Très chers lecteurs, j'ai commencé à écrire cette fanfiction y a tellement longtemps que j'en ai oublié c'était quand, en fait. Il y a deux ans ? Deux ans et demi ? Je crois que c'était un truc du genre. Depuis j'ai évolué (j'ai du mal à relire mes premiers chapitres sans vouloir me tirer une balle !) et j'espère que vous m'avez tous suivi pendant cette évolution. Si c'est le cas, merci. J'espère vous avoir fait rire, vous avoir fait rêver, vous avoir frustré un maximum à la fin de mes chapitres, vous avoir surpris,… J'espère que vous avez beaucoup aimé me lire, que vous en avez profité, que vous étiez excités en voyant que j'avais posté un nouveau chapitre. BREF BREF BREF, ceci est mon dernier chapitre, j'ai fait de mon mieux pour l'écrire au mieux, j'ai eu du mal à me décider avant d'écrire pas mal d'extraits, mais au final, c'est la fin, la vraie fin, et, aussi bizarre que ça puisse sonner, j'espère que vous serez aussi triste que j'ai été en l'écrivant, il y a quelques mois. J'écrirai quelques bonus, promis, donc continuez à venir vérifier s'il y a du nouveau =) Bisous, bisous, et merci encore pour les alertes, les commentaires, les favoris ! A bientôt j'espère !
Dimanche 5 juin 2005, le jour de la Pentecôte, 20h13, salle à manger du manoir.
*Pourquoi est-ce que Ginny sait cuisiner si bien tandis que moi, je ne fais que me 'débrouiller' si bien ?*
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Drago. Je le sais, tout le monde le sait, mais tout le monde fait comme s'il l'avait oublié. Personne ne lui a donc souhaité son anniversaire – sauf les milliers de fans qui lui ont envoyé des lettres que nous avons fait semblant de ne pas remarquer, le Ministère qui lui a envoyé une lettre, tous ses coéquipiers qui lui ont souhaité joyeux anniversaire pendant qu'Harry, Simon, Ron & les jumeaux faisaient comme s'ils étaient trop occuper pour l'entendre. Ils m'ont raconté, c'était assez hilarant.
Le but ? Prouver à Drago qu'il n'est pas le centre du monde. Ce qui est faux, si vous y pensez bien, puisque nous prenons plus de temps à ignorer toutes les personnes qui elles ne font pas semblant d'avoir oublié son anniversaire qu'on en prenait à essayer de lui faire garder les pieds sur terre. Maintenant, nous sommes en train de manger. Oh, oui, vous n'êtes pas au courant mais on mange quasiment toujours ensemble. Vu que qu'on vit ensemble, on mange ensemble aussi. Chaque jour – ou presque.
- Aujourd'hui est un jour spécial ! Dis-je aux 17 autres personnes présentes.
Je remarque que Drago lève la tête avec espoir, et je suis morte de rire de l'intérieur.
- Ah ? Demande Harry, intéressé.
- J'ai un cadeau très spécial pour une des personnes les plus importantes à mes yeux… Continuai-je, en regardant Drago.
- Un cadeau de… ? Demande Simon.
- D'anniversaire, évidemment ! On n'est pas assez chrétiens pour que j'offre des cadeaux de Pentecôte.
- On n'est pas chrétiens du tout… Réplique Victoria.
- Chrétiens ? Demande Neville.
- C'est une religion. Réponds-je.
- Ah !
- Une religion ? Demande Luna.
- Oui, pour tous les gens qui croient en Dieu et en Jésus. Jésus, c'est le Drago des moldus. Répond Drago.
Je souris. On 'oublie' son anniversaire, et son égo en reste intact !
- Tu te considères comme le fils de Dieu ? Même pas comme Dieu lui-même ? Demande Stephan.
- Evidemment. Si j'étais Dieu, je serais le maître, et je ne pourrais pas appliquer le proverbe « l'élève dépasse le maître. ».
- Forcément. Dit Stephan, ironique.
- Tout ça pour en revenir à mon cadeau… Je sais qu'il est un peu tard, et que du coup, t'as dû croire que je l'avais oublié, mais non, je te rassure, il m'a juste fallu un peu de temps pour tout terminer.
Drago commence à sourire, et s'apprête à ouvrir la bouche – sûrement pour me remercier – mais je prends la parole la première :
- Stephan, j'ai enfin terminé ta chambre ! Ca m'a pris des mois, mais voilà, tu es enfin officiellement un habitant de ce manoir ! Annonçai-je en me tournant vers mon petit frère avec un grand sourire.
Une déception claire se lit dans le regard du blond. Je me délecte intérieurement. Le sadisme, ça s'apprend, et j'ai eu le meilleur des professeurs, qui après ceci, se détestera d'avoir été si excellent.
- Noooon ? Me dit-il avec un grand sourire sur le visage. Han ! Grande sœur ! Je t'aime !
Je crois que s'il n'était pas trop occupé à manger son gâteau, il se serait levé pour me faire un câlin. Mais il arrive toujours un moment où la nourriture prend le dessus sur l'amour fraternel.
- Ce gâteau est… Murmure Emma.
- Excellent, n'est-ce pas ? Demande Ginny, tout sourire.
- Oui ! S'exclame Elizabeth. Il est orgasmique.
- Un rien te ferait orgasmer, de toute manière. Réplique Mahina.
- Mouais, je suis sûr qu'elle est dure à satisfaire… Contredit Drago.
* Comment il sait ça l… Ah ! Argh ! Beurk ! *
Oui, s'imaginer ce genre de scènes est plutôt dégoûtant.
- J'ai fini de manger ! S'enthousiasme Stephan.
