Le soleil nocturne

Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas.

Résumé : UA Bella écrit un roman sur les vampires pour un éditeur exigeant et mystérieux. En parallèle, elle fait la connaissance du moqueur et séduisant Edward Cullen…

Note : Je me suis inspirée de la fic le mystère E. Masen pour cette histoire. Ainsi, elle est dédiée à Story13.

Voici la suite! Désolée de ne pas avoir publié plus tôt, j'avais des soucis de connexion!

Chapitre quatre

Je connaissais le jeune homme qui se tenait en face de moi. C'était lui. Celui qui avait démoli toute confiance en moi il y avait de cela trois ans. Il me semblait encore plus magnifique que dans mon souvenir. Ses traits magnifiquement sculptés semblaient s'être affinés et les lumières de Noël donnaient des reflets cuivrés à ses cheveux clairs. C'était difficile à dire avec les éclairages mais ses yeux semblaient être verts. De plus, un parfum délicieux émanait de lui. Il était sublime. Soudain, il esquissa un sourire moqueur. Cela m'arracha à ma fascination et la colère monta en moi. Ce type s'était moqué de moi il y a trois ans et aujourd'hui encore, il se moquait de moi. Cela signifiait-il qu'il se souvenait de moi ? C'était peu probable.

J'inspirai profondément. Pas question de rester muette et pétrifiée comme la dernière fois.

-Merci de m'avoir rattrapée, dis-je sèchement.

Son sourire moqueur sembla s'accentuer.

-Ce n'est rien. Mais vous me semblez bien maladroite, mademoiselle.

Je le fusillai du regard, furibonde. Renée, qui n'avait rien manqué de la scène, intervint.

-De quel droit vous permettez vous de parler ainsi à ma fille ? Figurez vous…

Je m'empressai de l'interrompre.

-Laisse, maman. Cela n'en vaut pas la peine.

La perspective que cet être superbe et odieux s'imagine que j'étais une pauvre petite fille qui avait besoin de sa mère pour se défendre me mettait au supplice. S'il s'était agi de Jacob ou d'Alice ou encore Emmett, cela m'aurait moins dérangée, même si je préférais me défendre seule. Je n'aimais pas envoyer les gens que j'aimais se battre à ma place.

-Allons y, maman.

Celle-ci secoua la tête.

-Nous allons boire notre vin chaud, ensuite nous allons partir.

-Tu as raison. Nous restons.

J'avais lancé un regard de défi au jeune homme. Après tout, nous avions autant le droit que lui d'être là. Nous n'avions rien fait de mal. Le jeune homme esquissa un sourire moqueur.

-Soit.

Il leva son verre.

-Au talent.

Il avait dit ces mots en plongeant son regard dans le mien. Mon dieu ! Faisait-il allusion à ce qu'il estimait être mon manque de talent ? Il se souvenait donc de moi ! J'étais tentée de lui dire que j'avais gagné un concours de nouvelles mais cela lui aurait prouvé que ses piques m'avaient atteinte. Je décidai donc de me taire, en soutenant néanmoins son regard.

Le jeune homme fit un nouveau sourire.

-Bien. Sur ce, je vous laisse.

Sur ces mots, il s'éloigna. J'éprouvai un curieux mélange de soulagement et de frustration. Renée m'adressa un regard interrogateur.

-Bella ?

-Oui ?

-Tu connais ce jeune homme ?

Je secouai la tête.

-Non. Et je n'ai pas envie de le connaître.

Renée parut rassurée.

-Tant mieux. Il est joli garçon mais il n'a pas l'air très sympathique. Dieu soit loué, je sais que tu es plus sensible à la beauté intérieure.

Je me mordillai la lèvre, embarrassée. Elle avait raison. Cela dit, je n'étais pas insensible à la beauté extérieure pour autant, encore moins à celle de ce jeune homme. Je trouvais Jacob beau, Mike mignon. Ce jeune homme, en revanche, était plus que cela. Je ne trouvais pas de mots pour le décrire. Je me demandais même si ce n'était pas à cause son apparence que ses moqueries m'atteignaient autant. Je m'en voulus d'être aussi superficielle et me gardai bien de montrer ce nouvel aspect de ma personnalité à Renée.

Celle-ci but une gorgée de son vin chaud.

-C'est bon ? M'enquis-je.

Renée ferma les yeux avec délectation, puis les rouvrit et hocha la tête.

-Délicieux. Goûte, Bella.

