Deuxième jour…

Chapitre 2 (1ère partie)

Temperance émergea lentement du sommeil, ouvrant un œil et le refermant aussitôt, éblouie par un rayon de soleil qui entrait directement par la fenêtre de sa chambre. Elle frotta ses yeux gonflés par le sommeil et, après avoir étiré ses bras plusieurs fois au-dessus de sa tête, repoussa le drap avec ses pieds jusqu'au bout du lit. Elle étouffa un bâillement, et soudain, la mémoire lui revint : Booth.

Son partenaire se trouvait dans le même hôtel qu'elle, en vacances lui aussi, comme par hasard ! Elle se souvint s'être endormie tardivement en pensant à lui.

Elle posa un pied, puis l'autre sur le sol moquetté, à la recherche de ses sandales.

Ne les trouvant pas, elle grogna et se mit à quatre pattes. Elle glissa un regard sous le lit, découvrant une seule sandale. Pas de trace de l'autre.

- Qu'est-ce qu'il est venu faire ici ? grommela-t-elle.

Elle fit le tour du lit à quatre pattes.

- Mais où est passée cette foutue chaussure…

Du regard, elle fit le tour de la chambre, mais ne vit sa chaussure nulle part. Tant pis. Elle allait se glisser sous la douche et ensuite, elle aurait les idées plus claires. Et puis elle descendrait prendre un bon petit déjeuner reconstituant avant de partir, à pied, faire le tour des environs. Elle demanderait aux cuisines de lui préparer un panier pique-nique qu'elle emporterait avec elle.

Et elle essaierait d'éviter Booth avant son départ. Il fallait qu'elle se dépêche et qu'elle quitte l'hôtel rapidement.

Elle entra dans la salle de bains et ouvrit le robinet d'eau chaude. Elle retira ses sous-vêtements qu'elle jeta dans le panier de linge et se glissa avec délice sous le jet d'eau brûlante. Elle tressaillit sous la chaleur, puis son corps s'habitua rapidement à la température.

Elle aimait prendre des douches chaudes, détestant frissonner de froid. Débouchant le flacon de savon à douche, elle en fit couler au creux de sa main. Elle renifla le parfum à base de citron, ce qui la requinqua totalement. Elle se frictionna énergiquement le corps, puis se fit un shampooing.

Ensuite, elle s'habilla rapidement d'un jean bleu taille basse et d'un petit top blanc en broderie anglaise, enfilant des sandales plates. Si l'air venait à se rafraîchir un peu, elle noua, en prévision, un pull léger sur ses épaules. Queue de cheval pour la coiffure. Lunettes de soleil pour les yeux.

Alors qu'elle s'apprêtait à descendre, attrapant son sac, elle sentit son portable vibrer à l'intérieur. Elle regarda l'écran bleu.

Angela.

Elle prit la communication tout en ouvrant et refermant la porte de la chambre derrière elle. Elle traversa à pas feutrés le couloir, parlant à voix basse, pour ne pas réveiller Booth qui dormait à côté.

- Oui, Ange.

- Ma chérie, comment vas-tu ?

- Bien.

- Comment se passe ce début de vacances ?

- Ca va.

- Mais encore ?

Malgré la tentative de garder une voix assurée, Angela avait découvert qu'il y avait un « mais ». Pas moyen de bluffer son amie. Elle décida de lui dire la vérité.

- Mal.

- Comment ça, mal ?

- Booth.

- Booth ? Tu veux dire notre « Booth » ? Qu'est-ce que vient faire notre agent sexy et préféré dans tes vacances ?

Temperance devina qu'Angela souriait de toutes ses dents.

- Il a débarqué hier après-midi sur le parking de mon hôtel. Et tout ça, c'est de ta faute !

Elle commença à descendre les escaliers.

- Quoi, de ma faute ? Qu'est-ce qui te fait dire ça ?

- C'est toi qui lui as dit que j'étais ici pour mes deux semaines de congé, non ?