- T'en veux encore ? Demande Ginny, en lui tendant une autre part de gâteau.
- Non, merci maman. Lui sourit Stephan. Je veux voir ma nouvelle chambre !
- Oui, ben, mioche, tu attends jusqu'à ce qu'on ait fini de manger ! Réplique Drago qui mange sa 4e part de gâteau avec amour.
- Blah blah blah. T'as été chiant toute la journée toi !
- Je ne suis jamais chiant. Réplique Drago. Et même quand vous avez l'impression que je suis chiant, c'est juste parce que vous êtes chiants vous-mêmes et que vous voulez généraliser votre cas.
- Même si on est 16 et que tu es tout seul ? Dit Harry incrédule.
- Je vais nous placer dans une pyramide de « l'importance ». Vous voyez, normalement, y a Dieu au-dessus, mais je l'ai surpassé. Donc je suis tout en haut. Ensuite il y a Dumbledore. Puis, disons Rogue. Ensuite, Simon. Ensuite, Dieu. Puis Hermione et Harry. Ensuite Jason, vu que c'est la copie presque conforme de Simon. Puis le reste d'entre vous. Là, en dessous, il doit y avoir mes fans avec cervelles. En bas d'eux, il y a les moldus. Puis mes fans sans cervelles. Enfin, quelque part tout en dessous, il y a Emma. Vous voyez, dans cette pyramide, qu'on ne peut pas contredire puisque créée par moi, je vous surclasse. En étant à 16, compte tenu du fait qu'il y ait Simon, Hermione, Harry et Jason qui remontent votre niveau dans le classement, on peut dire que vous êtes heum… Juste au dessus de Dumbledore. Mais toujours en dessous de moi. Donc quand je vous dis que vous êtes chiants et que moi, je ne le suis pas, même si vous êtes 16 de plus à affirmer le contraire, j'ai raison. Okay ?
- … D'accord. Répond Harry.
On a du mal à répliquer à ce genre de choses. Surtout que, comme nous avons 'oublié' son anniversaire, on est juste au dessus des fans avec cervelles. Des fans ! Nous, ses colocataires, juste au dessus des fans ! Il doit nous en vouloir.
- Ce speech était très beau et nous a tous permis de pouvoir terminer de manger. Merci, Drago. Ironise Simon.
Oh, en parlant du speech. Vous pouvez constater que moi et Harry sommes officiellement plus importants que les autres. Et qu'Emma représente autant pour lui que de la merde. Mais ! Le fait qu'elle soit dans la pyramide prouve qu'au moins, elle représente encore quelque chose.
- Bon ! Allons voir ma chambre ! Sourit Stephan, comme un gosse.
Tout le monde ayant fini, nous soupirons, sourions, tout ça, et nous levons et entreprenons de transplaner dans la chambre, mais … :
- Je me ressers un autre bout de gâteau, partez sans moi. Annonce le Phénomène.
On se regarde. Deux secondes. Disons deux secondes chacun, donc en fait heu…32 secondes. Et nous nous rasseyons sans échanger un mot.
- On quitte toujours la table ensemble ! Proteste Mary.
- Faisons une exception, on peut oublier certaines choses, comme cette règle stupide. Réplique Drago en entamant sa cinquième part.
- On n'oublie pas les choses importantes ! Cette règle compte à nos yeux ! Contredis-je.
- Vous n'oubliez pas les choses importantes… ? Répète Drago, incrédule. Okay, attendez-moi.
Et monsieur prend son temps pour manger sa part de gâteau pendant que nous l'attendons. J'aime notre plan. Vraiment. On a informé tous les bons Occlumens du groupe qu'on allait 'oublier' l'anniversaire de Drago pour voir sa réaction, et les autres, Simon leur a lancé un beau sort de confusion pour qu'ils oublient que c'est l'anniversaire du Serpentard (c'est ça, d'avoir un Oubliator dans le groupe !) et nous voilà, le soir, avec un Drago qui n'est pas conscient qu'on se fout de lui depuis qu'il est minuit, et sadique comme je suis, je me délecte de le voir dans cet état, vraiment.
- Monsieur Jésus a fini ? On peut aller montrer la belle surprise de Stephan à Stephan ? Demandai-je, comme agacée.
- Ouais. Répond-t-il à contrecœur.
Simon fait semblant de tomber, agrippe la main de Drago 'comme pour se rattraper', alors qu'en fait il veut juste transplaner avec Drago pour ne pas que Drago transplane dans la vraie nouvelle chambre de Stephan, alors que ce qu'on veut, c'est la fausse nouvelle chambre. Et nous, conscients du 'plan', prenons tous une personne qui n'est pas au courant de ce plan, et transplanons avec elle dans la fausse nouvelle chambre.
- Et merde, où sont les lumières… Murmurai-je lorsque nous arrivons là. (Plan.)
- Heu… Tu ne sais pas où sont les lumières ? Franchement ? Fait Drago, agacé et de mauvaise humeur.
- Ben… Attends, cherchez pour voir, sur les murs. Dis-je. (Plan.)
- Il suffit de prendre notre baguette, non ? Demande Stephan.
- Non, ça ne serait pas assez beau pour ta chambre ! Les lumières sont sublimes, il faut que tu les voies ! Réponds-je. (Improvisation du Plan, Stephan n'était pas censé poser cette question, mais vu qu'il n'est pas au courant du Plan, on lui pardonne, ça nous donne l'air plus crédible.)
Nous murmurons rapidement le Plan aux gens qui n'étaient pas au courant du Plan, pendant que Drago cherche tout seul les lumières. Ensuite nous nous reculons pour laisser Drago trouver l'interrupteur tout seul, et lorsque cela arrive…
- JOYEUX ANNIVERSAIRE ! JOYEUX ANNIVERSAIRE ! JOYEUX ANNIVERSAIRE, DRAGO ! JOYEUX ANNIVERSAIRE !
