Titre: Cache cache

Auteur: Shini-cat

Couple: 1x2x1

Genre: Romance

Bêta: Bernie.

Disclamer:Y sont pas à moi... snif : (

Coin de la bêta:

NDA (1): Cette fic est la suite de "Amour sans retour" et de "Amour impossible" !

NDA (2): Je tiens à préciser que tout ce qui est dans cette fic est vrai!

Cache cache

Tu as enfin compris

La journée passa très lentement pour Heero et Duo.

Heero se faisant réprimander parce qu'il n'écoutait pas et Duo se faisant charrier méchamment par ses camarades.

Les deux avaient les yeux fixés sur l'étendue bleue du ciel qui s'offrait à leurs yeux. Leurs pensées étaient près de l'être aimé qu'ils mouraient d'envie de revoir. Ils n'attendaient qu'une seule chose, pouvoir être avec lui.

Duo avait beau être méfiant, il n'empêchait qu'il était amoureux et qu'être seul avec Heero l'enchantait au plus haut point, et paradoxalement, il stressait.

Heero aurait voulu avancer les aiguilles de sa montre pour que le temps aille plus vite. Il voulait être avec Duo et seul ! Il se sentait euphorique ! Excité comme un enfant qui va faire un tour au Zoo ! Il avait plein de petits papillons dans le ventre.

Les autres le regardaient sourire sans comprendre. Depuis la veille, Heero était bizarre, bien qu'avant, il l'était aussi, mais là, on avait l'impression qu'il avait trouvé le grand amour. Toujours la tête dans les nuages, le regard rêveur, un petit sourire niais sur les lèvres. Les autres élèves commençaient sérieusement à se faire du souci !

Pour Duo, personne ne se faisait du souci, les élèves de sa classe préféraient écouter le cours plutôt que de s'occuper de lui. Plusieurs fois dans les couloirs il avait bousculé quelqu'un sans même s'excuser parce qu'il ne s'en était pas aperçu. Il avait failli tomber dans les escaliers, une marche ayant été démolie par les internes l'année d'avant.

Il n'avait aucun intérêt pour ce qui se passait autour de lui.

Ce ne fût que lorsqu'il monta dans son car qu'il reprit un peu ses esprits, ayant croisé les yeux de Heero.

Ce dernier avait appelé sa mère pour qu'elle vienne le chercher, étant mardi, c'était son jour de congé. Il monta dans la voiture, ne lâchant pas du regard le jeune homme qu'il pouvait voir d'ici, assis au fond du bus, la tempe appuyée contre la vitre, plongé dans un livre.

-Tu retournes chez le garçon où tu es allé hier ? Demanda sa mère.

-Oui. Répondit Heero.

Elle mit le contact et prit le même chemin que la veille au soir. Arrivé à destination, il descendit de la voiture et dit:

-Rentre, je t'appellerai quand j'aurai fini ! Merci de m'avoir accompagné.

Sa mère opina de la tête et partit.

Heero s'installa sur un petit muret d'où il pouvait voir le car arriver de loin. Il patienta un long moment avant que ce dernier ne décide de montrer le bout de son pare-chocs.

Dans le car, Duo eut un sursaut en voyant Heero sur le muret de ses voisins. Il descendit du car et s'approcha de lui. Arrivé à sa hauteur, il vit Heero sauter du mur et lui sourire. Lorsqu'il avait rejoint Heero, le car avait déjà tourné à l'angle de la rue.

-Viens, on rentre ! Proposa Duo.

Il l'emmena chez lui. Quand il introduisit la clef dans la serrure, il fut étonné de constater que la porte était ouverte. Il était pourtant sûr que sa mère la fermait toujours à clef, peut-être était-elle déjà là ? Mais un détail lui revint en mémoire:

-Je termine mon service plus tard ce soir, je ne rentrerai pas de bonne heure !

Sa mère était serveuse dans un bar et une de ses collègues était malade et elle devait la remplacer. Alors qui cela pouvait-il être. Puis un flash lui revint, c'était quelques minutes après que sa mère lui ait dit:

-Mais à midi, ton père rentre, son patron lui a accordé des congés payés !

