Je l'aime et lui me hait

Auteur: Isaae

Rating: M

Pairing: SS/HP

Résumé: Harry Potter est fou amoureux de Severus Snape, qui lui le hait. Du moins c'est ce dont il est persuadé, peut-être et peut-être pas...

Chapitre 7

Je me réveille et je me sens beaucoup moins mou. C'est assez désagréable de se réveiller quand tout ce qu'on demande c'est de dormir et de ne pas avoir à réfléchir. Ce qu'on est, apparemment, absolument pas disposé à m'accorder.

Je voudrais juste pouvoir dormir et sentir l'odeur de Snape... Mais surtout pas qu'il me parle. Pitié ça me donne trop à réfléchir ! Je referme les yeux dans une vaine tentative pour retrouver le sommeil. Je sombre vaguement quand j'entends des bruits de pas. Je ne bouge pas d'un centimètre et tente de faire semblant de dormir.

- Je ne sais pas si vous comptez faire semblant de dormir longtemps mais pour votre information je n'ai pas tout mon temps à vous consacrer.

Je retîns avec peine un soupir et ouvrit les yeux. Tant pis pour la réflexion l'odeur au moins est là.

- Vous êtes moins pâle. Vous avez bien dormi ?

- Assez.

- Alors... Donc...

Snape sortî des notes qu'il semblait avoir pris comme "règles" pour la cohabitation, pour rendre la chose plus... administrative. Et des pages il y en avait pas mal.

- Vous intégrerez...

Je suis sûr qu'il s'est retenu de dire "envahir".

- Mes appartements...

Vous avez vu comment il insiste sur le "mes" ?

- Samedi prochain.

C'est moi ou il y avait comme un accent désespéré dans "prochain" ?

- Le château sera pratiquemment vide, c'est pour cela que vous venez chez moi étant donné que vos amis partent eux aussi.

Je me redressai sur le lit pour m'asseoir et être à peu près à sa hauteur, oubliant que je ne portait en fait qu'un bas de pyjama. Le regard froid de Snape changea brutalement il devînt brûlant et s'attarda sur chaque centimètre carré de peau découverte. Je sentî une chaleur m'envahir le cou pour monter jusqu'aux joues. Mais si j'avais remonter la couverture j'aurais été ridicule. Le regard de Snape se fît insistant, j'avais de plus en plus chaud. Mais il finit par détourner les yeux.

Je suis censé bien le prendre...?

- Je vous attendrais devant la Grande Salle avec vos affaires à 20h00 tapantes !

- Bien, professeur.

- Voulez-vous à nouveau la même potion que hier pour vous sentir relaxé ?

- Euh...

L'aspect me fait un peu hésiter...

- Oui, s'il vous plaît.

Il se leva avec l'intention de se retirer pour me laisser seul.

- Je vous l'apporterai tout à l'heure. Je vous laisse.

Il jeta un dernier coup d'oeil à mon torse dénudé et allait partir quand, dans un geste désespéré – et un peu brusque - je m'accrochai à sa manche.

- Oui, Potter ?

- Je... Euh...

J'étais légèrement écarlate et n'osait pas le regardait.

- Le... jeu continue ?

- Je ne vous ais pas dit qu'il s'arrêtai.

- Vous... Vous pourriez...

- Oui ?

- Vous... baissez un... peu... Parce que... je... ne peux pas trop... bouger...

Il sembla réfléchir et finit par se pencher.

Le contact de ses lèvres me fis perdre le peu de forces qu'il me restait. Un tourbillon de sensations m'envahit et je perdis pied. Quand il recula, j'étouffai un vague grognement et luilanaçait un regard gourmand.

- Je pense que ça suffit pour aujourd'hui...

Aujourd'hui ?!

- ...

- Cela n'a pas l'air d'être votre avis...

- Pas vraiment.

- Mr Potter, vous allez m'avoir pour vous tout seul pendant les vacances et je pense que vous en aurez assez bien avant la fin.

- C'est vous qui le dites.

- Hé bien nous verrons. Sur ce, je vous laisse, je vous apporterai la potion dans quelques heures pendant ce temps tachez de vous détendre.

