Chapitre 3

Le garçon en question a ses mains sur mes épaules. Il est assez grand d'ailleurs, je devine qui c'est sans relever la tête. Chemise blanche, cravate bleue, avec une petite odeur de papier= Nathaniel. Bon, ne pas paniquer, ne pas rougir. C'est bien beau de se le dire mais, faut le faire ! Aller, je lève la tête. Je plonge littéralement dans ses yeux. Ils sont magnifiques ! On est tellement proche… On est resté un moment comme ça. Enfin, je me recule doucement.

«Heum, je suis vraiment désolée. Je me dépêchais de te voir car durant toute la journée, j'étais en mode Indiana Jones à tout découvrir, à aller voir partout, et puis j'ai rencontrée Chiharu et j'ai complètement zappée –on a réussi au passage à se paumer dans le parc à midi- Rhô làlàlà ! Je suis vraiment désolée !

- Hey, ne t'inquiète pas ! Il n'y avait pas de soucis à ce que tu me donnes la photo demain *sourire* tu avais tout ton temps. Mais c'est gentil à toi de t'inquiéter ainsi pour des papiers.

- Mais je ne m'inquiétais pas pour les papiers ! C'était surtout pour toi !

- Ha ?

- Euh je veux dire par là, je sens que je commence à rougir, que je ne voulais pas t'embêter avec mon formulaire à compléter.

Il se mit à rire.

- Qu'y a-t-il de si drôle ? Je demande un peu vexée.

- Mais enfin ! Le rôle du délégué principal sert à ça !

- Eh ! Ne te moque pas de moi ! C'est pas sympa ! Tu sais que je me suis tapée 15 minutes de sprint non-stop alors que je ne suis pas une très grande sportive ? C'est un exploit, en effet, chères lectrices que je n'ai point clamsée en route.

- Je ne me moque pas de toi, au contraire, se justifia Nathaniel. Et puis... tu es toute mimie à t'énerver comme ça.

Je lui tirai la langue, essayant de lui cacher ma gêne sachant quand même que j'étais écarlate !

- Bon, cette photo, je te la donne ou pas ?

- Oui oui ! Tu n'es pas fâchée par ça ? S'enquit-il.

- Il m'en faudrait bien plus. Sois sans craintes !

J'entrepris une fouille archéologique dans mon sac afin de trouver la fameuse photo. Une fois trouvée, je lui souris et la lui tendis :

- Tiens, la voilà !

- Merci. Au fait, j'ai retrouvé ton formulaire, il était coincé entre des dossiers donc demain matin, dès que j'arrive au lycée, je vais voir la directrice avec ton formulaire complété, tes 25$ et ta photo. J'irais te voir ensuite pour te dire tout ça et savoir si ça se passe bien dans la classe, si tu arrives à suivre les cours et AH OUI ! Je te donnerais ton emploi du temps, j'ai oublié de te le donner.

- Comme quoi je ne suis pas la seule à oublier certaines choses. Ça arrive à tout le monde (note de l'auteur : comme vous avez pu le constater, il y a une cédille sur ce c et en majuscule je vous prie ! Cela n'a peut-être pas d'importance pour vous, mais moi ça va faire 18 ans que j'ai jamais su le faire, je tapais désespérément sur maj, ctrl, alt etc… sans aucuns succès. Bref, reprenons l'histoire.) *gros gargouillis d'estomac* ah, pardon…

- Le mien aussi, t'es pas la seule *sourire* et si on allait manger une crêpe ? Chez Mamie Nino, tu connais ? C'est un petit café très sympa et pas cher, c'est délicieux là-bas.

- Tu me prends par les sentiments. A ce stade, ce n'est plus mon cerveau qui contrôle mon corps, mais mon estomac. C'est pas trop loin ? Non mais les 15 minutes de sprint m'ont vraiment tuée.

- 10 minutes à pied en marchant doucement ? Ah, mais au niveau de l'heure ça va aller ? Il est déjà 18h et en hiver (autre note de l'auteur (=n.a): ai-je omis de vous préciser que nous étions au mois de novembre ? Oui ? J'en suis profondément navrée, je ferais attention à l'avenir) la nuit tombe vite. Ton frère peut venir te chercher ?

- Ne t'inquiètes pas, je prends le bus et 40 minutes plus tard, je suis rentrée chez moi. Et je ne vais pas déranger mon frère pour ça, ce n'est pas taxi.

- 40 MINUTES? Tu habites si loin du lycée ?

