Le soleil nocturne

Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas.

Résumé : UA Bella écrit un roman sur les vampires pour un éditeur exigeant et mystérieux. En parallèle, elle fait la connaissance du moqueur et séduisant Edward Cullen…

Note : Je me suis inspirée de la fic le mystère E. Masen pour cette histoire. Ainsi, elle est dédiée à Story13.

Merci à toutes pour vos reviews! Lu, effectivement, j'ai lu gravitation, je m'en suis inspirée, j'aurais dû le préciser!

Chapitre trois

Je regardai Jasper Cullen, perplexe. Quelle proposition pouvait-il bien faire à une jeune fille ordinaire comme moi, débutante en matière d'écriture ?

-Je vous écoute, dis-je néanmoins.

Jasper plongea son regard bleu indigo dans le mien et au lieu d'être davantage intimidée, je me sentis…apaisée. C'était un curieux phénomène. Toutefois, je n'allais pas m'en plaindre.

-Nous voudrions que vous écriviez un roman pour notre maison d'édition.

J'écarquillai les yeux.

-Je vous demande pardon ?

Jasper resta imperturbable.

-Nous voudrions que vous écriviez un roman pour notre maison d'édition, répéta-t-il d'uuune voix douce.

L'espace de quelques instants, il me sembla être privée de parole. Le regard de Jasper se posa sur moi et je recouvrai mes moyens.

-Vous parlez sérieusement ?

Jasper acquiesça avec un sourire amusé.

-Tout à fait.

Son regard semblait m'intimer à acquérir plus de confiance en moi.

-Pourquoi moi ? Dis-je néanmoins.

Alice, qui était silencieuse depuis le début de l'échange, perdit patience et me donna un coup de pied.

-Parce que tu es géniale ! N'ai-je pas raison ?

Elle avait dit ces derniers mots à l'adresse de Jasper, avec un sourire éclatant. Visiblement, elle semblait le trouver à son goût. Je ne l'avais jamais vue ainsi avec un garçon. Jasper sourit de nouveau, l'air amusé.

-Sa nouvelle l'est, en tout cas. Le style est fluide, parfait sur un plan esthétique, l'intrigue est bien ficelée, c'est prenant et envoûtant.

-Je pense exactement la même chose ! S'exclama Alice, aux anges.

Ils échangèrent un long regard en silence. Jasper semblait intrigué par cette étrange et pétillante créature qu'était Alice. Je répugnai à interrompre leur échange mais après tout, j'étais la première concernée, alors j'intervins.

-Quel genre de roman voudriez vous que j'écrive ? M'enquis-je.

Jasper se détacha du regard d'Alice et se tourna vers moi.

-Du fantastique, mêlé à une histoire d'amour, puisque vous excellez visiblement dans ces deux genres. Comme vous êtes très jeune mais que vous avez un style plutôt adulte, ce serait bien que vous visez un public d'adolescents et de jeunes adultes.

-Vous avez d'autres exigences ? Demandai-je.

Jasper secoua la tête.

-Non. Pour le reste, nous vous laissons libre d'écrire ce que vous voulez. Seulement, il faudrait que votre roman compte entre cent cinquante et sept cents pages.

J'opinai de la tête.

-Je vois.

Jasper se pencha vers moi et m'examina avec attention.

-Alors, qu'en dites vous ?

Alice ne me laissa pas répondre.

-Elle accepte ! Bien sûr qu'elle accepte !

Je lançai un regard indigné à Alice.

-Alice ! M'exclamai-je sur un ton de reproche.

Celle-ci me lança un regard impatient.

-Bella, enfin ! De nombreux auteurs donneraient beaucoup pour voir leur premier roman publié, par le Papillon noir qui plus est ! Tu ne peux pas laisser passer cette opportunité !

Je ne trouvai rien à répondre. Elle marquait un point.

-De plus, tu as promis que si tu gagnais, tu recommencerais à écrire.

Elle avait dit ces derniers mots avec un regard de martyr.