Duo entra en trombe dans la maison, sous les yeux surpris de Heero qui le suivait. Arrivé au salon, il s'exclama:

-Papa ! ! Avant de se précipiter dans les bras d'un grand homme et de le serrer dans ses bras.

Son père était Agent de sécurité et toutes les semaines, il partait, laissant Duo et sa femme seuls. Dehors, un berger Allemand, Laïka, jappait joyeusement !

Il sortit pour la caresser, mais quand elle remarqua la présence d'Heero, elle montra les crocs, se mettant entre Duo et lui.

-Laïka ! Ne t'inquiète pas, il ne me ferait pas de mal !

La chienne s'assit, mais garda quand même un oeil sur l'étranger.

-Alors comme ça, cette semaine tu ne travailles pas ?

-Oui, mon patron m'a donné des congés !

-Chouette, on va pouvoir aller à la pêche demain après-midi ! N'est-ce pas ?

-Si tu veux !

Duo sourit, heureux. Ca faisait longtemps qu'il n'avait rien fait avec son père. Il était très rarement là et le peu de fois où ça arrivait, il était exténué et Duo préférait le laisser se reposer. Mais là, il avait une semaine entière de repos, alors il n'avait aucune excuse pour refuser de passer une après-midi seul avec son fils.

-Bien, je monte ! Je vais faire mes devoirs. Tu viens Heero ?

Heero hocha la tête et le suivit. Arrivé à la porte du couloir, Duo s'arrêta et dit :

-Bienvenue à la maison, Papa ! Et il continua son chemin.

Son père fut surpris. Ca faisait longtemps qu'il n'avait pas vu son fils d'aussi bonne humeur et aussi rayonnant de joie. Il ne savait pas ce qui s'était passé, mais il remerciait tous les dieux.

A l'étage, Duo referma la porte de sa chambre.

-Bien, maintenant, j'attends de savoir pourquoi tu veux être mon ami ? !

-Et bien, parce que si tu ne me fais pas assez confiance pour être ton ami, tu ne me feras jamais assez confiance pour être... ton petit ami... Les trois derniers mots furent à peine prononcés dans un murmure. Si bien que Duo ne les entendit pas.

-Pour être... ? J'ai pas entendu !

Heero prit une grande inspiration et répéta:

-Ton... petit ami... !

Heero ferma les paupières et attendit la gifle. Mais rien, sauf peut-être un rire, mais encore une fois, pas un rire joyeux.

-C'est la plus belle connerie qu'on m'ait jamais dite ! Heero, si tu crois que je vais te croire, tu te fourres le doigt dans l'œil jusqu'au coude ! Tu veux me faire croire que je te plais, alors qu'il y'a trois mois, j'étais une merde à tes yeux ? ! S'exclama Duo.

-Je sais que c'est stupide, mais j'ai réalisé que je tenais à toi pendant ton absence ! Je te cherchais partout, mais tu n'étais jamais là, et puis, un jour une rumeur a dit que tu n'allais pas bien et que tu ne pouvais pas encore revenir ! Alors j'ai attendu, en espérant que tu reviennes ! Et tu es revenu ! Tu n'as pas remarqué que je cherchais désespérément à te voir, mais toi tu me fuyais comme la peste ! Et puis, j'ai décidé de te suivre jusque chez toi, mais là aussi, tu m'as repoussé ! Je ne te veux pas de mal, Duo ! Je veux simplement être ton ami, à défaut de ton petit ami... S'il te plaît, maintenant que tu sais, ne te moque pas ! Tu avais dit que si je te le disais, tu accepterais !

Heero, qui avait jusque là le regard posé sur le sol, le releva vers Duo. Ce dernier, les yeux cachés par ses mèches de cheveux, avait de petites rivières sur les joues.

Doucement, comme pour ne pas l'effrayer, Heero s'approcha et posa ses mains sur son visage. Avec tendresse, il les essuya avec ses pouces.

