B'jour, j'ai pris un peu d'avance et j'ai décidé d'écrire le chapitre 2. Je ne sais pas encore si ce sera bien long comme histoire, on verra. Nouveaux personnages, comme c'est un UA, j'ai pris les noms les plus courants dans le fandom pour les personnages qui n'ont pas de nom officiel.

Ainsi, pour Belgique ce sera Louise. Et les autres, je vous en informerai à mesure afin que votre cerveau n'explose pas suite à une masse informative trop importante ~

J'espère n'avoir rien oublié... O.O (p'tain j'ai galéré pour retrouver comment on mettait le chapitre en page XD foutu site !)

Et merci aux reviewteuses ! Et je vous avise : le prochain chapitre sera beaucouuuuup plus long.

Chanson du chapitre : Broken Glass Syndrome (par le groupe Halifax). (Au pire, cherchez « Black Hetalia » sur Youtube).


Parvenu à contacter son associé, Arthur lui avait imposé ses directives que l'autre s'était empressé d'appliquer – Non sans rouspéter, parce qu'il avait toujours son mot à dire – et maintenant le blond se frottait les mains de satisfaction. Roderich était retourné dans la cellule de Feliciano, afin de lui soutirer des informations.

Il se félicitait intérieurement d'avoir pu capturer cet otage, d'autant plus qu'il lui était tombé tout cuit dans le bec. Et avec lui, il pourrait peut-être faire pression sur le Santa Maria. Il se demandait combien de temps ça leur prendrait avant de réagir. Arthur avait tout simplement hâte de voir la réaction de ses ennemis. Qu'allaient-t-ils faire ? Attendre ? Lui poser un ultimatum ? Le défier ? Engager une bataille ? Toutes ces alternatives le remplissaient d'allégresse, et il se flattait pratiquement d'avoir l'esprit un chouïa belliqueux. Depuis le poste de commandement, son associé et lui écoutaient la conversation que Roderich tenait avec Feliciano. Son acolyte avait caché un micro dans sa veste, afin que l'otage ne se doutât pas que d'autres l'écoutaient :

- … Et à propos des membres de l'équipage ? Questionna la voix posée de Roderich.

- Vee… Tout d'abord, il y a Antonio. Lui c'est le capitaine. Ce qu'il aime par-dessous tout ce sont les tomates et les petits garçons – d'après les photos sur son bureau -. Ah, et je crois aussi qu'il aime beaucoup Louise, l'infirmière. Et mon frère. Et Francis. Et Gilbert… Ah, il cuisinait plutôt bien mais depuis qu'il est maître de ce vaisseau, il ne cuisine plus rien du tout. Je ne sais pas s'il y a des choses qu'il déteste.

- Je vois. Ensuite ? L'encouragea à poursuivre Roderich, mais on sentait dans le ton qu'il employait qu'il était un peu fatigué d'entendre son prisonnier parler beaucoup pour ne pratiquement rien dire.

- Ensuite il y a Francis qui est le second du capitaine. Il est gentil, fait beaucoup de câlins et ressemble un peu à Antonio. C'est-à-dire qu'il cuisine bien et aime tout le monde…

- Ça, c'est pas forcément vrai. Maugréa froidement Arthur depuis son poste de commandement.

- …Et il dit beaucoup de choses très très bizarres.

- He is just a pervert… Rajouta le capitaine de la Rose Noire,

- Après il y a Gilbert (le visage de Roderich se crispa, et une veine se mit à battre sous son œil gauche, bien qu'il restât impassible), c'est un drôle de garçon, vee…

- Le troisième pervers. Confirma Arthur. C'est un trio de pervers dépravés.

Son associé hocha la tête en grognant, comme pour approuver ce que disait son supérieur. Feliciano continua ainsi pendant de longues minutes, ne délivrant que des informations futiles et complètement inutiles à ceux qui les écoutaient. Au bout d'un moment, Arthur était tellement agacé qu'il se demanda même s'il n'allait pas finir par leur renvoyer l'otage « illico presto » (comme l'avait prédit Ludwig). Le capitaine coupa le son de la discussion lorsque l'autre se mit à divaguer sur « comment bien faire cuire des pastas » et « quelles sont les meilleures tomates pour faire la sauce à pizza ? » (au grand dam de Roderich qui lui, fut obligé de tout écouter jusqu'à la fin et maudit intérieurement Arthur pour l'éternité).