-D'accord, soupirai-je.

Je me tournai vers Jasper, qui avait suivi notre échange avec un regard amusé.

-Je ne peux pas refuser mais…je n'ai jamais écrit de vrai roman. Je ne suis pas du tout sûre d'être à la hauteur.

À nouveau, Jasper m'adressa un sourire rassurant.

-Notre éditeur est certes exigeant. Mais nous avons des correcteurs et ils communiqueront avec vous par mails pour vous donner des indications susceptibles d'améliorer votre roman. Nous mettons un point d'honneur à améliorer au maximum la qualité de nos ouvrages.

Alice lui adressa un regard reconnaissant, puis se tourna vers moi.

-Tu vois ? Tu bénéficieras de critiques constructives, en totale opposition avec celles de cet abruti.

Jasper haussa les sourcils.

-Quel abruti ?

J'éludai d'un geste de la main.

-Aucune importance.

Jasper n'insista pas.

-Alors ? Vous acceptez ?

Comme je restais silencieuse, il poursuivit.

-Vous n'êtes pas obligée d'accepter tout de suite. Voici ma carte.

Il me tendit un petit carton. Au contact de sa main, je fus soudain prise d'une bouffée de confiance en moi. Je pris la carte d'un geste ferme et plantai mon regard dans celui de Jasper.

-C'est d'accord, déclarai-je. J'accepte.

Jasper haussa les sourcils.

-C'est vrai ?

Je hochai la tête d'un air résolu.

-Oui. J'accepte .

Jasper sourit, d'un sourire franc et sincère. Cela devait l'embellir davantage aux yeux d'Alice.

-Merveilleux. Vous ne le regretterez pas.

Je lui rendis son sourire.

-Merci de me donner cette chance.

-C'est nous qui vous remercions, Bella.

Je rosis légèrement.

-Une dernière chose. Combien de temps me laissez vous pour écrire ?

Jasper parut songeur.

-Environ un an, cela vous suffit ?

J'acquiesçai, soulagée. Je m'attendais à avoir droit à trois mois maximum.

-Oui. C'est parfait.

Jasper esquissa un nouveau sourire.

-Très bien. Dans ce cas, je vous laisse…attendez ! Je veux une dédicace.

Un large sourire aux lèvres, je lui dédicaçai le mince livre, il le paya et s'éloigna. Je m'étais attendue à ce que Victoria soit jalouse, mais elle fut d'une politesse exquise et me félicita. J'appris alors que les éditions du Papillon noir et les éditions de La lune rousse travaillaient en partenariat. En effet, les éditions du Papillon noir s'occupaient de promouvoir cette maison d'édition un peu moins importante et publiait ses ouvrages en livres de poche. Les deux tiers des bénéfices revenaient aux éditions de La lune rousse.

Des auteurs que j'appréciais beaucoup vinrent me voir pour une dédicace et me complimentèrent, m'offrirent quelques uns de leurs ouvrages dédicacés. J'étais aux anges. Je me promenai parmi les stands et profitai de la réduction de trente pour cent à laquelle j'avais droit sur tous les livres. Certains stands proposaient même un livre offert pour un livre acheté. Une perspective des plus alléchantes. Je découvris une série dont les couvertures me séduisaient, Eternels, d'Alyson Noël. Je lus le résumé au dos et le feuilletai, ce qui me donna immédiatement envie de le lire. Il me semblait que cela parlait d'amour et de magie, ainsi que de la vie après la mort. Peut-être ce livre m'inspirerait-il. Par chance, l'auteur était présente et j'eus droit à une dédicace. J'en pris un exemplaire pour Alice car je savais que c'était tout à fait son style de lectures.

Après avoir profité des boissons et des glaces gratuites, Alice et moi quittâmes le salon. Quand nous regagnâmes sa voiture, ma cousine semblait partager mon euphorie.

-Je n'arrive pas à y croire ! Ma cousine va devenir célèbre !

-Attends que mon roman soit écrit et publié, avant de te réjouir.

