…... Je n'aime toujours pas mon style d'écriture, mais bon... Je vais faire avec. J'ai plein d'idées mais j'éprouve trop peu d'émotions pour les retranscrire correctement (Ouuuh, la sociopathe !).
J'voulais pas que Francis ait un rôle important dans cette fic, mais finalement j'ai besoin de lui pour l'intrigue. J'suis pas douée, j'voulais que ça tourne autour du NethxSpain mais finalement, j'suis plus douée pour les histoires d'aventure & co que pour les romances. Je m'énerve ! RHAAAAAAA ! * se fait un moulage dans le mur, comme Dobby *
Quand Romano distribue des Headshot, je me pense : Coup de boule ! Coup de boule ! Coup de boule à gauche ! Coup de boule à droite ! Romano il a craquéééé (son slip) Romano il a craqué ! (Je sors ? Ok je sors 8D)
Quand j'ai posté le premier chapitre, y'a une fille qui m'a demandé qui était Neth… Neth c'est Netherlands. Pays-Bas (pour ceux qui comprennent toujours pas : Hollande. Non, pas François Hollande, bordel de patate !). Bref u.u et il s'appelle Lars dans l'histoire, parce que… Je crois que c'est les histoires de Dragonna qui m'ont influencée ! Pardonne moi é.è
Ah oui, et il y a une apparition de Portugal aussi ! Il ressemble un peu à Pédo-Spain alors du coup je l'ai appelé Diego, parce que c'était ce qui me venait à l'esprit * facepalm * Anyway j'crois pas qu'il ait de nom officiel mais j'ai rien trouvé comme prénom « populaire » auprès des fans. Faut dire que j'ai pas beaucoup de temps pour chercher non plus é.è'
(Longue intro hein ? û.u)
Chanson du moment : I don't care (Fall out Boys).
Edit : La mise en page ne veut pas se faire, JE HAIS CE SITE ! Le jour où j'arriverai à le faire marcher correctement, FESTOYONS.
Francis regarda à travers les vitres épaisses l'espace sombre engloutir de ses ténèbres les vaisseaux de ses amis. C'était ce même espace, qu'il appelait lorsqu'il était enfant « ciel » et qu'il avait contemplé avec une fascination sans bornes, qui leur avait tout pris. Les couleurs de leur soleil, leurs foyers chaleureux, leur famille, la nature. Sa planète natale lui manquait, et il savait avec désespoir qu'il n'était pas le seul dans ce cas. Parce que, lorsque les membres de l'équipage s'étaient engagés à bord du Santa Maria il y a bien longtemps, aucun d'entre eux n'aurait pu deviner les épreuves qu'ils auraient à traverser. Mais ce qui glaçait et minait encore plus Francis, c'était son expérience. Ce qu'il avait su avant le départ aurait dû le mettre sur la voie, il aurait dû chercher à empêcher l'expédition. Il n'y avait pas cru une seconde, comme beaucoup ne croient pas au destin.
« J'aurais dû croire à ses paroles, ce jour-là. » Commenta-t-il mentalement.
Il n'avait pas pensé une seconde qu'il allait droit vers le bain de sang. Et malgré tous les combats déjà menés auparavant, il savait au fond de lui que le dernier de toute la série serait le pire. Il avait « ça » en lui, il savait « ça », il vivait avec « ça » mais il ne fallait surtout pas en parler à quiconque. Souvent, il se demandait dans quoi est-ce qu'il avait mis les pieds. Il espérait qu'une petite voix au fond de lui vienne lui en donner la réponse, mais tout ce qu'il percevait c'était le silence assourdissant du vide qu'il contemplait, et le gargouillis de l'armature en fer de la Santa Maria. Il passa une main sur le tableau de bord, pour en essuyer négligemment la poussière.
« Je ne peux pas croire qu'on aille vers un tel massacre. » Continua-t-il, le regard sombre.
Malgré son caractère pessimiste, il restait pour lui une lueur d'espoir. L'espoir d'éviter les pertes, l'espoir d'arriver à changer le déroulement du futur. Pourtant… Pourtant, il s'était retrouvé à bord du Santa Maria, et ils erraient. Comme on le lui avait dit. Comment faire ?
