Blabla de l'auteur : Hello everyone… J'espère que vous allez tous bien. Voici pour vous le nouveau chapitre. Avant de vous laissez découvrir les nouvelles péripéties de notre personnage, voiçi les RAR )

TTW (super la rev avec pleins de fautes mais si tu veux je connais de super bon prof de français mdr.. Always a pleasure bzz), juju88480 (Et bien merci pour ton enthousiasme.. voici la suite sans plus attendre. On espère qu'elle te plaira tout autant), MiniMagicCcolours (Hi, en effet Mitchie a un très fort caractère ce que tu vas pouvoir découvrir dans les chapitres à venir… C'est également dur pour les parents et c'est pas fini. Voilà la réponse à certaines de tes attentes. Bonne lecture à bientôt), hOpeNess ou NeWne§ ou nEss (que dire pour toi miss à part encore sorry de te faire subir ca, mais merci encore de venir lire et de mettre un mot.. Oh et un conseil arrête vraiment la caféine mdr.. Oh et pr les noms tu y es presque Lol, Biz miss), MissLizzie (Hi, Mitchie est infernale, c'est un fait et ca va pas s'arranger de suite. Voici pour toi la rencontre et plus encore. Merci a++), Lady Hope (Hiya, et non elle peut pas déprimer en paix. Voici la suite et on espère qu'elle te plaira).

Voilà je vous laisse maintenant avec ce chapitre en espérant qu'il vous plaise autant que les premiers. Enjoy )

Disclaimer : Rien ne nous appartient, tout est à celui qui a eu la brillante idée de cet univers, soit Disney ! Nous, on emprunte, pour un petit temps, et promis, on remettra tout en place à la fin !

Dès le lendemain matin, Connie nota un léger changement chez sa fille. Et pour cause ! Habituellement lorsqu'elle sortait de sa chambre, elle laissait sa musique à l'étage. Or ce matin-là, quand Mitchie arriva dans la cuisine, ses écouteurs semblaient vissés à ses oreilles. Néanmoins, sa mère la salua avec le sourire mais ça bien sur Mitchie ne pouvait le voir. Marchant toujours les bras tendus en avant, elle s'assit à table et plongea malencontreusement ses doigts dans son assiette. Tout en pestant, elle secoua sa main, avant de chercher à tâtons de quoi s'essuyer. Sa mère dut se mordre la joue pour ne pas lui tendre une serviette.

Une fois qu'elle eut terminé son repas, elle remonta et on entendit quelques minutes plus tard l'eau couler dans la salle de bain. Pour la première fois depuis son accident, elle prit un bain se relaxant totalement et s'enivrant des senteurs florales. Elle resta ainsi une petite heure, puis ressortit rejoindre sa chambre. Elle tira machinalement les draps et appela sa mère :

« - Tu pourrais passer l'aspirateur, s'il te plait ?

« - Et si tu essayais de le faire par toi-même ?

« - Euh … et bien en fait j'ai peur d'aspirer quelque chose que je ne devrais pas, fit-elle inquiète.

Sa mère la rassura et lui confia l'appareil. Elle resta avec elle pour la guider, la stoppant lorsqu'elle s'approchait trop près d'un objet. Seulement, alors que la tâche n'aurait du prendre que quelques minutes, il leur fallut bien plus longtemps. En effet Mitchie profitait des interruptions pour parler avec sa mère et tentait vainement de la faire changer d'avis. Connie ne fut cependant pas dupe et comprit aisément le jeu de sa fille. Elle fut donc intraitable. Ce n'était en aucun cas parce qu'elle essayait de changer en s'appliquant à faire le ménage dans sa chambre, qu'elle allait échapper à sa thérapie.

Quand la pièce fut propre, elles en reparlèrent quelques minutes et la jeune femme finit par s'énerver, arguant que sa mère ne la comprenait pas.

