Chapitre 8 – 4ème jour
(2ème partie)
Un grand merci à vous tous pour votre fidélité à lire ma fic, ça me vraiment très plaisir. Et vos reviews si sympathiques m'ont encouragé à continuer. J'adore les lire. Vous êtes tous super !!! Merci merci merci !
Voici donc le chapitre 8 que je viens juste de terminer et que je m'empresse de mettre en ligne. J'espère qu'il vous plaira.
Envoyez-moi tout plein de reviews !
Assise à l'arrière de la voiture du shérif, Temperance était effondrée. Cette fois-ci, elle ne s'en sortirait pas. Sa boucle d'oreille dans la main de la victime était son billet d'entrée directe dans une cellule de la prison du comté.
Une boule d'angoisse se forma dans sa gorge ainsi qu'un sanglot qu'elle ravala aussitôt.
Pas question de pleurer. Pas question de faire ce plaisir au shérif qui l'observait dans son rétroviseur.
Elle redressa la tête et lui rendit son regard. Pour elle, l'enquête était terminée, mais elle avait encore Booth. Elle avait encore son partenaire. Elle avait encore son ami.
Elle tourna son regard vers le paysage qui défilait sur sa droite. Cette fois-ci, c'est vacances étaient irrémédiablement foutues. Et celles de Booth aussi.
Les larmes menaçaient à chaque instant, mais Temperance réussit à les contenir. Elle se retourna et regarda par la vitre arrière. Le 4x4 de Booth s'était éloigné, il ne collait plus à la voiture de police, comme tout à l'heure. Elle savait qu'il était en colère, elle l'avait vu à son regard. En colère contre elle et contre le shérif.
Mais il l'aiderait, elle le savait. Il trouverait l'assassin qui lui mettait ces crimes sur le dos. Et il lui ferait payer. Très cher.
Temperance se sentit soudain bien mieux après avoir pensé à son partenaire. Elle se retourna à nouveau et vit la voiture de Booth presque collée au pare-chocs de la voiture du shérif.
Elle eut un sourire.
- Booth, répondit-il tout en continuant à surveiller la voiture du shérif.
- Booth, enfin ! s'écria Angela à l'autre bout de la ligne. Qu'est-ce qui se passe ? J'étais morte d'inquiétude ! Je n'arrive pas à joindre Brennan, je n'ai que sa messagerie ! Qu'est-ce que vous fabriquez, tous les deux ?
Qu'allait--il bien pouvoir lui répondre ? Votre amie est en route pour la prison !
Non, c'était pas la bonne réponse. Ca ne servirait qu'à affoler la jeune femme. Il savait que Bones ne serait pas heureuse qu'il ait raconté toute la vérité à Angela. Sinon, elle lui aurait déjà tout dit. Il fallait donc lui mentir.
Aussi, il décida de prendre une voix joyeuse, ainsi elle ne s'imaginerait rien.
Quoique, avec Angela…, pensa-t-il en levant les yeux au ciel.
- Angela ? Qu'est-ce qui se passe ? Y a un problème ?
- Oui, un sacré foutu problème ! J'ai besoin de joindre Brennan ! Où est-elle ?
En route pour la prison, pensa-t-il, plein de colère.
- Elle est…, commença-t-il tout en fixant la route.
Merde, il avait un trou ! Vite, Seeley, dépêche-toi de trouver quelque chose d'original !
Mais rien ne venait, il était trop tendu et son cerveau tournait beaucoup trop vite à propos de sa partenaire. Aussi, il sortit de ses lèvres la première chose qui lui vint à l'esprit.
- Elle dort.
Bravo, là, t'as fait fort ! Tu es nul pour les improvisations, mon pauvre Seeley…
A l'autre bout de la ligne, il y eut un blanc.
- Quoi ? Elle DORT ? répéta la voix interloquée d'Angela.
- Eh ben, oui, elle dort… Elle est…
Il déglutit difficilement.