Les lumières sont en effet plutôt sublimes. La salle est grise, et les lumières mauves, et le mélange est vraiment beau. Je trouve que Simon et moi avons fait un boulot sublime.
- Oh. Murmure-t-il, sans voix.
- Drago, sans voix ! Sourit Ron. Muahahahahaha.
- Wow. Dit le Serpentard.
Quelqu'un s'apprête à ouvrir la bouche – je ne sais pas qui, mais je sais que quelqu'un s'apprête à le faire, parce qu'il y a TOUJOURS quelqu'un qui s'apprête à le faire – lorsqu'un léger 'crac' s'entend.
- Ouais, je sais, je suis un peu en retard, mais j'étais… En train… Avec… En fait, vous ne voulez pas savoir. Dit Severus.
- Heu… Moi je veux bien savoir… S'aventure Elizabeth.
- Si tu n'étais pas mon parrain, mon oncle et ma seule famille, je crois que je voudrais savoir aussi. Sourit Drago.
Emma émet un léger gémissement que je suis la seule à entendre, étant la seule à me trouver à côté d'elle à cet instant. Drago vient de dire « ma seule famille ».
- Si je ne t'avais pas haï pendant, disons, le ¾ de ma vie, j'aurais été partant aussi. Ajoute Fred.
- … Espèces de dépravés. Dit Severus en leur lançant un regard dégoûté. Sauf toi, filleul, viens, fais-moi une étreinte virile.
Drago s'avance, et Severus le prend dans ses bras, lui tapote le dos, je suis sûre que vous imaginez la scène, et Severus murmure :
- Joyeux anniversaire, gamin.
Et, comme déjà dit, ces deux là ont une clase telle qu'elle m'exaspère, donc je vais chez mon petit ami, me place dans ses bras et lui murmure dans l'oreille :
- Je trouve qu'on a fait un travail excellent.
- Moi aussi. Sourit-il.
- Hey, tu sais… Je me tourne vers lui. Je t'aime, Simon.
Un sourire sincère apparaît sur son visage, le genre de sourire qu'on ne voit que quand il est vraiment heureux, le genre de sourire qui n'est pas apparu sur son visage (suite à mes paroles) depuis beaucoup trop longtemps.
- Vraiment ? Demande-t-il.
- Je sais qu'on peut se demander, avec Drago et tout… Mais justement, il m'a donné la possibilité de penser, tu sais, de réfléchir et de me rendre compte que…
Je me rends compte que j'ai vraiment du mal à parler et à extérioriser mes sentiments depuis la rupture avec Ron.
- Je… Allons-nous asseoir.
Nous laissons Drago aux petits soins de ses autres colocataires et de son parrain, et nous allons nous asseoir dans un coin de la pièce. Nous nous asseyons face à face en tailleur sur le sol, sur le tapis super doux que nous avons fait installer la veille.
- Je… Reprends-je. Ai été très aveuglée. J'aime énormément Drago. Il dégage quelque chose d'unique, tu vois, et ça m'a aveuglée. Parce qu'avoir son amour était plutôt exceptionnel pour moi. Tu sais comme j'ai du mal à réaliser que toi, Simon, tu m'aimes, parce que même si tu affirmes le contraire, je te trouve parfait. Et Drago se rapproche beaucoup de ta perfection. Vous vous ressemblez énormément. Et le fait que lui aussi il m'aime, c'était plutôt…
Je cherche le mot qui pourrait décrire ce que je pense du fait que le Serpentard m'aime.
-…Etonnant. Je me suis rendue compte que, adorable comme tu es, tu me laisserais rompre avec toi pour que j'aille sortir avec ton meilleur ami…
Je cherche son regard. Je le trouve et lui souris doucement.
- Je te laisserais le faire, oui. Confirme-t-il dans un soupir.
Je baisse les yeux, pour être sûre de pouvoir continuer mon speech sans me faire interrompre par les expressions de son visage, ou même par la lueur dans son regard.
- …Mais je n'en ai absolument pas l'intention. Tu sais, j'aime tout ce qui fait de toi qui tu es, Simon.
J'ai l'impression de répéter toutes ces choses que tout le monde dit, mais comme il ne m'interrompt pas pour me le faire remarquer, je continue, toujours un peu nerveuse :
- Ca a prit le temps que ça a prit, mais même ta perfection exaspérante me fait t'aimer plus.J'aime me réveiller le matin et voir tes yeux bleus qui me fixent tendrement. J'aime ta manière de m'embrasser comme si j'étais une petite chose super fragile. J'aime tes défauts, aussi. Tous. J'aime que tu sois galant, par exemple, mais que tu ne m'aiderais sous aucun prétexte à faire la vaisselle si tu n'en avais pas envie. Le fait que t'aies des envies soudaines de sortir danser avec Harry et Drago et que vous ne rentriez que le matin, pour vous laver et aller vous entraîner (cf. un des chapitres précédents), le fait que tu ne sois absolument pas pudique et que ça ne te gêne pas. Ton incertitude incompréhensible parce que tu es juste… Tellement parfait que je ne vois pas les raisons que tu as de douter constamment de toi, même si tu le caches magnifiquement bien. Simon, je…
Je lève les yeux vers lui, pour voir s'il m'écoute. J'ai l'impression que tous les mots que j'utilise, tout le monde les a déjà utilisés, que je n'arrive pas à lui faire comprendre ce que j'essaie de lui expliquer. J'ai l'impression que même un « Je t'aime », empli de doute dans ma voix, de larmes, et de sincérité, ne serait pas suffisant pour qu'il comprenne à quel point je l'aime. Je rebaisse les yeux, de nouveau pour pouvoir continuer à parler sans m'interrompre.
