By Mia
NY911
Résumé: Suite de «Plus un petite fille»
Emy's POV
Ca fait une semaine qu'il m'a envoyé ce sms. Depuis plus de nouvelle. J'ai essayé de ne pas trop penser au fait qu'il doit m'appeler et j'ai réussi, un peu, en fait pas du tout. Je pense à lui tout le temps, c'est une catastrophe.
J'ai repris les cours, les profs ont été conciliants, vu ce qui c'est passé; Beebs est à côté de moi, il me parle et je n'écoute pas. C'est à ce moment là que j'ai entendu mon portable sonner. J'ai regardé le numéro, c'était lui. Mon cœur s'est emballé, j'ai tout à coup eu un peu peur, j'espérais beaucoup de ce coup de fil/sms ou n'importe quoi mais là d'un coup, j'ai eu l'impression que peut être j'espérais trop. Bosco n'était pas connu pour être quelqu'un de très…Bref, j'ai respiré un grand coup puis j'ai lu le sms «Dîner ce soir 19h chez moi? B» Toute mon angoisse s'est envolé et sans réfléchir, j'ai tout de suite répondu «Ok. A ce soir. E»
E- YES!
Be- Qu'est ce qu'il y a?
E- Rien, j'ai un rendez-vous ce soir.
Be- T'a écouté ce que je t'ai dit? Martins a rallongé le cours. On fini à 20 heures.
E- C'est pas vrai…Il faut que je
Be- Non, on est déjà en retard.
Il m'a entraîné jusqu'à notre amphi.
Au même moment dans 55 Charly.
M- T'a l'air bizarre.
B- Pourquoi tu dis ça?
M- Je ne sais pas, t'a l'air pensif; t'a des problèmes?
Bosco's POV
Lorsqu'elle m'a dit ça, je me suis dit, si elle savait dans quoi j'étais sur le point de m'embarquer…J'avais pris la décision de l'appeler une semaine auparavant et là je faisais le premier pas.
La journée est passé lentement et bien entendu, on est arrivé au central en retard, il était quasiment 19h30. J'étais définitivement furax.
B- Putain! T'avances! On n'a pas toute la soirée!
M- Du calme Bosco!
J'ai claqué la porte de la cellule et nous nous sommes dirigés vers les bureaux.
B- Et en plus il y a la paperasse!
M- T'es pressé, t'a un rendez-vous?
D- Qui a un rendez-vous?
M- Bosco
B- Non! J'ai envie de rentrer chez moi, ce n'est pas un crime!
M- Si tu veux, je m'occupe de la paperasse.
B- Merci Monroe, je te le revaudrais.
J'ai regardé l'heure 19h40. Je me suis rué au vestiaire; Sully et Davis étaient déjà là. Je sentais leurs yeux sur moi.
B- Quoi!
Su- Rien, t'a l'air bien pressé ce soir.
Je n'ai rien ajouté; je me suis dépêché de me changer et je suis ressorti quasiment en courant. J'ai essayé de la joindre mais je suis tombé sur son répondeur.
B- Ecoute Em, je suis désolé, je suis en retard. Je viens de sortir du boulot. Rappelle moi.
Je me disais qu'il y avait toujours un truc qui clochait. J'étais sur le chemin du retour lorsque mon portable a sonné.
B- Allo?
E- Bos, c'est moi. Je viens d'avoir ton message. Ce n'est pas grave, de toute façon je viens à peine de sortir de cours, on a eu un contretemps alors le temps que j'arrive, je…
B- Si tu veux, je viens te chercher, je ne suis pas à un détour près.
E- T'as pas à te déranger… Je peux me débrouiller.
B- Ne t'inquiètes pas. J'arrive, bouge pas. J'en ai pour 10 minutes.
E- Ok, à tout de suite.
Lorsque je suis arrivé sur le campus, j'ai longé les bâtiments quelques minutes avant de l'apercevoir. Un garçon attendait à côté d'elle. Grand, blond avec des lunettes, une tête de premier de la classe.
Je me suis arrêté, je les ai vu arriver vers moi.
Be- Waou! Qu'est ce qui est arrivé à cette voiture?
B- Elle s'est faite mitrailler. Ca va Emy?
E- Ouai. Salut Beebs
Be- Salut.
