Ce chapitre… sert à rien û.û
Des fois j'ai l'impression d'abuser sur les adverbes en "-ment". C'est bien normal, car tout le monde "-ment", continuellement, le gouvernement ment énormément ! Et si la vache ment, alors le pis ment et si le pis ment alors le lait ment ! (Personne ne va comprendre mes références mais c'est pas grave, je me comprends moi-même et c'est bien suffisant !)
Chez moi, j'ai un petit livre intitulé « L'indispensable de la culture générale ». Ce livre, c'est un pur condensé de jus de cerveau ! C'est vrai qu'il y a un certain nombres de choses indispensables là-dedans, et c'est ma foi bien utile puisque je l'ai à portée de main pour écrire la suite ! Simplement, alors que je me passais en revue les Dieux de la mythologie Grecque, j'ai trouvé ceux de la mythologie Germanique. Ils avaient des dieux intéressants, dont Donar (ou Thor suivant le peuple, mais c'est le même qui change juste de nom (car le Tort tue ! Hahaha !)) mais aussi un qui s'appelait Fenrir. Fenrir est décrit comme un « Grand loup de la mythologie scandinave ». Je pense que J.K Rowling avait ce petit livre à portée de main lorsqu'elle a trouvé les noms des personnages de Harry Potter. Mais plus bas, j'ai trouvé quelque chose qui m'a fait rire : C'est le Dieu Ull. C'est qui Ull ? (pas Hulk) C'est le « Dieu des skieurs ». O.O' Sacrés germaniques...
Bref, juste pour dire que ce livre c'est trop de la balle ! En 191 pages tu trouves le nom de toutes les pièces d'échecs en cinq langues, les notes de musiques, le théorème de Pythagore, l'horoscope, tu sais faire la différence entre les arbres (c'est important ! Les chênes c'est le bien !), les distances entre les villes, les croix, les pays avec leurs capitales... Bref c'est grave important de savoir tout ça.
Sachant que j'adore les légendes et la Mythologie, vous risquez de retrouver beaucoup de références XD J'peux pas m'en empêcher...
En tout cas, je viens d'écrire un chapitre carrément trop cool (pour une fois) mais malheureusement pour vous il est pas prêt d'être posté car y'a encore quelques chapitres avant ! Fallait juste que je l'écrive pendant que j'avais l'inspiration, mais vous allez être surpris quand vous verrez arriver ledit chapitre (qui en plus, est très long (10 pages et +)). Et finalement j'avoue que, oui, j'ai plus de talent pour écrire des trucs d'aventure qui finissent mal que des romances qui finissent bien ! Les trucs sentimentaux ça me fout grave mal à l'aise et j'aime pas quand il se passe rien. D'ailleurs c'est pour ça que mes personnage sont toujours en train de courir quelque part ! Les persos ont pas fini de souffrir ! Ufufu ! Promis, jvais faire des efforts !
Chanson du jour : Radio Protector (65daysofstatic).
- A gauche ! S'écria une voix, recouverte par un tonnerre de pas.
- Non, c'est à droite ! A droite ! Hurla Ludwig, pour pallier le manque de sens d'orientation de ses collègues.
Ils virèrent tous à droite, et retrouvèrent le chemin qu'ils avaient emprunté au départ.
- Voilà le sas !
Ils étaient à bout de souffle, l'épuisement les avait gagnés à force de courir sur une longue distance et de se battre contre un nombre d'adversaires qui ne cessait de croître. C'était à peine croyable qu'ils aient réussi à prendre la fuite, alors il ne fallait absolument pas qu'ils s'attardent en se fourvoyant. Ils débloquèrent le sas d'entrée afin de retourner dans la zone de décollage massif, là où ils étaient arrivés. Ce n'est qu'après avoir refermé la porte derrière eux qu'ils remarquèrent une chose étrange : Plus personne n'était présent. Il n'y avait âme qui vive, les soldats qu'ils y avaient combattu auparavant s'étaient tous carapatés quelque part. Et ça sentait le piège.
- … L'autre bâtard nous a pas rejoints ! Fit remarquer Lovino avec inquiétude.
- Il va arriver. Tenta de le rassurer Ludwig.
Deux minutes passèrent, où ils attendirent avec un nœud au ventre l'arrivée de leur capitaine.