« - Je ne te comprends pas, répéta sa mère blessée. Alors là c'est la meilleure. J'essaie de te comprendre figure toi, je te jure que j'essaie mais tu ne m'aides pas… tu ne nous aides pas. Tu t'enfermes dans ton monde enfin dans ta chambre, sans me laisser t'approcher, comment suis-je sensée réagir ? Te laisser toute seule te renfermer sur toi-même sans rien faire ? T'aider en te mâchant le travail pour que tu ne laisses plus personne t'approcher ? Cet accident, qui t'as rendue temporairement aveugle, n'a pas affecté que toi, mais ton père et moi également. Je n'en peux plus Mitchie, soupira Connie. Te voir dépérir un peu plus chaque jour est atroce. On en a déjà parlé tu le sais. Mais là c'est trop. Tu ne manges même plus, tu ne joues plus, tu refuses tout dialogue et toute activité et si c'est malsain pour ta santé, c'est une réelle souffrance pour nous ! Tu ne fais plus rien d'autre que passer tes journées sur ton lit, ta musique dans les oreilles et j'en peux plus… Alors, tu vas te faire suivre par quelqu'un ! Que ce soit par ce musicologue Scott Gray ou par un psy classique, mais quelqu'un va t'aider à sortir de cette spirale dans laquelle tu t'es enfermée. Puisque nous n'y arrivons manifestement pas nous même.

Sur cette tirade, Connie la regarda, les yeux tristes et embrassa sa joue avant de partir. Restée seule, Mitchie observa l'endroit qu'elle pensait être la sortie de la chambre et réfléchit. Etrangement, elle avait toujours pensé qu'elle était la seule victime de cette bousculade. C'était peut être égoïste… surement. Mais lorsque sa mère l'avait embrassée, elle avait sentit sa joue humide et l'image de sa mère en pleurs, s'était imposée dans son esprit. Elle se leva donc doucement de son lit et sortit sans bruit. Elle écouta le silence de la maison et nota que sa mère était dans la buanderie. Elle s'y dirigea.

Levant le nez de son activité, Connie vit sa fille dans l'encadrement de la porte en train de se tordre les mains nerveusement. Intriguée, elle l'appela pour savoir ce qu'elle voulait.

« - Je … D'accord, soupira-t-elle. Je ferais cette musicothérapie, si ça peut te faire plaisir. Je ne sais pas si ça marchera mais … On peut toujours essayer !

Elle accompagna ces quatre mots d'un sourire léger et sa mère lâcha la serviette qu'elle repliait pour la prendre contre elle.

« - Merci, ma chérie. Vu que tu acceptes, je vais essayer de convaincre ton père de te rendre ta porte, si tu promets de ne plus t'enfermer.

« - D'accord si tu ne me piques plus mon ipod !

« - ça marche, à condition qu'il quitte tes oreilles quand on est avec des gens !

« - Très bien, soupira-t-elle.

Au soir, lorsque Steve revint, Connie lui fit part des exigences, autant que des promesses de leur enfant. Il alla donc remettre le panneau de bois avant de l'embrasser.

Au fond d'elle, Mitchie n'avait pas changé d'avis et avait même complètement abandonnée l'idée qu'elle reverrait un jour, mais ce qu'il s'était passé dans la buanderie, lui avait ouvert les yeux. La prochaine fois qu'elle voudrait quelque chose, elle n'aurait qu'à promettre de faire des progrès dans un domaine pour l'obtenir.

« ça ressemble à du chantage, tout ça, songea-t-elle. Et je n'aime pas ça ! »

Sa mère alla au rendez-vous du musicothérapeute et fut ravie de le revoir. Il l'invita à s'asseoir au salon et elle nota le piano à queue qui s'y trouvait.

« - C'est pour mes leçons, mais il sert également à mon fils !

« - Je vois.

« - Mitchie va mieux ?

« - Vous savez qu'elle est sortie de l'hôpital mais de là à dire qu'il y a du changement … C'est moins sûr ! Elle s'est beaucoup renfermée sur elle-même et refuse de sortir. Elle a même chassé ses amis, leur interdisant de lui rendre visite.