-Tu mens... Tu mens... souffla Duo, les épaules légèrement secouées.

-Non, je ne mens pas, Duo. Murmura Heero avec un sourire, pour le convaincre.

- Prouve-le-moi ! Prouve-moi que ce que tu dis est vrai ! Demanda Duo, pour se rassurer.

Heero glissa sa main sur la nuque du natté et le rapprocha de lui, scellant leurs lèvres. Ce ne fut au début qu'un simple frôlement, en attente de l'accord de Duo. Ce dernier, n'attendit pas et ouvrit légèrement la bouche. Il sentit quelque chose d'humide et de chaud passer ses lèvres. C'est presque désespérément qu'il se colla à Heero pour pouvoir approfondir le baiser. Il en avait tellement rêvé, que pour lui c'était un cadeau que les dieux lui faisaient, un cadeau pour se faire pardonner de tout ce qu'ils lui avaient fait endurer.

Les deux langues se frôlaient, se câlinaient.

Duo poussa un soupir quand il sentit les mains de Heero glisser le long de son cou pour ensuite descendre sur son torse, ses flancs, pour finir par passer autour de sa taille et le coller contre lui. De son côté, ses bras trouvèrent leurs places autour de son cou.

Par manque d'oxygène, ils durent se séparer. C'est avec lenteur qu'ils détachèrent leurs lèvres pour respirer et se regarder. Les yeux à moitié clos, les deux améthyste fixaient Heero avec tendresse. Il n'arrivait pas à croire qu'Heero venait de l'embrasser. Il prit son courage à deux mains et réclama un autre baiser, qui lui fut accordé à son plus grand plaisir.

Ils continuèrent à s'embrasser un petit bout de temps. Duo avait déplacé ses mains qui étaient désormais dans la tignasse hirsute de son "ami". Le baiser passa par toutes les étapes, l'amour, la tendresse, la fougue, la passion, le désir !

Collé l'un à l'autre, ils n'avaient plus conscience du temps qui passait, leurs mains commencèrent à s'égarer mais sans vouloir aller trop loin. Elles caressaient doucement les hanches, les petits cheveux de la nuque pour redescendre plus bas et finir sur le torse. Des petits gestes anodins pour un couple, mais qui prenaient une importance capitale pour Duo qui n'avait jamais connu ça ! Est-ce que l'on pouvait faire de tels gestes avec une telle tendresse à une personne que l'on n'aime pas ? Se demanda Duo.

Ils finirent par se séparer définitivement. A bout de souffle, Duo se raccrocha à Heero. Ce dernier resserra sa prise sur sa taille.

Ne voulant pas rompre le moment de paix qui s'était installé, il murmura:

-Alors, est-ce que tu peux encore croire que je te mens ?

Duo garda le silence. Il ne savait toujours pas s'il devait croire Heero. Pour une personne extérieure, qui connaîtrait les sentiments des deux, il serait facile de dire "Mais putain, t'es aveugle, il est raide dingue de toi ! Qu'est-ce que tu attends pour lui sauter dessus ?" Mais lorsque l'on ne sait pas, et que l'on n'a aucun moyen de savoir ! On hésite, et puis, il est si facile de mentir, de prendre les autres pour des cons, mais c'est en revanche beaucoup plus difficile de dire la vérité !

-Je... je sais pas... Heero, je te comprends vraiment pas... Murmura Duo.

-Je ne me suis pas plus compris sur le moment ! Je n'ai pas compris la tristesse que j'avais ressenti en ne te voyant pas au collège et puis, j'ai fini par me renfermer, je suis devenu pratiquement muet et je ne parlais plus à personne. Tu dois l'avoir remarqué puisque avant tu me voyais toujours entouré, et là, j'étais tout seul. Les seuls qui m'approchaient, je les faisais dégager ! Quand j'ai appris que tu étais de retour, j'ai tout de suite voulu te voir, mais comme je te l'ai déjà dit, tu me fuyais comme la peste ! La suite tu la connais !

Il reposa doucement ses lèvres sur les siennes, un simple contact, plein d'amour.