Francis soupira, ferma les yeux et se laissa bercer par les mouvements du vaisseau. Il sentait par ses pieds les vibrations qui lui procuraient le sentiment d'appartenir à un lieu dit. Depuis combien de temps l'équipe de secours étaient-elle partie ? Très peu de temps, mais il redoutait que la mission échoue. Et pour limiter la casse, dans les deux camps, il ne pouvait finalement que s'en remettre aux autres.
Le blond regarda une étoile clignoter au loin avant de se laisser tomber lourdement sur le siège du commandant du vaisseau, puis d'enfouir son visage dans une de ses mains.
« Mais arrête de penser à ces choses déprimantes ! » Pesta une petite voix, dans un coin de sa tête.
« Oui, je dois arrêter ! » Repensa-t-il, relevant son visage droit devant lui et fronçant les sourcils. Puis il sortit un mouchoir en soie qu'il commença à mordiller frénétiquement, chose qu'il faisait souvent quand il se sentait frustré, déçu ou triste. Sa technique consistait à noyer ses sentiments sous un flot de ridicule, chose déstabilisante pour ses interlocuteurs qui ne savaient alors plus quoi penser et abandonnaient rapidement toute idée de comprendre ses sentiments. Mais comme il était seul, c'était aussi un moyen de se tromper lui-même.
La porte coulissante automatique s'ouvrit dans un bruissement et Francis entendit un rire grossier, pendant que quelqu'un d'autre s'énervait. Cependant, avoir de la compagnie en ce grand moment de solitude le réjouissait. Alors, un sourire en coin, il fit pivoter son siège sur 180° pour leur faire face. Les deux nouveaux arrivants se figèrent.
- Oh, tu étais là, Francis. Fit remarquer le plus grand des deux, dont le haut du visage était masqué.
- On venait faire l'entretien de la salle des commandes, vérifier que tout fonctionne bien. Ajouta mollement le second.
C'était Sadiq Anan et Héraclès Karpusi. Un duo atypique. Aucun des deux ne supportait la présence de l'autre. C'était un peu comme Dumby et Voldy, mais version non magique. Ils étaient tous les deux parmi les plus anciens concepteurs du vaisseau, et donc le connaissaient dans ses moindres détails. C'était d'ailleurs pour ça qu'ils étaient obligés de travailler ensemble.
Le premier avait un sens de l'humour aussi relevé que les plats qu'il préparait, c'était un vif provocateur (surtout envers Héraclès). Son visage était en permanence masqué, d'ailleurs comme pour Kakashi personne sur le vaisseau ne savait vraiment à quoi il ressemblait là-dessous (nous on sait, mais eux ne savent pas, c'est beau d'être écriveron !). Malgré ces défauts, c'était quelqu'un de bienveillant et attentif d'après ce qu'il avait pu observer (sauf envers Héraclès) et Francis l'avait même surpris en train de soigner les tulipes de la réserve des plantes.
Le second était plutôt du genre à dormir debout, sauf quand il se fâchait (toujours contre Sadiq). Il se promenait très fréquemment avec un chat sur la tête et connaissait par cœur la voûte céleste. De son point de vue, Francis regrettait qu'il n'eût pas travaillé avec eux. Peut-être avait-il un meilleur sens de l'orientation ?
Et pourtant, malgré l'aversion qu'ils se portaient mutuellement, ils étaient inséparables comme les doigts d'une main non-amputés ! Et comme prévu, ils se remirent rapidement à se chicaner :
- Je vais m'occuper de la partie droite, et toi de celle de gauche. Déclara Sadiq.
- Je n'ai pas besoin que tu décides pour moi. Répliqua Héraclès, toujours aussi mou du bulbe rachidien mais qui foudroyait son collègue du regard comme si Zeus était dans ses yeux.
- Tu sais bien que je suis celui qui domine ! Se targua l'autre.
Cette phrase eût pour effet de déclencher un saignement de nez inopportun chez Francis qui visiblement avait compris autre chose, et qui s'était retourné brusquement pour éponger l'écoulement en toute discrétion(honhonhon).