- Ou peut-être pas… Avoua Gilbert, d'un ton grave.
Il fut approuvé par Kiku et Louise. Feliciano se mit à sangloter.
- C'est de ma faute, vee…
- Oui c'est de ta faute, espèce de crétin congénital ! L'acheva son propre frère. Et c'est aussi la faute de ton bouffeur de patates ! (Il foudroya Ludwig du regard, mais le bouffeur de patate en question préféra s'abstenir de commentaire).
- Je propose qu'on y aille. Répondit le concerné, ignorant totalement l'insulte.
- On l'abandonne ici ? Répliqua l'albinos.
- Le meilleur moyen de l'aider, c'est de rester en vie pour l'instant. On décidera d'un plan avec Francis. Soupira Ludwig.
- Tu es mal placé pour parler… Rajouta Kiku à voix basse, à l'attention de Ludwig.
- Tout le monde dans une navette, et fissa !
Obéissant à l'ordre, tous les coéquipiers foncèrent vers les navettes qui étaient posées dans le hangar. Or, juste avant de les atteindre, ils remarquèrent deux personnes sortir de l'ombre des navettes, et les deux hommes étaient armés jusqu'aux dents.
- Halte, plus un geste ! Crièrent-ils.
Les fuyards s'immobilisèrent sur le champ, Feliciano se recroquevilla derrière Ludwig, Romano poussa son « Chigiiii ! » et Kiku se demandait s'il devait sortir son sabre ou non.
- Vous êtes qui vous ? Demanda Gilbert qui ne faisait jamais preuve de courtoisie.
- Je suis le héros ! Répondit le plus armé des deux, qui pointait une sorte de mitraillette en leur direction.
- Maple… Ne l'écoutez pas… Mais rendez-vous ! S'exclama son associé, qui faisait de même mais qui paraissait exaspéré par le comportement de l'autre. Pourtant, il était extrêmement sérieux et il ne faisait aucun doute qu'il n'aurait eu aucune hésitation à tirer en cas de besoin.
- Posez vos armes ! Ordonnèrent-ils, d'un bloc.
Les six fuyards posèrent leurs armes au sol, tous réfléchissaient à un moyen de se tirer de l'impasse.
- Avancez et agenouillez-vous devant nous.
Ils obéirent, et s'agenouillèrent en une rangée. Alors que le jeune homme surexcité leur passait des menottes, un silence de plomb s'était abattu entre eux. Ils essayaient de faire fonctionner leurs cerveaux à toute vitesse afin de trouver une échappatoire. L'homme armé avait presque menotté tout le monde quand, en arrivant à la hauteur de Louise, il eût la surprise de la voir se jeter sur lui. Il poussa une exclamation étouffée quand elle lui planta une seringue dans la hanche et lui arracha son arme. Il n'avait absolument pas vu le coup venir et l'ennemi s'effondra une fraction de secondes plus tard, sous les yeux ébahis de tout le monde.
- Alfred ! Cria son associé, qui tentait de viser la blonde.
Mais elle s'était réfugiée derrière le corps flasque de celui qui était armé jusqu'aux dents afin qu'il ne lui tirât pas dessus. Elle sortit une autre seringue de sa ceinture et la fit voir.
- Si tu tires, je lui en injecte une seconde dose, et il ne s'en réveillera pas. Alors jette ton arme à mes pieds.
Le cœur battant, Louise pria mentalement pour ne pas avoir à mettre sa menace à exécution. Un moment de tension se créa, où personne ne bronchait. Elle voyait son adversaire se faire dilemme : Était-ce un coup de bluff ? Mais sous la pression, il céda. Il jeta son arme aux pieds de Louise qui, lâchant Alfred, se rua à son tour sur l'adversaire et lui injecta la seringue, sous le regard une nouvelle fois ahuri de ses cinq collègues. Le jeune blond eut tôt fait de rejoindre son frère.
- L-louise, il y avait quoi dans tes seringues… ? S'enquit Gilbert, un peu inquiet à cause des réflexes de la jeune femme.
- Des calmants, c'était pour Romano à l'origine. Par chance, je n'avais pas pensé à les laisser sur le Santa Maria.
- CHIGIIIIIIIII ! Pourquoi tu voulais me faire ça, à moi putain ?