Finalement, Duo capitula ! Même si c'était un piège pour se moquer de lui, tant pis, il voulait prendre le risque pour avoir un tout petit peu Heero rien que pour lui. Il prit possession lui-même des lèvres de Heero.

-Je... je veux bien être ton petit ami... murmura Duo contre ses lèvres avant de reprendre le baiser où il l'avait arrêté. Duo sentit Heero sourire contre ses lèvres.

Heero était heureux, il avait la personne la plus chère à ses yeux dans ses bras. Il n'arrivait pas à croire qu'il avait réussi à convaincre Duo aussi facilement. Mais il n'allait pas s'en plaindre ! Il avait attendu si longtemps le moment où il pourrait enfin le tenir dans ses bras qu'il n'allait pas faire ce genre de remarque !

Duo se serra plus contre Heero, les bras contre son torse. Dans ses bras, il se sentait en sécurité, à l'abri de tout. Il aurait voulu y rester pour toujours, mais il ne pouvait pas ! Il était tard et Heero devait rentrer chez lui. Il soupira lorsque Heero lui dit.

Il le vit sortir son portable et appeler sa mère. Pendant la conversation, il testa la résistance de son nouveau petit ami en lui déposant des baisers papillons dans le cou puis de francs baisers, pour finir en suçon. Il entendait Heero tenter de garder une voix neutre, mais quand il raccrocha, il poussa un long soupir et plaqua à nouveau Duo contre lui, lui faisant comprendre qu'il ne voulait pas qu'il s'arrête.

Duo ne se fit pas prier et continua son petit jeu en déplaçant sa langue sur tout le cou de son nouveau petit ami. Il entendit avec satisfaction, les gémissements que poussait Heero sous la douce torture.

Heero le repoussa gentiment. Duo surpris, se demanda s'il avait fait quelque chose de mal ? Il compris les intentions de Heero lorsque ce dernier se mit à lui infliger le même traitement. Sous les assauts du brun, Duo finit par laisser un long gémissement passer ses lèvres.

Les mains dans le dos de Duo, Heero sentit des frissons lui parcourir le corps. Content du résultat, il remonta progressivement ses lèvres derrière l'oreille, là où il savait la peau fine et sensible. Les frissons redoublèrent.

Il avait rêvé à de nombreuses reprises de pouvoir le toucher, l'embrasser et il ne savait quoi encore ! Il se souvenait même qu'une fois, il s'était réveillé en sursaut, trempé de sueur ! Il avait toujours son rêve en tête. Il lui était arrivé plusieurs fois de refaire ce même rêve et à chaque fois, la douche froide était de rigueur ! Ca se passait juste au moment où Duo avait déserté l'école. Il avait d'abord cru que c'était ses hormones qui lui jouaient des tours, mais les jours passaient, et plus les gestes qu'il avait envers Duo dans ses rêves étaient devenus tendres.

Il poussa un grognement quand quelqu'un l'appela. C'était le père de Duo qui lui disait que sa mère était là. Il n'avait pas vu le temps passer. Il se détacha de Duo et demanda:

-Dit Duo ? Tu crois que je peux venir avec vous demain à la pêche ?

-Je ne sais pas, il faut demander ça à mon père, c'est lui qui nous emmène ! Viens, on va lui demander !

Il sortit de la chambre, suivi par Heero. En bas, il trouva son père en pleine conversation avec la mère de Heero.

-Papa, est-ce que Heero peut venir avec nous demain à la pêche, s'il te plaît ?

-Bien sûr ! Répondit son père avec un sourire. C'est un de tes amis ? Demanda-t-il.

Duo tourna la tête vers Heero et lui sourit, avant de reporter son attention sur son paternel.

-Oui. Répondit simplement Duo.

-Bien, nous allons y aller ! Dit soudainement la mère de Heero.

Les deux parents se saluèrent et Heero et sa mère sortirent. En doublant Duo pour sortir, il frôla doucement sa main. Les joues de Duo rosirent un tout petit peu sous le geste.

