Chapitre 9 – Quatrième jour

(3ème partie)

Un énorme merci à vous pour vos reviews toujours aussi sympathiques et qui me donne du courage toujours plus loin pour continuer. Ca va ? Vous ne vous lassez pas de ma fic ? J'espère que non !

Alors voici le chapitre 9.

Envoyez-moi tout plein de reviews !

Temperance ne pouvait plus se mentir.

Elle ne pouvait plus faire semblant de croire que cette enquête était une affaire ordinaire, que les sacro-saintes sciences lui fourniraient toutes les réponses, ou que l'entraînement « made in FBI » de Booth lui permettrait d'arrêter le coupable.

Mais le pire de tout, c'était qu'elle ne pouvait plus croire non plus que Booth allait la sortir de là.

Il allait être difficile de convaincre l'agent Scott et le shérif Baxter de son innocence. Ce serait même sûrement impossible. Elle n'y croyait pas elle-même aujourd'hui. Il allait falloir qu'elle fasse très attention à la façon dont elle allait présenter les choses. Son avenir allait être remis en cause, sans parler de son travail à l'Institut Jefferson. Ces patrons risquaient de la remercier pour tous les services rendus.

Temperance ne voulait pas que ça arrive. Elle voulait que Booth et elle continuent à travailler ensemble. Elle voulait l'aider. Elle avait vu suffisamment de choses bizarres et elle avait envie s'en savoir plus. Booth avait raison à son sujet, elle était comme lui, elle était obsédée par la vérité, la connaissance. Elle avait besoin desavoir, quel que soit le prix à payer.

Travailler sans Booth, ce serait comme si… si on lui arrachait quelque chose de vital, quelque chose qui l'empêcherait de vivre normalement, quelque chose qui l'empêcherait de respirer. Son partenaire lui manquait, sa présence rassurante et réconfortante, son regard, son sourire charmeur. Tout ça lui manquait. Elle était devenue accro à Booth. Elle était…

… tombée amoureuse de lui.

Oui, c'était donc ça, elle était tombée amoureuse de Booth, sans vraiment s'en rendre compte et c'est maintenant qu'elle risquait de finir sa vie en prison qu'elle le découvrait…

Angela avait raison…

Brennan, tu n'as jamais rien vu plus loin que le bout de ton nez en amour…, se morigéna-t-elle.

Pendant qu'elle réfléchissait, elle vit que l'agent Scott l'observait, il ne s'en cachait pas.

Je hais ce type ! pensa-t-elle en fixant, à son tour, son regard dans le sien. Il ne me fait pas peur !Mais que fait donc le shérif et Booth, ils en mettent un temps à revenir !

Soudain, comme pour répondre à sa question, la porte se rouvrit sur Baxter… seul.

Mais où est Booth ? pensa Temperance en sentant son cœur s'affoler.

- L'agent Booth est introuvable, expliqua le shérif en refermant la porte derrière lui. Mes hommes l'ont cherché aux alentours, mais il n'est plus là.

Scott poussa un soupir.

- Tant pis, on fera sans lui. Je suis désolé, Mlle Brennan, mais il va falloir parler maintenant. Sans Booth.

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- Il est temps de me dire la vérité, fit soudain la voix de Booth.

Kate sursauta.

- On ne ment pas à un agent fédéral, mademoiselle.

Cette fois, il avait changé de ton. Il exigeait une réponse à sa question. Plus d'attitude paternelle. Il était du FBI et il posait des questions !

Kate se mordit la lèvre, ne dit rien pendant un long moment et baissa les yeux. Mais Booth la regardait fixement.

- Oui, fit-elle d'une petite voix. C'est moi.

- Pourquoi avez-vous fait ça ?

Il allait lui faire dire la vérité, même s'il fallait toute la journée et toute la nuit pour la convaincre de parler.

- Je ne sais pas.

Booth haussa les épaules.

- On ne tue pas des gens sans avoir une bonne raison.

Kate baissa les yeux.

- Vous connaissiez ces deux hommes ?

Elle ne répondit pas.

Booth poussa un long soupir et tourna les yeux vers la fenêtre. La journée allait être longue. Et pendant ce temps, Bones était interrogée par Scott et Baxter. Qui sait ce qu'ils étaient en train de lui faire ?

Si jamais ils la brutalisent…, songea-t-il en serrant la mâchoire, ils devront en répondre devant moi.