- Pour… nous protéger toute tentative de meurtre ! Tu te mets toujours dans tous tes états pour un rien, alors quand il y a quelque chose, mieux vaut prévenir que guérir.
- Je suis pas un assassin, merde !
- C'est une façon de parler. Soupira Gilbert.
- Grand frère est trop violent… Vee. Le gronda Feliciano.
- « Vee » toi-même ! Chigita l'autre. Bon, on s'arrache.
Il fit quelques pas précipités en tapant des pieds, lorsqu'il se figea, regarda quelque chose devant lui et se remit à chigiter.
- Uwaaah ! Un ours !
- C'est pédobear ! S'amusa Feliciano, qui n'avait pas l'air de capter la gravité de la situation dans laquelle ils étaient.
- Mon nom est Kumajirou. Répondit l'ours avec neutralité. Et lui –il désigna l'un des deux ennemis endormis, dont une boucle frisait mollement sur le sol- c'est celui qui me nourrit.
Et l'ours blanc alla s'asseoir sur l'adversaire-sans-nom.
- Vous attendez quoi là ? Qu'ils se réveillent ? Les secoua Ludwig, pour les faire bouger.
Sans plus rien ajouter, ils rejoignirent tous une navette. Feliciano prit celle d'Antonio, et Kiku envoya un signal automatique pour l'ouverture des portes. Celle-ci était programmée pour seulement deux minutes, alors ils se dépêchèrent de décoller, voyant le sol rocheux s'éloigner loin sous leurs pieds et ils eurent tôt fait de retrouver leur vaisseau.
La langue d'Arthur claqua d'agacement, et il foudroya Lars d'un regard que ce dernier soutint avec fermeté. Les plaies peu profondes qu'il s'était faites en se battant contre Antonio avaient coagulées, il avait changé ses vêtements qui s'étaient teints de pourpre, mais ses cheveux et ses sourcils qui étaient toujours dans le même état rapportaient qu'il s'était férocement battu. Il avait l'apparence d'un fauve furieux dont la colère n'allait pas s'apaiser de si tôt.
- Pourquoi les avoir laissé s'enfuir ? Siffla-t-il.
Lars ne répondit pas et se contenta de le fixer.
- Alfred et Matthew ne donnent plus de réponse, et aucun autre de nos hommes n'est allé les empêcher de décoller. Or, ils viennent de partir et personne n'est à leur poursuite. Tu mériterais que je te destitue de ton poste.
Son interlocuteur poussa un soupir d'exaspération.
- Néanmoins, on a fait une belle prise. Et pour ça, je te pardonne. Ensuite, il ne fait aucun doute que le Santa Maria cherchera à se venger et à récupérer leur cher capitaine adoré. Ça tombe extrêmement bien car j'ai un compte à régler avec quelqu'un de là-bas.
Le capitaine de la Rose Noire éclata d'un rire qui résonnait de cruauté, et d'amertume.
Ça m'étonnerait que le Santa Maria ne tienne encore longtemps. Ils sont cuits.
Francis s'était rendu en direction de la salle de décollage des navettes afin de connaître l'issue de la mission qui avait sûrement mal tourné. Et effectivement, ses craintes furent confirmées lorsqu'il ne vit pas revenir Antonio et qu'il tomba nez à nez avec un Gilbert plus qu'agité et furieux. Il baragouina des propos hachés et entrecoupés par les commentaires de ses collègues afin d'expliquer clairement la situation à Francis qui leur avait bien demandé cinq ou six fois de se reprendre, plus calmement, afin d'être compréhensibles par le commun des mortels. Mais contrairement aux attentes de tout le monde, Francis ne se mit pas en colère du tout, au contraire, il paraissait étrangement relaxé pour quelqu'un qui venait de perdre un précieux allié auquel il était de plus, très attaché.
Ce mec est encore plus bizarre qu'Antonio ! S'était exclamé Prusse, alors qu'ils prenaient un repas pour se requinquer.
Louise, l'estomac noué, n'avait que très peu touché à son assiette. Elle se contentait de touiller soucieusement la mixture avec sa cuillère, le front posé contre la paume de sa main. Lovino, lui, avait carrément repoussé son repas, comme si le potage encore fumant avait été préparé dans le but de l'empoisonner. Il était celui qui avait le moins parlé depuis leur retour, et il ponctuait ses rares phrases avec si peu de jurons que certains se demandaient quel genre de maladie il avait bien pu attraper.