Severus Snape reparti et je n'eut pas d'autres visites de la journée. Le soir Ron et Hermione passèrent rapidement mais j'attendais avec impatience le retour de Snape. La veille des vacances il passa en coup de vent, déçu, je ne compris que quelques minutes après pourquoi il était parti si vite. Malfoy entra dans l'infirmerie en regardant tout autour de lui pour voir s'il y avait quelqu'un. Je ne l'avais jamais vu comme ça... Cela me fît une drôle d'impression. Il me lança un regard furtif puis se dirigea d'un pas décidé vers moi.

- Bonsoir, dit-il.

Sous le choc je ne répondit pas tout de suite. Puis reprenant mes esprits malgrè l'étonnement qu'il vienne me voir et même si cela ne présageait rien de bon, je répondai.

- Bonsoir.

Si il me dit qu'il s'inquiètait je vous fait un arrêt cardiaque.

- Qu'est-ce que tu as ?

Je ne comprends rien à cette scène absolument pas logique.

- En quoi ça te regarde ?

- Je suis désolé.

Je ne comprends toujours pas.

- De... Quoi ?

- De ça.

Après avoir prononcé ces mots, il brandit sa baguette et ferma les rideaux autour de mon lit.

- Qu'est-ce que tu fais ?

Je n'obtins pas de réponse. Je n'eus pas le temps de réagir et d'attraper ma baguette avant qu'il ne m'ait lancé un sortilège.

- Impero.[ je ne sais plus quelle est la formule de l'Impérium ' alors si ce n'est pas ça excusez-moi XD Ne bouge pas, ne dis rien.

Je me retrouvai immobilisé dans mon lit, l'appréhension me tenait les entrailles. J'étais à la merci de Malfoy et je me demandais ce qu'il comptait me faire. Contre toute attente, il n'usa pas de la torture à laquelle je m'attendais. Il se leva, grimpa sur le lit et se mit à califourchon sur moi.

Mais qu'est-ce qu'il fait ?

Il approcha ses lèvres et m'embrassa doucement. Tout mon corps hurlait son refus mais aucun son ne pu sortir de ma bouche à présent souillée de celle de Malfoy. Il lacha mes lèvres et me regarda.

Je lui lançai un regard haineux que je parvenait difficilement à lui envoyer à cause de l'Impardonnable et lui ordonnant silencieusement d'arrêter tout de suite. Mais il fit comme si de rien était.

- Rends-moi mon baiser. Dit-il en approchant ses lèvres.

Contre mon grè je me rapprochai de lui et l'embrassai. Sa langue fit intrusion dans ma bouche et un dégoût profond s'empara de mon estomac mais j'y répondai quand même, les gestes guidés par le sortilège. Quand il me relâcha mon regard avait un peu changé à la haine s'ajoutait le dégoût mais il n'y prêta pas plus attention. Ses mains se posèrent sur mon torse couvert par une veste de pyjama qu'il entreprit de défaire. Ses mains profanes se mirent à parcourir ma peau découverte, je fus pris d'un frisson incontrôlable.

- Arrête. Ordonna t-il

Le frisson cessa immédiatemment, je commencai vraiment à avoir peur de ce qui allait suivre. Je voulais que mon premier soit Snape pas... Lui. Ses mains me rendaient malade, il se remit à m'embrasser. Une envie de vomir commençait à me prendre.

- Touche-moi.

Le peu de conscience qu'il me restait se dressa contre cet ordre de toute sa force et n'obéit pas mais il m'épuisa et je ne pouvais pas en éviter un autre.

- Tu ne veux pas ? Tant pis.

Il repoussa les couvertures et dirigea ses mains vers mon pantalon. Ma tête hurla un grand "non" mais seulement ma tête et cela ne servait à rien. Il me regarda dans les yeux avec une étrange lueur à l'intérieur. Mon regard avait complètement changé toute haine avait disparue mon regard lui hurlait de ne pas faire ça.

- Je sais très bien ce que tu essaie de me dire. Mais... Je dois te voler à lui... Avoue que ce n'est pas désagréable...

Qu'il arrête, qu'il arrête, qu'il arrête, qu'il arrête, qu'il arrête, qu'il arrête...