- Kate, je vous ai posé une question : connaissiez-vous Harry Johnson et Karl Foster ?

Kate hésita, bafouilla, puis finit par dire :

- Oui. Karl et Harry étaient… étaient l'un des nôtres.

- Des vôtres ?

- La promotion 2006. Nous étions dans la même université.

- Et les deux autres hommes ?

- Jimmy et Max Swenson. Deux frères.

- Où sont-ils actuellement ?

- Je ne sais pas.

La jeune fille secoua la tête d'un air désespéré.

- Je ne sais pas, je ne me souviens plus. Je ne sais pas si je les ai tué aussi.

Elle se remit à pleurer.

Ses larmes n'empêchèrent pas Booth d'insister :

- Vous étiez la petite amie de l'un d'entre eux ?

- Oui, murmura-t-elle entre deux sanglots. Harry. Mais je ne dois rien dire, rien du tout…

- Rien du tout à propos de quoi ? Qu'est-ce que vous n'êtes pas supposée raconter ?

En temps normal, si Bones avait été là, elle lui aurait déjà fait signe de se calmer, d'y aller mollo. Cette fille était, de toute évidence, en état de choc, mais il devait continuer à la questionner. Il se rapprochait de la solution de cette énigme, et il fallait faire vite. Pour Bones.

- Il ne faut pas que je dise… à propos du bébé et à propos d'Harry…

- Quel bébé ?

- Je… j'attends un… un bébé.

- Vous attendez un bébé d'Harry ? Est-ce qu'il savait que vous étiez enceinte ?

- Je voulais ce… ce bébé, mais Harry… lui, il… il en voulait pas. Il… il voulait que j'avorte…

Elle s'arrêta et se remit à pleurer de plus belle.

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- Je n'ai rien de plus à vous dire, agent Scott. Je n'ai pas tué ces deux hommes, ça s'arrête là. Tout ça est un malheureux concours de circonstances et pour lequel vous m'accusez à tort. J'en ai assez de vos suppositions malsaines. Je veux que vous me libériez ou sinon, je porte plainte contre vous. J'ai le bras long, vous savez.

- Oh, mais je n'en doute pas, Dr Brennan, répondit-il en ricanant. Mais moi, au contraire de vous, je peux vous mettre en prison jusqu'à la fin de votre vie quand on prouvera que c'est bien vous qui avez tué ces deux hommes.

- C'est faux ! cria Temperance en se levant brusquement.

Ses bras partirent douloureusement en arrière, ayant oublié qu'ils étaient attachés aux bras de la chaise.

- Vous savez quoi, agent Scott, je vous déteste !

- C'est dommage, car moi, voyez-vous, je vous aime bien. J'aime votre caractère houleux, prête à mordre et à ne jamais laisser le dernier mot à celui ou celle qui est en face de vous. Vous êtes un adversaire difficile, mais combatif. Sincèrement, j'envie l'agent Booth, obligé de vous supporter toute la journée, j'aimerai être à sa place. En deux mots, vous me plaisez, Dr Brennan.

Mais ma parole, il me fait du gringue ! Complètement givré, celui-là !

- Pas la peine de me faire des compliments, je ne parlerai pas. J'attendrai Booth le temps qu'il faudra et l'avis de Cullen avant de dire quoi que ce soit.

Temperance se rassit sur sa chaise.

Crétin !

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Booth prit la main de Kate. Sa peau était toujours glacée.

Elle le regarda.

- C'est vous qui avez mis les bijoux de ma partenaire sur les lieux des crimes ?

Kate détourna la tête et porta ses yeux par la fenêtre. Son regard sembla se perdre au-delà de la campagne, au-delà de l'horizon, au-delà d'elle-même.

- Oui, c'est moi, répondit-elle sans un regard pour lui.

- Pourquoi ? Pourquoi avez-vous fait ça ?

La voix de Booth était montée d'un cran dans les aigus. Il commençait à perdre patience.

- Je ne sais pas… Je… je… L'autre soir, quand Harry a agressé votre… votre partenaire, il avait bu plus que d'habitude, j'ai… j'ai vu qu'elle lui plaisait, je le connais bien… il la voulait… il la désirait… comme moi il m'avait désiré… auparavant…

- Je ne vous ai pas vu à l'hôtel, ce soir-là ? dit-il d'un ton soupçonneux.