Le trajet dans la voiture s'est fait relativement tranquillement, nous avons un peu parlé de ce que nous avions fait depuis une semaine. Je venais de garer ma voiture dans le parking privatif lorsque j'ai entendu Em éclater de rire.
B- Qu'est ce qu'il y a?
E- La tête de Beebs lorsqu'il a vu ta voiture!
B- Ouai, il n'a pas eu l'air rassuré. Je n'ai pas encore pris le temps de la faire réparer.
E- Elle a de la gueule, à mon avis personne ne va tenter de la voler.
…
B- Vas y entre…Installe toi. Tu veux boire quelque chose?
E- Oui, un coca.
B- Tiens. Je te laisse, je n'ai pas eu le temps de prendre de douche.
E- Vas y, prends ton temps.
J'ai rapidement pris ma douche et je me suis changé, quand je suis revenu elle était au salon, regardant des photos accrochées au mur tout en écoutant de la musique.
B- Ca va?
E- Oui, je regardais les photos, je ne pensais pas que tu écoutais ce genre de musique…du reggae…Bob.
B- Et oui, si ça sort de cette pièce, je saurais qui a vendu la mèche. Bon, t'a faim?
E- Je suis affamé.
J'ai préparé le repas, les fameuses pâtes au basilic avec copeau de parmesan. Nous avons discuté tout en buvant une bonne bouteille.
B- Un peu de vin?
E- Je ne suis pas sûre. Je n'ai pas l'habitude, je n'y connais rien.
B- C'est du chianti, t'a juste à apprécier. Un fond.
E- D'accord…Mmm. Pas mauvais.
B- Tu vois.
Nous avons finalement apprécié le repas. La situation s'est détendue, nous n'avions pas parlé de nous mais le fait que j'ai accepté de l'appeler et qu'elle soit là était un bon indicateur de notre situation.
Tout s'est éclaircis lorsqu'elle m'a enlacé par derrière au moment où je faisais la vaisselle. J'ai tout laissé tomber, je me suis retourné et je l'ai pris dans mes bras. Je ne sais pas combien de temps j'ai passé à l'embrasser. Je la collais au frigo pressant mon corps contre le sien et remontant ma jambe droite entre les siennes. Je m'arrêtais pour la regarder et tracer le contour de ses lèvres de mon pouce. Je l'embrassais à nouveau sans la quitter des yeux, c'est au moment où je l'ai attrapé pour la poser sur le comptoir que j'ai tout arrêté. J'ai tourné la tête vers l'horloge.
B- Tu devrais peut être appeler chez toi pour leur dire que…
E- J'ai déjà appelé pour leur dire que je ne dormais pas à la maison.
Je l'ai regardé avec un froncement de sourcil.
B- Entreprenante, j'aime.
E- Je sais.
Je ne lui ai pas laissé le temps d'ajouter autre chose, nous avons pris le chemin de ma chambre.
J'ai été dérangé par le jour, je me suis retourné et je me suis aperçu qu'elle n'était plus là. J'ai regardé l'heure, 8 heures passées. Je me suis levé pour aller à la salle de bain, j'y ai trouvé Emilie dans une toute petite serviette.
B- J'adore te voir en serviette.
E- Est ce que je peux t'emprunter ta brosse à dent?
B- Vas y. Café et toast?
E- Oui, j'arrive.
Je l'ai finalement emmené à la fac puis je suis rentré chez moi. J'étais de bonne humeur, tout semblait si simple quand elle était là.
Emy's POV
Ca fait trois semaines que Bos et moi sommes ensemble. Tout est parfait, même si ce n'est pas toujours évident. On sort de temps en temps mais on passe beaucoup de temps chez lui. La peur de tomber sur quelqu'un qu'il connaît ou pire, sur mes parents.
J'ai fini mes examens, je suis en vacances, enfin et je fais une licence de lettres modernes l'an prochain.
Aujourd'hui Bos m'a appelé en me disant de le rejoindre à notre bar, un endroit sympa, chaleureux et pommé c'est pour ça que c'est le notre. Il était mystérieux au téléphone et je crois que je me fais un peu de souci sur ce qu'il va m'annoncer.
B- Emy, je suis là.
E- Ca va?
B- Ouai.
E- T'avais l'air mystérieux quand tu m'a dit que t'avais un truc à me dire.