Au décollage, les vaisseaux de la Santa Maria eurent un peu de mal à savoir par où se diriger. Ils tournèrent en rond pendant quelques minutes, à la recherche de la présence de Ludwig et Kiku lorsque le vaisseau de Lovino prit un virage et s'élança rapidement vers une petite lune qui orbitait autour d'une immense planète gazeuse. Deux secondes plus tard, les autres reçurent un message de sa part :
- J'ai trouvé ces bâtards, ils se dirigent vers la micro lune, merde !
- Merci pour ces explications très claires ! Se moqua Gilbert, avant de le suivre à son tour.
Ils changèrent tous les trois de cap pour suivre Romano qui filait devant eux, ils furent obligés de pousser leurs machines au maximum pour le devancer et tenter de rattraper les deux autres. Juste après, ils reçurent aussi un message de la part de Ludwig :
- Qu'est-ce que vous faites là ?
- Ce n'est pas évident qu'on vient vous chercher ? Vous n'aviez aucune autorisation pour quitter le vaisseau ! Répliqua Antonio.
- On n'a pas le temps d'attendre. Et de toute façons on ira quand même, avec ou sans votre accord.
Les pilotes tressaillirent devant la détermination qu'affichait leur collègue.
- Bien, dans ce cas on vous accompagne mais il est hors de question que vous agissiez seuls ! Concéda finalement le capitaine.
- … Merci.
- Juste comme ça, vous avez un plan d'abordage ?
- Vaguement.
- Ah bah c'est malin, en plus ils ont pas de plan ces cons ! Se plaignit Lovino, comme d'habitude (avec raison pourtant !).
Ils décidèrent qu'ils s'occuperaient du plan sur place, en fonction de ce qui arriverait. Mais avant tout, ils passèrent deux bonnes heures dédiées à la recherche d'une quelconque trace de la Rose Noire. Leurs adversaires avaient pris les précautions nécessaires pour que leur vaisseau soit extrêmement difficile à détecter, c'était à se demander même comment Feliciano était tombé dessus ! Ils examinèrent la surface de la lune en question. Elle était composée de roches, cependant elle était inapte à une quelconque forme de vie. Tout était brun, parsemé de cratères. Il y avait de profonds sillons, probablement tracés par un liquide des millions d'années auparavant, et d'immenses montagnes qui ressemblaient plutôt à des tas de cailloux déplacés à la pelleteuse plutôt qu'à de vraies montagnes. Ils volèrent à très haute altitude pour éviter d'être repérés et activèrent leurs radars à ondes radio. Ils étaient parvenus à définir le périmètre où avait disparu Feliciano. Puis, au bout d'une autre heure de recherches acharnées, ils remarquèrent une ombre anormale, abritée entre deux montagnes plus hautes que les autres. Se demandant de quoi il s'agissait, le vaisseau de Kiku descendit discrètement pour déterminer de quel type était l'objet en question, et son sang ne fit qu'un tour : Ils avaient trouvé la Rose Noire. Mieux encore : La porte de débarquement était ouverte. Pour quelle raison ? Il l'ignorait complètement, mais c'était pour eux l'occasion idéale et rapide de s'infiltrer dans le vaisseau, même si elle comportait un certain nombre de risques. Il savait pertinemment que les vaisseaux étaient construits de manière à empêcher toute pénétration de l'environnement extérieur vers l'intérieur. Et donc, il n'y avait aucun autre moyen d'entrer que par la porte de débarquement. Il décida d'en faire part rapidement à ses coéquipiers.
- Avec les coques archi-blindées de ce type de vaisseaux, c'est l'une des manières les plus sûres de s'infiltrer, malgré le manque de discrétion. Autrement, l'oxygène nous fera défaut.. Faire sauter un sas d'entrée reviendrait à mettre en péril les vies sur le vaisseau ennemi, mais aussi les nôtres et celle de Feliciano. Fit remarquer Ludwig.
L'argumentation était logique, et par ailleurs, ils n'avaient pas beaucoup de temps pour réfléchir alors ils adoptèrent la méthode « à l'arrache, à la one again » et ils foncèrent dans le tas, tels les gros bourrins qu'ils étaient.