-D'accord.

Je portai mon verre à mes lèvres et en aspirai une gorgée. Je vin était sucré, chaud, avec un goût de cannelle et de gingembre. La chaleur se répandit dans mon corps, sans pour autant apaiser mon trouble causé par le jeune homme que j'avais vu.

-Il est très bon, dis-je à Renée.

Celle-ci sourit, ravie que je partage son avis.

-On y va ? Me proposa-t-elle.

J'acquiesçai.

-D'accord.

Je posai mon verre vide et nous rentrâmes. Sur le chemin, en observant la pleine lune, et en me rappelant la beauté de ce jeune homme, éclatante même dans l'obscurité, je réalisai que je n'avais pas encore trouvé de titre à mon roman. Des mots s'imposèrent à mon esprit. Le soleil nocturne. Cela me semblait approprié, pour une histoire de vampires. Si ce titre ne convenait pas à l'éditeur, il pourrait en changer. En attendant, je conserverais celui là.

Une fois rentrée, je préparai le dîner. Heureusement, je n'aurais pas à faire la cuisine pour le réveillon. Nous allions chez ma tante Sybille, la mère d'Alice et Emmett. Je savais que les cadeaux d'Alice allaient encore me surprendre. Elle savait toujours exactement ce qui me faisait plaisir. Toutefois, elle se faisait aussi plaisir à elle-même en m'offrant des tenues qu'elle se réjouissait de me voir porter.

Une fois notre repas fini, je me brossai les dents, pris une douche et m'installai dans ma chambre. Là, je commençai à faire ma valise pour aller chez Alice et Emmett. En guise de pyjama, je ne mis pas l'un de mes joggings troués et confortables, sachant qu'Alice ne me le pardonnerait pas. J'optai pour une nuisette en satin rose pâle que Renée m'avait offerte. Je choisis avec soin les tenues que je mettrais au réveillon et le jour de Noël. Pour le réveillon, je mettrais une robe vert foncé en soie. Pour le jour de Noël, j'arborerais une robe en laine blanche. Les deux tenues étaient suffisamment élégantes et féminines pour qu'à mon arrivée, Alice ne m'entraîne de force dans la salle de bain pour me faire subir un relooking total. Quant au parfum, à mes produits de toilette et de maquillages, je les rajouterais au dernier moment, puisque je les utilisais quotidiennement.

Alors que je me glissais dans mon lit avec un bon livre, mon téléphone portable sonna.

-Oui ?

La voix enjouée et mélodieuse d'Alice me répondit.

-Coucou, Bella !

Je souris.

-Salut, Alice. Quoi de neuf ?

-Il faut absolument que tu viennes à la maison demain !

Je haussai les sourcils.

-Pourquoi ? Nous nous voyons dans moins de trois jours.

-Oui, mais elle ne sera pas là à ce moment là.

J'étais intriguée. Pourquoi fallait-il qu'Alice parle par énigmes ?

-Qui, elle ?

Alice ne répondit pas tout de suite, sans doute pour faire durer le suspense. Heureusement, j'étais quelqu'un de patient.

-Emmett a une petite amie.

-C'est vrai ?

Emmett était vraiment beau garçon, mais tout ce qui l'intéressait, c'était faire la fête, faire du sport et jouer à des jeux vidéos. J'avais du mal à l'imaginer s'investir dans une relation.

Alice, qui semblait avoir deviné mes pensées, gloussa.

- Je sais. Si je ne l'avais pas moi-même prédit, je ne l'aurais pas cru. Nous la rencontrons demain. Emmett tient à ce que tu sois là.

-Tu viendras me chercher ?

-Bien sûr !

-D'accord. Ce sera avec plaisir.

Alice poussa un rugissement de triomphe. Comme d'habitude, elle en faisait trop.

-Super ! En revanche, il faut que je te prévienne de quelque chose.

-Je t'écoute.

-Elle est vraiment belle. Alors je t'interdis de te comparer à elle ou de déprimer. Crois le ou non mais tu es ravissante.

Sa remarque me fit sourire.

-D'accord, je ne me comparerai pas à elle. À une condition.

Ce fut au tour d'Alice d'être intriguée.

-Laquelle ?

-Je préférerais que tu ne cries pas sur les toits que j'ai gagné un concours et que j'écris un roman pour les éditions du Papillon noir.

Une quinte de toux me répondit. Visiblement, Alice venait de s'étouffer.

-Alice ? Ca va ?