Si j'étais au moins aussi heureuse qu'elle, je ne voulais pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Alice me lança un regard menaçant.

-Qu'il y a-t-il ?

-Tu as intérêt à t'y mettre tout de suite. S'il le faut, je viendrai te voir tous les week ends pour vérifier que tu y consacres tout ton temps libre.

Je souris.

-À vrai dire, je pensais écrire un petit peu tous les jours.

Les yeux d'Alice pétillèrent.

-Très bonne idée ! S'enthousiasma-t-elle.

Je lui adressai un sourire espiègle.

-Tu veux que je me renseigne au sujet de Jasper, savoir s'il a une petite amie ?

Alice secoua la tête.

-Pas la peine.

Je haussai les sourcils.

-Ah bon ?

Elle esquissa un sourire étincelant.

-Mon don m'a permis de voir qu'il était célibataire. Je suis une veinarde. C'est la première fois qu'un garçon me plaît autant, surtout au premier regard.

J'opinai de la tête.

-En effet.

Soudain, elle me lança un regard inquiet.

-Tu n'es pas jalouse, au moins ?

Je secouai la tête en souriant.

-Non, pas du tout. Je suis contente pour toi.

Si ma vie amoureuse était désertique, en dépit de mes prétendants, je n'en avais jamais éprouvé aucun manque jusqu'à présent. Ce n'était pas ce jour là, où j'avais embrassé un nouveau but, l'écriture d'un roman, que cela allait changer.

Alice parut lire dans mes pensées.

-Cela ne te préoccupe pas pour le moment et tu as raison. Mais je sais que tu vas tomber amoureuse.

Je ne m'étais pas attendue à cela.

-Quand ?

-Bientôt.

L'inquiétude prit place dans mon esprit. Je ne tenais pas à souffrir. Une nouvelle fois, Alice parut s'apercevoir de mon état d'esprit et elle m'adressa un sourire rassurant.

-Ne t'inquiète pas. Ce sera le bon. Le premier et le dernier. Tu es incapable de te tromper dans ce domaine.

-Tu es sûre ?

Ses révélations me prirent de court. En effet, je m'étais toujours imaginée tomber amoureuse de Jacob et me marier avec lui. Visiblement, ce n'était pas de lui qu'elle parlait.

Alice acquiesça.

-J'en suis certaine. Mais je ne t'en dirai pas plus, ce sera bien plus amusant si tu découvres de qui il s'agit toi-même.

J'acquiesçai d'un signe de tête.

-D'accord.

J'étais soulagée qu'elle ne m'en dise pas plus. La perspective de tomber amoureuse me faisait peur et je préférais me consacrer à mon roman. Je m'efforçai donc d'oublier ses paroles, notamment celles stipulant que ce serait le premier et le dernier.

Alice me déposa chez moi et j'annonçai la bonne nouvelle à Charlie et Renée. Cette dernière devint hystérique tandis que les yeux de mon père rayonnaient de fierté. Comme nous étions en vacances, je pourrais avoir du temps pour écrire, en dehors de mes révisions et de ma contribution à l'organisation des préparatifs pour Noël. Cette perspective m'enchantait.

Hélas, quand je me retrouvai assise devant mon bureau, rien ne me vint à l'esprit. Je mis de la musique et fis des exercices de relaxation. Des idées me vinrent certes à l'esprit, mais aucune ne me semblait satisfaisante pour un roman. En effet, même à l'époque où j'écrivais sans cesse, j'avais commencé de nombreux romans sans jamais les finir. Il m'était donc difficile de trouver une idée qui tienne la route. De plus, je voulais vraiment trouver une idée remarquable, qui fasse sensation. Quelque chose qui puisse à la fois me plaire et toucher un grand public, puisque il s'agissait d'une maison d'édition à succès.