B- Oui, assieds toi…Ca te dis Miami?
E- Quoi?
B- Oui, je suis en vacance à la fin de la semaine, tu as fini les cours et je me disais qu'on pourrait fêter tes exams; partir une semaine en vacance tous les 2.
E- Oui!
Je me suis jeté à son cou.
E- Ca va être trop cool, tous les deux, sans personne.
B- Bon, je vais faire les réservations.
E- Attend…qu'est ce que je vais dire à mes parents?
B- Tu peux dire que tu vas fêter tes exams avec des copains, Sacha ou Beeeeeeebs.
E- Arrête de rigoler.
B- C'est un surnom tellement ridicule.
E- Stop. C'est mieux que Barnaby.
B- Alors…Je fais les réservations?
E- Oui. Par contre…
B- Par contre?
E- Si je veux que Sacha nous couvre, il va falloir que je lui raconte.
B- Tu n'en a parlé à personne?
E- Non.
B- Fais comme tu le sens…Tu veux prendre un café?
E- Non, je n'ai pas le temps, je dois rentrer. Je vais me faire toute petite si je dois leur annoncer que je pars en vacance, autant se les mettre dans la poche.
B- Ok. Appelle moi.
Je suis rentrée à la maison. Tout le monde était là et ils ont été surpris de me voir rentrer tôt. J'étais de moins en moins à la maison et je passais souvent la nuit chez Bos; ils se posaient beaucoup de questions, ils me posaient beaucoup de questions auxquelles je ne répondais pas. Vu ce que j'avais dû vivre quelques semaines auparavant, ils étaient plutôt conciliant, plus qu'ils ne l'auraient été autrement.
Je sais qu'ils se faisaient du souci mais je ne pouvais rien leur dire; la seule chose qu'ils savaient c'est que oui j'avais un copain «B» pour Ben bien entendu, non je ne voulais rien dire sur lui. Si j'avais dit quelque chose, ça aurait signifié la fin de ma relation avec Bos, j'en étais sûr et je ne m'imaginais déjà pas sans lui.
F- Ca fait plaisir que tu rentres tôt pour une fois.
E- Oui, je me suis dit qu'il fallait que je fasse un effort.
Fr- Et on apprécie, n'est ce pas Faith?
F- Tout à fait. Tu n'avais rien de prévu ce soir?
E- Si par là tu me demandes discrètement si je ne devais pas le voir ce soir, non, je lui ai dit que je passais la soirée en famille, qu'on se verrait juste avant que je ne parte en vacances.
Fr- Tu pars en vacance?
E- Oui, Sacha et moi on compte partir en Floride, vacances entre filles histoire de décompresser.
Fr- Tu comptes partir quand?
E- On a encore rien fixé, certainement ce week-end.
F- Vous comptez aller où exactement?
E- On a rien de prévu, on voulait être mobiles.
Le repas s'est bien passé, la pilule également. Ils n'ont pas été suspicieux, pas de questions; je m'en suis bien sortie. La seconde étape s'était Sacha justement. On devait manger toute les deux le lendemain et s'est là que je me suis mise à table.
E- Sacha, j'ai un énorme service à te demander.
S- Tout ce que tu veux.
E- Attend, vraiment énorme et il faut que tu gardes ça secret.
S- Qu'est ce qui se passe? Tu m'inquiètes.
E- T'inquiètes, ce n'est pas grave. C'est important c'est tout. Voilà, tu avais raison, je vois quelqu'un.
S- Je le savais! C'est qui?
E- Bosco.
S- Bosco?...L'officier Boscorelli?
E- Chuuut! Moins fort! Oui!
S- Il a quel âge? Ce n'était pas le partenaire de ta mère?
E- Il a 31 ans mais ce n'est pas important. Oui il était le partenaire de ma mère c'est pour ça que c'est délicat.
S- Depuis quand?
E- …Et bien ça a commencé quand on s'est retrouvé tous les deux en cavale.
S- C'est trop!
E- Oui bon, il m'emmène en vacance à Miami pour entre autre fêter mes exams.
S- Et t'a besoin de quelqu'un pour te couvrir.
E- T'es la seule à le savoir, s'il te plait, je t'en serais éternellement reconnaissante…S'il te plaiiiiiit.
S- D'accord. Mais il faut être raccord. Tu vas dire quoi à tes parents?...D'accord, tu leur a déjà dit.