Le repas qu'ils avaient pris ensemble avait été d'un silence affolant, comme si tout le monde avait été en deuil. Peut-être pensaient-ils déjà que leur joyeux drille de dirigeant avait été gorement zigouillé par les affreux malfrats de la Rose Noire, scouic ! La seule conversation qu'ils furent capable de tenir orbitait autour de l'avenir encore plus incertain qui s'offrait désormais à eux et du potentiel devenir de leur capitaine : Aller le chercher ou ne pas aller le chercher ? Là était la question, mais personne ne fut en mesure d'y répondre. Seul Francis s'était clairement exprimé à ce sujet, et leur avait formellement interdit de s'aventurer une nouvelle fois sur le vaisseau de la Rose Noire. Le tout, sans ciller et sans montrer le moindre signe de panique ou d'émotion, il paraissait absolument serein, comme s'ils venaient de rentrer d'une simple balade en calèche dans un décor bucolique. Ludwig, comme d'autres, se demanda quelles étaient les raisons d'une telle confiance, mais il préféra ne faire aucun commentaire afin de ne pas ajouter d'huile sur le feu. En fait, bien qu'il fusse aussi inquiet, seul Feliciano paraissait assez content d'être revenu (faut dire qu'être privé de pastas pendant des heures, c'est dur), et il essayait tant bien que mal de remonter le moral de l'équipe et surtout celui de Louise et Lovino. Pour cela, il se faisait aider de Gilbert et sa bière pour égayer le tout. Mais ce qui rendit la soirée encore plus gay, ce fut Francis qui, au grand désespoir de certains et à la joie des autres (dont Gilbert et Feliciano), proposa une soirée « devinettes et qui perd se fout à poil en gage ». La proposition fut rejetée par la majorité composée de personnes respectables et chastes, mais adoptée par une minorité de réfractaires qui préféraient se détendre momentanément avec des jeux lubriques.
Ils sont effroyables tant ils sont insouciants, avait fait remarquer Louise à Ludwig, mais ce qui me choque le plus, c'est la réaction passive de Francis. On dirait qu'il sait parfaitement ce qu'il fait, et qu'il connait les moindres faits et gestes des dirigeants de la Rose Noire, alors que tel que je le connais, il n'a même pas réfléchi à ce qu'on va faire au sujet d'Antonio...
Le blond s'était détourné de son point d'attention (Gilbert qui essayait – après avoir avalé cinq litres de bière – de déshabiller Feliciano) pour l'écouter. Il hochait la tête en signe d'approbation mais préférait rester réservé sur le sujet, pour l'instant.
Et toi, tu as une idée de ce qu'il va se passer ? Lui demanda-t-il.
Elle agita doucement la tête de droite à gauche en signe de déni, puis elle posa son regard dans le sien.
Je ne sais pas vraiment... Il se trouve que mon frère est l'un des bras droits du capitaine de la Rose Noire. Quand je me suis embarquée sur ce vaisseau, j'étais éperdument amoureuse d'Antonio, et je crois qu'il m'appréciait beaucoup aussi. Lars était du genre très protecteur, alors depuis il voue une haine impitoyable à Antonio. Il était déjà engagé auprès d'Arthur lorsque je suis arrivée ici. Il voulait s'occuper du cas d'Antonio en pulvérisant son vaisseau. En fait, rien que le fait d'être auprès d'Antonio lui assurait une certaine sécurité, à lui et à l'équipage. Parce que mon frère n'aurait jamais accepté de pulvériser un vaisseau où je me trouvais.
Tu... Tu t'es retrouvée sur ce vaisseau juste par amour ? Demanda encore Ludwig avec incrédulité, car pour lui, on ne s'embarquait pas dans un truc pareil pour des raisons purement sentimentales.
Louise parut gênée, mais elle esquissa un sourire.
Oh, bien sûr j'avais envie de soigner des gens et d'exercer mon métier. Simplement je cherchais un boulot et je ne voulais pas être séparée d'Antonio. Donc l'occasion était toute trouvée...
Tu es sur ce vaisseau depuis combien de temps ?
Depuis... Presque depuis le début je crois. Tout s'est passé tellement vite...