- Oui, j'habite au 36 rue des cerises. (n.a : Oui oui, j'ai pas beaucoup d'imagination pour le nom des rues, vous m'en voyez navrée pour ces choix qui peuvent vous sembler ridicules.)

- J'habite à deux rues de chez toi, je te raccompagnerais puisque tu ne veux pas déranger ton frère. *J'ouvris la bouche pour protester* et non, rien de me feras changer d'avis, je n'aimerais pas qu'il t'arrive quelque chose. Aller, allons manger !

- Hé mais une minute ! Et tes parents ? Ils ne vont rien dire ?

- Ça va aller, t'en fais pas. »

Il m'entraine par la main Chez Mamie Nino, tenue par, une mamie *naaan, je pensais que ça aller être une top modèle* très sympathique, toute ronde, un petit dégradé, elle est chouette ! On s'est installé à une table à côté de la fenêtre, Nathaniel a commandé une crêpe banane/coco/choco et un thé vert. Pour ma part, j'ai fait ma goulafe, j'ai pris une crêpe au Nutella*attention pas choco, NU-TEL-LA !*/banane/chantilly avec un chocolat chaud *il faisait frisquet dehors, surtout avec un short, idiote que je suis !* aaaaahh, ça fait du bien par où ça passe. On a discuté de nos goûts, nos loisirs, il aime les romans policiers, déteste les sucreries et adore les chats. On a beaucoup parlé de Sherlock Holmes et de la nouvelle série avec l'acteur Benedict Cumberbatch.

Je regarde l'heure, il est… 19h ? Je vais me faire tuer si je ne fais pas mes dossiers, et je dois préparer les pâtes carbo pour James *je lui ai promis, bon, je ne lui ai pas dit, mais je le ferais quand même*

« Oulà, je vais filer, j'ai des devoirs qui m'attendent. Merci pour la crêpe !

- Y'a pas de quoi ! Mais je viens de me souvenir, tu sais le bus…

- Oui ?

- Hé bien, il ne passe plus à partir de 18h…

- C'est pas vrai ! *soupir* bon, hé bien je vais faire la route à pied, seule !

- Et puis quoi encore ? Je te raccompagne !

- Mais non ! Ça va aller !

- De toute manière, je n'habite pas très loin chez toi du coup je passe par le même chemin, et de là où on est, je connais des raccourcis. T'as pas le choix. On y va !

- Puisque je n'ai pas le choix… Go ! »

On sort du café, il faisait meilleur à l'intérieur, il fait déjà nuit et l'on aperçoit les étoiles dans le ciel. Elles nous illuminent d'une douce lueur, je regarde Nathaniel : avec la lumière de la lune, on dirait un ange… Je vous l'accorde, je n'ai pas mis longtemps avant de tomber amoureuse de lui, on se refait pas.

On enchaînait les raccourcis, grâce à eux, on a économisé 20 minutes.

« On est presque arrivé, je reconnais un peu les bâtiments. Ça va aller pour tes parents ?

- Mais oui, ne t'inquiètes pas *sourire* »

Au tournant de la ruelle, un berger allemand surgit. Il était bien grand et n'avait pas de collier.

« Je ne me souviens pas que les habitants du quartier ont un chien… Tu crois qu'il est perdu ?

(N.a : ce passage va vous semblez long car j'essaye de détailler un maximum, mais en réalité, tout se déroule très vite.)

- Je n'en sais rien, mais il n'a pas l'air amical… Les oreilles en arrières la queue entre les pattes arrières… Reste derrière moi surtout. *le chien grogne et montre les crocs*

- Attention ! »

Cette saleté s'est jetée sur Nathaniel, il essaye de mordre ! Que faire que faire ? Je regarde partout, à la recherche d'une arme. Je suis complètement affolée, et ce sac qui pèse des tonne… MAIS OUI !

« Laisse-le ! *je lui donne un grand coup de sac en pleine poire, Nathaniel se relève* Ça va, rien de cassé ?

- Oui, je n'ai rien, merci. Viens *il m'attrape la main* profitons-en pendant qu'il est un peu sonné. »

Je passe devant. On commence à courir, le chien reprends déjà ses esprits. Il se met à notre poursuite. Mais qu'il arrête de nous suivre cet empaffé ! On n'a que nos os sur nous ! Il nous rattrape !