Alice se racla la gorge et reprit son souffle.

-Hum…oui. Mais tu parlais sérieusement ?

-Oui.

J'étais préparée aux réprimandes. Cela ne rata pas.

-Bella, enfin ! Tu es trop modeste ! Ne me dis pas que tu as honte, que cela te met mal à l'aise ?

Je secouai la tête.

-Ce n'est pas ça. Je…

-Tu quoi ?

-Je préfère attendre que mon roman soit terminé, corrigé et publié. Là, j'aurais vraiment fait mes preuves.

Alice resta un instant silencieuse.

-Je comprends, dit-elle finalement. Ecoute, j'ai déjà parlé de ça à Emmett et mes parents mais je vais leur demander de tenir leur langue.

Le soulagement m'envahit.

-Merci.

Je n'avais pas eu besoin de lui dire que j'avais revu le jeune homme mystérieux qui m'avait démolie avec sa critique impitoyable.

-Je passe te prendre demain vers seize heures ?

J'aurais ainsi toute la matinée et une bonne partie de l'après midi pour commencer à écrire.

-C'est parfait.

Je devinai le sourire d'Alice.

-Seize heures, alors. Bonne soirée !

Je souris à mon tour.

-Bonne soirée, Alice.

Je raccrochai et ouvris mon livre. Il s'agissait d'Eternels, d'Alyson Noël, le livre que j'avais acheté au salon du livre. J'accrochai immédiatement. Peut-être ce livre allait-il nourrir mon inspiration.

Le lendemain, je me levai tôt pour écrire. J'apportai beaucoup de soin à ma tenue, pour deux raisons : la première, j'allais voir Alice. La deuxième, Alice m'avait décrite la petite amie d'Emmett comme très belle. Si je ne devais pas me comparer à elle, ce serait sans doute plus facile si j'étais à mon avantage. Ainsi, j'enfilai une robe en cachemire bleu ciel dont les manches et le décolleté étaient ornés de rubans et de dentelle, je tressai quelques mèches de mes cheveux et les attachai en queue de cheval. Je me maquillai et me vernis les ongles d'argent nacré. J'étais satisfaite de mon apparence et Alice le serait encore plus.

La question de ma tenue réglée, j'allumai mon ordinateur, prête à écrire. Prête ? L'étais je vraiment ? Je regardai le canevas du roman que j'avais rédigé. Oui. Connaître le scénario du début à la fin me guiderait et j'avais vraiment envie d'écrire. De plus, il ne s'agissait que d'un premier jet. J'aurais tout le soin de me relire, de rectifier les fautes et les détails qui clochaient ensuite. Je décidai donc de me lancer sans plus attendre.

Une fois le premier paragraphe écrit, je me sentis soulagée. Ce n'était pas si difficile. C'était même aussi simple que lorsque j'avais écrit la nouvelle. Je continuai donc sur ma lancée. Je ne m'interrompis que pour préparer le déjeuner et manger. Ensuite, je me remis à écrire. À quinze heures et demie, j'avais déjà écrit un chapitre d'une douzaine de pages. Je décidai de m'arrêter pour aujourd'hui. Comme mon roman comportait une trentaine de chapitres, il serait sans doute écrit en moins d'un an. Beaucoup moins, même. Cela dit, je ne voulais pas non plus trop m'avancer. Peut-être que tous les passages ne seraient pas aussi faciles à écrire.

À seize heures, Alice vint me chercher.

-Bella !Tu es parfaite ! Tu as bien choisi cette robe et j'adore ta coiffure !

Je souris.

-Merci.

Je ne lui demandai pas si j'allais rivaliser avec la petite amie d'Emmett, pour éviter qu'elle ne me reproche de m'inquiéter à ce sujet.

-Allons y ! S'exclama-t-elle.

Nous montâmes dans sa voiture et roulâmes jusqu'à chez ses parents.

- Tes parents sont là ? M'enquis-je.

Alice secoua la tête.

-Non. Tu les verras ce soir.

-D'accord.

Nous entrâmes et découvrîmes Emmett dans le salon, accompagné d'une jeune femme blonde. Je me figeai en la voyant. Elle était magnifique. Grande, mince, ses cheveux blonds ondulaient jusqu'à sa taille. Ses traits étaient parfaitement dessinés, ses yeux indigo. Elle était d'une beauté intimidante, et me rappelait en cela le jeune homme de la veille.

-Bella ! S'exclama Emmett.