Ne trouvant rien de vraiment intéressant, je renonçai pour ce soir. Après une bonne nuit de sommeil, j'aurais sans doute l'esprit plus vif. Je me rendis dans la salle de bain. Avant de me déshabiller, je m'admirai une dernière fois dans cette petite robe bleu nuit qu'Alice m'avait offerte. Ensuite, je l'enlevai, ainsi que mon serre tête et mes discrets bijoux. Je me brossai les dents, me démaquillai et montai dans la baignoire. L'eau chaude me détendit et apaisa mon angoisse liée au fait de ne pas avoir trouvé d'idée de roman satisfaisante. Je me savonnai soigneusement, humant le parfum sucré du gel douche et je me rinçai. Je sortis de la douche et me séchai puis enfilai mon pyjama. Enfin, je me glissai dans le lit.

Avant d'éteindre ma lampe de chevet, je pris la nouvelle que j'avais moi-même écrite, en admirai la couverture et souris en songeant que j'avais sous les yeux la preuve qu'il s'agissait d'un livre réel, publié. Je la relus, la découvrant sous un nouveau jour, puis je la posai sur la table de chevet et j'éteignis la lumière. Je glissai doucement mais rapidement dans le sommeil.

Sous le choc, je me réveillai. Je me maudis de m'être arrachée à ce rêve si exceptionnel. Je regardai mon réveil. Il était trois heures du matin. Je pouvais donc me rendormir. Toutefois, il m'était impossible de replonger dans le rêve précédent de cette manière. Si je me rendormais maintenant, je risquais de l'oublier. Or, il n'en était pas question. Je devais garder une trace de ce rêve exceptionnel, non, de cette vision divine. Je me levai et allumai mon ordinateur. Là, j'écrivis. Les mots défilaient rapidement. La facilité avec laquelle je trouvais les mots justes pour décrire ce que j'avais vu était stupéfiante. Je réussis finalement à m'arrêter, sur la fin de mon rêve. Je le relirais le lendemain. Satisfaite et soulagée d'avoir pu conserver ce cadeau si précieux, je me glissai dans mon lit. Je regardai le réveil. J'avais écrit pendant deux heures.

Le lendemain matin, je décidai de ne pas parler tout de suite de mon rêve à mes parents. Je devais d'abord relire ce que j'avais écrit pour m'assurer qu'il avait bien été présent dans mon esprit. Charlie étant parti travailler, je déjeunai avec Renée. J'avais préparé des pancakes au miel et elle avait fait le milkshake que j'aimais tant.

-Quel est le programme, pour aujourd'hui ? M'enquis-je.

Renée sourit.

-Une fois que nous aurons fini de déjeuner et de nous préparer, nous irons acheter les cadeaux en ville. Tu es si douée pour les choisir. Ainsi, cet après midi, tu auras le temps d'écrire. J'ai autre chose à te proposer.

-De quoi s'agit-il ?

-Ce soir, on nous propose une dégustation de vin chaud dans le centre ville de Phoenix. Tu viendras ?

Je n'aimais pas beaucoup l'alcool mais je vin chaud, sucré, avec ses épices, n'était pas mauvais. De plus, je savais que Renée en raffolait, je voulais donc lui faire plaisir. J'acquiesçai donc d'un signe de tête.

-C'est d'accord, maman.

Renée sourit de nouveau.

-Merci, ma puce.

Une fois le petit déjeuner fini et débarrassé, nous allâmes nous préparer et nous prîmes la voiture pour aller dans le centre ville. Nous passâmes un bon moment à choisir les cadeaux. Je me fiais à intuition pour trouver les bons, ce qui ne cessait d'épater Renée. À un moment donné, nous nous séparâmes, moi pour acheter son cadeau et elle le mien, afin de préserver l'effet de surprise. Nous nous donnâmes rendez vous devant une boulangerie et achetâmes du pain viennois bien chaud. À la fin de la matinée, nous avions acheté tous les cadeaux, grâce à mon aptitude à trouver rapidement ce qui convenait à chacun.

L'après midi, je me penchai sur ce que j'avais écrit durant la nuit. À présent que j'avais les idées claires, cela me paraîtrait peut-être moins extraordinaire, voire absurde. Il n'en fut rien. Quand je relus ce que j'avais écrit, je fus transportée.