- … elle est très fatiguée…
De mieux en mieux, tu t'enfonces, mon vieux…
- Pourquoi elle est fatiguée ? Elle est en vacances, elle devrait être en pleine forme ! Booth, je sens qu'il se passe quelque chose de pas normal ! Dites-moi la vérité, où est-elle ?
Angela criait presque dans le téléphone et il dut reculer l'appareil de son oreille. Elle allait le rendre sourd, si elle continuait à hurler ainsi.
- Bones n'est nulle part, Angela. Elle est dans son lit et elle dort. Et arrêtez de hurler, je ne suis pas sourd !
Il poussa un profond soupir et décida de continuer à s'enfoncer encore un peu plus dans le mensonge.
Seigneur, je vous demande pardon…
Il fallait qu'il raccroche, la voiture du shérif creusait encore davantage l'écart devant lui.
- Booth…, grogna-t-elle.
- Ecoutez, Angela, Bones et moi avons…
Il savait qu'il allait s'attirer les foudres de sa partenaire, mais tant pis. Il n'avait pas le choix ni le temps de fignoler son mensonge et il devait raccrocher très rapidement.
- Vous avez quoi ? demanda Angela d'une voix sèche, mais un peu plus basse.
- Eh bien, nous avons… nous avons… (Il déglutit difficilement.) … tellement fait l'amour que… que Bones est crevée et elle dort pour récupérer. J'ai rangé son portable dans son sac pour que la sonnerie ne la réveille pas.
Il termina sa phrase à toute allure.
Le cerveau cogitant à 100 à l'heure, il crut entendre la voix de sa partenaire hurler dans sa tête que c'était un malade et qu'il devait aller à l'asile.
A l'autre bout de la ligne, il entendit Angela déglutir bruyamment, puis éclater de rire.
- Alors c'était donc vrai, j'ai cru que vous me racontiez un bobard, l'autre jour. Sacré Brennan, eh bien si j'avais su que vous deux, c'était à ce point… Woah !!! Faut que je raconte ça à Hodgins !
Booth leva les yeux au ciel. Il venait là de signer son arrêt de mort. Tant pis, il n'avait pas eu d'autre choix que de mentir. De mentir effrontément.
Il prierait davantage à l'église, pour se faire pardonner.
- Angela, il faut que je vous laisse, j'ai…
Il se racla la gorge.
- … j'ai un rendez-vous urgent, je dois raccrocher. A plus tard. Je dirai à Bones de vous rappeler.
Avant qu'Angela ait pu dire un mot de plus, il avait déjà coupé la communication.
Glissant le portable dans la poche de sa veste, il passa une main lasse sur son visage et dans ses cheveux. Il appuya à nouveau sur l'accélérateur et le 4x4 fit un bond en avant, raccourcissant très vite l'espace qui s'était creusé entre les deux véhicules.
Fronçant les yeux, il crut apercevoir le visage de sa partenaire, au travers de la vitre arrière, qui semblait le fixer. Il ferma les yeux un instant, puis les rouvris. Plus rien.
Le shérif Baxter stoppa la voiture devant le porche du poste de police. Il descendit et se dirigea immédiatement vers la porte arrière. Il ouvrit celle-ci et fit descendre Temperance.
Alors qu'elle sortait du véhicule, Temperance vit le 4x4 de Booth s'arrêter brusquement derrière eux. Il en descendit et se dirigea aussitôt vers eux.
- Agent Booth, vous ne pourrez pas assister à l'interrogatoire du Dr. Brennan, dit le shérif en resserrant les menottes de Temperance.
- Hé ! vous me faites mal, grogna-t-elle.
- Et pourquoi ça ? s'écria Booth, d'un un air agressif.
- Parce que c'est moi et l'agent Scott qui allons l'interroger. Je vous demanderai de bien vouloir l'attendre à l'extérieur.
Booth se rapprocha très près de Baxter.
- N'oubliez pas, Baxter, que je m'occupe AUSSI de cette affaire, sous les ordres du FBI de Washington, grogna-t-il. Je vais appeler mon chef Cullen et s'il me donne l'autorisation d'y participer, j'y participerais, que vous le vouliez ou non.