Lorsque les mécaniciens et les soldats de garde à cet endroit virent débouler cette petite armada, ils donnèrent immédiatement l'alerte et fermèrent les portes afin de les empêcher de rentrer, malheureusement ils avaient un peu scellé leur propre sort également puisque les vaisseaux de la Santa Maria étaient parvenus à pénétrer juste avant la fermeture complète. Des tirs fusèrent dans tous les sens et Kiku fut le premier à réussir à se poser. Dès que son vaisseau s'ouvrit, il sauta habilement tout en lâchant quelques bombes aveuglantes qui mirent hors jeu toute personne se trouvant dans la pièce et qui ne s'était pas attendu à l'attaque. L'équipe de la Santa Maria qui s'était protégée avec les moyens du bord put profiter de la confusion pour atterrir.
- Bien le plan, bien ! Rouspéta Romano, couvrant les bruits des sirènes d'alerte qui hurlaient. Et maintenant comment on va repartir ? Dès qu'ils vont recouvrir la vue, ils vont nous exterminer ! Et même si on leur échappait, il leur sera simple de détruire nos vaisseaux pour nous bloquer !
- C'est vrai que pour la discrétion et l'organisation, on repassera… Ajouta Louise.
- … Si on survit ! Kesesesese ! Les encouragea vaillamment Gilbert. Une idée, capitaine ?
- He ? Sursauta Antonio. On peut… Quelqu'un peut rester leur vendre des tomates pour les occuper non ? Demanda-t-il, avec l'innocence la plus simple de tout le cosmos.
- Tu fais vraiment exprès d'être con toi ?
- Note pour l'awesome moi : Ne plus jamais demander l'avis du capitaine en cas de situation critique.
Et pendant que le cerveau des quatre rigolos était court-circuité, Ludwig et Kiku s'étaient occupés de faire le ménage dans la salle par l'opération du saint esprit pas saint du tout car il imagine des tas de choses pas très religieuses. Et ils s'enfilèrent vers la porte du sas qui leur permettrait d'entrer dans le vaisseau, Romano manifestant l'exaspération de tout le groupe à lui tout seul. Ludwig se fit d'ailleurs un petit commentaire rassurant pour lui-même :
« Quand une bande d'incapables neutralise une autre bande d'incapables, c'est que l'ennemi est composé à 90% de moumounes. Il s'agit de ne pas tomber sur le 10% de pas moumounes et tout ira comme sur des roulettes. »
- Juste comme ça, je n'ai pas l'impression que vous sachiez vraiment où on va… Remarqua encore Louise, pas très rassurée.
- Les missions les plus réussies sont toujours celles improvisées. De toute façons, même avec un plan en béton il y a toujours un pépin alors autant y aller à l'arrache, kesesesese !
- Et ça prétend diriger des effectifs… Soupira tristement Ludwig.
- TU nous as traînés dans ce merdier, West, alors faut assumer maintenant !
- …
Et pendant qu'ils courraient dans les couloirs sans avoir une destination précise, ils tombèrent sur un plan du vaisseau, qu'ils prirent finalement le temps de regarder (« au point où on en est ! » Précisa « West », « vous êtes ici » disait la carte, et les flèches rouges qui montraient dans quel sens était la sortie leur furent bien utile) avant de soudainement repartir dans l'autre sens parce qu'ils étaient partis dans la mauvaise direction. Et, alors qu'ils s'étonnaient de n'avoir croisé personne dans les couloirs jusqu'à présent, les renforts finirent par arriver : Des hommes déboulèrent de partout. Toutes les portes s'ouvraient pour laisser passer des hommes armés qui leur tiraient dessus, et tous les six esquivaient tant bien que mal en priant pour qu'aucun des leurs ne soit touché. Kiku prit une nouvelle fois les devants en distribuant les coups de sabre : Il parvenait en une fraction de seconde à détruire les armes des ennemis sans les blesser. Sa lame bougeait si vite qu'elle était pratiquement invisible à l'œil nu. Derrière lui, Ludwig l'accompagnait en achevant les hommes désarmés de coups de coudes dans le ventre. Malheureusement c'était une technique beaucoup moins rapide qui leur prenait trop de temps. Et les renforts ne cessaient de venir. Antonio et Gilbert les aidèrent en distribuant aussi coups de poings, coups de pieds et des coups de boules par-ci par-là pour Romano. Louise pour sa part, se défendait aussi bien que les garçons, avec un tout petit peu plus de douceur. Et finalement, au beau milieu de cette anarchie, on les vit descendre précipitamment vers la zone de détention. Essoufflés, ils se calmèrent en regardant les noms sur les portes, à la recherche du nom de Feliciano. Mais sur aucune ils ne le trouvèrent. Un frisson glacé leur parcourut l'échine, et s'il était… ? Ils s'apprêtaient se faire part de leurs avis sur la question quand une porte coulissa sur le côté, juste derrière eux. C'était la seule porte qui n'avait pas de nom, et elle était d'un blanc uniforme. Le seul problème était que…
- Feliciano ! Hurla Romano, mort d'inquiétude.
