Chapitre 5 – Troisième jour…
(2ème partie)
Désolée pour la mise à jour qui a été plus longue que prévue, mais un méchant virus grippal m'a empêché de la faire plus tôt. Merci encore à tout ceux qui m'ont laissé une review, vous m'avez motivé à continuer. Et bien sûr, n'hésitez pas à en laisser d'autres ! Bon, je vous laisse lire ce nouveau chapitre ! Bonne lecture à tous !
Alors, il lui raconta toute l'histoire. Son interrogatoire par Scott, la visite de l'appartement de Johnson, la découverte de la bague sous le lit, le shérif qui l'attendait pour un autre interrogatoire, n'omettant aucun détail. Elle devait tout savoir.
- Mais comment c'est possible ? s'écria-t-elle en passant une main dans ses cheveux. Je la porte toujours sur moi. Comment ai-je pu faire pour ne pas voir que je ne l'avais plus au doigt ?
Depuis que Booth lui avait offert ce cadeau, ce jour-là, la bague ne l'avait jamais quittée. C'était une véritable perle de culture montée sur griffes ciselées. Elle avait tout de suite pensé qu'elle avait dû lui coûter une petite fortune et elle avait été sur le point de refuser, mais en voyant le regard brillant de joie de son partenaire, elle n'avait pas eu le cœur de le décevoir.
Alors, elle avait pris l'écrin dans sa main, avait sorti la bague de son lit de satin et l'avait aussitôt glissé à un de ses doigts. Elle était de la bonne taille. Comment avait-il su ? Les larmes aux yeux, elle s'était jetée dans ses bras, et avait doucement posé ses lèvres sur sa joue en lui disant merci.
Et depuis ce jour, la bague n'avait plus quitté son doigt.
- Comment ta bague a pu arriver chez lui ?
- J'en sais rien, j'en sais rien ! Je n'y comprends rien ! C'est complètement dingue !
- Est-ce que tu la portais, l'autre soir, quand Johnson t'a agressé ?
- Bien sûr, elle ne me quitte pas.
- Et te rappelles-tu l'avoir eu encore au doigt quand tu es montée te coucher ?
- Il me semble bien, je ne sais plus… J'étais… j'étais complètement chamboulée. Je me suis déshabillée et je me suis mise au lit aussitôt. Je… je n'ai pas fait attention…
Elle leva un regard brillant de larmes vers lui.
- Est-ce que je vais pouvoir la récupérer ?
- Pas pour l'instant, Bones. Tu sais bien qu'elle va servir de pièce à conviction pour l'enquête.
- Oh non, c'est pas vrai…, gémit-elle en pinçant les lèvres. Je suis désolée, Booth… J'ai du la perdre à un moment où à un autre… L'assassin la trouvée et l'a posée près du cadavre, dans le but de me faire accuser du crime. Je ne vois que ça comme explication.
- On va découvrir la vérité et le véritable assassin paiera. Et pour la bague, ne t'inquiète pas. Dès que l'enquête sera close, j'essaierai de la récupérer… Et si je ne peux pas, je t'en offrirai une autre…
- Non non…, dit-elle en secouant la tête. Je veux celle-ci et pas une autre.
Il eut un petit sourire.
- Allez, Bones, dit-il en soulevant son visage vers lui, tout va s'arranger, je te le jure. Toi et moi, on en a vu d'autres.
- Oui, mais dans les autres, je n'étais pas accusée de meurtre, Booth. Ca fait toute la différence.
Soudain, Temperance eut une idée.
- Je veux participer à l'enquête.
- Quoi ? s'exclama-t-il en la fixant comme s'il elle venait de sortir une énorme bêtise.
- Je veux participer à l'enquête, je peux le faire ! Pour l'instant, je ne suis considérée que comme suspecte, pas comme meurtrière, je ne suis pas en prison, je n'ai pas encore été accusée de meurtre. Donc, j'ai le champ libre. Dis-moi que je peux, Booth, s'il te plaît. Je veux me sentir utile, pour moi.