Louise, en blouse blanche, était occupée à soigner un des membres de l'équipage qui s'était tombé un outil sur le pied et s'était blessé. L'infirmerie du vaisseau de la Santa Maria était composée d'un agencement de pièces particulier : Une était consacrée aux blessures peu importantes, l'autre était une salle de repos, il y avait aussi une salle de quarantaine et une autre salle destinée aux urgences. Toujours était il que l'équipe de médecins n'était pas aussi grande que celle d'un hôpital classique, et il fallait espérer que les urgences ne se succèdent pas. Sur une étagère de la pièce étaient posés divers petits objets, comme des boites de pansements ou de bandages. Louise tendit le bras pour attraper les bandages et acheva de protéger la plaie en faisant des recommandations à son patient. Il sortit finalement de l'infirmerie en boitillant légèrement, après l'avoir remerciée. Satisfaite, elle tourna le dos à la porte pour aller se laver les mains, pendant ce temps, quelqu'un d'autre était entré dans la pièce.

- Louise ! Entonna la voix joyeuse d'Antonio.

Elle se retourna, surprise.

- Que fais-tu ici ? Tu t'es blessé ?

- Absolument pas ! Mais as-tu cinq minutes de ton temps à m'accorder immédiatement ?

Louise ouvrit grand ses yeux, et replaça une mèche de ses cheveux blonds derrière son oreille.

- Euh, oui bien sûr ! Bredouilla-t-elle en guise de réponse.

- Parfait - Antonio passa une main derrière sa nuque, cherchant ses mots – Comment dire… J'ai besoin que tu m'accompagnes pour aller voir Lovino, c'est assez urgent. Mais il faut que je t'explique pourquoi avant.

Elle hocha la tête en guise d'approbation et lui fit signe qu'elle l'écoutait, et qu'il devait continuer. Le brun soupira.

- L'Axis était en patrouille quand ils ont perdu tout contact avec la navette de Feliciano, mais juste avant ils ont reçu un message de sa part qui leur disait qu'il avait vu le vaisseau de la Rose Noire. On pense donc qu'il lui est arrivé quelque chose mais on ne sait pas exactement s'il est toujours vivant ou pas.

Louise poussa une petite exclamation d'inquiétude qu'elle étouffa en posant une main sur sa bouche. Antonio s'empressa de la calmer en faisant des moulinets avec ses bras.

- A-a-attends ! Je n'ai pas dit qu'il était mort, du calme ! Il y a des chances pour qu'il soit encore vivant hein !

- O-oui… Il n'y a pas de raison pour qu'ils l'aient éliminé… Mon pauvre petit Feliciano ! Gémit-elle, mortifiée par la nouvelle. Comment… Il ne va pas rester là-bas ? Vous n'allez pas l'abandonner sur la Rose Noire ? Vous allez bien faire quelque chose ?

- On y a réfléchi mais dans l'immédiat on n'a pas de plan d'attaque… Avoua-t-il à contrecœur. On ne sait même pas où est caché leur vaisseau. Nos meilleurs radars ne l'ont même pas détecté !

Louise alla prendre une petite trousse de pharmacie qu'elle attacha à la ceinture de sa combinaison.

- C'est pour quoi ça ?

- Des calmants pour Romano, il risque vraiment de très mal le prendre.

- C'est ce que je me disais aussi…

- Bon, on y va tout de suite, et vous avez intérêt à trouver un plan qui ne blessera personne, sinon tu subiras le châtiment suprême de mes seringues !

Antonio émit un petit rire nerveux, il n'avait peut-être pas vraiment saisi la portée de la réplique de la jeune femme, et ils sortirent tous les deux de l'infirmerie, laissant les autres médecins s'occuper des soins. Leurs pas étaient rapides et martelaient le couloir, alors qu'ils se rendaient vers la chambre de Lovino.


Au milieu de la pièce se trouvait le frère de Feliciano qui s'amusait à tirer sur des cibles avec un petit pistolet à balles laser (like a boss). Sa mèche était semblable à celle de son frère, mais elle partait dans l'autre sens. Et ses cheveux étaient plus foncés que ceux de son cadet. Il sursauta en voyant entrer Antonio dans sa chambre.

- CHIGIIII ! Je t'ai dit mille fois de frapper avant d'entrer, merde ! Bastardo ! S'écria-t-il, visiblement outré par l'intrusion.

Il se rua comme une tornade sur Antonio pour lui mettre un coup de boule que ce dernier esquiva de peu et Lovino glissa, manquant de peu de se manger le mur au passage.

- Désolé Lovi ~ Je…

- De quel putain de droit tu te permets d'entrer ici en plus hein ? Connard ! Contesta l'autre en se relevant, toujours très agressif.