Quand la porte fut refermée, il se retourna face à son père avec un sourire.

-Tu ne m'avais jamais présenté ton ami !

-C'est parce qu'à l'origine, ce n'en était pas un... Répondit doucement Duo.

Son père hocha la tête et retourna dans le salon. Dehors, Laïka jappait pour qu'on lui prête un peu d'attention. Ils jouèrent un peu tous les trois, et finalement, vers 19h00, M. Maxwell alla préparer le dîner, voulant ôter un peu de travail à sa femme.

&

Le lendemain, vers 10h00, Heero arriva chez le natté. Ce fut avec joie que ce dernier lui ouvrit. En attendant que son père finisse de tout préparer, ils montèrent dans la chambre de Duo. Dans celle-ci, Heero eut à peine refermé la porte qu'un boulet humain se jetait dans ses bras et l'embrassait à pleine bouche, lui coupant momentanément le souffle.

Il accueillit avec amour le corps contre le sien. Il lui avait manqué pendant toute la nuit. Il n'avait pas arrêté de passer ses doigts sur ses lèvres, comme s'il pouvait encore sentir celles de Duo sur les siennes.

Ils avaient de la chance, aujourd'hui, tous les profs' étaient en réunion, donc, pas cours, c'est pour ça qu'ils étaient chez Duo.

Il cassa le baiser pour pouvoir respirer.

-Tu m'as manqué ! Chuchota Duo contre ses lèvres.

-Toi aussi, j'ai pas réussi à dormir ! Il posa son front contre le sien. Il fit descendre sa main sur ses reins, le collant à lui. Il lui caressa doucement le bas du dos. Il frotta son nez contre le sien et reprit possession de ses lèvres.

-Alors, tu es prêt à passer toute la journée avec moi et mon père ? Demanda Duo.

-Oui, tant que je suis avec toi ! Répondit Heero.

-Les garçons, vous descendez ! S'exclama le père du rez-de-chaussée.

-C'est parti pour une longue journée de pêche !

Et il partit en courrant rejoindre son père. Heero, avec un sourire mi-tendre, mi-amusé, le suivit. Il ne savait pas si c'était grâce à lui, et il n'aurait jamais la prétention de dire une chose pareille, mais Duo paraissait en meilleure forme qu'avant. Il avait un visage souriant et heureux, il avait un teint plus coloré, plus vivant. Alors qu'avant, son teint était blafard et son visage triste lui donnait l'impression de ne pas avoir vu le soleil depuis des lustres.

Duo fut le premier dans la voiture.

Dans l'entrée, son père regarda Heero.

-Que s'est-il passé avec Duo ? Je le trouve plus heureux qu'avant !

-Je ne sais pas, Monsieur. ! Mais j'espère le voir encore longtemps comme ça !

-Qui es-tu et pourquoi Duo m'a dit qu'à l'origine, tu n'étais pas son ami ? Demanda le père de Duo, suspicieux.

-C'est parce qu'il y a moins de 4 mois, je le considérais comme un moins que rien, Monsieur. ! Je ne vais pas vous le cacher: je fais partie des élèves qui étaient désagréables avec votre fils, mais je me suis rendu compte de certaines choses, c'est ce qui fait que maintenant, je suis... l'ami, de votre fils !

-Et quelles choses ?

-Je ne peux malheureusement pas vous le dire, c'est à Duo de vous le dire, s'il le veut, et ne craint pas votre réaction ! Répondit poliment Heero.

-Bon, vous venez ? ! S'exclama Duo de la voiture.

Ils le rejoignirent. Tous les trois partirent pour une longue journée !

Ca faisait à peine une heure qu'ils se trouvaient au bord d'un fleuve avec plusieurs autres pêcheurs. Duo était tranquillement assis à côté de son père, surveillant sa canne.

Quand soudain, elle bougea !