« - Le schéma classique, soupira-t-il. Bien, dites-moi en quoi, vous pensez que suivre une musicothérapie l'aiderait.

« - Et bien, comme je vous l'ai dit, elle …

« - C'est moi, t'es rentré, demanda une voix masculine.

« - Je suis au salon Shane. Mon fils, ajouta-t-il pour la mère de famille.

« - Oh ! Je dérange, demanda-t-il en arrivant.

« - A peine ! Je te présente Connie Torrès, la mère de la jeune femme dont je t'ai parlé…

« - Celle qui a eu un accident sur la plage ?

« - Exact, sourit Connie. Ravie de vous connaître !

« - De même ! … Dites-moi, après ça elle compte retourner regarder cette immense étendue d'eau insipide et inutile ?

« - Aucune idée ! Finalement, Jay a pu continuer de jouer de la guitare, contra-t-elle.

« - Je monte, dit-il pour esquiver la question. Ravi de vous avoir rencontré madame Torrès. Et encore désolé !

Aussitôt, il fila dans sa chambre et ils sourirent avant de reprendre sérieusement. Connie lui raconta le retour de sa fille, son nouveau silence, son attitude et son nouveau mode de vie. Il lui posa quelques questions de temps à autre, puis soupira.

« - A ce que vous me dites, elle refuse de jouer ! Le problème, c'est que si elle accepte de venir, elle le devra ! Du piano ou de la guitare, mais faudra qu'elle fasse de la musique.

« - Elle le sait ! Elle m'a promit de faire des efforts, même si je suis loin de la revoir gaie comme un pinson.

« - Effectivement, il va falloir vous armer de patience. J'ai vu certains patients bloquer pendant des mois, avant qu'on aperçoive un infime changement. Donc quoi qu'il advienne, ne vous découragez pas !

La mère de famille soupira, ça allait être dur. Ils évoquèrent ensuite l'association qu'il avait montée avec certains collègues. Ils avaient monté d'autres centres spécialisés dans différentes formes d'art. Il y avait le théâtre, la photo, le cinéma, le dessin ou encore la peinture. Connie en apprit beaucoup durant cet entretien. Elle finit par prendre rendez vous pour une consultation avec sa fille le mardi suivant. Elle le remercia ensuite pour lui avoir accordé un peu de son temps et repartir.

Shane descendit presque aussitôt pour parler un peu avec son père. Souriant Scott lui parla de la jeune femme qu'il allait recevoir, puis aménagea un espace dans son emploi du temps pour elle.

« - Rassure-moi, elle connaît la gamme ?

« - Euh oui, pourquoi, demanda-t-il perdu.

« - Parce que autant Armando est gentil mais il est vraiment nul.

« - Il n'a que dix ans Shane, sois un peu conciliant…

« - Je le suis, mais ça fait trois mois que vous faites la même mélodie et il n'arrive toujours pas à l'assimiler. Il fait même de plus en plus de fausses notes, sourit-il.

« - Quand il la fera sans problème, c'est qu'il n'aura plus besoin de moi, déclara son père le nez dans son agenda.

Le refermant, il regarda son fils qui semblait septique, puis secouant la tête il retourna au salon, où il joua durant quelques minutes avant de monter dans son bureau. Resté seul, le jeune homme s'approcha à son tour de l'instrument et en caressa doucement le bois noir avant de s'asseoir. Il laissa doucement courir ses doigts sur les touches, puis joua sa chanson préférée en fermant les yeux. La berceuse que sa mère jouait souvent quand il était plus jeune.

De l'autre côté de la ville, Connie rentrait chez elle, en souriant, puis raconta l'entretien à son mari avant d'annoncer joyeusement à sa fille le rendez-vous qu'elles avaient le mardi suivant. Celle-ci grimaça plus qu'elle ne sourit, mais sa mère ne s'en offusqua pas, persuadée qu'elle changerait d'attitude durant les leçons.