- C'est moi qui dirige ce vaisseau je te signale, alors je vais ou je veux, quand j'en ai envie, et si c'était quelqu'un d'autre que moi il t'aurait déjà mis en procès pour manque de respect envers un supérieur ! Répliqua fermement Antonio.

- Comme si tu allais me traîner en cour martiale… De toute façons c'est pas comme si on était juste paumés dans ce putain d'Espace ! C'est de ma faute si t'as un sens de l'orientation merdique ? Rajouta-t-il en gonflant les joues, vexé, mais un peu plus calme.

- Hum hum… Toussota Louise, pour faire remarquer sa présence.

Aussi étrange cela fut-il, Romano se calma sur le champ !

- Pourquoi vous êtes là tous les deux, merde… ? Demanda-t-il, d'une voix calme. Vous tirez une sale tronche, ça sent les emmerdes, pas vrai ?

Antonio eut un sourire affectueux :

- Tu es un bon garçon Lovino, tu es très compréhensif et très mignon quand tu es calme !

- Dis pas de trucs comme ça, c'est écœurant à la fin ! Et accouche ce que tu as à dire !

Louise décida qu'ils avaient assez perdu de temps comme ça et entra directement dans le vif du sujet :

- C'est à propos de ton frère.

- Ouais ? Ben quoi mon frère ? Qu'est-ce qu'il a fait encore ce crétin ? Maugréa l'autre.

- Il… On pense qu'il s'est fait enlever par le vaisseau de la Rose Noire, mais on ne sait pas si il est encore vivant.

Et là, il eut le deuxième silence le plus pesant de la journée. Les yeux de Lovino s'étaient agrandis comme des soucoupes et il les fixait tous les deux comme s'ils étaient sortis d'un livre de science-fiction, genre Harry Potter quoi. Intérieurement, il espérait qu'un des deux allait se mettre à lui sourire puis lui sauterait dessus en hurlant un « POISSON D'AVRIL » monumental, le tout sous une pluie de Haribo et de Pastas Bolognaises. Pourquoi pas. Malheureusement, il n'en fut rien, et la montée d'adrénaline qu'il avait ressentie à l'annonce de la nouvelle retomba et se mua petit à petit en colère. Et sans crier gare, il se rua à nouveau sur Antonio, l'attrapa par le col et se mit à lui asséner une série de coups de boules.

- Non mais franchement c'est pas possiiiible d'être aussi con pour l'envoyer se faire charcuter ! Rugit-il, alors que le capitaine se faisait secouer comme un prunier par la même occasion, et vous avez rien faits pour l'aider ? Bande de débiles ! Qu'est-ce que vous attendez pour aller lui porter secours, trous du cul de mes deux ? Et je parie que c'est aussi à cause du bouffeur de patates là ! Il pense vraiment qu'à lui ce con !

- Quel beau langage fleuri ~ Commenta une voix amusée, derrière Louise qui tentait vainement de retenir Romano par les bras et s'apprêtait à lui planter une seringue de calmants tout droit dans les fesses.

- Toi ! Feula Lovino, se retournant vers l'adjoint au capitaine qui lui lançait un sourire narquois. Qu'est-ce que tu fous ici ?

- On cherchait simplement notre bien-aimé capitaine, mais je vois qu'il n'est plus trop en état de comprendre quoi que ce soit. Tu l'as carrément démoli, c'est si cruel !

Francis sortit un mouchoir de soie de sa poche et fit mine de s'éponger des larmes imaginaires, tout en désignant Antonio qui agonisait comme une poupée de chiffon entre les mains de Romano. Le pauvre garçon gisait, la bouche entr'ouverte.

- Regarde, son âme s'échappe par sa bouche ! Dramatisa Francis tout en essayant de remettre l'âme de son ami dans sa … Eh bien oui, dans sa bouche.

Il tirait sur le fil qui reliait l'âme au corps. Dégoûté, Lovino le lâcha pour qu'il s'écrase par terre et maintenant Francis lui faisait du bouche-à-bouche, devant une Louise médusée par les méthodes inappropriées qu'employait son collègue.

- Tu devrais me laisser faire… Tenta-t-elle.

- Ça ne marche pas. Répondit le blond.

- Ta gueule pervers ! Cracha Lovino qui l'assomma d'un coup de pied dans la tête, encore plus vexé par son comportement.

Et Francis s'effondra à son tour sur Antonio. Ils furent vite rejoints par Gilbird qui vint « piyo-piyoter » autour de leurs têtes pour faire plus vrai. 2 à 0 en faveur des frères Luigi et Mario.