La scène se déroulait dans une clairière fleurie et ensoleillée. Elle mettait en scène deux adolescents, un garçon et une fille. La fille était jolie mais assez ordinaire, en comparaison du garçon. Il était d'une beauté surnaturelle, avait de grands yeux dorés et sa peau d'albâtre étincelait au soleil. C'était un vampire. Je le savais parce qu'il parlait à la jeune fille de sa soif de sang, de son sang à elle. Il lui parlait aussi de l'amour fou qu'il éprouvait pour elle. La jeune fille n'était pas effrayée mais fascinée par cet être dangereux et sublime. Elle partageait ses sentiments, si bien qu'elle n'hésitait pas à risquer sa vie pour être avec lui.

J'étais émerveillée par cette histoire et je peinais à croire qu'elle soit le fruit de mon imagination. Cela mêlait amour et fantastique. Depuis la fin de Buffy, on entendait plus beaucoup parler de vampires, et encore moins de vampires tels celui que j'avais vu dans mon rêve, créature merveilleuse et romantique étincelant au soleil au lieu d'y brûler. Je réalisai alors une chose. Je détenais là une histoire dont j'avais du mal à mesurer le potentiel pour mon roman.

Je me mis alors au travail. Après réflexion, je décidai que la scène que j'avais écrite, qui correspondait à mon rêve, serait au centre du roman. Je construirais donc le scénario tout autour. Je commençai par décrire les personnages. L'héroïne se nommerait Lila. Dans mon rêve, elle était brune et pâle. Je décidai de garder ces caractéristiques et de lui ajouter de grands yeux d'un gris profond, seule chose vraiment remarquable chez elle. Quant au héros, le vampire, il serait tel que dans mon rêve. Blond, aux yeux dorés, grand et mince. Il se nommerait William, nom que l'on aurait pu trouver à une autre époque et qui était donc un indice sur son véritable âge.

Une idée fit son chemin jusqu'à mon esprit. Si William avait révélé sa vraie nature à celle qu'il aimait, elle devait rester secrète pour les humains. Par conséquent, il ne devait pas s'exposer au soleil devant les humains, puisque sa peau y étincelait comme un diamant. Ne sortait-il que la nuit ? Cette idée ne me plaisait guère. Existait-il une ville toujours ensevelie sous les nuages ? Mais oui. Forks, la ville natale de Charlie, où Renée et moi n'aurions vécu pour rien au monde. William vivrait donc dans la ville de Forks, avec des vampires ayant renoncé au sang humain au profit du sang animal. Le sang de Lila, qui venait d'emménager à Forks, le mettrait à rude épreuve.

Je me mis à écrire le scénario détaillé du roman, me penchant sur chaque détail et rectifiant ce qu'il fallait. Cela me prit tout l'après midi. Une fois ce laborieux travail terminé, je me relus et fus à peu près satisfaite. J'étais étonnée de ce que j'avais accompli. Je commencerais à écrire le premier chapitre, les premières pages le lendemain.

Renée m'appela.

-Bella ? Tu es prête ?

Je consultai l'heure. Dix huit heures. L'heure d'aller déguster le vin chaud en ville.

-J'arrive, maman !

Je descendis, enfilai mes chaussures et mon manteau. Puis nous nous rendîmes au centre ville. Renée s'émerveilla devant le marché de Noël, les bijoux et les pâtisseries proposées. Elle ne put résister à la tentation d'acheter du pain d'épice à manger avec le vin chaud. Le stand grouillait de monde. Nous parvînmes néanmoins à nous frayer un passage. Nous prîmes notre verre. Hélas, je trébuchai. Derrière moi, quelqu'un me rattrapa de justesse. Une fois mon équilibre retrouvé, je me retournai pour voir mon sauveur.

-Heu…merci…

Je m'interrompis en voyant cette personne. J'étais sous le choc.