-… J'aime tout ce que tu as fait pour moi, et je m'en fiche si tu l'as fait parce que tu te sentais coupable à cause de ton père, je sais que la raison, la vraie raison, c'est parce que tu m'aimais. Et oui, je t'aime aussi pour ça. Je sais que Drago aurait fait pareil. Et qu'il est quasiment pareil que toi, aussi. Mais à vrai dire, ça m'a pris du temps, mais je me suis rendue compte que je n'avais pas le droit d'être confuse comme ça alors que j'ai trouvé ce que tellement de gens cherchent désespérément. Je souris, même s'il ne le voit pas. J'ai regardé un film hier. Avec Drago – parce que oui, je ne pourrais plus jamais regarder la télé sans lui, et je m'en excuse – et après, j'ai eu des illuminations. On a parlé, énormément. Et tu sais ce qu'était ma conclusion ?
-… Non. Répond-t-il doucement.
- Quand j'essaie de m'imaginer ma vie dans 20 ans, j'espère qu'elle sera toujours ici, dans cette maison, avec toi et les autres. Je ne doute pas qu'on puisse tous commencer notre famille ici, elle est juste… Tellement grande. Mais si cela n'arrivait pas, que Ron décidait d'aller faire sa vie avec Mary, qu'Harry trouvait quelqu'un avec qui faire la sienne, et que tout le groupe finissait par se séparer, la personne avec qui je voudrais partager le reste de ma vie, avec qui ça ne me dérangerait pas de rester toute une vie, même si on n'est que deux, sans avoir peur de m'ennuyer ou de vouloir me tirer une balle parce que je ne supporte plus cette personne, ce n'est pas Drago, c'est toi. Et…Il n'y a pas grand-chose à dire, si ce n'est que je m'excuse de t'avoir fait peur, de t'avoir fait penser que je partirais avec ton meilleur ami, alors que la vérité c'est que si les âmes sœurs existent, tu es la mienne. Et je voudrais que tu ne l'oublies jamais, et qu'éventuellement, tu fasses en sorte que je ne l'oublie jamais aussi.
-…
Je lève les yeux, cherchant une explication à son silence et me rend compte que…
- Tu pleures. Souris-je.
- Mais non, j'avais quelque chose dans… Non, en fait, oui, je pleure. Répond-t-il en se moquant de lui-même.
J'essuie ses larmes et reste assise, ne sachant pas trop quoi dire ou quoi faire face à cette réaction inattendue. Je ne l'ai jamais vu pleurer. Je ne sais pas pourquoi il pleure. Pourquoi il pleure ?
* Oh mon Dieu, je suis vraiment nulle en speech hein ? Je n'aurais pas dû dire tout ça ! Quelle conne, je lui ai dit que j'aimais son meilleur ami ! Enormément ! J'ai dit énormément ! Quelle conne ! Et… Ah ! J'ai dit que je ne pouvais pas regarder la télé avec quelqu'un d'autre ! Quelle horreur… Je suis nulle en speech amoureux ! *
Il se met à rire.
- Tu n'es pas conne, voyons. Je t'ai déjà dit que j'étais plus intelligent que toi, ça ne fait pas de toi une conne ! Et puis… Franchement, je suis Oubliator ET joueur professionnel de Quidditch, donc que tu veuilles regarder la télé avec mon meilleur ami, limite, je m'en fous. Mais que tu m'aimes au point de vouloir passer le reste de ta vie avec moi, ça, je m'en fous pas du tout. Viens-là. Me sourit-il avant de m'attirer à lui pour m'embrasser. Et je suis heureuse. Et je pourrais mourir dans ses br…
- HEY ! OH ! C'est mon anniversaire, retenez-vous ! Crie Drago.
On lui tire la langue, en bons gamins que nous sommes, et nous levons pour retourner vers le groupe.
- Bon, maintenant que les gens horriblement niais sont de retour, que veux-tu pour ton anniversaire ? Demande Ginny.
- Franchement ? Une soirée tranquille avec vous. Ou sans vous, je m'en fiche, juste une soirée tranquille. Répond le blond.
- Je sais que tu voulais juste dire « Une soirée tranquille avec vous », mais ça te sonnait trop gentil alors t'as été obligé de rajouter une fin de phrase méchante ! Lui dis-je.
- C'est possible. Admet-il. Mais tu ne le sauras jamais, car je suis meilleur Occlumens ET Légilimens que toi.
* Tsss. Petit con. *
- Bon, alors, une soirée tranquille pour Drago. Dit Ginny tout sourire.
- Vous savez que tout est relatif dans la vie ? Demande Luna soudainement.
- Heu… Quoi ? Demande Elizabeth, perdue.
- Tout est relatif, dans la vie. Répète Luna.
- D'où ça sort ça ? Demande Mahina en regardant Luna comme une folle.
- C'est Luna, il ne faut pas forcément que ça sorte de quelque part, vous devriez le savoir ! Dit Drago, comme exaspéré.
- Moi je le sais. Dit Harry. Dis, Lune, quand tu vois une assiette, tu ne peux pas ne pas voir une assiette, si ? Donc tout n'est pas relatif.
- Ben si. Si je décide que pour moi, une cuiller est une assiette et inversement, quand je verrai une assiette, je penserai à une cuiller. Ca dépend du point de vue ! Contredit Lune.
- Le terme 'assiette' est relatif, mais l'assiette en elle-même, tu ne peux pas la regarder autrement, nous verrons tous la même forme et les mêmes couleurs. Répliquai-je.