- Non… c'est faux… tu te trompes…, bafouilla Angela à l'autre bout de la ligne.

- Ange, il n'y avait que toi qui étais au courant ! Si tu ne lui as pas tout raconté, comment l'a-t-il su, hein ?

Silence.

- Bon, d'accord, Brennan, c'est moi qui le lui ai dit. Mais parce qu'il a insisté. Tu sais comment il peut-être, quand il veut savoir quelque chose !

La voix d'Angela s'était faite implorante, cherchant le pardon de son amie.

- Oui, je sais, mais justement, le connaissant, tu aurais dû tenir ta langue !

Elle ne s'était pas trompée. Elle voyait bien la situation : Booth avait dû enfiler sa panoplie du parfait charmeur pour embobiner Angela et son amie était tombée dans le piège du bel agent.

Mais Temperance savait aussi qu'elle n'avait pas dû se faire prier longtemps, étant donné qu'Angela était persuadée qu'ils étaient faits l'un pour l'autre, et cela depuis le début de leur partenariat.

Malgré son amitié pour elle, Temperance ressentait une légère animosité pour son amie. Elle savait parfaitement que Booth allait tout faire pour s'incruster dans sa vie et dans ses vacances, et pour une fois qu'elle en prenait, seule, il fallait qu'il se pointe comme un cheveu sur la soupe.

Elle arriva sur le seuil de la salle du restaurant et jeta un coup d'œil discret sur les quelques personnes qui étaient déjà attablées. Elle respira à nouveau quand elle vit que Booth n'était pas déjà là. Elle alla s'asseoir à une table installée dans un petit recoin discret et passa sa commande.

- Brennan ?

- Je suis toujours là, Ange.

- Tu m'en veux encore ?

- Oui et non. Tant pis, je vais essayer de faire avec et de l'éviter le plus possible.

- Qu'est-ce que tu as prévu de faire aujourd'hui ?

- Une ballade dans la campagne, un tour des environs. D'après ce que j'ai pu en voir hier, le coin est ravissant.

Le serveur lui apporta son petit déjeuner et elle en profita pour lui demander de lui préparer un panier pique-nique le plus rapidement possible.

Le garçon acquiesça et s'éloigna.

- Ange, je vais devoir te laisser.

- OK, ma chérie. Mais laisse-moi te dire une dernière chose : ne sois pas trop dure avec Booth. Il t'aime beaucoup et je pense que ça lui faisait plaisir de venir te rejoindre. Si tu avais vu son visage…

- Il ne s'est pas préoccupé de savoir si ça me faisait plaisir, à moi. Ange, Booth et moi sommes partenaires, rien d'autre. Tu dois te mettre ça dans le crâne une bonne fois pour toutes. Et je pense que nous devons prendre nos vacances séparément. Nous travaillons déjà ensemble toute l'année.

- Brennan, ne me dis pas qu'il ne te manquait pas déjà un petit peu, hein ?

Temperance poussa un profond soupir. Ange avait raison. Alors qu'ils se disaient au revoir, elle avait ressenti un petit pincement au niveau de l'estomac, mais elle avait aussitôt mis ça sur le compte de la faim. Jamais elle ne l'aurait avoué à Angela, qui en aurait rapidement fait des gorges chaudes.

- Non. A bientôt, Angela.

Et elle coupa la communication avant que son amie ait pu ouvrir la bouche de nouveau.

Malgré son appréhension de voir apparaître son partenaire sur le seuil de la salle, elle attaqua son petit déjeuner de bon appétit : jambon blanc, œuf à la coque, fromage blanc et café noir sans sucre. Un petit déjeuner léger, mais reconstituant.

Alors qu'elle se levait et que le serveur lui apportait son panier pique-nique, elle tressaillit et son cœur manqua un battement quand elle entendit une voix bien trop reconnaissable. Booth.

- Bones ! Bones, vous êtes là ?