Elle détourna son regard qui semblait lointain. Elle essayait de se souvenir à présent depuis combien de temps l'espace les avait engloutis, depuis combien de temps les choses s'étaient gâtées pour eux. Parce que bien que pour la plupart des membres de l'équipage, le vœu le plus cher était de rentrer chez soi, il leur était impossible de retrouver leur monde d'origine sans passer par de pénibles épreuves. Mais de toute façon, ils étaient perdus. Alors quoiqu'il en soit, ils n'étaient pas prêts de revoir leur terre d'origine.
Et toi, je n'ai pas vraiment fait attention à ton arrivée ici. Ça fait longtemps aussi ? C'est étrange que je n'aie jamais pensé à te le demander.
Ça fait... Je dirais plus ou moins autant de temps que toi.
Louise cligna des yeux, avant de pousser un soupir.
Qu'est ce qui t'a amené ici ?
Mon idiot de frère... Avoua-t-il, en lançant un regard exaspéré vers Gilbert. Et puis aussi, l'envie de changement, l'envie de me battre pour un peu plus d'équité entre nos mondes. Mais ça, c'était au début, parce que maintenant il n'y a plus grand monde qui sache pourquoi on se bat.
C'est pas faux ce que tu dis là...
Tous deux baissèrent les yeux, l'air vaguement déprimé. La conversation tournait en rond et bien qu'ils s'efforcèrent tous de garder la pêche, généralement, le moral des membres de la Santa Maria était assez bas.
On tue des tas d'innocents pour survivre. Quand je pense que je suis médecin et quand je vois toutes les vies que je prends...
C'est un peu de notre faute si on est sinistrement connus pour être des criminels, non ? Fit brusquement une voix joviale derrière eux, mais le ton employé était cynique. On s'est barrés, comme ça, sous le nez de nos gouvernements avec des vaisseaux qui ont coûté des milliards en investissements, ils ont forcément fait suivre l'information aux autres mondes. Et désormais, dès qu'on rencontre des petits vaisseaux de pacotille, ils sentent obligés de nous livrer un duel à mort parce qu'ils croient que nous allons nécessairement les attaquer. Cette mentalité est absolument merveilleuse ! Finit par conclure celui qui s'était immiscé dans la conversation.
Depuis quand tu es là, Sadiq ? S'exclama Ludwig qui s'était retourné sous la surprise.
Depuis l'élaboration de ce vaisseau voyons, je suis mécano je te rappelle !
Je te demandais depuis quand tu écoutais notre conversation en fait... Répondit le blond, un peu exaspéré mais il ne put s'empêcher de ressentir une pointe d'amusement.
Ahahah ! Claironna-t-il, sans donner de réponse pour autant.
Il les contourna pour aller se placer devant Louise, avant de faire apparaître une tulipe dans sa main.
Fantastique, applaudit-elle, Francis fait plus ou moins pareil avec des roses...
Oui, c'est vrai, mais les tulipes c'est encore plus Le Bien !
Elle eût un grand sourire et prit délicatement la fleur dans ses mains. Elle la porta contre son visage pour la sentir. Les tulipes n'étaient peut être pas les plus parfumées des fleurs, mais l'odeur lui procura un bien fou et un grand réconfort.
C'est tellement impoli d'espionner les conversations des autres...
Héraclès ! Tu étais là aussi ! S'exclama l'homme masqué.
Oui, à vrai dire je te cherchais... Ajouta son interlocuteur brun, dont les poings serrés s'étaient mis à trembler. Il semblait furieux.
Oh oh... Dit-il derrière son masque, sentant venir les ennuis.
Bien... j'imagine que c'est toi qui as versé de la sauce blanche dans les draps de mon lit et qui a saccagé le reste de la chambre en faisant un labyrinthe de légumes à kebab ?
Sadiq fixa Héraclès derrière son masque, sans doute se demandait-il s'il devait fuir ou non. Quand à Louise et Ludwig, ils étaient à l'écoute, partagés entre l'amusement et la compassion pour l'amoureux des chats qui fulminait en attendant sa réponse. Sadiq s'inclina légèrement en avant et salua les deux blonds qu'il avait dérangés.
Bien, il est désormais l'heure pour moi de me volatiliser ~
Et il disparut en un « pouf » sonore, accompagné d'un nuage de fumée, au moment même où Héraclès s'était jeté sur lui pour l'étrangler.