Duo se releva d'un bond et la rattrapa. Pour qu'elle tombe de son socle, il fallait que le poisson soit gros ! Il crut plusieurs fois que la ligne allait casser ! Il dut demander de l'aide à son père. Heero, de son côté, avait pris l'épuisette, très grande l'épuisette, et était parti à la recherche du poisson. Avec des cuissardes, il était descendu dans le fleuve légèrement en pente et cherchait le poisson pour le forcer à sortir. Duo, riant aux éclats, tentait par tous les moyens de sortir le poisson, mais ce dernier était coriace.

Son père l'aidait tant bien que mal. Heero finit par le trouver, mais l'épuisette était encore trop petite. Il dut revenir et prendre la taille au-dessus. Il réussit à faire reculer le poisson jusque sur la berge. Les yeux écarquillés, ils regardèrent le poisson, encore sous l'eau, tenter de s'échapper.

Heero se demandait s'il rêvait ou pas ! Il n'avait jamais pensé qu'une simple carpe pouvait avoir la corpulence d'un enfant de 5 ans ! Il n'avait jamais pêché, mais il avait déjà vu des poissons sur les étalages des poissonniers et jamais il n'avait vu un poisson de cette taille là !

Duo n'en revenait pas non plus ! Tous les ans, il allait avec son père pêcher dans la Charente et jamais il n'avait pêché un poisson aussi gros !

Le paternel, lui aussi était estomaqué, il pêchait depuis qu'il était tout jeune, et jamais il n'avait eu une aussi belle prise.

Duo le regarda. Le sourire aux lèvres, ils finirent de remonter la "bête". Les pêcheurs autour, s'étaient retournés et applaudissaient maintenant les heureux propriétaires du magnifique trophée.

Ils réussirent à le ramener sur la berge.

Quand ils l'eurent mit dans un sac et dans la voiture, ils retournèrent sur le bord du fleuve, un grand sourire aux lèvres !

Quand Heero partit pour aller chercher le pique-nique dans la voiture, son père se tourna vers lui. Il avait remarqué certains regards étranges entre Heero et son fils.

-Dis-moi, qu'est-ce qui se passe entre vous ? Demanda-t-il.

-Rien, pourquoi ? Demanda à son tour Duo, gêné et apeuré à l'idée que son père découvre la vérité.

-Duo, ne me ment pas, j'ai vu les regards que vous échangiez ! S'exclama son père.

Pris au piège, Duo détourna la tête et reporta son attention sur sa canne.

-Allez, dit !

-On... on sort ensemble !

-Ba voilà ! Tu vois, ça ne t'a pas tué de me le dire ! S'exclama son père.

Duo ouvrit la bouche pour répliquer mais Heero arriva au même moment. Il déposa tout devant eux. Interloqué par le silence des deux Maxwell, il les regarda tour à tour.

Le plus vieux avait un sourire satisfait et le deuxième avait les joues légèrement rouges. Soudain, après avoir jeté un regard à son père, Duo fit ce qui le tentait depuis qu'Heero et lui avaient quitté sa chambre: il lui prit tendrement la main et l'embrassa. C'est à ce moment là que Heero comprit: Duo avait tout dit à son père !

Attendant ça depuis longtemps également, il répondit avec ferveur au baiser. Il sentit le regard du père de Duo sur eux. Il ne semblait pas désapprouver la relation des deux jeunes hommes. Heero se promit de veiller autant que possible sur Duo. Il n'avait pas imaginé qu'il puisse avoir une famille si formidable. Il ne pensait pas que ses parents seraient aussi gentils, ils ne le rejetteront sans doute pas pour ses préférences sexuelles, mais ses parents se voyaient déjà grands-parents avec plein de petits-enfants et une belle-fille. Quelle serait leur réaction quand ils apprendront qu'ils n'auront pas une belle-fille, mais un beau-fils ? Il savait qu'ils ne réagiraient pas mal malgré tout.

Ils se séparèrent sous les yeux tendres de M. Maxwell. Duo posa ses yeux sur son père. Il le remerciait de ne pas entacher son bonheur en lui refusant de voir celui qu'il aimait par-dessus tout. Son père savait ce qu'il avait vécu, tout ce qu'on lui avait fait et il le remerciait.