- Kesesesese ! C'est malin, on n'a pas pu dire ce qu'on avait à dire.

Devant le bouffeur de patates n°2, Lovino se recroquevilla derrière Louise-bouclier qui soupira d'exaspération devant l'immaturité des hommes.

- C'est dommage parce qu'on est en train de perdre West là… Et notre expert en katanas aussi.

- Quoi ? S'étonna Louise. Qu'est ce que tu dis ?

- Ils sont partis chercher Feliciano, tous seuls.

A l'entente de cette phrase, Antonio se redressa d'un bond (Francis glissa par terre, gisant toujours) :

- Qu'est-ce que tu as dit ? S'exclama-t-il.

- Je vais pas répéter 36 fois, il faut écouter quand l'incroyable individu que je suis est en train de parler ! Mais ouais, ils ont pris une navette et se sont barrés du vaisseau. On a pas eu le temps de les retenir et maintenant ils s'imaginent qu'ils peuvent arracher tranquillement Feliciano aux mains des trois affreux méchants moches de la Rose Noire.

- Quand tu dis « méchants moches », tu inclus aussi mon frère là-dedans ? Demanda Louise avec un petit rire gêné, plus pour elle-même que parce qu'elle posait une vraie question.

- C'est vrai qu'ils sont tous moches ! Approuva Lovino. Surtout le bastardo aux sourcils monstrueux ! (il mima l'épaisseur des sourcils d'Arthur sur son propre front, toujours avec ce même air dégoûté qu'il utilise souvent).

- Je croyais que ton frère réfléchissait avant d'agir ! S'indigna Antonio.

- Ouais mais tu sais bien que quand il s'agit de son coéquipier il est très…

- Ta gueule, parle pas de ça ! Il me dégoûte ce bouffeur de patates ! Et mon frère aussi.

- On ne peut pas les laisser partir comme ça ! Sans escorte, sans rien ! Il faut aller les chercher. S'inquiéta Louise.

- Ben c'est ce que je voulais vous proposer mais depuis tout à l'heure vous arrêtez pas de dire de la merde. Fit remarquer Gilbert, exaspéré.

- Je vais aller les chercher ! Proposa Antonio.

- Je viens avec toi ! S'empressa d'ajouter Louise.

- Moi aussi, bordel !

- Non tu restes là ! S'exclamèrent les deux autres en chœur.

- Mais c'est mon frère, j'ai le droit de venir ! Merde !

- C'est trop dangereux, mon Lovi !

- Je suis pas « Ton Lovi » et je viens quand même !

- Oui il vient avec nous, il est concerné ! Coupa sèchement Prusse, malgré le regard noir d'Antonio.

- Quand à moi je reste ici, alors dépêchez vous de partir. Conclut Francis, qui s'était relevé entre temps mais n'avait pipé mot pour ne pas alourdir la conversation qui devenait petit à petit incompréhensible puisque les quatre autres voulaient tous parler en même temps.

- Ouais, vas-y dis carrément que t'as pas envie de nous aider ! Lui reprocha Lovino.

Francis haussa un sourcil.

- Il faut bien que quelqu'un veille sur le vaisseau, pendant l'absence de son capitaine, non ?

- Lâche.

- Peu importe. Répliqua-t-il sèchement, en les poussant tous vers la sortie. Je compte sur vous pour le ramener entier.

Les autres acquiescèrent et ils se dirigèrent vers le sas de décollage pour se préparer. Francis lui, s'en alla tranquillement vers la salle des commandes. Mais ses pensées étaient ailleurs…


Quatre navettes s'élevèrent de la Santa Maria. Elles zigzaguèrent un instant, à la recherche de leurs cibles, et une fois qu'elles les eurent repérées à l'écran de leurs radars, elles se lancèrent à leur poursuite.


Nyark nyark nyark ! Vous vous attendiez à quoi ? J'ai besoin d'action. J'aime la bagarre ! Owiii ça va bastonner ! Du sang ! Du sang ! Du sang ! (sang *p*)

Petite info : J'ai presque fini mon chapitre 3. Il sera publié le week end prochain… Si j'ai accès au net ! D'ailleurs, « l'associé » d'Arthur au début du chapitre est un personnage important qui apparaîtra au prochain chapitre, mais vous allez sûrement très vite deviner qui c'est !

Merci à mes quatre reviewteuses pour ce premier chapitre *-* j'espère que la suite va vous plaire, car je veux pas décevoir mes rares humains/humaines et aliens verts qui lisent mes horreurs ! Trollololololol !