Le soleil nocturne

Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas.

Résumé : UA Bella écrit un roman sur les vampires pour un éditeur exigeant et mystérieux. En parallèle, elle fait la connaissance du moqueur et séduisant Edward Cullen…

Note : Je me suis inspirée de la fic le mystère E. Masen pour cette histoire. Ainsi, elle est dédiée à Story13.

Merci beaucoup pour vos reviews, certaines m'ont bien fait rire!

Chapitre huit

Je regardai Edward, stupéfaite.

-L'avion ?

Edward esquissa un sourire.

-Oui. Et ne compte pas sur moi pour te dévoiler notre destination.

L'inquiétude m'envahit.

-Mais…

-Oui ?

-Ce doit être très onéreux, non ?

Je me faisais l'effet d'une idiote mais je devais aborder ce sujet délicat. Edward m'adressa un sourire rassurant.

-Ne t'en fais pas. J'ai les moyens, crois moi.

J'étais tout de même embarrassée à l'idée qu'il me paye un voyage aussi cher, sans pouvoir participer. Il parut lire dans mes pensées.

-Cela me fait plaisir, de t'offrir ce voyage, donc ne m'en prive pas et profites en, c'est la meilleure manière de me remercier.

La tendresse de son regard eut raison de moi.

-D'accord.

Edward sourit.

-Alors allons y.

Il rangea ma valise dans le coffre de sa voiture. C'était une superbe volvo argentée, et je rougissais chaque fois qu'il venait me chercher, le soir. J'avais l'impression de frimer aux yeux des lycéens. Toutefois, je commençais à m'y habituer et comme d'une certaine manière, elle faisait partie d'Edward, telle un tribut de sa panoplie de prince charmant, je l'appréciais aussi. Je montai à l'intérieur sans me faire prier.

Peu de temps après, nous étions arrivés à l'aéroport. L'avion nous attendait et nous montâmes. Je pestai intérieurement en réalisant que nous voyagions en première classe, puis je me rappelai qu'Edward m'avait dit de ne pas m'inquiéter de cela et d'en profiter. Je décidai alors de laisser mes scrupules de côté et de vivre ces moments comme dans un rêve.

Alors que je sortais un livre de mon sac, une hôtesse de l'air blonde et jolie qui devait avoir dans les vingt ans, à l'instar d'Edward, vint à notre rencontre. Elle ne put s'empêcher de dévorer Edward des yeux et me regarda avec regret. Elle nous adressa un sourire dévoilant ses dents parfaites, qui semblait plus destiné à Edward qu'à moi.

-Bonjour. Désirez vous qu'on vous apporte votre dîner ?

Edward me lança un regard interrogateur.

-Tu as faim ?

C'était le cas.

-Un petit peu, mais si toi tu n'as pas faim, je peux attendre.

Edward se tourna vers l'hôtesse.

-Oui, s'il vous plaît.

Il était d'une politesse irréprochable, mais semblait totalement hermétique aux charmes de l'hôtesse. Celle-ci nous tendit un menu.

-Tenez. Je vous laisse faire votre choix.

-Prends ce que tu veux, me dit Edward.

Je pris le menu et me laissai tenter par un steak saignant et des pommes de terre sautées, avec un moelleux au chocolat en dessert et une tasse de chocolat viennois. Quand j'énonçai mon choix à voix haute, Edward m'adressa un signe de tête approbateur.

-Je prends la même chose, dit-il à l'hôtesse.

Celle-ci lui fit un nouveau sourire.

-Très bon choix. On vous apporte cela tout de suite.

Sur ces mots, elle s'éloigna. Edward se pencha vers moi.

-La nourriture qui est servie dans cet avion est très bonne, dit-il.

Je hochai la tête.

-J'imagine.

Il m'avait suffi de voir les menus proposés pour comprendre qu'il s'agissait de nourriture haut de gamme.

Peu de temps après, l'hôtesse revint, tout sourire, et nous servit.

-Voilà. Si vous désirez autre chose, n'hésitez pas à m'appeler.

Sur ces mots, elle s'éloigna.

-Bon appétit, me dit Edward.

-Merci. À toi aussi.