Ils passèrent la soirée à parler de cette thérapie. Steve avait fait plusieurs recherches sur le sujet ne voulant pas que sa fille aille chez n'importe qui. Or, il s'avérait que le médecin dont parlait sa femme avait crée une association à but non lucratif, qui avait un site web leur permettant de se faire connaître et de décrire leur projet. Il se tourna ensuite vers Mitchie et l'observa. Elle ne semblait même pas entendre la conversation, répondant comme souvent par monosyllabe.

Pour sa part, elle ne voyait pas l'intérêt de s'étendre sur le sujet. Si elle faisait cette démarche, c'était plus pour rassurer sa mère, que pour son bien personnel. Elle était loin d'aimer sa nouvelle vie, mais elle s'y faisait doucement. Lorsqu'elle était dans sa chambre, elle apprenait à marcher seule, se tenant aux meubles ou aux murs et à présent elle parvenait à se déplacer sans problème. Surtout qu'elle détestait l'idée d'avoir une canne, préférant passer son temps à compter les pas qui séparait le point A du point B. C'était sa façon de faire …

Les trois jours passèrent rapidement, pour la jeune femme qui se déplaçait maintenant de plus en plus aisément chez elle. Elle s'appliquait aussi à écouter autour d'elle, pour le plus grand plaisir de sa mère. Bien qu'elle ignorait ce dernier point.

A dix heures le mardi, Connie vint la réveiller. Elles avaient rendez-vous à quatorze heures, mais elle sentait les réticences de Mitchie, aussi avait-elle prévue le fait qu'elle voudrait mettre plus longtemps pour se préparer et retarder l'échéance. Aussi, quelle ne fut pas sa surprise de la voir descendre à onze heures et demie, prête à partir. Etrangement, elle s'assit dans la cuisine et se tourna vers la fenêtre. Sa mère s'inquiéta de son silence et essaya d'engager la conversation, sans néanmoins réussir à délier la langue de sa fille. Elles restèrent donc une heure à meubler le silence, puis la jeune femme la prévint qu'elle allait écouter la télé.

« - En fait je ferais mieux d'écouter la radio, dit-elle pour elle-même.

Connie sourit, mais ne dis rien essayant de comprendre comment sa fille voyait la vie qu'elle aimait à présent.

A treize heures trente, elles montèrent en voiture et même si Mitchie prit sa musique, elle ne l'a mit pas pour autant. Elle se contenta de ses lunettes et de ce qui passait à la radio. Durant le trajet, elle s'amusa à compter le nombre de virage à droite, puis à gauche et enfin le moteur s'arrêta. Malgré elle, elle soupira mais descendit sans aide. Toutefois, sachant que c'était la première fois qu'elle venait elle attendit patiemment que sa mère l'aide.

Lui prenant le bras, Connie la conduisit à la porte et frappa. Ce fut Scott qui vint ouvrir.

« - Bonjour madame Torrès. Voici Mitchie, si je ne m'abuse ? Mais je vous en pris entrez !

La jeune femme nota qu'il avait une voix chaleureuse et soupira mentalement. Il les guida au salon et une nouvelle fois, elle enclencha son compteur avant de s'asseoir.

« Douze pas, puis deux marches avant la porte, retint-elle, puis treize pas pour aller au salon et s'asseoir ! »

Durant les premières minutes du rendez-vous, elle se tut, les laissant disserter sur cette thérapie alternative, préférant pour ne pas changer, s'abîmer dans ses pensées. Malgré elle, elle nota une odeur particulière et les interrompit sans le vouloir.

« - Qui met le CK One de Calvin Klein, réfléchit-elle à voix haute.

« - Mon fils. Comment reconnais-tu cette odeur ?

« - Pres … Un camarade de classe sent la même chose, éluda-t-elle.

« - Je vois. Ta mère m'a dit que tu aimais la musique et que tu en jouais plutôt bien.