Il continuait à la fixer avec un regard médusé. Elle était vraiment incroyable. Elle voulait participer à l'enquête qui l'accusait de meurtre. Pour lui, c'était une première. Il n'avait jamais eu affaire à un cas comme celui-là.
Soudain, le téléphone de Temperance sonna. Tournant la tête, elle attrapa le portable sur la table de chevet et fixa l'écran bleu. Angela.
- Oui, Angela ? fit-elle en décrochant.
- Ma chérie, enfin, tu te décides à répondre ! Qu'est-ce que tu fichais ? Je t'ai appelé plusieurs fois et je t'ai laissé autant de messages.
La voix d'Angela était pleine de reproches.
- Oh, désolée, Ange, je n'ai pas regardé ma messagerie.
- Trop occupée, peut-être ? Avec un certain agent du FBI ?
Elle pensa que si Angela la voyait, à cet instant précis, assise sur son lit, à côté de Booth, son amie imaginerait aussitôt tout un tas de choses. Aussi, elle décida de ne pas lui parler de ses problèmes et de lui faire simplement croire qu'elle passait de bonnes vacances.
- Non, Ange… Booth et moi… (Elle poussa un soupir.) Booth passe ses vacances de son côté et moi du mien.
- Tu veux me faire croire ça, Tempe ? A d'autres, mais pas à moi ! Raconte !
- Ange, je…
- Qu'est-ce que vous faites de beau, tous les deux ?
Temperance devina que son amie avait certainement un sourire jusqu'aux oreilles et les yeux brillants de convoitise en lui posant cette question qu'elle jugeait mal placée. Comme si Angela était auprès d'elle. Elle la connaissait si bien.
- Je viens de te dire que…
A sa grande surprise et sans qu'elle puisse l'en empêcher, Booth attrapa le téléphone et le colla à son oreille.
- Salut, Angela. Vous voulez vraiment savoir ce que Bones et moi faisons de nos vacances ?
Elle tenta de lui arracher le téléphone, mais sans succès. Il le tenait fermement et il repoussa sa main.
- Nous avons pique-niqué, nous nous sommes baladés dans la campagne, nous sommes allés au restaurant et…
Il marqua un léger temps d'arrêt pour faire durer le suspense, tout en fixant Temperance.
- … nous avons fait l'amour toute la nuit et nous allions remettre ça à l'instant où vous avez appelé. Bonne journée, Angela.
Il raccrocha avec un grand sourire et tendit le portable à Temperance qui le regardait, bouche bée.
- Et voilà ! Elle a entendu ce qu'elle voulait entendre. Je pense que maintenant, elle va te fiche la paix pour un bon moment.
- Mais… tu… es… complètement… cinglé, souffla-t-elle, éberluée par la tirade de son partenaire. Tu imagines ce qu'elle doit être en train de faire, maintenant ? Tout l'institut va être mis au courant d'un truc qu'on n'a jamais fait !
- Et alors ? Ca va boucler les langues de vipères de certains, calmer l'esprit d'Angela, et nous, on va être tranquille. Bon. Je vais te laisser te reposer, je repasserai un peu plus tard.
Il était vraiment incroyable ! S'il croyait qu'ils allaient avoir la paix, il se mettait le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Bien au contraire. Ce qu'il venait de dire n'avait fait, hélas, qu'attiser des braises nommées Angela.
Mais, pour l'instant, ce problème n'était pas le cadet de ses soucis. Elle s'occuperait de ça plus tard. Dans l'immédiat, il y avait plus grave à régler.
Après avoir fait un break. Elle en avait le plus grand besoin.
- Booth ? l'appela-t-elle alors qu'il s'apprêtait à quitter la chambre.
Il se retourna vers elle.
- Oui, Bones ?
- Ne recommence jamais ça, d'accord ?
- Quoi ?
- Ce que tu viens de dire à Angela ! S'il te plaît !
- OK. Mais c'était pour t'aider. Les amis, c'est fait pour ça.
- Je sais, mais je suis une grande fille, Booth.
Ils se fixèrent quelques instants, puis Temperance reprit la parole.