Je commençai à manger. La viande était tendre à souhait et juteuse. Je me félicitai d'avoir choisi un steak saignant. Je détestais l'odeur du sang mais dans la viande, curieusement, c'était différent. Je goûtai aux pommes de terres, croustillantes et délicieuses. Je mangeai lentement, mais avec appétit. Au bout d'un moment, je sentis le regard d'Edward posé sur moi. Je ris nerveusement et passai ma langue sur mes dents pour m'assurer que de la nourriture n'y était pas coincée.

-Qu'il y a-t-il ?

Edward sourit.

-J'aime bien te regarder manger.

Je rougis, embarrassée. Si le spectacle n'était sans doute pas répugnant, je ne voyais pas pour autant en quoi il l'appréciait. Edward parut s'apercevoir de ma gêne.

-Ma sœur étant mannequin, j'ai côtoyé de nombreuses filles chipotant avec la nourriture. Voir une fille manger sainement est des plus agréables.

-Oh.

Je songeai qu'il aurait apprécié Alice pour son appétit d'ogre.

-Et ce n'est pas tout.

-Ah bon ?

Il se pencha vers moi.

-C'est le premier repas que nous partageons ensemble.

Je souris, réalisant que c'était vrai.

-En effet.

Je réalisai alors que nous avions déjà partagé plusieurs choses ensemble. Pour commencer, il avait lu mon conte, ce qui était un échange. Nous avions bu du vin chaud ensemble, et fêté le nouvel an ensemble. Pourtant, ce n'était pas là des souvenirs agréables dans la mesure où notre relation était aux antipodes de ce qu'elle était en train de devenir et j'ignorais tout de la fascination que j'opérais sur Edward. Je croyais ne susciter que son mépris et j'en souffrais. Ce repas était en quelque sorte le premier évènement heureux que nous partagions ensemble. Si notre relation devenait officielle, cela ne ferait que commencer.

Une fois la viande et les pommes de terres terminées, je m'aperçus qu'Edward m'avait attendue pour s'attaquer au dessert. Celui-ci s'avéra exquis. Le gâteau était chocolaté, tendre et fondant à souhait. Je le savourai lentement et fermai de temps en temps les yeux avec délectation, en ignorant le regard amusé d'Edward. Il me semblait que ma réaction était exagérée, mais c'était plus fort que moi. Ensuite, je m'intéressai au chocolat viennois, dégustant la crème chantilly à la petite cuillère et buvant le breuvage chaud, nourrissant et sucré. Quand j'eus terminé, je m'aperçus qu'Edward ne me quittait pas des yeux.

-Je mange si mal que ça ?

Edward secoua la tête.

-Pas du tout.

-Alors qu'il y a-t-il ?

Un nouveau sourire en coin se dessina sur le visage d'Edward, creusant une fossette charmante sur sa joue.

-Je me demandais si tu avais encore faim.

Je secouai la tête.

-Non, pourquoi ?

-Parce que moi si.

Son regard s'attardait sur ma bouche.

-Tu as un peu de chantilly sur la bouche. Du chocolat, aussi.

-Oh.

Le désir qui émanait de lui était palpable. Et réciproque. Je décidai de me prêter au jeu.

-Tu veux y goûter ?

-Seulement si tu m'y autorises.

-Je t'en prie.

Sur ces mots, il se pencha vers moi et lécha ma bouche, passant de petits coups de langue furtifs, à la manière d'un chat, sur la crème et le chocolat. Puis il se mit à mordiller mes lèvres, ce qui me déclencha des frissons délicieux dans les bras et la nuque. Jamais il ne s'était permis des attouchements aussi sensuels, ce qui n'était pas pour me déplaire. Lorsqu'il eut fini de déguster ma bouche, il m'offrit la sienne. Je me prêtai alors au même jeu, dégustant ses lèvres chocolatées et nappées de crème. En cet instant, le désir et la gourmandise étaient étroitement mêlés.

-Etait ce vraiment de la faim ? Demandai-je à Edward lorsque j'eus terminé.

Edward haussa les sourcils.

-Qu'entends tu par là ?

-Etait ce de la faim, ou simplement de la gourmandise ?

Edward sourit.

-Seulement de la gourmandise, pour être honnête.

Sur ces mots, il m'offrit un nouveau baiser.