Il posa sa main sur mon entrejambes qui réagit à ma plus grande honte. Je n'avais pas envie de lui, c'était une simple réaction physique... Et je m'en serai passé.

- Tes deux cerveaux ne semblent pas d'accord l'un avec l'autre. Dit-il avec une lueur de sadisme dans les yeux.

Je t'emmerde Malfoy !!! Arrête ça tout de suite !!!

- Hé oui, tu ne peux rien dire, je te l'ai ordonné.

Sa main passa sous le dernier vêtement. J'oublais tout mon orgeuil et lui lançais un regard suppliant mais en vain. Mon esprit cessa toute lutte, des larmes coulèrent le long de mes joues et je ne réagissait plus, quelque chose s'était brisé. Je voulais juste que cela s'arrête, que cela finisse.

- Tu es étrangement beau quand tu pleures.

J'avais peur de la suite, j'en avait déjà assez eu, je ne tiendrai pas. Des pas se firent entendre au loin et Malfoy descendit du lit. Il me remit juste le bas correctement.

- C'est dommage, je ne t'ai volé à lui qu'en partie... Pour l'instant.

Il déposa ses lèvres répugnantes sur mon torse.

- Tu te demande pourquoi ? Parce que je te déteste Potter et c'est encore meilleur.

Il s'approcha de mon oreille.

- Si tu dis quoi que ce soit à qui que ce soit je vais dire à Snape que tu l'aime... A en mourir.

Il savait que je ne dirais rien à cause de ça. Ce serait tout gâcher. Mais n'était-ce pas déjà trop tard ?

- A bientôt.

Il sortî rapidement tandis que les pas se rapprochaient toujours plus. Le sortilège ne fut pas levé tout de suite. Les pas se rapprochèrent et je continuai à pleurer en silence. Quelqu'un entra et les rideaux furent tirés d'un seul coup. Severus Snape avec un pot à la main.

- J'ai inversé les pots. Je suis navr... Que se passe t-il ?

En me voyant il en lacha le pot. L'Impardonnable fut levé et je me couvrit rapidement. Je me recroquevillai sur moi-même. Mes larmes coulaient encore, je ne pouvais pas les retenir malgrè la honte que je ressentai.

- Potter ? Que s'est-il passé ? Parlez-moi !

OoOoO

Qu'est-ce qui a bien pu le mettre dans cet état ? On dirait qu'il est... Anéanti.

- Pourquoi êtes-vous à demi-nu ?

- S'il vous plaît... Professeur...

- Oui ?

- Je veux quitter l'infirmerie...

- Pardon ?

- Je ne veux pas rester... ici.

Je ne savais pas quoi répondre. J'étais perdu par ce qu'il demandait. Mais vu l'état dans lequel il était...

- Je vais vous emmener dans mes appartements, je serai juste obligé de m'occuper de vous une journée de plus.

- Merci...

Je le pris dans mes bras, il était tremblant. Il nicha son nez dans mon cou comme la nuit où il dormait et ne bougea plus. Je l'entendait sangloter faiblement, je vis sa veste ouverte et la fermai d'un coup de baguette. Je ne voulais pas réfléchir à ce qui l'avait rendu comme ça car je risquai de perdre le contrôle de mes origines avides de sang par pure vengeance.

Pourtant, je voulais savoir ce qu'il s'était passé. Pour la première fois de ma vie – en dehors de mes songes – je prononcai son prénom.

- Harry ? Que s'est-il passé ?

- Je... C'est lui... Il m'a...

Il ne finit pas sa phrase et se remit à pleurer en silence. Je n'ajoutai rien pour ne pas le brusquer.

Moi Severus Snape, ne pas brusquer un élève... On aura tout vu.

Comment la situation avait-elle pu évoluer à ce point ? Il y a quinze jours je le haïssai et là je me retrouvai à le consoler. C'était vraiment très éloigné de mes habitudes. Je l'emportai jusqu'à mes appartements et le déposai dans mon lit ayant l'intention de le veiller vu son état. Il s'était endormi pendant le trajet, je devais donc prendre mon mal en patience avant d'obtenir une réponse à mes questions. Son sommeil fût très agité mais il ne produit pas le moindre son.