Titre : Même si je m'améliore...
Disclaimer: Les personnages appartiennent (malheureusement) à J.K.Rowling. Elle n'a pas voulu que je les lui prenne, allez savoir pourquoi... :(
La chanson, quant à elle, est de Gérald de Palmas, artiste à part entière que j'admire.
Rating: K
Genre: Drama, Romance... C'est pas vraiment joyeux, mais ce n'est pas non plus une tragédie...
Note de l'auteur: Mes excuses les plus sincères pour ce retard inacceptable... J'ai perdu le fil, plusieurs fois... J'en suis navrée, et malheureusement, je vous préviens que ça risque d'arriver encore, car ce n'est plus un Two-Shot. Je ne l'ai toujours pas fini, mais je sais déjà qu'il sera plus long que prévu. Peut-être même que cette fic finira par être une vraie fic, et non une Song-fic.
Note de l'auteur 2: Le droit de reviewer vous est toujours entièrement accordé :D
PS: Ne tient toujours pas compte d'un tome en particulier.
Un parfum
Un parfum. Ce parfum. Envahissant la pièce, envahissant l'espace, et son esprit. Il fait toujours semblant de dormir. Mais son cœur bat fortement dans sa poitrine. Il est là. Il le sait, il le sent. Une voix s'élève. Elle est froide. Glaciale.
- Tu as toujours besoin de te faire remarquer, hein, Potter.
Le Survivant ne bouge pas. Mais il a frémi. Et cela n'échappe pas à l'autre homme.
- Si tu peux faire croire aux autres que tu dors, tu ne me tromperas pas, Harry. Pas moi.
Sans doute était-ce à cause de son prénom, que le jeune homme a ouvert les yeux. Ils se regardent. Et les larmes remontent dans les yeux du brun. Il détourne le regard. Je t'aimais ! Plus aucun espoir. Il ne l'aime plus.
- Qu... Hum. Que fais-tu... là ?
Sa voix est rêche, hésitante. Cela fait des semaines qu'il n'a pas parlé. Il regarde toujours par la fenêtre, prenant le soleil comme excuse à ses larmes.
- Ce que je fais ici ? Bon Dieu, Harry, tu le sais mieux que moi, n'est-ce pas ? Je ne suis pas là pour toi. Je... je ne serais plus là pour toi. C'est Hermione qui m'inquiète. Et c'est de ta faute. Encore.
Le ton est dur. Le jeune homme ne peut plus retenir la larme qui coule lentement sur sa joue.
Oh, j'en rêve encore,
Promets-moi une chose, s'il te plaît. Il avait promis. Il n'avait pas tenu. Il sait à quel point Il a raison. À quel point tout est de sa faute. Il a mal. Si mal. Ses yeux se referment.
- Je sais ce à quoi tu penses, et permets-moi de te dire que je le pense aussi. Tout est de ta faute. Mais voilà, Hermione... Elle ne supporterait pas de te perdre. Et tu sais que je l'aime beaucoup. Je ne veux pas la voir souffrir plus qu'elle n'a souffert. Et elle n'a que trop souffert.
Silence. Il hésite.
- Je ne peux pas... je ne peux plus...
- T'arrêter ? Bien sûr que si.
Le ton est formel. Il lui interdit de répliquer.
- Pas... pas sans t...
- Ne te méprends pas ! Je ne reviendrais pas. J'espère que tu comprends bien ça, Potter.
Le nom, plus que le reste, lui enfonce un poignard dans le cœur. Oui, je le veux. L'homme brun fronce les sourcils. Il veut boire. Il ne veut pas se rappeler. Monsieur Potter-Malfoy, prépare-toi à avoir la plus belle des nuits de toute ta vie ! Les larmes brûlent aux coins de ses yeux. Comment peut-Il être aussi froid ? Oh, bien sûr, il le sait. Il le sait très bien. Mieux que quiconque.
Ton absence qui me mort,
Il ne reviendra pas. L'étau se resserre encore plus autour de son cœur. Il a mal. Tellement mal.
- Je ne t'ai pas pardonné. Je ne te pardonnerais pas. Je voudrais que tu le comprennes.
Il l'a déjà si bien compris. Le lit, vide, chaque matin. Le silence, assourdissant, dans la maison. Les armoires vides. Et la chambre rose. Surtout la chambre rose.
Les larmes coulent encore. Il entend l'autre homme s'asseoir.
- Je... Harry...
- Non. Ne dis rien. Je le sais déjà. Mieux que personne. Je... Si tu me le demandes, j'arrêterais.