- Dis-moi, ton invitation à déjeuner tient toujours ? demanda-t-elle avec un petit sourire.
- Bien sûr, pourquoi ?
- Hé bien, j'ai soudain une petite faim et je…
- Super ! Prépare-toi vite, nous y allons ! Le temps de me changer et je repasse te prendre, OK ?
- OK ! répondit-elle avec un plus grand sourire. Oh, une dernière chose !
Elle s'approcha de lui et posa légèrement ses lèvres sur sa joue.
- Merci d'être là, Booth…, murmura-t-elle à son oreille.
Emu malgré lui, il lui sourit et sortit rapidement, refermant la porte derrière lui.
Temperance retira vivement ses vêtements. Direction la douche. Les yeux fermés, elle laissa le jet marteler ses seins, son dos et sa tête. Puis elle baissa la tête. Les épaules, maintenant. Les hanches. Jusqu'à ce qu'elle ne voit plus rien dans la salle de bains, tant il y avait de vapeur.
Bien séchée, elle entreprit de se démêler les cheveux puis de se brosser les dents. Elle entendit frapper à la porte de la chambre.
- Entre, Booth, je ne suis pas encore tout à fait prête. Je me dépêche.
- OK, Bones, je t'attends, mais fais vite avant qu'il n'y ait plus de gambas !
Derrière la porte de salle de bains, Temperance eut un petit rire. Se regardant dans la glace de l'armoire de toilette, elle découvrit son visage qui avait repris des couleurs et ses yeux leur belle couleur gris-bleu. Grâce à Booth.
Soudain, elle décida qu'elle allait être sexy pour son déjeuner avec lui. Pourquoi, elle n'en savait rien. Pour le remercier de ce qu'il avait fait ?
Non. Une envie, comme ça. Elle avait envie de se sentir belle, de voir un regard d'admiration sur le visage de son partenaire.
Elle coiffa rapidement ses cheveux qui avaient repris une belle teinte brillante. Elle enfila une paire de petites sandales et une robe bain de soleil sexy qui cachait dessous un slip et un soutien-gorge de chez Victoria's Secret. Un petit peu de mascara sur les cils et du blush sur les joues.
- Alors, Bones, tu es prête ? cria la voix de Booth, un tantinet un peu plus pressée.
Oui, pour être prête, elle était prête !
Quand elle sortit de la salle de bains, il tourna la tête vers elle et resta la bouche ouverte devant l'apparition quasi-irréelle de sa partenaire.
Il avait laissé une Bones quasiment à l'agonie. Bon, il exagérait un peu, mais c'est vrai qu'elle n'était pas vraiment en grande forme. Et là, soudain, devant lui, elle apparaissait fraîche comme une rose, vêtue d'une robe…
Oh, mon Dieu ! Une petite robe d'été qui épousait ses formes sans être déplacée, qui montrait juste ce qu'il fallait, où il fallait, pas plus. Elle avait coiffé ses cheveux en chignon lâche agrémenté d'une jolie barrette. Des mèches bouclées retombaient gracieusement autour de son visage. Ses yeux étaient de nouveau brillants. La voir vêtue ainsi provoqua chez lui une bouffée de chaleur. Une montée de testostérone, comme elle aurait dit.
- Bones… Tu es… tu es…
Voilà qu'il bafouillait maintenant. Lui qui, habituellement, savait parler aux femmes, là, il perdait ces moyens devant sa partenaire ultra-sexy. Il ne tenta pas de deviner quels dessous elle pouvait porter, car là, c'aurait été de trop pour lui et pour son pauvre cœur.
- Au lieu de bafouiller, Booth, nous ferions mieux d'y aller, car si tu traînes encore, tu seras obligé d'aller pêcher toi-même les gambas, si tu veux en manger, dit-elle en riant et en lui tendant une main.
Il prit sa main et posa un baiser au bout de ses doigts. Puis il pressa ses lèvres dans le creux de sa main.
- Je suis vraiment heureux que tu te sentes mieux, Bones.