Il se rua au fond de la pièce, où son frère était recroquevillé sur lui-même et se tenait le ventre, visiblement endolori.
- Lovi', non ! Cria la seconde d'après Antonio, qui comprit avec horreur que le jeune garçon s'était jeté droit dans un piège.
Mais lui-même courut en direction des deux frères pour les arracher à la pièce avant qu'il ne soit trop tard. Les quatre autres ne purent esquisser le moindre geste que déjà ils étaient cernés, et des armes étaient pointées sur eux. Roderich, de toute son élégance satisfaite, contempla un Gilbert absolument écœuré et furieux. Elizabeth était une jeune femme aux longs cheveux bruns, mais exceptionnellement ceux-ci étaient ramenés en chignon derrière sa tête (« Quand on se bat, il vaut mieux avoir le visage dégagé. »). Elle pointait son arme sur Louise qui s'immobilisa sans paniquer. Pendant ce temps, un garçon aux traits asiatiques visait Kiku et Ludwig était précieusement gardé par… Le frère aîné d'Antonio lui-même. Il portait une cicatrice sur l'œil droit et contrairement à son frère, son visage était beaucoup plus sérieux. Ils ne pouvaient en aucun cas porter secours à Antonio et aux deux frères.
Un ricanement impitoyable, glacial et victorieux résonna dans la pièce, et leur sang à tous les trois se figea. Bloquant la sortie, et derrière la porte se tenaient les deux dernières personnes au monde qu'Antonio avait eu envie de voir : Arthur Kirkland, capitaine de la Rose Noire et rival, ainsi que Lars, dont le rôle était équivalent à celui de Gilbert. C'était le grand frère de Louise et Francis. Et il vouait une haine particulière à celui qui lui avait dérobé les membres de sa famille.
- Eh bien, je m'attendais à une intrusion de se genre, mais je n'avais pas prévu d'avoir aussi rapidement des invités de marque ! Ricana Arthur.
Antonio tenta de rester impassible mais le froncement de sourcils qui se dessina sur son visage prouvait qu'il était mal à l'aise.
- Laisse-les repartir. Demanda-t-il avec le plus de calme possible.
- No way. Je vais m'occuper de vos cas. Tu penses vraiment être en position de discuter ? Non.
- Je te le redemande, une seconde fois.
- …Regarde toi. Répliqua Arthur d'un ton dédaigneux. Si tu n'étais pas aussi minable, et un tant soi peu intelligent, tu aurais fait en sorte de préserver ta vie pour protéger ton vaisseau. Mais tu n'en fais qu'à ta tête. C'est pitoyable.
Son interlocuteur resta muet pendant un moment, cherchant ses mots. Il n'avait plus qu'une envie : étriper l'être devant lui. Mais il devait rester calme… Très calme…
- Je n'ai pas de leçon à recevoir de toi. Souffla le brun. Surtout pas de la part de quelqu'un qui n'a jamais été fichu de gagner contre la Santa Maria.
- Ouais ! Bien dit ! Renchérit dans le couloir la voix de Gilbert en guise de soutien. Montre lui à ce monticule de sourcil ambulant !
Piqué à vif par la réplique, Arthur passa l'entrebâillement de la porte et tira un coup sur Gilbert. La balle laser traversa son pied et ce dernier émit un juron. Submergé par la fureur de voir ses amis traités de la sorte, Antonio s'était jeté sur Arthur et l'avait désarmé d'un coup de pied. Surpris par l'attaque et ne pouvant pas récupérer son arme, les deux capitaines se livrèrent un combat à mains nues.