« On n'est qu'à 5 maisons de chez moi, ça va aller ! »

Je me retourne pour voir *même si je sais la réponse* si Nathaniel me suivait. C'était le cas, mais le berger allemand lui saute dessus avant que je n'ai pu le prévenir. Il se retrouve à terre avec ce clébard qui lui mord la jambe. Je sens la panique monter quand je vois de plus en plus de sang sur son pantalon… Et là vous pensez « Mais putain c*nnasse ! Tu vas bouger ton gros cul plein de mer*e et aider Nathou ? » Ne pensez point cela ! Du tout du tout du tout du tout ! *Pour les âmes sensibles, veuillez éviter de lire le passage qui va suivre ceci, mais contre un berger allemand qui veut vous bouffer, faut bien se défendre !* Je vous rappelle que nous sommes presque chez moi, donc il se peut que je trouve plus facilement de quoi nous défendre* Je fonce vers un piquet qui m'a l'air d'avoir été déterré par des génies *d'ordinaire, j'aurais dit abrutis* et je reviens vers Nathaniel qui commençait à voir trouble car en revenant avec l'arme, il me dit :

« Haaa…Cilinna, hmph… Je ne savais pas que tu étais une triplette… »

Il a dû se cogner la tête pour dire ça. Je dois faire vite ! Je lève le piquet bien piquant et je l'abat sur le chien, à son cul, qui part en courant en faisant des ptits cris du genre « Kaï Kaï Kaï ! » … Mais bien sûr, hé l'auteur ! T'as pas un truc plus crédible que ça ? (N.a : trouve mieux à 4h du mat ! Et puis l'histoire ne va pas virer au drame, vu comment c'est parti ! Et tu me dois le respect, vile créature descendante des Schtroumpf !) … Pathétique… Bref, reprenons, je sens qu'il va y avoir des écrans d'ordi pétés !

« Nathaniel, ça va ?

-J'ai… l'impression de, d'avoir tout un groupe de danseurs de teck tonic dans la tête… J'ai mal…

- Ne t'inquiètes pas, je vais te soigner tout ça. Aller viens. »

Je l'aide à marcher, sa jambe est dans un piteux état… Sur le temps du trajet, mon cœur battait comme un tambour joué par un hyper actif, forcément, nous sommes côte à côte, mon bras à la taille de Nathaniel et le sien sur mes épaules. Donc vu que je ne suis pas insensible à ses phéromones comme dirait maman, évidemment que j'ai l'impression que mon cœur va sortir de ma cage thoracique !

« Nathaniel ? On est arrivé, appuis-toi contre le mur deux minutes, je cherche mes clés… Les voilà ! Assieds-toi dans le canapé, et enlève ton pantalon, je vais dans la salle de bain ramener de quoi te soigner.

- Pardon ? me dit-il, tout gêné. Je suis peut-être sonné mais je suis toujours conscient. Pourquoi tu veux que j'enlève mon pantalon ?

- Tu crois peut-être que je vais réussir à te nettoyer tout ça par-dessus ton pantalon ? Je lui lance depuis l'étage. Et puis, j'ai déjà vu James en slip, ne t'inquiètes pas. Tiens, en parlant de lui, je me demande où il est…

- Je pense savoir… Waaah, cette migraine, j'en peux plus…

- Attends, j'arrive !

Je descends donc les escaliers avec la trousse à pharmacie qui, soit dit en passant, ressemblait à un magasin pharmaceutique minimoys, ce qui n'a pas échappé à Nathaniel.

- Tes parents travaillent dans quoi ?

- Dans les affaires, pourquoi ?

- Ton frère devait être turbulent alors, vu la taille de ta « trousse » de soins

- Que ? Hein ? Ah bon ? Tu trouves ? Depuis que je suis petite, elle a toujours été de cette taille-là.

- Faut dire aussi que Cilinna était très, hmm, comment dire, pile électrique. Mais avec le temps, elle s'est calmée… Un tit peu et oh p*tain qu'est-ce qui s'est passé ? s'écria une voix familière.

- Nathaniel, je te présente mon frère, James.

- Vous êtes notre prof principal ?

- Hé oui, malheureusement…

James : Je t'ai entendue ! Nan mais sérieusement, que vous est-il arrivé ?

Cilinna : Nous étions presque arrivés à la maison, quand dans une ruelle, un berger allemand nous est littéralement tombé dessus, il a attaqué Nathaniel, l'a mordu à la cheville et l'a fait tomber, c'est pourquoi il a mal à la tête, j'ai ensuite piqué le chien qui s'est enfuis en faisant « Kaï Kaï Kaï ! » puis voilà. Tu veux bien expliquer la situation aux parents de Nathaniel s'il te plait ? Je vais panser sa blessure. Et ce soir c'est pâtes carbo, tu peux chauffer l'eau pour les pâtes ?