« - Exact, je jouais, dit-elle en insistant sur ce mot. Maintenant, je me contente de l'écouter.

« - Tu es consciente qu'en acceptant de suivre cette thérapie par la musique, tu devras en rejouer à nouveau et non plus simplement l'écouter ?

« - Maman me l'a dit en effet.

« - Tu nous jouerais quelque chose ?

« - Je croyais qu'on était là pour discuter, se braqua-t-elle. A aucun moment, je devais jouer aujourd'hui.

« - Exact ! Aujourd'hui, tu peux refuser. Mais je voudrais connaître ton niveau en musique.

« - Quand je voyais, je jouais … Correctement, dit-elle modestement, maintenant que je ne vois même pas les touches, je joues mal forcément.

« - Pas nécessairement ! Regarde ray Charles, il était aveugle et pourtant ça n'en était pas moins un pianiste hors pair.

La porte claqua à ce moment-là, la faisant sursauter, puis trois démarches différentes gravirent les escaliers.

« - Excusez-moi quelques instants.

Sur ces mots, Scott se leva et sortit de la pièce en refermant derrière lui. Il appela ensuite son fils. Shane arriva presque aussitôt et lui demanda ce qu'il voulait.

« - Je suis en rendez-vous avec une nouvelle patiente, vous pouvez attendre un peu pour jouer ?

« - Sans problème ! On a nos maths à finir de toute façon…

Il le remercia et tandis que l'un retournait dans sa chambre donner les directives, le médecin revint dans la salle de musique. Il réitéra sa demande et en soupirant elle accepta. Il la guida jusqu'au piano et lui demanda ce qu'elle voulait jouer. La jeune femme choisit Für Elize de Mozart.

Mitchie souffla pour se donner du courage, puis doucement appuya sur les touches. Seulement, à mesure que le morceau avançait, elle ressentit ce plaisir qui l'envahissait à chaque fois. Ce sentiment indescriptible qui la fit sourire doucement. A la fin du morceau, elle laissa ses doigts en suspens ne sachant pas quoi faire et tout en la remerciant, il la reconduisit à sa place.

« - Je me demandais, fit-il songeur. Où est ta canne ?

« - J'en ai pas… Et je n'en veux pas !

« - Alors comment fais-tu pour te déplacer ?

« - Comme tout le monde. Je mets un pied devant l'autre.

Sentant dans son ton qu'elle n'appréciait guère ses questions, il revint sur le morceau qu'elle venait de jouer. Il la complimenta et décréta qu'elle avait beaucoup de talent. Certes elle n'avait pas autant de talent qu'une musicienne professionnelle, mais pour une joueuse amatrice elle se débrouillait vraiment bien. Connie recommença à lui parler de la jeune femme, alors que de son côté il l'observait, intrigué. Elle semblait complètement se renfermer sur elle, lorsqu'elle ne parlait plus. Seulement Connie lui avait précisé qu'elle n'avait jamais aimé prendre la parole. Il soupira en songeant à tout le travail psychologique qu'il y avait à faire. Il avait tout de même remarqué ce petit sourire qu'elle avait eu lorsqu'elle jouait. Il lui restait plus qu'à faire ressortir cette partie de la jeune femme pour la faire ensuite guérir.

Avant qu'elles ne partent, il fut convenu qu'elle viendrait trois fois par semaine pour le moment, à commencer par le lendemain. Lorsqu'il ferma la porte derrière elles, il souffla. Montant à l'étage, il nota sans surprise la présence de Nate et Jason et frappa à la porte laissée entre-ouverte.

« - C'est bon, elles sont parties, vous êtes libres de jouer.

« - Tu vas la prendre finalement ? Non, parce qu'elle n'a pas besoin de cours, on dirait. Si c'est elle qui a joué, j'entends, fit son fils en le fixant.

« - Oui, elle viendra tous les lundi, mercredi et vendredi à seize heures. Par contre, elle semble détester le dialogue, les interruptions, en bref le monde extérieur, je voudrais donc te demander de ne pas venir quand elle est dans la maison ?

