te battre pour que votre couple survive à… Moi.

- Tu es prié de faire ça, Simon. Répète la lampe.

Me faire faire la leçon par mon meilleur ami est… Etrange, un dimanche matin. Il me faut un peu le temps avant de pouvoir répliquer :

- Chef, oui, chef !

- Et maintenant, dormons.

- Oui ! Dorm…

La lampe n'aura pas le temps de terminer son dernier mot avant que je ne la prenne et ne l'envoie valser. Et c'est sur ce meurtre horrible que nous nous endormons.