James : Kaï Kaï Kaï ? Excellent ! Nathaniel, tu veux bien me donner le numéro de tes parents ?

Nathaniel donne le numéro fixe de chez lui.

-Merci.

James part dans la cuisine chauffer l'eau.

- Tiens, je tends un verre d'eau et une pastille, c'est contre les maux de tête et ça calme un peu la douleur. Tu penses que ça va aller avec tes parents ?

- Merci. Vu que j'ai été mordu, je ne crois pas avoir de problèmes.

- Et James va arranger le coup, il sait y faire avec les parents. Tu veux bien enlever ton pantalon ?

- Euh, oui, *il est vraiment craquant quand il rougit* voilà.

- Bien, elle n'a pas l'air très profonde, ça va aller, je lui souris et nettoie sa plaie. –Aïe ! –Désolée, j'ai bientôt fini. Quelle saloperie ce chien ! Dès qu'il n'est pas content, il peut te bouffer la main, pire ! Te sauter à la gorge ! C'est pour ça que je préfère les chats, ils sont mignons, tout doux, et quand ils ne sont pas contents, ils te griffent, à sang certes, mais tu as encore ta main ! Je te bande tout ça et se sera fini.

- Je suis bien content que tu n'aies rien, tu vois que j'ai bien fait de te raccompagner, me dit-il en faisant un de ses plus beaux sourires, comment ne pas rougir ?

- Ou… Oui, mais on aurait pu se passer de l'épisode du chien. Voilà, j'ai finis, comment tu te sens ?

- J'ai de la chance d'avoir une petite infirmière comme camarade de classe, dit-il en rigolant, ce qui n'a fait qu'accroitre mon rougissement. Grâce au médicament, je ne sens presque plus rien.

- Tant mieux alors, lui dis-je, toute gênée. Tu veux quelque chose ? À boire ? À manger ?

- Non merci, je vais rentrer chez moi, mes parents doivent être inquiets.

James revient de la cuisine avec une tête assez satisfaite de lui. Qu'est-ce qu'il a encore fait ?

James : Tût tût, tu ne vas nulle part jeune homme. J'ai eu tes parents au téléphone, je les ai rassuré et je les ais convaincu que tu restes manger avec nous. Et vu que ce soir c'est Cilinna qui cuisine des pâtes carbo, il y en aura pour tout un régiment. J'espère que tu aimes ça au fait ?

-Euh oui mais je ne veux pas déranger…

-Allons allons, tu vas rendre triste ma chère petite sœur. *mais quel abruti celui-là !*

Cilinna : Si tu ne veux pas rester, je comprendrais parfaitement Nathaniel, perso j'ai peur tous les jours de manger avec lui, il me fait peur.

- Qu'entend-je ? Qu'ouïe-je ? Serais-ce mon petit oiseau des îles qui renie son grand-frère adoré ?

- OUI ! Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je vais faire à manger, ça ne va pas se faire tout seul.

- Vous vous entendez plutôt bien tous les deux.

Moi : Non !

James : Oui !

- Pff, il me fatigue des fois mais à un point !

- Haha haha ! Vous êtes trop mignon à voir !

- Ah oui tu trouves ?

*depuis la cuisine*

- Nathaniel ! Je te prierais de ne pas l'encourager !

- T'as entendus ça ? Il nous trouve mignon à voir !

- Je vais me pendre avec les spaghettis…

- Cuit ou cru ?

- Cuit hein parce que cru, ça casse.

- A tout de suite !

- Oui…

- Bon, comment vas ta jambe ?

- Ça va, je n'ai pas trop mal, voire pas du tout grâce à Cilinna. J'aimerais bien savoir où elle a appris tout ça…

- Elle est à ça depuis qu'elle est petite, je ne saurais pas te dire… »

*bruits de vaisselle cassée qui provient de la cuisine*

James arrive le premier (normal, vu que Nathaniel s'aide d'une béquille pour marcher, et oui, on a de tout à la maison) dans la kitchen (n.a : Oui ? Ça fait trop ? Mais je ne voulais pas remarquer « cuisine »… Bon, on va la refaire alors)

James arrive le premier sur les lieux, et me voit évanouie entourée de vaisselle cassée.