Sadiiiiiq ! Hurla-t-il, avant de disparaître à son tour pour le chercher.
Eh bien... Ils nous ont coupé en plein coup de blues ces deux là ! Fit remarquer Louise en riant.
Oui, mais ce n'est peut être pas si mal.
La jeune fille tenait encore la tulipe et la faisait à présent tourner entre ses doigts.
Les tulipes sont les fleurs que Lars préfère. Déclara-t-elle.
Ah...
Elle soupira.
J'imagine que tu t'en fous... Après tout, ce n'est pas important.
Ludwig hocha la tête en signe d'approbation, il n'osa pas dire « oui », cependant la réponse se faisait évidente. Mais Louise ne s'en offusqua pas, au contraire, elle lui adressa un sourire qu'il lui rendit en signe de compassion. Il avait compris qu'elle était très attachée aux membres de sa famille qui lui restaient, aussi, elle alla rejoindre Francis et les autres qui se baladaient à présent à oilpé dans la pièce afin de leur faire des remontrances et les obliger à se rhabiller pour ne pas choquer la « majorité respectable et chaste ».
A bord de la Rose Noire, Lars était redescendu vers la cellule d'Antonio. Il était empreint d'un fort sentiment d'incrédulité : Ils avaient enfin réussi à mettre la main sur celui qui leur avait pourri l'existence, et dieu sait comment ils le détestaient lui et Arthur. Et il leur avait pris des êtres chers à tous les deux. Il sortit de sa poche un petit objet de forme cylindrique et allongée qu'il porta à la bouche avant de l'allumer avec un briquet. Sur le chemin, il tirait quelques profondes bouffées qui lui procurèrent le plus grand bien. Il en aurait besoin pour se contrôler dans les minutes qui suivraient.
Sans plus de manières, il entra dans la cellule. Il n'avait absolument pas prévenu de son arrivée et Antonio qui était dans le fond opposé de la pièce, adossé contre le mur, se releva d'un bond lorsqu'il vit une personne entrer. Lars songea aussitôt qu'avec les réflexes qu'il avait, il serait amusant de jouer avec ses nerfs, car en effet il semblait que le brun était prêt à prendre tous les risques existants pour sauver sa peau. Il put déceler de la surprise dans les yeux verts émeraude qui le toisaient, mais le malin l'avait rapidement dissimulée derrière un voile d'indifférence. Le blond se demanda combien de temps ils pourraient supporter la vision et la présence l'un de l'autre, aussi, il se posta sur le mur face à lui et le regarda s'ennuyer.
Antonio avait décidé d'ignorer sa présence, il ne le sentait pas menaçant pour le moment mais comme le blond n'avait pas bronché, il ne savait absolument pas ce qu'il était venu faire dans sa cellule. Après tout, il lui avait dit qu'il s'amuserait avec lui longtemps avant la fin, et il semblait tenir parole. Mais quel était son but dans l'immédiat ?
Les minutes passèrent. Elles étaient longues et nombreuses, durant lesquelles le brun sentait le regard du blond toujours posé sur lui. Lars, tout en réfléchissant, repensait aux paroles que sa sœur lui avait dites des années plus tôt, lorsqu'elle avait quitté ses côtés pour partir dans le camp de son ennemi.
« J'ai des relations avec qui je veux, tu ne lèveras pas un doigt sur lui. Antonio est quelqu'un de bien, tu ne veux simplement pas le reconnaître mais crois moi, je ne te laisserai pas plus longtemps décider pour moi de mes fréquentations... Grand frère... Je suis désolée... »
L'amère défaite qu'il avait ressentie en laissant partir sa sœur ne l'avait jamais quitté. A ses yeux, elle était surtout partie par caprice et cela il ne pouvait le supporter.