- J'étais restée… dehors, Harry ne voulait pas que… que j'entre avec eux, j'ai tout vu par la fenêtre.

- Vous l'avez tué parce que vous étiez jalouse ?

- Je… Votre partenaire allait me prendre mon Harry !

Elle tourna enfin à nouveau son regard vers lui.

- Harry ne… il ne voulait pas du bébé, je… je sais qu'il… qu'il allait me quitter, et votre partenaire qui…

- Comment avez-vous fait pour prendre ses bijoux ? questionna Booth en élevant à nouveau la voix. Ils étaient enfermés dans sa chambre !

Kate hésita de nouveau.

- Le matin suivant, à l'aube, je suis allé à l'appartement de Harry. Prétextant que j'avais besoin de discuter avec lui, il m'a fait entrer. Je l'ai suivi jusqu'à sa chambre, et là, je lui ai mis une balle entre les deux yeux.

La jeune fille semblait aller mieux maintenant qu'elle lui avouait tout. Son langage était clair et net. Comme si elle était soulagée de tout lui avouer. Comme si elle se libérait d'un terrible poids.

- Ensuite, je suis allée guetter votre partenaire à l'hôtel, je savais qu'à un moment ou à un autre, elle allait quitter sa chambre. Puis je vous ai vu partir tous les deux. Alors, je suis entrée dans sa chambre, par la fenêtre, et j'ai pris une bague et une paire de boucles d'oreilles, un peu au hasard. Je ne cherchais rien de particulier, juste une preuve à mettre sur les lieux du crime, pour la faire accuser.

- Ensuite ?

- Ensuite, je suis retournée à l'appartement d'Harry, avant que la police ne découvre son corps. J'ai placé la bague sous le lit.

Booth serrait les mâchoires et les poings pour ne pas exploser de rage. Cette gamine avait mis sa partenaire dans une situation très délicate et pour ça, il la haïssait.

- Et pour Karl Foster, comment avez-vous procédé ?

Kate n'avait plus la force de continuer.

Elle se cacha le visage dans les mains et se mit à sangloter d'une façon hystérique.

Booth se leva et sortit une paire de menottes de sa poche.

- Kate Baron, je vous arrête pour le meurtre d'Harry Johnson et de Karl Foster. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous devant une cour de justice.

Il s'approcha et lui passa les menottes sans qu'elle fasse un geste pour se défendre.

- Suivez-moi.

Il la poussa devant lui, devant le regard étonné de tous les clients du café.

Soudain, les portes du restaurant s'ouvrirent et le Dr. Baron fit son entrée, suivi par une foule complètement en délire.

- Qu'est-ce que vous faites avec ma fille ! cria-t-il en voyant les menottes aux poignets de Kate.

- Je l'arrête pour meurtre et je l'emmène au poste de police, où je l'interrogerais.

- Quoi ? Ma fille n'a jamais tué personne !

Il leva un poing rageur vers Booth.

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- Très bien, Mlle Brennan, puisque vous n'en faites qu'à votre tête, vous allez passer la nuit dans une jolie cellule, ça vous fera peut-être réfléchir, n'est-ce pas ?

Temperance releva fièrement la tête.

- Ca me donnera des renseignements pour une scène d'un de mes prochains romans.

Scott la fixa quelques instants en plissant les yeux, et elle lui rendit son regard.

- Baxter, accompagnez le Dr Brennan dans sa cellule. Je repasserai la voir demain matin. Peut-être que d'ici là, elle aura changé d'avis.

- Ne comptez pas là-dessus, agent Scott !

- Très bien. Suivez-moi, dit le shérif en détachant les menottes de Temperance et en lui rattachant les mains dans le dos.

Il la poussa devant lui jusqu'à une cellule où il la fit entrer sans trop de ménagement. Il referma la porte à double tour et, après un dernier regard vers elle, il sortit et referma la porte derrière lui.

Temperance se laissa tomber sur le grabat qui servait de lit. Elle avait essayé de paraître fière, mais elle n'en menait pas large et ses nerfs menaçaient de craquer d'ici peu.

Booth, où es-tu ? J'ai besoin de toi et vite !

Puis sans qu'elle puisse les retenir, ses larmes se mirent à couler.

A suivre…

Allez, un petit clic en bas !!! Merci d'avance !!! Bisous !