Il entra en trombe dans la salle du restaurant, et fut bombardé de regards désapprobateurs de la part des autres clients.

Quand il la découvrit, il se précipita vers elle.

- Bones, vous êtes là ? Pourquoi vous répondez pas quand on vous appelle ?

Temperance le fixa comme s'il lui était poussé des oreilles de lutin.

- Booth, taisez-vous ! gronda-t-elle en regardant autour d'elle. Nous ne sommes pas seuls, ici ! Où vous croyez-vous ? Au Jefferson ?

Elle n'eut pas besoin de se forcer pour laisser percer une grosse pointe d'irritabilité dans ses paroles.

- J'ai cru que je vous avais raté ! J'ai eu peur que vous soyez déjà partie à votre ballade.

Elle n'en crut pas ses oreilles. Il savait. Il savait déjà qu'elle s'apprêtait à partir pour la journée. Mais c'était Nostradamus en personne, cet homme-là !

- Mais… Booth, comment savez-vous que…, commença-t-elle, médusée par tant de culot.

Il se redressa et lui lança son fameux sourire charmeur en lui coupant la parole.

- Bones, vous savez bien que je sais tout ! Je suis du FBI !

Puis, avant qu'elle ait pu faire un geste, il lui prit le panier des mains.

- Bon, faudrait peut-être y aller si nous voulons visiter le plus de choses possibles !

Elle posa ses mains sur ses hanches, rouge de colère.

- Booth, je ne vous ai jamais invité à venir avec moi ! Vous avez un sacré toupet ! Je suis ici en vacances, seule ! Vous savez ce que ça veut dire SEULE ?

- Oui, Bones, je sais ce que ça veut dire. Mais, vous et moi, nous ne faisons qu'un !

Temperance ouvrit la bouche, muette d'étonnement.

- Et comme nous ne faisons qu'un, donc, vous êtes seule ! Alors, je peux vous accompagner ! Allons-y, on prend ma voiture !

Il lui prit le bras et commença à la pousser devant lui, mais Temperance se retourna et arracha son bras à sa poigne.

- Votre voiture ? Mais il n'est pas question de prendre une voiture ! J'y vais à pied ! Et seule !

Elle tenta de reprendre son panier, mais il le tenait fermement.

- Pas question de marcher à pied. La marche à pied, c'est pas mon truc. On peut faire le tour du coin, mais en voiture ! On s'arrêtera quand vous voudrez visiter un endroit qui vous plaît, OK ?

- Non ! J'irai à pied.

Une nouvelle fois, elle tenta de lui arracher le panier, mais rien à faire. Il s'y agrippait comme si sa vie en dépendait.

- Booth, donnez-moi ce panier ! cria-t-elle, les joues cramoisies. Et puis, je ne vous ai jamais invité à cette balade ! Alors, faites ce que vous voulez, mais moi, je pars A PIED ! ET SEULE !

Une nouvelle fois encore, ils se disputaient.

Les autres clients les regardaient. Certains d'un œil amusé, pensant que c'était un jeune couple de mariés qui s'engueulait, d'autres d'un oeil plus inquiet, par peur que la situation ne tourne au vinaigre.

Alerté par les cris, le directeur de l'hôtel s'avança rapidement vers eux.

- Messieurs dames, que se passe-t-il ?

Alors que Temperance s'apprêtait à ouvrir la bouche, Booth la devança.

- Rien, monsieur le directeur, répondit-il avec un grand sourire. Une petite divergence d'opinion, rien de grave. Nous nous apprêtions à partir, justement.

Une nouvelle fois, il attrapa fermement la jeune femme par le bras et Temperance n'eut pas d'autre choix que de le suivre, pour ne pas ameuter davantage et le directeur et les clients, tout l'hôtel en général.

Une fois qu'ils furent dehors, elle arracha son bras et se tourna vers lui.

- Très bien ! Vous avez gagné. Vous pouvez venir avec moi, mais je vous préviens : j'y vais à pied ! Vous ne me ferez pas changer mon programme !