- Ouais, bon, si même Hermione est contre moi…
- Ah, parce que moi tout seul, je ne pourrais pas te convaincre ? Demande Harry, vexé.
- Heu… Non. Répond Luna tout simplement. Disons que beaucoup de choses sont relatives.
- Okay… Et évidemment, nous devrions tous comprendre ce que ça a à voir avec le fait que mon filleul ne veuille pas fêter son anniversaire bruyamment… Ironise Severus.
- Tu devrais, Severus, parce que toi, t'es un vieil adulte, et t'es censé être plus intelligent que la majorité d'entre nous. Réplique Jason.
- Vieux… ? Pourquoi t'es toujours méchant avec moi, toi, le petit insolent ? T'as jamais entendu parler du respect ?
- Heu… Si. Mais quand tu décides de traîner avec des gens qui ont la moitié de ton âge, il faut apprendre à supporter les vannes. Répond-t-il.
- Ouais, eh bien quand on décide de traîner avec un ex-Mangemort, il faut apprendre à ne pas trop faire de vannes. Répond Severus du tac au tac.
- Un ex-Mangemort, c'est sûr que c'est impressionnant. Lance Jason, ironique.
- L'ex bras droit de Voldemort ? Ca ne devrait pas t'impressionner, juste t'effrayer assez pour ne pas être insolent. Espèce de microbe.
Jason se tait et baisse presque les yeux en entendant le ton de Severus. C'est vrai que oh mon Dieu, il fait peur, cet homme.
- Pour en revenir à la relativité… Dit Luna comme si de rien n'était. …Tranquille, pour toi, c'est quoi exactement ?
- … Tout ça pour ça ? Demande Victoria incrédule.
- Oui, elle utilise souvent des mots compliqués pour arriver à une question facile, c'est Luna ça. Sourit Neville.
- Y a un Phénomène Luna aussi ? Demande Mary amusée.
- Luna, elle ne s'explique pas. Elle est aussi bizarre que le Joker dans Batman. Réplique Drago. Et d'ailleurs j'ai mis un copyright sur 'Phénomène'. Je suis unique. Retiens-ça, petite.
- Oh ! Le Phénomène a 25 ans et direct il se croit plus grand que moi.
- Je me suis toujours cru plus grand que toi, parce que je le suis…Petite.
Elle lui lance un regard noir, et il l'ignore magnifiquement :
- Tranquille, donc… Je veux qu'on s'assoie sur le tapis sublime que je voulais mettre dans ma chambre et que Simon a décidé de prendre pour cette chambre-ci, espèce de voleur !
- C'était pour te faire plaisir ! Pour ta surprise ! S'indigne Simon.
- Je m'en fous, maintenant je dois trouver un autre tapis pour ma chambre et je suis fâché. Non, n'ouvre pas la bouche, ne réplique pas ! Je parle ! Je disais donc. On s'assoit, et on parle. Vous supportez mon égo qui n'est pas du tout exagéré, et Ginny va nous chercher du gâteau parce que j'ai encore envie de gâteau.
- … Encore ? Murmure Victoria. Tu mangeais pas autant à Poudlard !
- Je ne dépensais pas tellement d'énergie à être aussi génial, à Poudlard. Réplique Drago.
Quelques minutes plus tard, dans la chambre, sur le tapis, devant une part de gâteau.
Côté de Severus, Mary, Victoria, Jason, Fred et George.
- Alors ? Demande Severus. Que s'est-il passé depuis la dernière fois ?
- La dernière fois… Murmure la plupart d'entre nous, essayant de se souvenir.
- Vous savez bien, l'anniversaire de l'autre mioche qui se tape l'incruste. Quand je suis arrivé, Emma a pété un câble et a ainsi gâché le reste de la soirée.
- Merci tonton, j'avais presque oublié. Soupire Emmanuella.
- Oh, mais c'est avec plaisir. Répond 'tonton' tout sourire. Moi j'ai trouvé cela très drôle, au contraire. L'atmosphère était si tendue que vous avez ri à mes histoires sadiques, la moitié de la pièce ne t'accordait aucun regard, ton petit ami était de l'autre côté de la salle et quand il te regardait, c'était avec une lueur mi-interrogative, mi-dégoûtée, et ! Et ! Tout le monde ressentait le besoin de faire comme si de rien n'était, or vu qu'il n'y a que certaines personnes qui sont entraînées à faire semblant d'aller bien même dans des situations pareilles, vous aviez d'un côté les gens qui avaient l'air de prendre leur pied même en buvant un simple jus d'orange, et de l'autre côté ceux qui regardaient Emma, Simon, Hermione et Harry d'un air horriblement inquiet. Ahhhh, quelle bonne soirée.
- Heu… Excuse-moi ? Dit Mary hésitante. Laquelle des choses que tu as citées font que cette soirée était une BONNE soirée, exactement ?
- Tu ne peux pas comprendre gamine, il faut être sadique pour ça. Répond Severus tranquillement.
- Si tu ne traînais pas avec les gens de la moitié de ton â… Commence la petite amie de Ron.
- N'essaie pas, tu ne veux pas que Severus te lance une de ses répliques tranchantes. La coupe Jason.
- J'aime être ici avec vous. Dit le directeur de Serpentard.
- … Pourquoi ? T'as l'intention de nous tuer ? Demande Fred.
Les gens qui suivent la conversation le regardent.
- S'il nous tue, ça expliquera pourquoi il aime être avec nous. Explique George.
- Je pourrais, mais ce ne serait pas drôle, vos fans seraient fâchés, je n'hériterais même pas de votre argent… Je ne vais pas ruiner ma vie pour deux secondes d'extase sadique, hein.