Il courut vers moi mais Alice s'interposa.

-Je te préviens Emmett. Si tu la décoiffes, je revends tous tes jeux vidéo pour acheter des comédies romantiques à la place.

Emmett la fusilla du regard. En la voyant elle, si petite et menue, face à lui, si grand, musclé et menaçant, j'avais toujours l'impression d'assister à un affrontement entre David et Goliath lorsqu'ils se disputaient.

-D'accord, concéda-t-il néanmoins.

Sur ces mots, il courut vers moi pour m'éteindre, sans toutefois me décoiffer ni trop froisser ma tenue.

-Bella ! Tu m'as manqué, petite cousine !

Je souris.

-Toi aussi, Emmett.

Il me relâcha et se tourna vers sa petite amie.

-Bella, voici Rosalie, ma petite amie. Rosalie, voici Bella, ma cousine préférée.

Rosalie s'approcha de moi en souriant et en me dévisageant avec intérêt. Je me sentis rougir.

-Bonjour, Bella.

-B…Bonjour, balbutiai-je.

Rosalie me regarda avec bienveillance, ce qui me rassura un peu.

-Ne sois pas timide. Emmett m'a tellement parlé de toi que je t'aime déjà.

Je rosis, touchée par tant de gentillesse.

-Tu es très jolie. Tu as des cheveux magnifiques.

-C'est gentil. Les vôtres le sont aussi.

Rosalie éclata d'un rire mélodieux.

-Il est hors de question que tu me vouvoies ! Je n'ai que dix huit ans.

-D'accord. Comme tu veux.

Rosalie sourit, visiblement ravie.

-Ok, tout est génial, dit Alice, qui commençait à s'impatienter. J'ai acheté des milkshakes, qui en veut ?

-Moi ! Rugit Emmett, dont je connaissais l'appétit d'ogre.

-J'en veux bien un, s'il te plait, dit Rosalie avec délicatesse.

Je la regardai avec étonnement. J'aurais plutôt imaginé qu'elle aurait un appétit de mannequin. Cela dit, j'étais moi-même mince et j'avais un bon appétit.

-Moi aussi, s'il te plaît, dis-je à Alice.

Celle-ci nous adressa un sourire éclatant.

-Super ! Je file les chercher ! Installez vous !

Je m'assis dans le canapé. Emmett voulut se mettre à côté de moi, mais Rosalie se mit entre nous deux, pour mieux connaître « sa nouvelle copine ». J'étais surprise qu'elle me qualifie ainsi mais cela me faisait plaisir, ce qui était curieux pour quelqu'un comme moi, qui avait du mal à nouer des relations. Alice revint avec un plateau chargé de milkshakes, qu'elle posa sur la table basse.

-Framboise pour Rosalie, Citron pour moi, Vanille pour Bella, Café, Chocolat et Fraise pour Emmett, énuméra-t-elle.

Je n'étais guère surprise qu'Emmett prenne trois milkshakes pour lui tout seul.

-Merci, dis-je à Alice en prenant mon milkshake.

Je savourai les premières gorgées, crémeuses et vanillées à souhait. Puis Rosalie engagea la conversation. Je lui dis que j'étais au lycée, que j'étais une littéraire, sans mentionner ma passion pour l'écriture. Elle m'apprit qu'elle était mannequin et envisageait une carrière d'actrice. Emmett plaisanta en disant que Marylin Monroe ne lui arrivait pas à la cheville. Nous passâmes un agréable moment et je songeai que c'était une fille avec qui je pourrais être amie.

-Tu passeras Noël avec nous ?

Rosalie secoua la tête, visiblement à regret.

-Malheureusement, non.

Emmett la regarda d'un air suppliant.

-Tu es sûre ?

Rosalie éclata de rire.

-Ne me regarde pas avec ces yeux là ! Je passe Noël en famille. Mais si vous voulez, on passera le nouvel an ensemble. Vous êtes partantes, les filles ?

-Pourquoi pas ? Fit Alice.

Le regard de Rosalie s'attarda sur moi.

-D'accord. Je pourrais amener quelques amis ?

Je pensais à Jacob, Angela et Ben.

-Bien sûr !

Une question me vint à l'esprit. Je me tournai vers Emmett.

-Et toi, Emmett, as-tu rencontré la famille de Rosalie ?

-Non.

-Mais mes frères seront là au Nouvel an, précisa Rosalie. Vous ferez la connaissance des messieurs Edward et Jasper Cullen.