Bonjour chères lectrices,

Tout d'abord, bonne année. Puis, je vous remercie d'avoir lu le premier chapitre et d'avoir partagé vos avis avec moi. Mais aussi d'avoir mis mon histoire en alert et en favori, ça m'a fait très plaisir. J'espère que vous apprécierez la suite.

Enjoy please.


Je la conduisis jusqu'à ma voiture et lui ouvris galamment la porte du siège passager. Elle eut l'air d'apprécier. Je parcourus rapidement la distance qui me séparait du mien. Et tout aussi rapidement je démarrai.

_ Où veux-tu aller ?

_ N'importe quel fast-food ferait l'affaire.

_ Vos désirs sont des ordres, ma dame.

_ Est-ce ainsi que tu parles toujours ? Sourit-elle.

Ce fut à mon tour de sourire.

_ Seulement quand je suis près de toi.

_ Vil flatteur.

_ Je le prends pour un compliment.

Je me garai dans le parking du Burger King. Je fis le tour de la voiture et ouvris la porte à Bella. Elle me remercia d'un de ses précieux sourires qui me rendit toute chose. Je fermai à clé ma voiture et nous rentrâmes à l'intérieur.

_ Bonjour, vous voulez…

_ Un « chiken royal » et un Pepsi, dit Bella en se léchant les lèvres d'anticipation.

Geste que je trouvai totalement délicieux.

_ Même chose.

La fillette acquiesça et s'en alla nous apporter notre commande. Elle revint quelques instants plus tard.

_ S'il vous plait.

_ Merci.

Je payai rapidement et je nous entraînai vers notre moyen de transport. On n'avait pas assez de temps pour manger sur place. Je me répètai peut-être mais ce serait très idiot de ma part de sécher le premier jour. Bella déballa tout et commença à manger.

_ Tu ne manges pas ?

_ Ce serait très difficile de manger en conduisant.

_ Alors, je peux m'en occuper.

_ Hein…

_ Ouvre la bouche et tais-toi.

Je haussai les épaules et la laissai faire. Elle ne pouvait s'empêcher de rire. Son que je trouvais d'ailleurs merveilleux. J'avais l'air d'un nourrisson. Elle me fit manger pendant tout le trajet. Lorsque nous arrivâmes à l'école, nous avions fini notre repas.

_ C'était très intéressant, Bella. On le refait quand tu veux.

_ Tout à fait d'accord, acquiesça-t-elle.

_ Tu as quel cours maintenant ?

_ Math, frissonna-t-elle.

_ Tu n'aimes pas ?

_ C'est un vrai euphémisme.

_ Alors on se voit après ?

Elle hocha la tête et l'air désespérée, elle pénétra dans la classe. Je secouai la tête, amusé, et m'en allai vers mon prochain cours. Celui-ci passa rapidement et je sortis précipitamment de la salle pour aller chercher Bella. En arrivant je m'adossai au mur en face de la porte et l'attendis tranquillement. Je la cherchai du regard et la vis enfin qui sortait. Quand elle m'aperçut à son tour, elle pouffa tout en secouant la tête. Son regard disait « Incorrigible, celui-là ». Nous marchâmes côte à côte jusqu'au parking.

_ Tu es l'incarnation même du playboy, Edward.

_ Et toi tu es celle d'un ange.

_ C'est ce que je disais.

_ Je t'emmène.

_ J'ai une voiture, tu sais.

_ Non, je ne sais pas.

_ Allez, au revoir Playboy.

Elle était sur le point de s'en aller mais je la retins par le bras. Et tout en faisant la moue je lui dis :

_ Et je n'ai même pas droit à un bisou.

_ Non.

_ Tu es cruelle.

Elle rit. Puis en plongeant son regard dans le mien, elle s'appuya sur mon torse à l'aide de ses mains pour se hausser et vint planter ses lèvres sur ma joue. Ce contact me brûla la joue et attisa un brasier en moi. Je retins un gémissement et avant qu'elle ne s'écarte, je l'enlaçai. Je nichai mon nez dans ses cheveux et inspirai sa délicieuse odeur. Nous restâmes là quelques instants puis elle se détacha de moi, me fit un dernier signe et s'en alla sans se retourner. Je soupirai, montai dans la voiture et me dirigeai chez moi.