Bien, elle ? C'est sûr. Temperance se sentait de mieux en mieux à chaque seconde qui passait, aussi bien physiquement que moralement. Sa discussion avec Booth, comme toujours à chaque fois qu'elle avait des problèmes, lui avait remonté le moral et, à cette minute même, elle décida qu'elle allait se battre pour prouver son innocence. Elle en avait terminé de se lamenter sur son sort. Elle était Temperance Brennan, anthropologue judiciaire, de renommée mondiale et auteur de best-sellers. Et elle allait leur prouver que, même lorsque c'était elle qui était suspectée, elle gardait la tête froide et allait trouver les preuves qui l'innocenteraient.
Avec l'aide de son partenaire, bien sûr.
Sans prévenir, il se pencha et déposa un baiser léger sur sa joue. Ses lèvres étaient douces et chaudes et un léger début de barbe lui irrita légèrement la joue. Elle sentit une douce chaleur l'envahir quand il posa ses lèvres sur sa joue.
- J'ai eu beaucoup de chance de te rencontrer, Bones.
Fin d'après-midi, au poste de police.
- Dr. Brennan, cette bague vous appartient bien, n'est-ce pas ?
Scott ouvrit le dossier qui était posé sur la table et détacha le petit sachet qui y était agrafé. Il le posa devant elle. Elle le regarda sans y toucher. Un numéro de dossier y était inscrit à la main.
- Jetez-y un coup d'œil, fit-il en s'asseyant sur la chaise en face d'elle.
Le sachet contenait la bague. Sa bague. Elle l'observa à travers le plastique, sans la sortir du sachet. Elle n'avait pas le droit d'y toucher sans gant. Un pincement lui serra le cœur et elle repensa, une nouvelle fois, au jour de son anniversaire, quand Booth lui avait offert.
Elle leva les yeux sur Scott.
- Vous confirmez les dires de l'agent Booth qui a reconnu votre bague, Dr. Brennan ?
Temperance porta à nouveau son regard sur la bague. Oui, c'était bien elle. Sa perle nacrée brillait même à travers le plastique du sachet.
- Oui, c'est bien ma bague, répondit-elle d'une voix rauque, les larmes aux yeux.
- Très bonne réponse. Vos empreintes sont dessus. Si vous m'aviez dit le contraire, je vous arrêtais illico.
Il la fixa quelques secondes, et Temperance lui rendit son regard, tentant de garder un semblant de calme.
- Alors, je suis curieux et je voudrais que vous me disiez ce qu'elle faisait dans la chambre d'Harry Johnson ?
- Je n'en sais rien.
- Vous n'en savez rien ? Vous voulez me faire croire qu'elle y est arrivée toute seule ?
Les yeux de l'agent du FBI la transperçaient comme une aiguille transperce l'insecte sur la planche. Elle pensa à Hodgins et à ses insectes.
Booth lui avait dit que c'était le shérif qui voulait l'interroger, mais c'était à nouveau l'agent Scott qui se tenait devant elle à la fixer comme si elle était déjà accusée de meurtre.
- Quelqu'un l'a certainement mise là pour me faire porter le crime. Mais je n'ai pas tué Harry Johnson. Je ne suis pas une criminelle.
- Ca reste à prouver, Dr. Brennan. Vous avez eu une altercation avec la victime, il vous a agressé et a tenté de vous embrasser, voir même plus, c'est bien ça ?
Temperance hocha la tête en signe d'acquiescement.
- Alors, vous avez voulu vous venger et vous vous êtes présenté chez lui pour le lui faire payer. D'une balle dans la tête.
- Non, c'est faux ! Jamais je n'aurai fait ça ! Vous n'avez pas le droit de m'accuser ainsi, vous n'avez aucune preuve !
- Vous oubliez la bague, Dr. Brennan. A elle seule, elle est la meilleure preuve que nous ayons pour l'instant.
Elle fusilla Scott du regard. Elle le détestait. Il représentait tout ce qu'elle détestait en tant qu'homme. Et c'était un agent du FBI. Heureusement qu'ils n'étaient pas tous comme lui. Heureusement que Booth n'était pas comme lui.