- Faites comme vous voulez, Agent Booth, mais pour l'instant, c'est moi qui commande ici, et je vous donne l'ordre de rester dehors.
Les deux hommes s'affrontaient du regard, pas décidé, ni l'un ni l'autre à lâcher l'affaire.
- Je t'en prie, Booth, fait ce qu'il dit ! s'écria Temperance. Et appelle Cullen !
- Bones, je…
- S'il te plaît, Booth… fais-le pour moi…
Elle le suppliait du regard et il craqua. Ce regard qu'elle avait… Ce regard triste mais déterminé à la fois.
Il ressentit alors une brutale envie de la prendre dans ses bras pour la consoler, comme il l'avait déjà fait si souvent, lui murmurer à l'oreille des paroles apaisantes, et surtout, lui dire qu'il l'aimait et qu'elle n'était pas seule.
Et puis l'embrasser, jusqu'à en perdre haleine.
Elle était à bout, mais tenait le choc, comme la grande anthropologue qu'elle était. C'est pour cette force de caractère et ce tempérament houleux qu'il était tombé amoureux d'elle. Il l'aimait telle qu'elle était.
- Très bien, Bones, comme tu voudras. Je ne serai pas loin si jamais tu…
- Avancez, Dr. Brennan, l'interrompit le shérif. Une jolie petite cellule vous attend !
Après un dernier regard qu'ils échangèrent, il regarda Bones s'éloigner, la tête haute.
Comme il se détournait afin de rejoindre son véhicule pour appeler Cullen, il aperçut soudain quelque chose qui retint son attention.
La fille du Dr. Baron venait d'émerger d'un buisson. Elle avança dans la lumière.
La première fois qu'il l'avait vue, sur le parking, elle avait l'air d'une sauvageonne, d'une Grunge. Mais cette fois-ci, elle ressemblait carrément à la fiancée de Dracula. Ses cheveux étaient ébouriffés, dressés sur sa tête, sa tenue gothique était maculée de boue et déchirée à plusieurs endroits. Son visage était rouge et de grosses larmes coulaient sur ses joues, emportant avec elles du rimmel noir.
Au grand étonnement de Booth, elle s'avança vers lui.
- Je dois vous parler, dit-elle simplement.
- A quel sujet ? demanda-t-il, méfiant.
- Au sujet de votre collègue et des meurtres.
Il l'observa quelques instants. Elle semblait complètement à côté de la plaque, mais son attitude lui sembla décidée. Elle maintint son regard, sans flancher une seule fois.
- Venez, dit-il soudain. Allons dans un endroit tranquille. Un endroit où nous pourrons parler.
Elle continuait à le fixer sans parler, complètement partie dans son trip.
- J'ai vu un café, un peu plus loin, continua Booth. Nous pourrions aller là.
Le shérif fit asseoir Temperance dans la petite salle d'interrogatoire qu'elle connaissait bien maintenant. Il défit ses menottes pour les attacher au bras de la chaise.
Elle jeta un regard autour d'elle et poussa un profond soupir. Elle était revenue à la case départ.
Fermant les yeux un court instant, elle les rouvrit pour découvrir l'agent Scott qui entrait à son tour dans la pièce.
Il fixa aussitôt son regard sur elle et eut un petit sourire. Temperance eut envie de le gifler pour faire disparaître ce sourire moqueur de ses lèvres.
- Dr. Brennan, vous voilà de retour parmi nous. Je suis ravi de vous revoir.
- Ce n'est pas réciproque, répondit-elle aussitôt.
Il vint s'asseoir face à elle et le shérif lui tendit le dossier. Il le parcourut rapidement d'un œil, puis porta à nouveau son regard sur Temperance.
- Hmmm… Alors, une de vos boucles d'oreille a été retrouvée dans la main d'une seconde victime. Tssss tsss, ça, c'est pas bon pour vous, Mlle Brennan.