- Partez ! Partez tous ! S'était écrié Antonio.
Les deux frères Vargas ne se firent pas prier et détalèrent comme des lapins. Mais Lars leur barra le passage. De l'autre côté de la porte, les quatre membres de l'équipage de la Santa Maria avaient réussi à se défaire de l'emprise de leurs assaillants. Louise n'eut d'autre choix que de s'interposer pour protéger les deux frères.
- Toi ! Glapit Lars, surpris de se trouver face à sa sœur.
- Oui, c'est moi. Répondit-elle en faisant passer ses amis derrière elle.
Puis elle dégaina des images de petites filles, car elle connaissait le point faible de son grand frère (qui était très similaire à celui d'Antonio) : Son Lolita Complex.
- Lolita no jutsu ! S'écria la jeune blonde.
Devant ces images, Lars saigna abondamment du nez et se vida de son sang. Une fois évanoui, Louise prit la fuite. Parallèlement, Gilbert avait provoqué Roderich mais s'était fait mettre K.O par une Elizabeth très remontée qui lui avait asséné un coup de poêle ! Il fut donc récupéré par Ludwig et Kiku qui s'étaient débarrassés de Yao et Diego. Et donc, tout le monde s'enfuyait sous une pluie de poêles volantes allègrement projetées par les bras musclés d'Elizabeth, sauf Antonio qui était resté bloqué dans la cellule avec Arthur et se battait toujours. Leurs visages étaient couverts de sang, leurs lèvres ouvertes et maintenant Arthur tentait d'étouffer Antonio en enserrant son cou de ses deux mains. Ce dernier suffoquait, des larmes de crispation étaient apparues dans ses yeux et il paraissait sur le point de perdre connaissance.
Dans un geste désespéré, Antonio décocha un coup de poing dans l'estomac d'Arthur qui fut obligé de le lâcher. Les deux hommes se jaugeaient mutuellement pour déterminer lequel frapperait le premier. Le brun se massait son cou douloureux d'une main, mais restait prêt à lui bondir dessus. La distance qui les séparait était faible et à tout moment, l'un pouvait sauter sur l'autre. Ce fut le Antonio qui sous l'emprise de la colère se jeta à nouveau brusquement sur son ennemi déclaré en dégainant un poignard afin de le blesser au visage. Par chance pour lui, le blond avait esquivé et sa joue en fut simplement écorchée, alors il sortit à son tour une petite dague. A chaque coup porté, leurs respirations produisaient des sortes de feulements, haletants et transpirant comme des fauves. Ils étaient comme deux lions dans une arène, où l'un devrait finir par éliminer l'autre. Néanmoins, Arthur était nettement avantagé : Il était à bord de son vaisseau et possédait un équipage complet (du moins, ce qu'il en restait) alors que ce n'était pas du tout le cas d'Antonio. Ils n'échangeaient mot, et les seuls sons audibles étaient ceux des alarmes qui retentissaient toujours, les lames qui s'entrechoquaient et leurs respirations sifflantes.
Lorsque Lars se réveilla, il constata qu'il n'y avait plus personne dans le couloir et qu'ils s'étaient tous échappés. Son premier réflexe fut d'attraper son talkie-walkie et d'envoyer un message à ses subordonnés. Puis il le replaça dans sa poche et examina les salles alentour, à commencer par la cellule où était prisonnier Feliciano. Là, se trouvaient toujours Antonio et Arthur, face à face à chaque bout de la pièce. Les deux regards émeraude se tournèrent vers lui avec lenteur.
Tous deux étaient bien amochés. Leurs nombreuses coupures ruisselaient de sang, mais aucune n'était assez grave pour mettre leur santé en péril. Lars se déplaça alors devant Arthur, et pointa son arme en direction de l'intrus, intrus qui le suivit des yeux et planta fermement son regard dans le sien. Si le vert des yeux d'Antonio avait été rouge, peut-être l'auraient-ils consumé. Son regard était brûlant de détermination et on le sentait encore prêt à se battre pour sauver sa vie. Il devait en être de même pour Arthur, mais il ne put le vérifier car il lui tournait le dos.
- Qu'est-ce que tu attends pour tirer ? Le provoqua-t-il de sa voix rauque.