« Je me demande quel goût ont ses lèvres... » Lui avait-elle dit, par provocation. Ce jour là, une dispute avait éclaté entre eux. En fait, il détestait Antonio non pas parce que c'était quelqu'un de fondamentalement mauvais et qui avait voulu du mal à sa sœur, mais pour ce qu'il représentait à ses yeux : Il était celui qui avait détruit les liens les plus précieux qu'il entretenait avec les membres de sa famille. Même Francis avait rejoint son camp, bien qu'il ait déjà quitté le sien depuis très longtemps... Mais un frère, qu'il fusse demi frère ou pas, resterait toujours un frère. Cependant, une sœur ce n'était pas pareil... Il devait la... protéger. S'était-il déjà passé quoi que ce soit entre elle et ce brun insolent ? Ses lèvres brûlaient de poser la question. Son regard s'était fait tellement intense qu'Antonio qui lui tournait à présent le dos, sentait sa nuque le picoter atrocement. Il finit enfin par se retourner. Lars ouvrit la bouche, mais il ne parvint à émettre qu'un grognement hostile. La question était restée bloquée dans sa gorge, et de toute façon il n'avait même pas envie de discuter avec cet idiot, ni même de chercher à l'excuser.
Je sais pourquoi tu me détestes. Déclara Antonio, comme s'il avait lu ses pensées.
Tch.
Et je peux te garantir qu'il ne s'est rien passé. Acheva-t-il, pour couper court aux pensées de Lars.
Le brun était énervé par les regards instants des yeux bleus et perçants de l'autre. Il était agacé par les tics qui passaient sur le visage que le blond s'efforçait de garder neutre et renfrogné. Sa présence lui était tout juste supportable à présent, car Lars lui avait terriblement donné de fil à retordre. Et pour la première fois, ils se retrouvaient face à face tous les deux, seuls. Et pourtant la communication ne se faisait pas, ils testaient simplement la patience l'un de l'autre. Mais Antonio était un joueur, et il lui fallait de l'action au bout d'un moment. Aussi, il prit la parole et se lança dans la provocation.
Tu perds ton temps, Lars. Et tu ne me fais pas peur du tout. Commença-t-il d'un ton très calme.
Dans le regard du blond s'étaient allumées les étincelles dansantes de la curiosité et de la rancœur.
Tu as l'esprit tranquille parce que je suis à bord de la Rose Noire, et que tu as Arthur pour allié. Mais de toi à moi, je ne te redoute pas.
Il avait eu l'air sérieux, grave et impressionnant jusqu'à présent, les sourcils de Lars s'étaient déformés dans un signe d'incrédulité, jusqu'à ce qu'Antonio rajoute d'une manière qui n'appartenait qu'à lui – sa manière si spéciale de pondre des phrases sans rapport avec le reste en plein milieu d'une situation critique - :
Par contre, tu serais trop mignon en plus jeune avec une robe, et un peu plus souriant !
Lars en avait assez entendu pour être parfaitement persuadé que ce gars était le plus grand crétin du cosmos, sa bouche affichait à présent un rictus moqueur, tandis qu'il s'approchait lentement d'Antonio.
Ah vraiment... Tu crois ça ?
Il était à présent à deux pas d'Antonio qui n'avait pas esquissé un seul mouvement pour s'esquiver et qui soutenait son regard. Visiblement, ça l'amusait.
Oui, c'est ce que je crois.
Une idée germa dans l'esprit de Lars.
« Je me demande quel goût ont ses lèvres... »
Une idée provocante.
« Il ne s'est rien passé. »
Une idée qui lui assurerait une victoire personnelle sur sa sœur, et une vengeance qui écœurerait même celui qui se trouvait en face de lui.
Il porta le joint à sa bouche et en tira une grande bouffée, avant de pousser l'autre vers le mur. Il était forcé de reculer pour ne pas se faire écraser les pieds, mais il ne s'esquivait pas.
Peu importait si ce qu'il comptait faire était insensé, il devait le faire, par satisfaction personnelle. Il devait tester.
à quoi tu joues ? Demanda froidement le brun.
Il le regarda, lui souffla la fumée au visage, avant de prendre une nouvelle grande bouffée et de jeter le joint par terre. Rapidement, il le saisit par les poignets et le plaqua contre le mur avec vivacité. La seconde qui suivit, il avait posé ses lèvres sur celles de celui qu'il haïssait et tentait d'en forcer le passage. Sous la stupéfaction et l'incompréhension, Antonio se sentit fébrile. Il sentait ses jambes trembler et n'eut même pas pour premier réflexe de le repousser mais plutôt de protester, de vouloir demander une explication. Grosse erreur car la pression caressante qu'exerçait Lars et qui était au premier abord d'une étrange douceur s'était subitement mutée en un violent duel entre eux, au cours duquel il suffit d'une seconde au blond pour lui souffler la fumée de la drogue. Antonio qui tentait de reprendre sa respiration en même temps n'eût pas le temps de réagir, car tout s'était passé très vite. Il avait l'impression d'étouffer et lorsqu'on commence avec un mauvais réflexe, on les enchaîne jusqu'à notre perte. Il s'était fait avoir comme un bleu, et Lars, une fois qu'il eût accompli ce qu'il avait à accomplir, s'éloigna de lui avec un sourire mi-satisfait, mi-cruel tandis que l'autre toussait pour reprendre son souffle.