- Je n'ai pas tué cet homme.
- Bien sûr, et le premier non plus, vous ne l'avez pas tué. Vous trouvez pas que ça fait beaucoup de coïncidences, tout ça ? Alors, dites-moi comment est arrivée votre boucle d'oreille dans la main de…
Il relut quelques lignes.
- … de Karl Foster. Hmmm… je lis que c'était un des trois amis de la victime.
Il pencha sa tête sur le côté.
- Etrange, non ?
Temperance ne répondit pas, se contentant de le fixer.
- Très bien, Dr. Brennan, à ce que je vois, vous n'allez pas être très coopérative. Comme d'habitude.
- Je parlerai lorsque mon partenaire sera ici. C'est lui qui mène l'enquête. Pas vous, agent Scott.
- Faux. J'ai aussi le droit de mettre mon nez dans cette affaire, tout autant que notre cher agent Booth.
- Vous pouvez me mettre tout de suite dans une cellule, je ne parlerai pas. Je n'ai rien à dire, juste que ce n'est pas moi qui l'ait tué, c'est tout.
Elle redressa fièrement la tête et le fixa.
- Je veux Booth.
Ils se fixèrent du regard pendant une longue minute.
- Ce que je vais vous dire va sûrement vous paraître étrange, Mlle Brennan, mais j'aime votre force de caractère. J'aime le combat avec un partenaire qui tient la route.
Il se tourna vers Baxter.
- Où est l'agent spécial Seeley Booth ?
- Je lui ai demandé d'attendre dehors.
- Allez me le chercher, je n'ai pas toute la journée devant moi. Et comme cette jeune personne a décidé de n'en faire qu'à sa tête…
- Je vais envoyer un de mes hommes le récupérer.
Baxter sortit de la pièce et referma la porte derrière lui.
- Dr. Brennan, je voudrais que vous compreniez bien une chose, une chose essentielle : vous êtes la suspecte et je suis le vilain agent du FBI qui cherche la vérité. Nous avons la réputation d'employer toutes les méthodes pour faire parler les suspects. Et croyez-moi, vous allez parler.
Il n'y avait personne dans le petit café. La serveuse avait l'air de mourir d'ennui. Elle vint leur demander ce qu'ils voulaient prendre, et soupira avec lassitude quand Booth demanda deux cafés.
Curieusement, la serveuse ne posa aucune question sur l'allure gothique de la jeune fille. Elle avait dû en voir d'autres. On ne travaille pas dans un café sans voir passer de drôles de gens dans de drôles d'états.
Booth attendit que la jeune fille se calme et commence à boire son café, puis lui demanda doucement :
- Vous voulez manger quelque chose ?
Elle secoua la tête.
- Non, merci. Je ne mange pratiquement jamais. Je bois, c'est tout.
- Pourquoi vous ne mangez pas ? demanda Booth.
- Pas nécessaire.
- Et que buvez-vous ?
Elle ne répondit pas, se contenant d'avaler une autre gorgée de son café. Il lui parlait comme on parle à une enfant. Cette gamine avait en fait dix-huit ou vingt ans.
- Comment vous appelez-vous ?
- Je m'appelle Kate. Kate Baron.
- Que faisiez-vous dehors, cachée dans les buissons ? Je suis persuadé que vous n'avez pas pour habitude vous cacher ainsi.
Elle baissa la tête.
- Non.
Elle avait l'air effrayé, ne sachant plus vraiment qui elle était et où elle se trouvait.
Soudain, elle se mit à sangloter, puis à pleurer, le visage caché dans ses mains.
- Calmez-vous, Kate, tout va bien.
- Vous allez me protéger ? demanda-t-elle entre deux sanglots. Vous allez me défendre ? Vous allez m'aider ?
- Vous aider à quoi ? demanda Booth.
Kate le regarda.
- C'est moi qui aie tué Harry Johnson et Karl Foster.
A suivre…
Allez allez, un petit clic en bas pour me faire encore plus plaisir… Bises