Et elle prit la direction d'un petit chemin forestier qui partait de derrière l'hôtel.

Booth eut un regard penaud vers sa voiture, puis se décida à suivre sa partenaire qui avançait d'un pas énergique. Il eut tôt fait de la rattraper et passa un bras autour de sa taille.

- Bones, vous allez voir ! On va bien s'amuser, tous les deux ! Bon, j'aurai préféré qu'on prenne ma voiture, mais puisque vous voulez marcher, on va marcher !!!

Temperance ne daigna même pas lui jeter un regard et continua à avancer, regardant droit devant elle.

Elle avait eu raison d'avoir des craintes : il allait lui gâcher ses vacances en lui parlant du boulot !!!

Temperance changea rapidement d'avis.

Booth se révéla un charmant compagnon de promenade. Elle se rendit compte que, depuis qu'ils travaillaient ensemble, jamais ils n'avaient passé une journée de loisirs ensemble et jamais parlé ainsi, comme de vieux amis.

Il lui parla de tout sauf du FBI, de l'Institut Jefferson ou de meurtres. Il lui raconta des anecdotes, des petites histoires concernant son fils Parker, de ses parents, de sa famille en général. Pas une seule parole sur ses anciennes conquêtes. Quand il aborda le sujet de l'absence de son grand-père qu'il n'avait pas revu depuis des années, elle sentit comme une note de regret dans sa voix. Elle tourna les yeux vers lui et leurs regards se rencontrèrent, d'une façon inhabituelle. Elle détourna les yeux, gênée par ce regard profond. Elle comprenait parfaitement son manque de nouvelles d'une personne qui lui était chère. Elle avait vécu ça durant des années avant d'avoir enfin des nouvelles de son père et Booth avait toujours été là pour lui remonter le moral et la soutenir.

Aussi, elle décida d'oublier sa rancœur contre lui, de profiter de cette journée magnifique et, tout en continuant leur marche, ils se mirent à discuter à bâtons rompus. Et Booth retrouva son sourire.

Après une heure de marche, le sentier forestier se mit à descendre. Ils se retrouvèrent dans un vignoble avec une vue plongeante. Au loin, ils pouvaient apercevoir un grand lac aux reflets bleutés sous le chaud soleil de midi. Quand ils arrivèrent près de la rive, le soleil tapait fort et Temperance et Booth commençaient à avoir très faim. Cette marche leur avait creusé l'appétit. Ils s'installèrent alors à l'ombre d'un grand arbre pour déguster le contenu du panier pique-nique. Malheureusement, celui-ci ne contenait de la nourriture que pour une personne, en l'occurrence, Temperance.

Au menu : du poulet froid, salade de tomates, pain aux céréales, et un petite tarte aux cerises qui sentait délicieusement bon. Une bonne bouteille de vin complétait le tout.

A la vue de tout ça, Temperance sentit son estomac gargouiller et celui de Booth aussi.

- Allez, Booth, quand il y en a pour un, il y en a pour deux ! On va partager !

Ce qu'ils firent et ils mangèrent de bon appétit, tout en continuant à discuter.

Au bout de quelques minutes, n'y tenant plus, Temperance posa la question qui la tarabustait depuis la veille.

- Booth, pourquoi êtes-vous venu me rejoindre ici ?

Il la fixa quelques instants avant de répondre avec un petit sourire.

- Je ne suis pas venu vous rejoindre.

- Tiens, c'est drôle, j'avais cette impression.

- J'ai loué une chambre dans cet hôtel, sans savoir que vous y aviez loué une chambre. Pourquoi voudrais-je vous rejoindre ici ?

- A vous de me répondre. (Elle fit une petite pause, puis reprit.) Je sais qu'Angela vous a tout raconté car vous vous êtes montré très persuasif.

Il eut un petit sourire et secoua la tête.

