Je l'aime et lui me hait

Auteur: Isaae

Rating: M

Pairing: SS/HP

Résumé: Harry Potter est fou amoureux de Severus Snape, qui lui le hait. Du moins c'est ce dont il est persuadé, peut-être et peut-être pas...

Réponses aux reviews:

Baka Mee : Le problème avec Rogue (dans mon histoire après les autres je ne sais pas :) )c'est qu'il cache tous ses sentiments mais que parfois il a de gros gros moments de faiblesse alors il pète un câble quoi.

Je comprends que le fait qu'il soit soûl t'ai gênée mais j'ai seulement dit qu'il était soûl :D, j'ai pas dit de son plein gré.

Lady Morgane Slytherin : Le coup où il est trempé comme une soupe au bord du lac à rire comme un dément (comme tu dis :), c'est plus un délire personnel lol

Yachiru07 : Je suis toujours sadique. J'adore finir sur un moment crucial (au risque de me faire assassiner :D).

Vous êtes plusieurs à demander ce qu'il s'est passé entre le moment où Harry était avec Draco et celui dans lequel il s'est retrouvé à l'infirmerie. Vous verrez plus tard. Peut-être. XD

message auteur: Je suis désolée mais je ne peux pas répondre à toutes les reviews, après ce sera plus long que le chapitre :/. Alors si je n'ai pas répondu au vôtre excusez-moi.

Chapitre 11

Et maintenant je faisais comment ? Ou plutôt je faisais quoi ? Ca m'avait fait tellement de bien qu'il me prenne dans ses bras mais tellement de mal en même temps. Pourquoi c'était si dur ? Pourquoi j'avais si mal et pas lui ? Pourquoi tout me tombai dessus en même temps ? Je détestai cette infirmerie anesthésiante mais je ne voulais pas en sortir. Dehors c'était la vraie vie. Dehors la vie reprenais son cours et ses droits. Dehors il y avait Malfoy qui pouvait m'attraper à tout moment. Dehors il y avait la preuve que c'était terminé. Dehors il y avait tout mes mensonges et mes faux-semblants qu'il fallait continuer, encore.

Allez il fallait que j'aille traîner ma carcasse vide dans son terrible quotidien. Mme Pomfresh m'avait dit que ça ne servait à rien de me garder plus longtemps, que je ferais mieux de retourner en cours. Une peur indicible me tenait mais je ne soufflai mot et je sortai. Je marchai normalement tout en faisant attention à chaque coin et tournant afin d'éviter Malfoy. Je parvins jusqu'à la salle commune sans trop d'encombres. Je passai la porte et Hermione me fonca dessus pour me serrer dans ses bras.

- Harry ! Je suis contente que tu soit enfin sorti !

Moi, pas vraiment.

- Tu as compris tout ce que je t'ai expliqué ? Tu es prêt à retourner en cours ?

- Euh... Oui, je pense.

- Salut Harry !

- Ah, salut Ron.

La chevelure abondante d'Hermione m'avait caché Ron.

- Euh, il est tard et je suis fatigué malgrè que je me soit reposé une semaine à l'infirmerie alors je vais aller me coucher.

- Très bien.

J'avais un peu menti. J'étais fatigué mais pas au point d'aller me coucher tout de suite. Mais qu'est-ce que j'aurais pu faire d'autre ? Je n'avais pas envie de parler. Je voulais juste être tranquille pourtant le sommeil ne me disait rien de bon. Je me suis posé sur mon lit et j'ai regardé par la fenêtre, loin dans mes pensées à repenser à ces vacances merveilleuses qui ne dataient que de deux semaines mais qui semblaient à des années lumières de mon présent.

- Harry ?

- ... Oui ?

- Qu'est-ce qui ne vas pas ?

- Rien. Ca va.

- Pourquoi tu mens ?

- Ron... S'il te plaît... Je n'ai pas envie d'en parler.

- Mais on s'inquiète !

- Je suis désolé, je ne peux pas en parler.

- Alors quand tu pourras viens me voir.

- Je ne peux pas te le promettre... Mais j'essaierai.

- C'est déjà ça. Bon je vais me coucher. Bonne nuit.

- Bonne nuit.

Je me suis allongé sur mon lit et j'ai regardé le plafond. Pendant des heures. Je devenais vraiment fou je crois. Mais je ne me sentais pas à l'aise ici. Alors je me levai le plus discretement possible pour ne réveiller personne. Je prîs ma cape d'invisibilité. Mais cette nuit-là, j'eu la mauvaise idée d'oublier la carte du maraudeur.