Elle retira ses mains du bureau et les posa sur ses genoux. Deux auréoles de sueur restèrent sur le sous-main.
- Agent Scott, reprit-elle en tâchant de conservant son sang-froid, cette bague est un cadeau d'une personne qui compte beaucoup pour moi. Je tiens à la récupérer sitôt l'enquête terminée, quand j'aurai été innocentée.
- Tiens donc.
- Eh oui.
En dehors des touffes de cheveux qui se hérissaient au sommet de son crâne à chaque bouffée d'air expédiée par le ventilateur, Scott était parfaitement immobile.
- Vous savez, Dr. Brennan, vos exploits ne passent pas inaperçus. Même ici, dans un petit comté campagnard.
- Mes exploits ?
- La presse vous aime.
- La presse aime surtout vendre son papier, lui répondit-elle d'un ton irrité.
Dans la chaleur de la salle d'interrogatoire, ils se regardèrent en chien de faïence. Scott avait des yeux porcins, striés de sang. Temperance avait l'impression qu'il prenait son pied à la faire souffrir moralement.
Un téléphone retentit dans le couloir, mais il n'y prêta pas attention.
- Agent Scott, je veux participer à l'enquête, dit-elle soudain en le fixant. Je veux trouver l'assassin qui cherche à me faire porter ce crime.
- Certainement pas, Dr. Brennan.
- Pourquoi ? s'exclama-t-elle en se redressant. A l'heure qu'il est, vous n'avez aucune preuve pour me faire accuser ! Laissez-moi participer à cette enquête, et je vous prouverai que je suis innocente !
Il la fixa de ses petits yeux porcins et un sourire narquois apparut sur ses lèvres.
- Vous avez la réputation de faire jaillir la vérité, Dr. Brennan. Des familles souffrent le martyre de ne pas savoir ce qui est arrivé à leurs proches.
Temperance pensa à ses parents. Pendant quinze ans, elle n'avait pas su ce qu'ils étaient devenus. Aujourd'hui, elle savait que sa mère était morte, assassinée. Elle avait retrouvé son père mais celui-ci avait été mis en prison par Booth pour avoir fait griller le directeur-adjoint du FBI qui en voulait à sa vie et à celle de Russ, son frère.
On toqua à la porte et le shérif entra, suivi de Booth. Ce dernier arborait un grand sourire. Temperance se leva et se tourna vers eux.
- Agent Scott, dit le shérif, je viens de recevoir un appel de Cullen, à Washington, qui donne l'autorisation au Dr. Brennan de participer à l'enquête qui permettra de l'innocenter.
Elle ouvrit la bouche de stupeur et porta ses yeux aussitôt vers Booth qui arborait toujours son grand sourire.
- Mais… mais tu es incroyable ! Comment as-tu fait, en si peu de temps ?
Elle avait envie de se jeter à son cou pour le remercier mais pas devant les deux agents. Plus tard. Elle le ferait plus tard.
- Ah ça, c'est un secret, Bones. Allons-y maintenant, nous n'allons pas déranger ces messieurs plus longtemps. Nous avons une enquête à mener, n'est-ce pas ?
Temperance se tourna vers Scott.
- Désolée, agent Scott, mais vous allez devoir attendre encore un peu avant de me mettre en prison, dit-elle avec un grand sourire avant de suivre son partenaire.
Ils quittèrent le poste de police et grimpèrent dans la voiture de Booth qui démarra aussitôt en faisant crisser les pneus.
Alors, Temperance s'approcha de lui, et pour la deuxième fois de la journée, elle l'embrassa sur la joue.
- Merci.
Il lui lança son éternel sourire charmeur.
- Si c'est pour avoir des baisers de remerciements toute la journée, je suis prêt à faire n'importe quoi pour en avoir encore plus.
Elle lui sourit, lui donna une tape amicale sur le bras et se cala dans le siège.
- Où allons-nous ? demanda-t-elle en regardant le paysage qui défilait à toute allure.