« - Euh, ouais, si ça peut l'aider… Je me ferais discret.

« - Merci !

Rassuré, il retourna en bas et deux minutes plus tard, la musique raisonna dans toute la maison.

Pendant ce temps, Connie rentra chez elle et guida sa fille jusqu'à l'entrée s'étonnant malgré tout de la voir monter les marches comme si elle voyait à nouveau. Mitchie s'enferma aussitôt dans sa chambre et peu après, sa mère put entendre la musique. Voyant un nouveau progrès, là où il n'y en avait peut-être pas, elle reprit ses activités de la journée à savoir diriger son entreprise à distance.

« Heureusement que je peux compter sur mon assistante, songea-t-elle, sinon j'étais bonne pour mettre la clé sous la porte. Ceci dit, j'irais bien faire un tour ! »

Elle y réfléchit quelques minutes, puis monta à l'étage avant de frapper doucement à la porte de sa fille.

« - Je voulais aller voir à Connie's Cook si tout se passe bien, tu m'accompagnerais ?

« - Je suis obligée j'imagine ?

« - Légèrement, acquiesça sa mère.

Sans un mot, Mitchie éteignit sa musique, puis reprit son ipod ainsi que ses lunettes avant de retourner dans la voiture. Durant le trajet, elle s'enquit de l'entreprise de sa mère et quand le moteur se coupa Connie la regarda.

« - Tu n'es pas obligée de venir à l'intérieur, si tu ne le souhaites pas !

« - Je vais rester ici, avec ma musique, décida-t-elle, mais ferme à clé, s'il te plait.

« - Très bien !

Elle sortit aussitôt et verrouilla les portes. Elle entra ensuite dans sa boutique et Anne lui fit un récapitulatif des évènements de la semaine. Tandis que Connie pénétrait dans les cuisines, elle put apprécier les différentes odeurs de repas. Cette ambiance, avec les coups de bourre peu avant les heures de repas et l'agitation qui s'en suivait, commençait à lui manquer sérieusement. Pour autant, elle ne se voyait pas renoncer à veiller au bien de sa fille.

« Et puis, Anne fait de l'excellent travail, se dit-elle en voyant les chiffres en hausse. »

Quand elle revint à sa voiture, une heure plus tard, elle voulut s'excuser du temps d'attente, mais Mitchie souriait en écoutant une station de radio.

« - J'ai pas été trop longue ?

« - Non ça va !

Sans un mot de plus, Connie remit le contact et les ramena à la maison. Une fois encore, Mitchie monta directement dans sa chambre et passa le reste de la journée allongée sur son lit.

Le lendemain, Connie vint pour la réveiller vers neuf heures, mais la trouva assise en tailleur, en train de caresser sa guitare. Seulement, avant qu'elle ne puisse lui demander ce qu'elle avait, la jeune femme se leva, reposa l'instrument sur son support et descendit manger en songeant à sa première leçon. Elle n'avait aucune envie de retourner chez ce thérapeute, seulement elle avait donné sa parole. Aussi, elle se prépara comme chaque fois, prenant les vêtements que sa mère lui avait sorti afin d'éviter les fautes de goûts, puis resta dans sa chambre jusqu'à ce que sa mère vienne lui demander de descendre manger.

Le repas se passa dans le calme. Mitchie parce qu'elle n'éprouvait plus le besoin de combler le silence et Connie préférait essayer de comprendre comment faisait sa fille pour ne pas se cogner quand elle marchait sans canne.

Une demi-heure avant le rendez-vous, elles montèrent en voiture, direction la maison de Scott Gray. Elles arrivèrent quelques minutes en avance, mais le thérapeute les fit entrer en souriant.

« - Je termine quelque chose et je suis à vous, dit-il avant de reprendre le téléphone.