L'index de Lars caressa doucement la détente mais il n'appuya pas. Pas par lâcheté, simplement parce qu'il serait bien trop facile et trop peu amusant d'éliminer l'homme qu'il avait pourchassé et haï depuis tant d'années.
- Tu ne me tues pas ? Continua-t-il, avec un petit rire jaune et amer.
Contrairement aux espérances d'Arthur, Lars baissa son arme et la rangea dans sa poche. Son capitaine commença alors à s'énerver en le traitant de tous les noms d'oiseau qui lui passaient par la tête mais lui-même le traîna pour le flanquer hors de la pièce, refermant la porte au nez d'un Arthur interloqué (« Whaaaat the Hell is he doing ? Betrayer ! »).
- Je croyais que tu voulais ma mort depuis ce jour. Persifla Antonio, sur le même ton.
- C'est toujours le cas. Grogna le blond.
Leurs regards s'étaient encore durcis, et se faisaient de plus en plus froids.
- Mais avant de te tuer, j'ai envie de m'amuser un peu.
Lars qui avait, au passage, la même coiffure que Hadès dans le film « Hercule », affichait un diabolique sourire qui lui donnait l'impression de sortir tout droit des Enfers. Il s'approcha de son interlocuteur en braquant son arme sur lui.
- Tu bouges, t'es mort.
- Dommage, moi qui comptais m'enfuir... Répliqua-t-il froidement.
- Eh bien ce ne sera pas pour aujourd'hui. Ricana-t-il, avant de récupérer le poignard d'Antonio et de le glisser dans sa poche.
Il pointa son pistolet sous la mâchoire du brun, tout en l'obligeant à se plaquer au mur.
- Tu as d'autres armes sur toi ?
- J'en suis farci ! Ironisa le brun.
La main de Lars descendit le long de son corps, effectuant une pression à divers endroits pour voir s'il n'avait pas encore une arme cachée sous ses vêtements. Mais sa recherche fut vaine, et ses mains étaient juste tâchées du sang semi coagulé du capitaine qu'il essuya sur ses propres vêtements, semblant dégoûté.
Il s'écarta d'un bond de sa prise, au cas où cette dernière aurait voulu essayer de le désarmer mais il ne bougea pas d'un poil. Ils continuèrent de se fixer en silence pendant un moment, alors que Lars reculait vers la porte.
- Je reviendrai bientôt te voir.
- C'est bien.
- Tu es notre prisonnier d'honneur.
- Tu m'en vois ravi.
Les réponses neutres et placides du brun n'étaient pas du goût du blond qui ne les trouvait pas assez vives à son goût. Néanmoins, il n'avait plus de temps à perdre pour le moment et il finit par sortir de la cellule, refermant la porte sur un Antonio qui se laissa glisser le long du mur, la tête entre ses mains et n'émit plus aucun son du tout.
L'équipe de secours foirée va-t-elle s'en sortir ? Antonio va-t-il se faire violer au prochain chapitre ? Les sourcils d'Iggy vont-ils se mettre à parler ? Le nyancat va-t-il venir tous les sauver ? (J'avais encore écrit « sauter » à la place de « sauver » ! Hem hem…)
Avec tout mon amour, je vous conjure de m'écrire une petite review. Car lire sans laisser de review c'est du v(i)ol ! Hon hon hon hon hon !
PS : Je ris toute seule en pensant à la daube que je vous ai pondue. Ça me fait vaguement penser à tous ces films américains totalement débiles où t'as le héros qui est tellement héroïque qu'il arrive à vaincre une armée d'un million de méchants tout seul. A mains nues. Sans armure. Carrément trop fort quoi, j'dois avoir un Chuck Norris qui me souffle le scénario dans la tête, j'vous l'dis. D'ailleurs, Chuck n'avait aucun talent pour l'écriture donc si vous n'êtes pas satisfaits, vous saurez à qui vous plaindre (oui, à CHUCK !) !
PS2 : A chaque fois que je veux écrire le nom de « Yao », j'écris « Yaoi » (puis je corrige, c'est comme pour sauver et sauter).
PS3 : Oui, NethxSpain c'est plutôt mal barré pour l'instant, les choses sérieuses commencent dans le chapitre 4 !
A ciao bonsoir ! 8D