J'allai dans le tour d'astronomie contempler les étoiles pour éviter de penser au chaos de mon existence. J'étais assis sur le bord d'une fenêtre. J'ai dû m'assoupir je ne me souvenais pas très bien. Mais je me suis retrouvé avec Malfoy à califourchon sur moi. J'étais paniqué, ma respiration coupé dans le même état qu'après mon entrevue avec Snape. Pourtant je ne pouvais pas bouger. Ses yeux me regardaient sous toutes les coutures, sans pudeur. Ca me dégoûtait et je ne pouvais rien faire. Ses lèvres se posèrent sur les miennes doucement. J'étouffais par mon manque de souffle et lui il m'embrassait. J'avais envie de vomir. Mon impuissance à le repousser était insupportable. Ses mains se baladaient sur moi et un frisson d'horreur me parcourait l'échine. Je fermai les yeux le plus fort que je pouvais pour ne pas voir ça. Je senti sa main à travers mon pantalon, il commençait à déboucler ma ceinture. Je ne voulais pas ça. Non ! Pas encore ! Sa main allait passer mon boxer quand je tentai de rassembler toutes mes forces pour le repousser. J'ouvris les yeux et me rendit compte que j''étais dans la tour d'astronomie. J'étais tombé du bord de la fenêtre en me réveillant en sursaut. J'étais sur le sol froid et rassurant.

- ... Ce n'était qu'un cauchemar...? Ouf, je me sens mieux.

Quitte à être vraiment fou je peux au moins me parler tout seul.

- Et il ne fait que commencer.

Je sursautai en entendant cette voix que je haïssai. Malfoy sorti de l'ombre et me regarda un sourire ironique aux lèvres. Ma tête m'ordonna de m'enfuir, ce que je fis le plus vite que je pus. Je courais encore et encore à en perdre haleine et je regrettai de ne pas avoir la carte du maraudeur pour savoir où il était. Malheureusement le problème avec Poudlard n'est pas seulement qu'il est immense mais que en plus de nuit on ne reconnait rien. Alors, bien sûr, je me suis perdu.

Je ne savais pas si il me courait après mais j'avais l'impression d'être une bête traquée. Je guettai chaque bruit, chaque ombre mouvante térrifié à l'idée qu'il me trouve. Cette tension me pesait énormément et je sentai une boule d'angoisse se former dans mon estomac et une nouvelle crise d'angoisse se profiler dangereusement. Je sortai à peine de l'infirmerie que j'avais déjà l'impression que j'allais y retourner.

Alors je décidai que plutôt que de me laisser traquer j'allais tenter de lui échapper. J'ouvrais une porte, je m'y engouffrai je marchai le plus discretement possible puis j'ouvrais une nouvelles porte et je marchai encore et encore dans n'importe quelle direction. A un moment j'entendis des pas, désespéré j'augmentai l'allure toujours aussi perdu dans ces couloirs sans fin. Je n'avais absolument pas l'impression qu'ils s'éloignaient pour autant. Alors je me suis remis à courir à un tournant je percutai quelqu'un, si violemment que j'en tombai au sol.

- Petit merdeux d'élève ! Imbécile ! Triple buse ! Goule malodorante ! Cerveau ramolli ! Larve pestilentielle ! ...

Je n'entendais même pas le discours plutôt désagréable de Snape tellement j'étais heureux de tomber sur lui plutôt que sur... L'autre. Il sembla se calmer un peu et me dévisagea l'air abasourdi – voir Snape avec cette expression était vraiment très drôle -. Je sentai un fou rire me chatouiller l'estomac que je retins tant bien que mal.

- Allez-vous m'expliquer le pourquoi de votre présence ici en pleine nuit ?

- Euh... Je n'arrivais pas à dormir... J'avais l'impression d'être un lion en cage alors...

- Evitez ce genre de métaphores je vous prie.

- Je me suis posé sur une fenêtre et je me suis endormi...

- Consternant.

- Hum... Professeur... Vous pourriez me préciser où nous sommes s'il vous plaît ?

- Seriez-vous somnambule ?

- Non mais je me suis perdu.

Il me lança un regard semblant dire "vous êtes bien trop profond pour que je puisse vous enfoncer davantage".

- Près des cachots.

Je ne me souviens pas être descendu pourtant...

- Retournez à votre dortoir et venez me voir après votre cours dernier cours demain que je vous mette en retenue.

- Euh... D'accord.

- Maintenant déguerpissez.

- Professeur juste une dernière chose...

- Quoi ? Répondit-il au comble de l'exaspération.

- C'est par où ?

Il leva les yeux au ciel encore plus que d'habitude et me désigna la direction qui se trouvai derrière lui.

- Merci.

Je passai derrière lui et me remis à courir. Mais je ne parvins pas jusqu'à mon dortoir sans encombres. J'allais pour passer un embranchement quand une main blafârde sortie de l'ombre et me saisit le poignet brutalement à tel point que je failli en tomber à la renverse. Je me retrouvai face à un Malfoy qui semblait sortir de nulle part sous la lumière de la lune. Un sourire désagréable se dessinait sur ses lèvres.

- Je savais bien que tu chercherais à retourner dans ton dortoir à un moment où un autre.

- Malfoy... Fous moi la paix.