Quelle journée éprouvante. Je me débarrassai vite de mes devoirs et m'affalai de tout mon long sur mon lit. Je repensai encore à mon ange. Elle était si belle et si amusante. Et n'oublions pas, mystérieuse. Pourquoi avait-t-elle réagi comme tel quand elle avait vu les Cullen _ m'avait dit mon voisin de paillasse en littérature ? Soit, ils se connaissaient et ne s'aimaient pas trop. Soit, ils cachaient quelques secrets. Ça n'expliquait toujours pas pourquoi je l'avais entendue parler à l'autre bout du self. Un début de migraine s'annonçait et je renonçai donc à y réfléchir encore. J'allumai la télé et cherchai une émission quelconque à voir. N'ayant rien trouvé d'intéressant, je l'éteignis et allai me coucher. Je ne sais pas pour ce qui vous concerne mes rêves étaient très influencés par la réalité. J'étais dans un état semi-comateux. Je savais que je dormais mais je ne pouvais pas contrôler mon rêve. Mon rêve commença en douceur et était merveilleux. Mon ange était là dans mes bras, dans une petite clairière. La suite fut beaucoup moins agréable. Bella se détacha de moi au moment même où un orage éclatait. Deux loups de la taille d'un poney apparurent devant nous. Le tonnerre frappa ma belle. Il rebondit sur elle et se dirigea vers les loups.

Driiing.

Mon réveil sonna la fin de mon cauchemar. Je me levai rapidement et allai prendre une douche pour faire partir cette odeur répugnante qui me collait à la peau. Une odeur que je n'avais jusqu'à là jamais sentie. Je sortis de la douche et m'habillai avant de partir au lycée.

La voiture de Bella, une Maserati, était déjà là lorsque j'arrivai. Elle était adossée contre celle-ci et sa vue me fit oublier mon cauchemar. Elle avait vêtu une robe noire moulante et des escarpins de la même couleur. La voir ainsi me fit chavirer. Je marchai jusqu'à elle et lui fis la bise.

_ Salut, mon ange.

_ Salut, Playboy.

_ Tu es très en beauté.

_ Merci, Playboy.

_ Pourquoi ai-je l'impression que je vais le garder longtemps ce surnom ?

_ Parce que c'est vrai.

_ Touché.

Elle me sourit et nous trottâmes vers nos cours respectives. Nous avions un autre cours en commun. Et comme de coutume je la suivis et me mis, près d'elle. Un cours de mythologie. Je ne savais pas que ça existait. Mais bon. La prof nous distribua des feuilles à lire. Une histoire de succubes et d'incubes. D'ailleurs, j'en connais une qui était assise juste à coté de moi. Et c'était l'une des plus belles. Non, en fait c'était la plus belle. Et je n'étais pas le seul à l'avoir remarqué.

_ Mlle Swan, veux-tu venir nous expliquer ce qu'est un succube ?

Ma voisine de table se leva et marcha le dos bien droit. Ses talons claquèrent bien distinctement. Serait-ce une manie chez elle ? Une fois arrivée, elle entreprit d'écrire au tableau. Elle inscrivit le mot « Damnation ».

_ Les succubes sont des démons. Un succube ensorcelle les hommes grâce à sa beauté et à son charisme. Elle leur vole leur énergie et leur âme. Et les hommes seraient près à se damner pour une nuit avec l'une d'elle.

Elle se retourna vers le tableau et écrit cette fois le mot « Pouvoir de séduction ».

_ Maintenant que vous avez bien maté mon cul, les mecs. Vous devez savoir ce qu'est le pouvoir de séduction.

Elle posa sa crée, s'essuya les mains et entreprit de revenir à sa place. J'éclatai d'un rire pur, et elle me fit un clin d'œil. La prof avait une drôle de tête. Heureusement pour elle la cloche sonna et nous partîmes sous les regards médusés des autres.