L'air penaud, ahuri et complètement hagard d'Antonio l'avait empli de satisfaction, il adorait voir ses adversaires déstabilisés. Et dans peu de temps, la drogue ferait son effet. Le brun le foudroya du regard, mais découragé et se doutant de ce qui risquait de l'attendre, il préféra ne pas rejouer la carte de la provocation. Il s'en voulait de s'être fait rouler de la sorte. Le sourire au lèvres, Lars sortit de la pièce.
Amuse-toi bien. Lui dit-il.
Et tandis que l'autre s'asseyait par terre, il sortit de la pièce pour le laisser en proie à ses vieux démons. Le subit malaise mêlé d'une excitation satisfaite qu'avait ressenti le blond le poussait à abandonner l'autre là. Il avait eu une petite revanche, mais il devait lui faire payer beaucoup plus. Une fois qu'il eût refermé la porte et qu'il l'eût verrouillée derrière lui, il se passa la langue sur les lèvres...
… Café.
C'est ainsi que se conclut se chapitre. C'était pour moi l'occasion de commencer à lever des mystères sur le pourquoi du comment ils se sont retrouvés à se promener dans l'espace. J'espère qu'il vous a plu, mais ça ce n'est que la partie émergée de l'iceberg, donc bon courage car vous êtes pas au bout de vos peines. J'aime les scénarios à la con avec des trucs complètement tordus et chtarbés. J'essaie de donner la parole à un peu tous les personnages car tous le méritent ! Et puis, ce n'est pas parce qu'un personnage ne sera pas « en couple » qu'il faut nécessairement lui jeter un discrédit dessus. Je parle surtout pour Belgique, car bien que je ne sois pas fan de ce personnage, je l'apprécie bien et ça m'exaspère qu'un personnage soit rabaissé au profit d'un autre ! Oui, je milite pour sauver les PMA (Personnages Mal-Aimés). Belgique est parfois vue comme la « casseuse de yaoi », mais vous voyez, elle casse pas nécessairement tout quand on sait ou la caser sans qu'elle ait un rôle de potiche inutile 8D
Vous aimez toujours ? C'est la première fois que j'écris ce genre de scène... 8D
Damnation ! La période des fins d'années est une période qui est toujours critique pour moi ! En effet, étant née une semaine avant Noël, ma famille a décidé de faire un groupir de Noël et des autres anniversaires de fin d'année pour Dimanche qui vient (donc le jour de mon annif T.T) donc en gros ce sera la méga teuf et comme ça fait deux mois et demi que j'ai pas le net chez moi, vous aurez sûrement pas de chapitre la semaine qui vient. Et la semaine qui suit, c'est pas sûr non plus. Donc dans trois semaines vous aurez soit un chapitre normal, soit un méga chapitre qui compte pour trois chapitres, soit trois chapitres séparés. Ça dépend de mon humeur et de ma disponibilité. Parce que oui, bien sûr, je travaille les Dimanche de fin d'année 8D (Je remercie particulièrement tous les chefs d'entreprises cupides de la grande distribution qui aiment nous exploiter les jours fériés et les jours de repos).
Patience mes amis, patience ! Bientôt j'aurai ma revanche ! (en plus, parmi les gens qui travaillent dans les grands magasins... Ben la plupart savent pas écrire. Je... Qu'est-ce que je fous là-bas ?)
PS : Pour « yaoi » le correcteur orthographique me propose : Yaourt, Yaoundé, Yacine et Yanis o.O
Pour Kiku il me propose Kiki ( … no comment ) et Feliciano, on me propose Fellation... O.O mais c'est quoi ce correcteur orthographique pervers de mes deux ? DX
Une review = un bisou !
Pas de review = j'envoie Pierre pour vous agresser.