- Non, dit-il d'une voix doucereuse

- Mais qu'est-ce que tu me veux à la fin ?

- Pour l'instant je ne sais pas exactement mais ne t'en fais pas je vais trouver. Tu me donne beaucoup d'imagination...

- Je m'en passerai.

- Evite le sarcasme avec moi.

- Connard.

Non. Je t'interdit de me parler sur ce ton. Il colla sa bouche à mon oreille en me le chuchotant doucement.

Il me poussa contre un mur et se colla à moi. Je tournai la tête pour ne pas le regarder. Il prîs mon menton entre ses doigts et me força à le regarder.

- Regarde-moi.

Un étau me saisit le cou et je ne pouvais plus bouger le cou, obligé de le regarder. Il approcha ses lèvres des miennes, les frola une fois, deux fois, trois fois et les saisies entres les siennes. Un frisson glacé me parcouru stoppé par ses bras m'enserrant la taille. Il parcourut ma carotide de sa langue, laissant un sillon sur ma gorge comme marque de son passage.

J'ai peur. Je me sens faible et impuissant face à lui. Je ne veux pas qu'il continue, je ne veux pas de ce souvenir pour mon premier. Je ne veux pas de lui.

- Laisse-moi, je t'en supplie. Je ne veux pas...

- Je suis désolé mais je ne peux pas.

- Mais pourquoi ? Qu'est-ce que je t'ai fait ?

- Tu me hantes jour et nuit... C'est insupportable...

- Je n'y peux rien moi...

- Je pense que si. Pleure pour moi... Tu es si beau quand tu pleures... Que je puisse te regarder faire en sachant que c'est à cause de moi... Que je fais partie de ta vie, que je peux l'influencer...

- Que faites vous ?!

Je regardai dans la direction de la voix, horrifié et soulagé à la fois. Snape était là et nous regardait Malfoy et moi collés contre mon gré mais ce n'est pas le tableau que lui devait voir étant donné le regard qu'il me lança. Malfoy se détacha de moi l'air déçu et s'enfuit rapidement. Snape ne souffla pas un mot, il me regarda quelques instants. Son regard était lourd de sentiments, je vis de l'étonnement, de la colère, et une lueur de déception qui me transperça le coeur. Mes lèvres restèrent elles aussi scellées, incapables d'émettre le moindre son sous ce regard qui me tuait sur place. Il tourna les talons après m'avoir lancé une dernière pointe de déception.

- Attendez !

Il se retourna sans dire un mot.

- Ce n'est pas ce que vous croyez !

- Et qu'est-ce que je crois M. Potter ?

Son ton était glacial, accusateur, sans appel.

- S'il vous plaît croyez-moi !

- Tout ce que je crois c'est qu'apparemment vous vous consolez vite.

- Non ! C'est faux !

- Prouvez le moi.

- Severus... C'est...

- Je vous interdit d'utiliser mon prénom.

Une aiguille de plus dans mon coeur.

- C'est lui professeur...

- C'est lui quoi ?!

Son ton est encore pire, son regard aussi. Je ne peux dire un mot de plus. Il me bloque. Un long silence s'installe et il finit par repartir.

Une nouvelle crise d'angoisse me saisit les entrailles. Je cours dans la direction opposée le plus longtemps que je peux et quand je n'en peux plus j'entre dans la première salle qui se présente et est ouverte. Je m'écroule au sol sans forces assailli par mes sentiments. Son regard me hante encore, j'ai mal, j'ai tellement mal. J'en ai assez de souffrir, mon souffle me manque. Pourquoi tout s'accumule toujours pour m'étouffer ? Chacun de mes muscles commence à se tétaniser et je finis par sombrer dans l'inconscience.

Tout est noir. J'ai chaud et froid, je tremble et je marche sans m'arrêter. Une ombre passe dans mon champ de vision plusieurs fois mais je n'arrive pas à la distinguer clairement. Je vois un grand manteau noir et quelque chose briller. Une aube grisâtre se lève révélant les contours de ce que je ne distinguait pas. Le soleil sombre qui se lève se reflète dans la faux qui brillait tout à l'heure et le manteau noir laisse apparaître un squelette impassible à travers la capuche.

La Grande Faucheuse...

Elle lève son immense faux sur moi et l'abbat d'un geste rapide. Je ne ressent rien mais je me sens mieux. Je n'ai plus ni chaud ni froid. Je ne vais ni bien ni mal. Je ressent un profond sentiment d'hébétude. Pourtant je sens que l'on me secoue l'épaule, que l'on cherche à m'éloigner de cet état si reposant.

J'ouvre péniblement les yeux. Je me réveille à nouveau dans l'infirmerie.

- Je ne tiens pas à ce que vous vous abonniez M. Potter...

- Je n'y tiens pas non plus.

- Alors il va falloir trouver une solution.

J'en ai trouvé une, ne vous en faites pas...