E- Oui, désolée. Je leur ai dit qu'on allait en Floride, qu'on allait visiter, pas être fixe et que ça allait être des vacances entre filles. Je savais que tu y allais avec ta cousine donc techniquement ça n'aurait été qu'un demi mensonge.
S- Ben voyons!
La deuxième étape était réglée; il ne restait plus qu'à appeler Bos. Il est venu me chercher à la fac; il m'a dit qu'on partirait certainement samedi. J'étais sur excitée, ça allait être trop sympa.
Nous étions jeudi et j'avais du mal à le quitter ce soir là alors je décidais de rester avec lui. En fait, j'avais de plus en plus de mal à me séparer de lui.
Nous nous étions installés devant la télé, je me sentais chez lui quasiment comme chez moi; j'avais d'ailleurs les clefs. Ca s'était fait naturellement, une fois j'en avais eu besoin pour fermer l'appartement et il m'avait dit de les garder.
J'étais dans la salle de bain, j'allais me laver les dents quand je me suis aperçu que j'avais encore oublié ma brosse à dent.
E- Bos, je peux emprunter ta brosse à dent?
B- Non.
Je suis resté bête. C'est là qu'il est apparu dans l'encadrement de la porte.
B- Regarde dans le placard, je t'en ai acheté une, ça évitera que tu empruntes la mienne.
Et il était reparti. J'ai ouvert le placard et j'ai trouvé la brosse dans son emballage. Je suis restée pensive pendant quelques secondes. Je l'ai posée dans le verre à côté de la sienne; je regardais ces deux brosses côtes à côtes. J'avais l'impression que cette simple brosse à dent nous faisait avancer dans notre relation.
Il ne cessait de m'étonner. C'était étrange car l'image de Bos que j'avais appris à connaître durant ces dernières semaines était diamétralement opposée de celle que j'avais vue toute mon enfance, le super flic, orgueilleux, avec un sale caractère, bien souvent de mauvaise humeur. Il pouvait être gentil, attentionné, très humain en fait. Je m'en étais aperçue lorsqu'il me parlait de certaines de ses affaires; maintenant je comprenais mieux comment maman avait pu le supporter durant toutes ces années.
Lorsque je me suis couchée, il était déjà allongé. Il m'a attrapé par la taille pour me tenir serré dans ses bras et nous nous sommes endormis dans les bras l'un de l'autre.
Je me suis réveillée la première comme d'habitude. En ce moment il était fatigué, je voyais bien qu'il avait bien besoin de vacances alors je me suis levé sans le réveiller.
Bosco's POV
J'ai été réveillé par l'odeur de café; c'est un truc que j'aimais, depuis que nous étions ensemble, je me réveillais quasiment tous les jours avec un petit déjeuner prêt. Je me suis levé, elle était en chemise, j'aimais la voir le matin au saut du lit dans n'importe quelle tenue. En fait j'aimais la voir chez moi tout simplement.
B- Il va falloir que je me dépêche.
E- Tu prends ton service plus tôt?
B- Je fais un double service pour ne pas avoir à travailler ce week-end et pour qu'on puisse partir samedi en début d'après-midi. Tu vas faire quoi aujourd'hui?
E- Je vais faire quelques courses, préparer mon sac, aller à la bibliothèque et passer du temps à la maison. Il faut en plus que je briefe Sacha. Elle viendra me chercher et c'est elle qui me déposera chez toi.
B- Ok.
Je suis arrivé au boulot, c'était mon dernier jour avant mes vacances et j'étais de bonne humeur, en fait, c'est vrai que depuis que j'étais avec elle, j'étais de meilleure humeur et de nombreuses personnes s'en étaient aperçues. Davis, Monroe et Sully avaient bien essayé de me tirer les vers du nez mais je n'avais rien voulu dire. Ils avaient même essayé d'envoyer Faith mais je l'évitais comme la peste. La seule chose qu'ils savaient c'est que j'avais une femme dans ma vie qui apparemment avait un effet agréablement apaisant sur moi. J'avais cru comprendre qu'ils étaient prêts à la remercier personnellement pour ça.
La journée a été très longue et j'ai apprécié de rentrer chez moi le soir, j'en pouvais plus. Je suis tombé comme une masse sur le canapé. Je me suis levé de bonne heure le lendemain pour aller vérifier la voiture, huile, bougis, pneus et j'ai fait le plein d'essence.