_ Tu es un vrai succube, mon ange.

_ Il faudrait savoir. Je suis un ange ou un démon ?

_ Tu dois être les deux.

_ Tu ne trouves pas ça un peu paradoxale ?

_ Un peu.

_ Ouais, ben on se voit après, Playboy.

_ Oui. Après.

Elle s'en alla en bougeant exagérément les hanches me faisant encore une fois m'esclaffer. Je passai le restant de la matinée à penser à elle. A ses beaux cheveux, son joli minois et son sens de l'humour suspect. Si la perfection existait elle en serait l'incarnation. Quelques profs m'interrogèrent et en voyant que je répondais bien ils jurèrent bon de me laisser tranquille. Il sonna et je me précipitai à la cafette. Cette fois-ci, elle ne gronda pas lorsqu'elle vit les Cullen. On s'installa le plus loin d'eux.

_ Bella, parle-moi de toi.

_ Que veux-tu savoir.

_ Eh bien, ta couleur préférée par exemple.

_ Le vert.

_ Ta chanson préférée.

_ En fait, je n'en ai pas.

_ Vraiment ?

_ Humm.

_ Qu'est-ce que tu aimes faire ?

_ Beaucoup de choses, esquiva-t-elle.

_ Développe.

_ Et toi ?

_ Moi, je joue du piano.

_ C'est vrai ?

_ Oui.

_ Tu joueras pour moi, un jour ?

_ Si tu me le demandes, je n'aurais qu'à obéir.

_ C'est bon à savoir, murmura-t-elle.

_ Pourquoi ? Tu compte m'exploiter.

_ Du calme, Playboy. Je ne te ferai pas de mal.

_ C'est bon à savoir.

_ C'est une lubie chez toi ?

_ De quoi ?

_ De répéter ce que je dis.

Pendant que nous parlions nos visages se rapprochaient doucement. Je me retrouvai donc si près d'elle que mon cœur essayait de s'arracher de ma cage thoracique. Mon souffle suivit le rythme du sien. Mon regard se posa sur ses lèvres. Et je vis qu'elle faisait de même.

_ Possible, lui susurrai-je.

Elle se lécha les lèvres comme pour me tenter.

_ Je me répète peut-être mais tu devrais te soigner, Playboy.

_ Mais je ne le vaux aucunement, mon ange.

_ Regarde-les se donner des petits surnoms.

Bella et moi nous tournâmes en même temps vers l'origine de la voix. Rosalie nous regardait l'air méprisant. Je crois que Bella avait raison : je dois me soigner. Elle était trop loin pour que je puisse l'entendre. Son regard me mit en colère. De quoi se mêlait-t-elle ? Ma main agrippa violemment la table. Crac. Je tenais en main un morceau de la table. Oups, je ne savais pas que j'avais autant de force. Bella fronça les sourcils en me regardant. Je haussai les épaules lui signifiant mon ignorance.

_ Cette fille m'agace, dis-je finalement.

_ Tout à fait d'accord.

_ Bon, et si tu répondais à ma question.

_ Laquelle ?

_ Qu'aimes-tu faire ?

_ J'aime courir, la vitesse, les voitures et les chiken royal, énuméra-t-elle.

Je pouffai.

_ La nourriture est-elle si importante pour toi ?

_ C'est sacré.

_ Tu es vraiment spéciale, mon ange.

_ Parait-il.

La cloche sonna et nous ne levâmes. Nous marchâmes en direction du parking.

_ Tu n'as plus de cours ? Demandai-je.

_ Non.

_ Et bien, au revoir.

Je l'attirai dans mes bras et l'embrassai sur la joue. Elle avait l'air si petit dans mes bras. J'essayai de l'y garder plus longtemps. Mais malheureusement, elle se détacha de moi rapidement.

_ Je dois partir, sinon j'arriverai en retard.

Elle dit ça tout en courant vers sa voiture. Je montai dans la mienne et rentrai chez moi.


Merci d'avoir lu.

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