- Alors je ne vois absolument pas pourquoi tu aimerais être ici. Déclare Victoria. Moi, j'aime être ici, mais moi, j'ai mes amis ici, et comme j'ai un cœur et que je les aime, j'aime être avec eux. Mais vu que tu n'as PAS de cœur, heu…
- Il faut arrêter de dire des trucs aussi absurdes ! Soupire-t-il, désapprobateur. Si je n'avais pas de cœur, il ne battrait pas, et je serais mort depuis longtemps. Victoria, tu me déçois, les cours de biologie ça ne te dit vraiment rien ?
Vicky ouvre la bouche mais Stephan la devance :
- L'autre mioche qui se tape l'incruste veut savoir pourquoi t'aimes être là aussi. Parce qu'en ce qui me concerne, si c'est ironique et que tu n'aimes pas être là, t'es pas forcé de rester…
- J'aime être ici parce que j'ai l'impression de vivre un épisode des Feux de l'Amour en direct live. Il doit y avoir 4 conversations simultanées, et quand on est assez forts pour toutes les suivre en même temps c'est… Hilarant.
- 4… Murmure Stephan.
- Tu croyais vraiment que 18 personnes participaient à la même conversation au même moment ? Mon Dieu, quelle naïveté…
- Naïveté… ? Répète Stephan indigné.
- Arrête de me répéter ! T'es un gamin, d'accord, mais pas un bébé voyons ! Enfin quoique, maintenant que j'y pense…
- Tu dis ce genre de choses et après tu t'étonnes qu'on soit méchant avec toi. Tss. Fait Jason, mauvais.
- Tu es méchant parce que la fille que tu aimes a été traumatisée par mes cours pendant 7 ans. Je ne vois pas ce que tu as d'ailleurs, Victoria peut être méchante elle-même, tu n'as pas à l'être à sa place. En plus, je ne t'ai jamais rien fait à Poudlard, t'étais le fils d'un Mangemort. Carrément intouchable.
- J'étais la petite amie d'un fils de Mangemort ! Proteste Victoria.
- Oui, mais tu n'étais pas sur la liste des intouchables, donc heum… Je me fichais un peu du fait que tu sortes avec Simon ou pas. Réplique Severus.
- Tu es détestable. Conclut Mary.
- Et détesté. Sourit Rogue. On ne peut pas être aimé de tous hein ! Ajoute-t-il en haussant les épaules.
Côté d'Harry et Drago.
- Joyeux anniversaire. Dit Harry en s'avançant vers Drago en hésitant.
- Merci. Sourit le blond.
- Heum… Je… Murmure le brun.
- Suis nerveux en ma compagnie ? Termine le blond à la place d'Harry. Je remarque. Je ne te force pas à me parler.
- J'en ai envie ! J'en ai… Besoin. S'empresse de protester Harry.
- Harry, je te préviens, je ne te ferai pas de speech. Hermione, je peux, elle est… Eh bien c'est une femme, pour commencer. Mais je ne vais pas faire de speech en croyant que toi et moi ça peut marcher alors qu'il n'y a aucune chance, que tu aimes Emma et tout ça, tout ça. Ce n'est pas mon genre. Trop de drames. J'ai trop donné ces derniers temps. J'ai besoin de quelqu'un que j'apprécie avec qui ça puisse être facile.
- Et si c'était facile entre nous ?
- …L'ancien Serpentard pose son regard sur l'ancien Gryffondor pour la première fois depuis qu'ils ont commencé à parler. Harry, je ne sais pas ce que tu veux. Mais même si nous… N'en attends pas trop. Tu sais que je… Le Serpentard soupire. Que je t'aime, mais ça ne veut pas dire que je sais quoi faire de cet amour. Comment le montrer. Je n'ai jamais aimé d'homme avant, tu es mon premier, et pour être franc, je veux que tu sois mon seul. Mais je… Ne sais pas. J'ai été hétéro toute ma vie.
- Alors pourquoi… ? Pourquoi tu me l'as dit ? Qu'est-ce que tu veux ? Demande Harry, confus.
- Je ne t'ai rien dit. Dit Drago en détournant le regard. Je ne voulais pas que tu le saches. Je voulais que… Tu sois heureux avec elle.
- On a rompu. Annonce le jeune Auror. J'ai rompu. Je ne peux pas être heureux avec elle.
Drago se tourne vers Harry, surpris.
- Pourquoi tu… ? Pour la première fois depuis le début de la conversation, de l'incertitude se lit dans son regard. A quoi est-ce que tu t'attends, Harry ? Franchement ?
- A plus. Que ce que j'avais avec elle. Quelque chose de spécial. Quelque chose de nouveau. Je veux te faire confiance. Je ne veux pas être dans le doute constant, croyant que tu rompras avec moi à chaque instant, sans aucune raison. Je ne veux plus de ça. Ce genre d'amour ne me satisfait plus.
- Tu crois que JE te satisferais ? Tu crois que je ferais en sorte que tu puisses me faire confiance ? Sérieusement ? Demande Drago incrédule.
- Non… Mais je crois que tu veux me satisfaire. Tu as dit que tu m'aimais, et je t'ai cru. Et ça a fait rater tellement de battements à mon cœur que j'ai cru mourir tellement ça m'a fait peur. Alors oui, je veux croire que tu me satisferas. Je veux me réveiller à tes côtés et élever mes enfants avec toi, en fait, je veux même avoir mes enfants avec toi… Et je sais que c'est bizarre, t'es un homme et je suis un homme mais… Pour la première fois depuis que je suis au courant, je m'en fiche vraiment.