- Au début, ça m'a déplu, continua-t-elle. Mais si vous tenez à rester dans le coin, je tiens à savoir pourquoi.

- Peut-être parce que vous me manquiez déjà, Bones.

- Seulement « peut-être » ? Non. Allez, soyez sincère.

- Je suis sincère.

Ils se fixèrent à nouveau quelques instants, puis Temperance se leva brusquement.

- Je pense qu'il est temps de rentrer, il se fait tard et nous avons une longue route à faire.

Booth se leva à son tour et, après avoir rangé le panier pique-nique, ils reprirent le chemin en sens inverse.

- Si nous avions pris ma voiture, nous serions rentrés plus vite, Bones.

- Non.

- Si.

- Non.

- Hé hé… si.

Et voilà. Ils étaient repartis pour une nouvelle querelle.

Quand ils arrivèrent près de l'hôtel, ils aperçurent une voiture de la police du comté ainsi qu'une voiture du FBI.

Le directeur de l'hôtel était en train de discuter avec deux hommes. Un en tenue de shérif et l'autre, habillé de la même façon que Booth lorsqu'il était en service. Les apercevant, le directeur les désigna du doigt, puis rentra dans l'hôtel après un dernier regard en direction de Temperance.

- Mlle Brennan ? fit l'homme en costume en s'approchant d'eux. Agent spécial Scott, du FBI, dit-il en présentant sa plaque. Je vais vous demander de me suivre, s'il vous plaît.

- Pourquoi devrais-je vous suivre ? demanda Temperance, aussitôt sur la défensive.

Elle savait pertinemment que lorsqu'un agent du FBI demandait de le suivre, ça ne disait rien qui vaille.

- On vous expliquera au bureau, mademoiselle.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? s'exclama Booth. Je suis l'agent spécial Seeley Booth, dit-il en sortant, à son tour, sa plaque qu'il portait toujours sur lui, et je réponds du Dr Brennan comme de moi-même.

L'agent Scott sembla hésiter quelques instants.

- Un certain Harry Johnson a été retrouvé mort à son domicile, ce matin. Tué d'une balle en pleine tête.

- Et alors ? aboya Booth. Quel rapport avec le Dr Brennan ?

- Johnson a, d'après les dires de ses amis, eut une violente altercation avec mademoiselle Brennan pas plus tard qu'hier soir.

Temperance sentit le sol se dérober sous ses pieds. Elle ouvrit la bouche pour parler, pour se défendre, mais aucun son ne sortit de sa gorge bloquée par l'émotion.

Non, ce n'est pas possible… Je n'ai rien fait…

Booth se tourna vers elle.

- Bones…

Mais tout aussitôt, il porta son regard à nouveau vers l'agent Scott.

- Vous devez faire erreur, agent Scott. Le Dr Brennan n'a pas quitté sa chambre de toute la nuit.

- Vous pourriez le prouver, agent Booth ?

Les deux hommes se fixèrent quelques secondes.

- Non, répondit Booth en détournant la tête et en pinçant les lèvres. Mais je peux vous certifier que le Dr Brennan n'a pas pu commettre ce meurtre. Je la connais bien et nous sommes partenaires depuis plus de deux ans. Elle est anthropologue judiciaire pour le FBI, à Washington.

- Je suis désolé, agent Booth, mais vous connaissez la procédure. Je dois l'emmener pour qu'elle soit interrogée sur ce meurtre.

Impuissant, Booth acquiesça de la tête.

Comme un robot, Temperance suivit l'agent Scott qui la fit asseoir sur le siège arrière d'une des voitures.

- Je l'accompagne, dit Booth en fixant l'agent Scott qui n'eut d'autre alternative que d'accepter.

Booth s'installa à côté de Temperance, Scott au volant, et la voiture démarra, prenant la direction de la ville la plus proche.

A suivre…

Alors, je la continue cette fic ou pas ? J'attends vos rewiews, n'hésitez pas à vous lâcher !!!