- Comme tu as arrêté ? Comme tu as arrêté la première fois ?!
La voix s'est intensifiée. Le ton n'en est qu'encore plus dur, encore plus froid, et si douloureusement accusateur. Si justement accusateur. L'homme dans le lit sanglote. Il a rouvert les yeux, et les larmes coulent abondamment sur ses joues. Le blond a baissé la tête. Il n'a jamais supporté le voir pleurer. Et les souvenirs... leurs souvenirs. Viens vite ! On va être en retard ! Tu ne veux pas faire attendre ton père quand même ? Des petits pieds qui galopent. Pourquoi ? Il va se fâcher ? Des yeux bleus, rayonnants. Hum... Peut-être, mais ça sera contre moi, alors vite ! Et son rire... Cristallin, heureux.
- Eva...
Le blond relève la tête. Son regard est sombre, plus sombre qu'il ne l'a jamais été. Ses traits sont déformés par la colère. Une larme, une unique larme coule lentement sur sa joue pâle.
- Comment oses-tu ? Comment oses-tu prononcer son nom ? Comment peux-tu penser à elle, après tout ça ?
Oh, j'en rêve encore,
Harry baisse la tête. Il a mal. Et ces souvenirs... Il veut boire. Il veut se soûler. Se droguer. Il veut de la drogue. Son corps réclame de la drogue. Son esprit... son esprit en a besoin. Promets-moi une chose... Il a mal. Le brun serre sa tête entre ses mains, sous le regard inquiet du blond.
- Tu... tu as recommencé, n'est-ce pas ?
Le Survivant ne répond pas. Sa tête est entre ses genoux remontés. Il la serre toujours, encore et toujours plus fort. Draco connaît cette réaction... Il ne la connaît que trop...
- Harry, bon sang ! Réponds-moi ! Tu as recommencé ?! Bon dieu de merde, mon ange, ne me dis pas que tu-
Il s'arrête. Sous le choc. Le brun a relevé la tête. Ses yeux scrutent, interrogent, espèrent. Les yeux du blond sont fixes. Il ne sait plus. Je t'aime, mon ange... L'espoir. L'espoir, qui revient, douloureux, irréel, impensé, merveilleux. Comme une explosion à l'intérieur. L'espoir, qui, lentement, refait surface, renaît de ses cendres. L'espoir qui rejaillit, qui remplit tout le corps, brusquement, qui fait battre le cœur plus vite, soudainement. Tellement plus vite. L'espoir. Harry, je te le demande à genoux... Il le regarde. Ses mains ne tiennent plus sa tête. Il sait qu'il ne devrait pas parler. Il sait qu'il ne devrait pas.
- Je... je suis désolé, Draco... Tellement désolé.
Ses yeux questionnent, sondent, accusent. La culpabilité fait surface, lentement, doucement. Il n'est pas sûr d'avoir fait le bon choix... Et les souvenirs rejaillissent. Je t'aime, Draco... Des yeux, si verts, si troublants, qui le regardent. Un regard qui ne trompe pas, doux, amoureux, passionné. Draco Malfoy, accepterais-tu, de vivre avec moi, de m'aimer et de me combler jusqu'à la fin de nos jours ? Une voix qui lui parle, douce, aimante, envoûtante. Accepterais-tu, de devenir le seul et l'unique, mon bonheur et mon soutien, ma raison et ma foi, accepterais-tu, Draco, de devenir mon époux ? Et ce sourire... Il a toujours aimé ce sourire, doux et tendre, coquin et provocateur, sexy et époustouflant. Comme un aimant, ce sourire en attire d'autres. Encore et toujours plus. Il ne veut pas se souvenir de ce sourire. Parce qu'un autre, un autre souvenir, douloureux, brutal, un autre souvenir le hante, le brûle, le tue. Papa ? Tu viens ? Une petite voix, une petite chipie. Sa petite chipie.
Encore, encore...
C'est l'histoire de deux hommes qui se sont haïs. D'une haine si forte qu'elle vous transperce la peau, qu'elle vous arrache le cœur et vous brûle de l'intérieur.
C'est l'histoire de deux hommes qui se sont aimés. D'un amour si fort qu'il vous coupe le souffle, à chaque instant, qu'il vous transporte, plus loin que vous ne l'avez jamais été, et qu'il semble arrêter le temps autour d'eux.
C'est leur histoire à eux... Une histoire qui ne finira sans doute jamais.
Même s'il faut la revivre encore... Encore, encore...
To be continued... Si vous le voulez.