Le jeune blond lève ses yeux gris vers Harry, sans vraiment comprendre ce qui se passe, avec une incrédulité clairement lisible dans le regard. Le brun, quant à lui, sourit à moitié, gêné. Et sans prévenir, Drago s'avance et embrasse Harry. Ce qui crée un silence immédiat dans la salle, pour certains teinté de peine, pour d'autres d'étonnement, et pour moi, il est teinté d'un bonheur inexplicable.
Flash Back, le 4 juin 2005, PDV Emma.
Je n'en crois pas mes oreilles. J'ai l'impression de mourir, tellement les mots me font mal. C'est comme si Harry me poignardait. Comme si toute le Royaume-Uni avait pris un poignard et avait entrepris de déchiqueter mon cœur, pour le plaisir, par ennui. Harry est en train de rompre avec moi. Je n'arrive plus à réfléchir. Est-ce la première fois qu'il rompt ? Suis-je celle qui ait mis fins à nos relations précédentes ? Est-ce que ça a une importance ? Je n'ai jamais eu aussi mal. Je le regarde. Mes yeux que j'avais courageusement réussi à garder secs commencent à se remplir de larmes, et je manque d'air. Je n'arrive plus à respirer. J'ai mal. J'ai tellement mal.
- Emma… Tu es la plus belle personne que je connaisse. C'est ce qui m'a attiré le premier chez toi, tu sais, cette beauté qui dépasse même celle de Fleur. Et j'ai appris à te connaître, et tu étais un rêve. Tu étais plutôt parfaite, tu avais des côtés de Ginny, mais ton innocence n'était pas aussi intacte que la sienne, et c'est ce dont j'avais besoin à cette période de ma vie. Tu as un de ces tempéraments ! C'est une de ces choses que j'aime à propos de toi. Tu n'as pas la langue dans ta poche. C'est une de ces choses que j'aimais à propos de toi.
J'entends sa voix en arrière-plan. La seule chose que j'entends distinctement, ce sont les souvenirs qui m'envahissent, nos premiers rendez-vous, les premiers baisers, la première nuit. Et je voudrais que ça s'arrête.
- Tu sais, je t'aimais, j'étais tellement aveuglé par ce que je croyais être parfait, par toi, car je te croyais parfaite mais… Ca s'est arrêté. J'ai l'impression que cette soirée, à l'anniversaire de Stephan, avec Drago, quand tu lui as dit toutes ces choses, j'ai été tellement déçu, je crois, que toutes ces choses que tu m'as faites, toutes ces fois où tu m'as brisé le cœur et où je t'ai pardonné en une seconde, toutes ces choses me sont apparues claires et nettes, et j'avais beau réussir à l'ignorer pendant quelques temps, maintenant je n'y arrive plus, et je n'arrive pas à vivre avec toute cette déception en moi. Je n'arrive pas à t'aimer de cette manière, Emmanuella. Tu étais un rêve, et j'ai l'impression de me réveiller, et dans cette réalité, tu n'es plus ce dont j'ai besoin.
- Dans cette réalité, ce dont tu as besoin, c'est Drago, hein ? Demandai-je après 5 minutes le temps qu'il m'a fallu pour réussir à comprendre la signification des mots qu'il utilisait.
- Dans cette réalité, j'ai besoin de plus. J'ai besoin de ne pas être en plein rêve, de réaliser que la personne avec qui je suis a d'autres défauts que son addiction au shopping, j'ai besoin de réaliser que la personne que j'aime ne partira pas, peu importe ce qu'il se passe. Parce qu'Emma, j'ai passé mon temps à avoir peur que tu ne m'abandonnes du jour au lendemain. Encore. Je ne peux plus vivre comme ça. J'ai besoin de faire confiance. Complètement. Vivre un amour d'adulte, tu vois ?
J'hoche la tête. Je pleure. Et je refuse les bras qu'il me propose. Je ne veux pas qu'il me touche. Je ne veux pas être dans ses bras autrement qu'en étant sa petite amie. Je ne peux pas…
/Flash Back
Côté d'Hermione, Simon, Emma, Elizabeth, Ron et Stephan.
- Ils vont s'entretuer. Dis-je.
- Qui ? Harry et Drago ? Demande Emma en sortant de son état de morte.
- Non, désolée. Fais-je en soupirant. Je veux dire les gens qui parlent avec Severus. Ils vont tous essayer de le tuer, je le sens.
- Sauf que… S'ils veulent le tuer, ils risquent de mourir avant même d'avoir essayé. Rit Simon.
- Severus, c'est Drago, en plus effrayant. Dit Ron.
- Et la palme de l'observation de la journée est attribuée à… Ron Weasley ! Lançai-je, ironique.
- Merci, merci.
- Je peux un autographe ? Hein ? Hein ? Demande Stephan.
- Je ne sais pas, ça me prendrait du temps de signer… Je vais essayer de faire un trou dans mon agenda pour venir te faire un autographe ! Tu devrais déjà t'extasier du fait que je te parle.
- Oh, mais je m'extasie, c'est le plus beau jour de ma vie ! Sourit Stephan.
- En parlant d'extase, vous savez ce que j'ai fait hier ? Dit Elizabeth en caressant les cheveux d'Emma qu'elle tient dans ses bras.
- Heu… Epargne-nous ta vie sexuelle, je suis en deuil. Murmure Emma.
- En deuil ?
- De MA vie sexuelle. Répond Emma.
- Moi je veux savoir ce que t'as fait hier ! Dit Simon.
Je lui lance un regard noir.
- Je suis désolé, mais n'ayant pas de vie sexuelle active non plus alors que j'ai une petite amie fixe depuis des mois, ça frustre, alors si des gens ici en ont, et qu'ils veulent partager, je suis toute ouïe ! Se défend mon petit ami.