- Les flics ont repéré les trois types qui étaient avec Johnson, l'autre soir. Tu t'en souviens ?
- Si je m'en souviens ! répondit-elle en grimaçant. Je ne suis pas prêt de les oublier. Hé ! Tu cherches à nous tuer ? s'exclama-t-elle lorsqu'il manqua de peu une grosse camionnette de livraison.
- Je suis pressé.
- Pourquoi ?
Il lui jeta un regard qu'elle n'arriva pas à déchiffrer.
- Parce que j'ai hâte de trouver le véritable assassin, Bones. Et qu'on reprenne le cours de nos vacances.
- Et tu penses qu'il ait parmi ses trois hommes ? C'étaient ses amis, ça ne tient pas debout.
- Et alors, on a vu chose plus drôle, Bones. De toute façon, il faut que je les interroge. Hé, toi, tu peux pas avancer plus vite ? cria-t-il à la voiture qui roulait tranquillement devant lui.
- Booth, tu vas arrêter ? Cette voiture roule à la bonne vitesse. C'est toi qui roules trop vite.
Temperance se demandait si elle ne vivait pas les dernières minutes de sa vie.
- Je suis pressé. Explique-moi une chose…
- Quoi ?
- Tu es timide ou téméraire ? Je n'ai jamais réussi à me faire une idée.
- C'est parce que je suis une énigme ambulante. Après avoir vu ces trois bonhommes, tu m'emmèneras à l'appartement de Johnson. Je veux y jeter un œil.
- J'ai demandé à ce que tout reste en l'état jusqu'à ton arrivée. Je sais que tu es à cheval sur ce genre de détail.
- Quoi ? Sur les indices ? Tu n'as rien examiné ?
- Ecoute, Bones, je ne suis pas complètement idiot ! Je sais que tu tiens à connaître tous les détails d'une affaire… alors je te les ai préservés, du mieux que j'ai pu. Tu me tombes toujours dessus quand je touche à quelque chose. Et maintenant tu me tombes dessus parce que je n'ai touché à rien. Quand est-ce que j'aurai raison avec toi ?
Temperance se demandait encore pourquoi Booth et elle ne pouvaient passer plus de cinq minutes sans de disputer. Angela ne s'était pas gênée, un jour, pour lui dire que c'était une « tension sexuelle ».
- Excuse-moi, murmura-t-elle.
Elle jeta un coup d'œil vers lui.
- Dis-moi une chose, Booth…
- Mmm…
- Comment savais-tu que j'allais te demander de participer à l'enquête ?
Elle vit un petit sourire se dessiner sur ses lèvres tandis qu'il continuait à fixer la route.
- J'ai eu comme qui dirait un pressentiment. (Il tourna la tête vers elle en souriant, puis reporta son regard sur la route.) Je te connais bien, Bones, je savais que tu allais réagir à un moment ou à un autre et que t'allais foncer tête baissée, dès que tu aurais repris tes esprits. Je ne me suis pas trompé.
Il posa ses lunettes de soleil sur son nez.
- Tu as appelé Cullen, c'est ça ?
Nouveau sourire.
- Quand je lui en ai parlé, il m'a dit oui tout de suite, mais à une seule condition.
- Quelle condition ?
- Que tu ne portes pas d'arme, répondit-il avec un grand sourire.
- Je suis sûre qu'il ne m'aime pas, grogna-t-elle en reportant ses yeux sur la route.
- Et je suis sûr que tu as raison mais il sait aussi que nous travaillons bien ensemble, que nous nous entendons bien, à part nos chamailleries, bien sûr. Et puis, tu travailles pour lui aussi, après tout. Mais tu tires un peu trop vite à son goût, voilà tout.
- J'ai tiré qu'une fois, pour me défendre.
- Mais oui, Bones.
Ils se regardèrent en souriant.
- Merci, Booth…
- De rien, Bones. Les amis, c'est fait pour ça, répondit-il avec un clin d'œil.
A suivre…
Voilà. J'espère que ça vous a plu. A bientôt pour la suite !!