Je passai le reste du trajet à lire. J'avais opté pour l'Idiot, de Dostoïevski. J'étais séduite par les personnages et envoûtée par l'histoire d'amour qui était racontée. Quant à Edward, il lisait le Don, le premier tome de la saga Le dernier souffle, de Fiona Mc Intosh. Il semblait captivé par sa lecture. Il lui arrivait parfois d'avoir l'air furieux, ce qui lui donnait l'air d'un ange en colère.

-Edward ? M'enquis-je prudemment.

Lorsqu'il releva la tête et posa son regard sur moi, toute trace de fureur avait disparu, ce qui me rassura.

-Oui, Bella ?

-Qu'est ce qui t'enflamme autant ?

Edward haussa les sourcils.

- Plaît-il ?

Sa manière de s'exprimer m'arracha un sourire.

-Tu avais l'air…furieux, en lisant ce livre.

Edward regarda le livre qu'il tenait entre les mains et la compréhension s'afficha sur son visage.

-Oh. C'est à cause du personnage de Celimus. Il est vraiment détestable.

-Je vois.

Edward sourit.

-L'auteur a bien réussi son coup. Je pense que dans un roman, il est important que les personnages suscitent des émotions chez le lecteur. Plus elles sont fortes, plus c'est réussi.

-Tu as raison.

Je remarquai qu'il s'exprimait comme un professionnel, ce qui m'amena à penser à Anthony Masen. Il m'avait dit qu'il appréciait mes personnages et que c'était un point fort de mon roman. Visiblement, le point de vue d'Edward et le sien à ce sujet convergeaient.

Quand nous atterîmes, je poussai un cri de surprise en découvrant les lieux au travers des hublots.

-Ne me dis pas que c'est…Las Vegas ? M'écriai-je.

Edward m'adressa un signe de tête approbateur.

-Bravo, Bella. C'est bien ça, oui.

La panique monta en moi.

-Qu'as-tu l'intention de faire là bas ?

Edward éclata de rire.

-Nous n'allons pas nous marier, si c'est ce qui t'inquiète. Nous allons juste nous amuser.

Si ses mots avaient eu pour but de me rassurer, ils provoquèrent l'effet contraire.

-Tu veux dire que tu veux…jouer de l'argent ?

Edward afficha un air énigmatique.

-Tu verras.

Il me pressa la main, ce qui suffit à atténuer mes inquiétudes, pourtant justifiées. Nous descendîmes de l'avion, traversâmes l'aéroport et prîmes un taxi. Là, j'observai la ville, éblouie. Les lieux étaient lumineux et multicolores, foisonnant de casinos, d'hôtels et de cafés. Nous nous arrêtâmes à un casino qui comportait aussi un hôtel.

-Je nous ai réservés une chambre ici, dit Edward.

Je ne répondis pas, m'efforçant de ne pas penser à l'argent qu'il dépensait pour moi.

-Viens, m'encouragea-t-il.

Il me prit la main, et je le suivis sans un mot. Nous entrâmes à l'intérieur, récupérâmes les clefs. La réceptionniste eut un comportement semblable à celui de l'hôtesse de l'air envers Edward, ce que je trouvais rassurant. Ainsi, je n'étais pas la seule à le trouver fascinant. Nous entrâmes dans la chambre, trois fois plus vaste que la mienne, dotée d'un large lit blanc et d'un canapé du même ton. La vue nocturne sur Las Vegas était sublime. Je rougis en constatant qu'il n'y avait qu'un seul lit. Edward parut deviner mes pensées.

-Je dormirai dans le canapé, ne t'inquiète pas.

Comme je ne répondais pas, il poursuivit.

-Cela ne me pose aucun problème. Je suis un gentleman.

Je ne précisai pas ce qui me tracassait réellement. Avais je envie qu'il dorme sur le canapé, où que nous partagions le même lit ?

-On verra, murmurai-je.

-Veux tu te coucher tout de suite ? Ou es tu d'accord pour sortir ? S'enquit Edward.

-Je veux bien sortir.

-Parfait. Il y a une robe dans ce paquet.

Il désigna un fauteuil où était effectivement un paquet. Je l'emmenai dans la salle de bain pour me changer et l'ouvris. Il contenait une robe bleu nuit sertie de paillettes et de strass argentés. Ce tissu m'évoquait une nuit étoilée. Je l'enfilai et elle vint mouler sensuellement mes courbes, donnant un aspect élancé à ma silhouette. La couleur se mariait merveilleusement bien à ma peau pâle. Je sortis de la salle de bain et découvris Edward en smoking. Il était sublime et son regard posé sur moi brillait d'une lueur étrange.