C'est avec un sourire heureux et tendre qu'il reprit possession des lèvres de Heero.

&

Aujourd'hui, Dimanche, Heero avait invité Duo à venir chez lui. Il avait la ferme intention d'avouer à ses parents, la relation qu'il entretenait depuis peu avec Duo. Il appréhendait, il repassait dans sa tête le petit discours qu'il avait prévu de faire à ses parents. Il reporta son attention sur le natté qui se reposait près de lui. Il caressa doucement les mèches miel qui tombaient sur ses yeux clos. Il espérait que tout se passerait bien !

Il secoua lentement le bel endormi. Il vit les deux Améthystes s'ouvrirent avec difficulté. Duo s'était endormi quand Heero avait commencé à le bercer pour le rassurer: lui aussi appréhendait la réaction des parents de Heero.

Il était 16h25 et Heero avait décidé qu'il était grand temps d'aller voir ses parents ! Il entraîna le jeune natté dans son sillage. Ils trouvèrent les deux parents dans le salon.

-Papa, maman ?

-Oui, mon chéri, qu'y a-t-il ? Demanda sa mère.

-Voilà, vous avez certainement remarqué qu'il n'y a pas si longtemps, j'ai changé de comportement ?

-Oui, et ?

-Et bien, je crois qu'il est temps que je vous dise la raison de ce changement !

Il constata que ses parents étaient toutes ouies. Il sourit, il n'avait plus si peur que ça finalement. Ses parents l'aimaient, ils ne le rejetteraient pas par rapport à son amour pour Duo ! Il se trouvait stupide d'avoir eu peur !

-La raison vient de la disparition d'un être cher ! Mais vous avez pu constater que je suis redevenu comme avant, et bien c'est parce que cet être est de retour dans ma vie !

-Et qui est cet être cher ? Demanda son père, surpris.

-Il se trouve à côté de moi !

Deux paires d'yeux se posèrent sur Duo, qui du coup, se trouva mal à l'aise. Il n'avait pas l'habitude de se retrouver dans ce genre de situation. Ce n'est pas tous les jours que l'on dit à ses parents que l'on est gay ! Ou en tout cas que l'on aime un homme. Il baissa les yeux.

-Explique-nous, je ne comprends pas ! Insista sa mère.

-Je... je suis amoureux de Duo et lui aussi !

Il vit son père se lever et s'approcher de Duo. Ce dernier se colla malgré lui un peu plus à Heero. Ce geste ne passa pas inaperçu et le paternel sourit. Il regarda Duo sous toutes les coutures et poussa un soupir.

-Ma chérie, nous n'aurons malheureusement pas de belle-fille, mais nous aurons une pseudo belle-fille ! Tu es vraiment efféminé pour un homme, je n'avais pas fait attention, ayant juste croisé ton regard. Fit remarquer M. Yuy.

-' suis pas une fille ! Bouda Duo. Il croisa les bras sur sa poitrine et détourna la tête. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand il vit que le père de Heero leurs souriait tendrement.

Finalement, tout s'était passé à merveille ! Il avait espéré que tout se passe bien ! Que les parents de Heero ne réagissent pas mal ! Non seulement ils ne l'avaient pas mal prit, mais en plus, ils avaient fait de l'humour, preuve que cela ne les dérangeait pas du tout. Il n'arrivait toujours pas à réaliser que Heero et lui étaient ensemble ! Il avait passé tellement de moments solitaires et abominables, qu'il n'arrivait pas à croire qu'enfin, il avait droit au bonheur et à l'amour !

Il leva les yeux vers Heero et l'embrassa à pleine bouche sous les yeux tendres et protecteurs des parents de Heero.

-Je t'aime, je t'aime, je t'aime... chuchota Heero.

-Moi aussi ! Je ne m'étais pas rendu compte combien tu m'aimais, excuse-moi !

-Tu as enfin compris !

OWARI

Finiiiiiiiiiit !! J'espère que cela vous a plu ?

Dites-le-moi !

kiss

Shin'