- Mais pourquoi vous pensez toujours au sexe ? Demande Liz', perdue.
- Heu… C'est toi qui pense toujours au sexe. Réplique Ron.
- Ben pour une fois, j'allais vous dire que j'avais mangé un Ferrero Rocher et que c'était l'extase à l'état pur…
Nous la regardons, tous étonnés. Sauf Emma, qui ne montre qu'un signe de vie toutes les 5 minutes.
- Ne me regardez pas comme ça ! Je ne pense pas qu'à ça ! Vous seriez étonnés de savoir que je n'ai pas couché avec autant de personnes que Simon.
- Heu… Je pense que même si on additionnait toutes les conquêtes de toutes les personnes dans cette salle, on n'arriverait pas au nombre de conquêtes de Simon. Rit Ron.
- Hey ! Hey ! Y a Rogue dans cette pièce, je vous rappelle. Fait remarquer Simon.
- Comme si Rogue était populaire… Dit Stephan.
- Ben regardez-le, il est presque beau… Dit Elizabeth en soupirant.
- Le traumatisme causé par lui à Poudlard vous empêche de remarquer qu'il est beau, et non 'presque' beau. Mais pour un vieux, il est beau. Ceci est la manifestation qu'Emma nous offre toutes les 5 minutes, comme dit plus haut.
- Heu… C'est surtout le fait que je sois un homme qui m'empêche de le trouver beau. Précise Stephan.
- Le gamin a 18 ans et il se prend pour un homme. Dit Simon en éclatant de rire.
- Le gamin de 18 ans, il a une vie se… Commence Stephan.
- Petit frère, t'es mon petit frère, alors ne termine pas cette phrase, s'il te plaît.
- Mais…
- Conserve un minimum d'innocence à mes yeux !
- D'accord. Soupire mon petit frère.
Côté de Ginny, Luna, Neville et Mahina.
- Qu'est-ce que je fous entre vous, exactement ? Demande Mahina en regardant Luna et Neville.
- Je me pose souvent la question aussi. Répond Ginny.
- Pourquoi tu restes là, alors ? Leur niveau de bizarrerie est trop élevé pour moi. Même pour moi, qui suis une quadruplée !
- Luna est gentille. Explique Ginny.
- Je suis gentille ! Aussi gentille que les petites bestioles qui te font des bisous ! Confirme Luna.
- Quelles bestioles… ? S'inquiète Mahina en regardant sa robe.
- Tu ne les vois pas… Fait Luna, d'un air désolé. Ce n'est pas grave, un jour, peut-être !
Mahina reste silencieuse.
- Lune, mon cœur. J'ai vu une licorne au boulot vendredi. Lui dit Neville.
- Tu lui as donné du lait ? Demande Luna, super enthousiaste.
- Non, j'avais oublié d'emmener ma bouteille de lait ce jour-là !
- Oh… C'est dommage. Mais la prochaine fois, tu prends du lait avec toi, au cas où t'en vois encore une !
Mahina se tourne vers Ginny, inquiète :
- C'est leur état normal ou ils se sont fumés des joins ?
- C'est leur état normal. Soupire Ginny.
- Et ça, c'est le couple qui tient le plus longtemps dans notre groupe…
- Je me dis que c'est injuste. Regarde-les. Et regarde-moi, qui suis encore célibataire ! Dieu il avait bu quoi quand il a fait en sorte que ça se produise ?
- Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est qu'un jour, ils domineront le monde.
- Parce que c'est le seul couple à avoir tenu plus de 5 ans ? Demande Ginny en riant.
- Ouais ! Et aussi parce qu'on sous-estime les fous ! Un jour, ils se rebelleront, et ce jour-là, nous pauvres êtres normaux, on crèvera !
- Alors soyons fous ! S'enthousiasme la rousse.
- Oui ! SOYONS FOUS ! DANSONS ! BUVONS ! ON EST JEUNES QU'UNE FOIS !
Mahina qui, entraînée par la magie du moment, s'est levée et s'est mise à crier, se rend compte que tous les regards se sont tournés vers elle, et elle éclate de rire. Le rire se répand rapidement, et quelques minutes plus tard, sans que je m'en rende compte, on est tous debout, il y a de la musique, et un peu tout le monde est en train de danser. Même Emma, qui ne résiste de toute manière jamais à l'appel de la musique.
- Tu sais… Murmurai-je à Simon lorsque l'on danse sur le premier slow de la soirée. Je me suis demandée ce qu'il y avait dans cette année de mémoire qu'il me manque encore. Je voulais savoir pourquoi tu avais pris la peine d'effacer cette année toute entière. Mais finalement, je me rends compte que je m'en fiche. Le savoir ne ferait que me faire déprimer. Et je vais si bien, maintenant… En ta compagnie, dans tes bras. Entourée par toutes les personnes que j'aime + Severus.
Il rit.
- Je ne te l'ai pas encore dit mais… Merci d'avoir effacé toutes ces choses. Et merci de garder ce fragment de mémoire que je ne veux pas récupérer maintenant.
Il sourit, et je pose ma tête dans le creux de son épaule.
- Un jour, je te demanderai de m'épouser, Hermione. Murmure-t-il dans mon oreille.
- Et ce jour-là, j'accepterai. Murmurai-je encore plus bas. Je ne sais pas s'il m'a entendue. Le but n'était pas qu'il entende.
- Dans ce cas, peut-être que ce jour-là, ce sera aujourd'hui. Me sourit-il à la fin du slow.
Mon cœur se met à cogner furieusement dans ma poitrine quand je me rends compte que je suis peut-être sur le point d'être riche, jeune et fiancée.