-Tu es magnifique, lui dis-je.

Edward secoua la tête.

- Ce n'est rien en comparaison de toi.

Sur ces mots, il me prit la main et nous quittâmes la chambre. Là, nous descendîmes au casino

-Tu veux qu'on joue ?

Edward sourit devant mon inquiétude.

- Détends toi, Bella. Je ne joue jamais de grosses sommes. De plus, modestie mise à part, je suis très doué au poker.

Je fronçai les sourcils.

-Tu veux dire que tu es chanceux ?

Edward esquissa un sourire énigmatique.

-Pas exactement. C'est encore mieux. Je suis très sensible aux gens et j'arrive à deviner ce qu'ils pensent. Ainsi, je sais toujours quelle stratégie adopter.

Je hochai la tête.

-Impressionnant.

-Je vais te faire une démonstration tout de suite. Tu n'es pas obligée de jouer, je veux juste que tu me tiennes compagnie pour me porter chance.

Sur ces mots, il m'emmena à une table ou plusieurs hommes et femmes jouaient au poker et nous nous installâmes près d'eux. Là, ils commencèrent une partie et Edward me démontra son talent. Il ne cessait de gagner, et le retournement de situation que je redoutais ne vint pas. Ainsi, quand il eut remporté mille dollars, il prit congé d'eux.

-C'était impressionnant, dis-je. On dirait presque de la télépathie.

Edward acquiesça.

-Presque. Pourtant, je doute que mon don fonctionne avec toi. Tu es si mystérieuse.

Je secouai la tête, amusée. Si l'un de nous deux était mystérieux, c'était lui.

-Je voudrais t'offrir quelque chose pour célébrer cette victoire.

Ma première réaction fut de refuser.

-Edward, ce n'est pas nécessaire.

Il parut peiné et je culpabilisai.

-S'il te plaît, Bella. J'ai gagné cet argent alors autant le dépenser pour quelque chose qui me fait plaisir.

Devant son air suppliant, je fléchis.

-D'accord, capitulai-je finalement.

Radieux et triomphant, il m'emmena à une vitrine de souvenirs. Je fus séduite par un petit bracelet en argent orné de cristaux en forme de cœurs, de trèfles, de carreaux et de piques. Je le montrai à Edward, qui sourit.

-Très bon choix. Il t'ira bien.

Sur ces mots, il me l'acheta et l'attacha à mon poignet. Je jugeai de l'effet produit par les cristaux sur ma peau avec un certain plaisir. La délicatesse avec laquelle Edward avait caressé ma main pour y attacher le bracelet avait également suscité du plaisir, associé à un désir puissant et subit. Je décidai, puisqu'il m'avait dit de profiter de mon séjour, d'être déraisonnable.

-Et si nous regagnions notre chambre ? Proposai-je.

-Tu as sommeil ? S'enquit Edward.

Je secouai la tête.

-Pas exactement. J'ai quelque chose à te demander.

-Si tu veux, concéda-t-il.

Il semblait à mille lieues de se douter de ce que j'avais en tête. Nous regagnâmes la chambre. Là, je l'embrassai, d'un vrai baiser où nos bouches s'entrouvraient, mêlant mon haleine à la sienne, fraîche et parfumée. Il me rendit mon baiser, visiblement agréablement surpris. Puis je me détachai de lui et entrepris de me déshabiller. Edward me saisit les bras pour m'obliger à m'arrêter.

-Ne fais pas ça, Bella.

-Tu ne veux pas de moi ?

La peine était perceptible dans ma voix et sur mon visage. Il me regarda comme si j'étais folle.

-Bien sûr que si. Il n'y a sans doute rien que je désire plus. Mais je te respecte.

-Je sais. Mais j'en ai vraiment envie, et je te fais confiance.

Sur ces mots, je fis glisser la robe à mes pieds, découvrant mon corps vêtu uniquement de l'ensemble de lingerie bleu qu'Emmett m'avait offert à Noël. Edward me regarda, bouche bée.

-Tu es si belle.

Sur ces mots, il m'embrassa et rendit les armes.