En attendant qu'il finisse sa conversation téléphonique, Mitchie écouta la maison et à nouveau sentit le parfum qu'utilisait Preston. Cette pensée loin de lui être agréable l'énerva et malgré elle, elle tapa du pied en rythme. Sa mère lui fit les gros yeux sans qu'elle ne puisse, évidemment, les voir et le médecin les rejoignit.

« - Bien, Madame Torrès, je vais vous demander de ne pas intervenir quoi qu'il se passe, l'informa-t-il.

Elle acquiesça et s'assit au fond de la pièce alors qu'il demandait à sa fille, comment elle allait et si elle souhaitait parler un peu. Se heurtant à un non définitif, il la guida au piano et entreprit de la faire jouer quelques morceaux de musique classiques.

« - Ta mère m'a dit que tu composais.

« - Plus maintenant ! Et je refuse de jouer ce que j'écris !

« - Et pourquoi donc ?

« - C'est simple, se braqua-t-elle, parce que d'une vous seriez incapable de me dire si oui ou non je me trompe, de deux parce que je refuse que vous m'analysiez en fonction de ce que j'écris ! Et puis tout ça, les compos, le chant, la guitare, c'était avant ! Quand je voyais et que j'aimais ma vie ? J'ai promis à ma mère d'assister à vos séances en bonne élève, alors je viens. De plus, il faut jouer, ça fait partit du contrat donc je joue. Mais en aucun cas, c'était prévu que je vous joue ce que je compose. C'est une partie de ma vie qui ne vous regarde pas.

Connie voulut lui demander de se calmer mais il l'en dissuada d'un geste de la main. Visiblement, elle avait besoin d'extérioriser sa peine et selon lui, il ne fallait en aucun cas l'en empêcher. Ça lui ferait beaucoup de bien. Aussi, faisant comme si elle ne criait pas, il lui demanda les raisons de cette séparation qu'elle installait entre ce qu'elle appelait sa vie d'avant et sa vie actuelle. Pour toute réponse, la jeune femme, appuya sur plusieurs touches d'un coup et grimaçant il changea de conversation.

A la fin de la séance, il lui demanda d'attendre dehors le temps qu'il parle avec Connie et sans aide, elle se leva et sortit de la pièce. Son intention première était de sortir de la maison seulement le parfum était encore plus présent et malgré ses paupières closes, elle tourna la tête dans tous les sens, cherchant d'où venait l'odeur.

Ayant fini ses devoirs, Shane descendit dans la cuisine afin de se désaltérer. En plus, il était réellement intrigué. La nouvelle patiente de son père, semblait réellement douée en musique et il voulait connaître son visage. Aussi lorsque la porte du salon s'ouvrit, il s'avança pour essayer de l'apercevoir. Il fut surpris de constater qu'elle semblait avoir son âge. Elle commença à se diriger vers la porte, sans l'aide d'une canne ce qui l'étonna, mais elle s'arrêta soudainement, son attitude montrant qu'elle cherchait quelque chose. Il voulut lui demander ce que c'était lorsqu'il se souvint des paroles de son père. Elle détestait et avait peur du monde extérieur. Soupirant mentalement, il refusa de bouger se contentant de l'observer. Elle avait encore ses lunettes dans ses mains et il se demandait de quelle couleur étaient ses yeux. Finalement, elle se tourna en direction de la porte et fronça les sourcils. Revenant en arrière, elle se mit dos à la porte du salon et marcha jusqu'à la porte d'entrée. Elle chercha, à tâtons, la poignée, puis l'ouvrit avant de marcher sans hésitation vers une voiture blanche. Elle se tourna, s'appuya contre et remit ses lunettes. Il aperçut ensuite son lecteur de musique, lorsqu'elle mit les écouteurs dans ses oreilles. Il en était sûr elle l'avait sentie… il continua de la regarder et la trouva belle… en plus d'être douée.

Voilà, on espère que ca vous a plut et je vous donne rendez vous pour la suite aussi tôt que possible. Bonne vacance pour ce qui en on l'occasion et bon courage pour les autres ;)

C & TTW