A- 13 heures je l'attendais en bas devant l'immeuble. Elle et Sacha sont arrivées peu après. Elle rigolaient toutes les 2 et lorsque Sacha m'a vu elle a paru intimidée.
B- Salut les filles!
S- Officier Boscorelli
B- Tu peux m'appeler Bosco. Merci pour ce que tu fais.
S- Pas de quoi. Bon, allez Emilie, je dois y aller, Bree m'attend. Passez de bonnes vacances tous les deux.
E- Merci Sacha. On reste en contact au cas ou.
J'ai récupéré ses affaires et nous sommes partis. Nous nous sommes relayé sur la route, je me suis étonné quand j'ai accepté de lui laisser conduire ma Mustang pour pouvoir me reposer. Nous avons choisi de longer la côte. C'était tellement agréable de vivre normalement, sortir main dans la main, s'embrasser en public, ne pas se cacher, aller dans des endroits publics, au resto, au parc, à la plage... Partout quoi.
Nous sommes arrivés à Miami lundi. Nous avons visité de nombreux endroits, nous sommes également allés voir Jamie. C'était vraiment bien, je n'avais jamais passé des vacances aussi reposantes avec une fille, pas d'engueulade. Tout était simple avec elle. Elle n'était pas compliquée, comparé aux autres femmes avec qui j'avais été, je pouvais dire qu'elle était vraiment facile à vivre. Et le truc que j'ai découvert c'est que la manière qu'elle avait de manger sa glace me rendait complètement dingue. Elle croquait systématiquement tous ses cornets et lorsqu'elle utilisait une cuillère, elle avait une façon de la lécher…elle me donnait envie de lui sauter dessus rien qu'à la regarder.
Bref, ça a été les meilleures vacances que j'ai passé et le retour a été difficile, je n'étais pas du tout pressé de rentrer.
Emy's POV
Ca fait deux semaines que nous sommes rentrés, ça a été dur; surtout quand on a vécu normalement. Je le sens de plus en plus pensif, plusieurs fois je suis passée chez lui à l'improviste et il n'était pas là. Je sens qu'il s'éloigne et je n'arrive rien à faire pour l'en empêcher.
Bosco's POV
Ma journée a été difficile, j'ai quasiment tabasé un type qui s'en était pris à Monroe. En plus de tout ce que j'ai dans la tête, c'est bien ma veine! Je me suis assis dans les vestiaires, je n'ai pas vraiment envie de rentrer.
C'est là que j'ai croisé Faith, en fait je ne l'ai pas entendu entrer, je me suis aperçu de sa présence qu'une fois assise à côté de moi.
F- Qu'est ce qui te mets dans cet état? C'est à cause d'aujourd'hui?
B- Non.
F- C'est quoi alors? Encore une femme? Celle que tu fréquentes?
B- Quoi?
F- Oh arrête, je te connais. Tu sembles pensif, sur les nerfs. Parle moi d'elle.
B- Non.
F- Et bien, toi qui ne te vante pas de tes exploits, elle doit être spéciale. C'est bien.
B- Non… Faith, je sais pas quoi faire.
F- Ca a l'air sérieux.
B- Ca l'est; elle est spéciale.
F- C'est une bonne chose.
B- Non. C'est une gamine, je me suis laissé embobiné par une gamine.
F- Elle a quel âge?
B- …
F- Bos?
B- Disons qu'elle n'a toujours pas le droit de boire de l'alcool.
Elle m'a regardé d'une manière.
B- Ne me regarde pas comme ça, elle est majeure!
F- Je ne sais pas quoi te dire.
B- Je ne sais pas quoi faire; je sais que je tiens à elle mais je sais également que ça ne durera pas; c'est compliqué.
F- Tu n'en sais rien.
B- …Parlons d'autre chose. Ca va chez toi?
F- Oui. Emilie n'est jamais à la maison, elle a un petit copain depuis un certain temps maintenant, Ben je crois; apparemment c'est sérieux pour elle. Fred n'est pas emballé, je crois qu'il aimerait le rencontrer moi aussi d'ailleurs mais elle ne veut pas. Elle n'en parle pas, elle fait des secrets et bien souvent on a du mal à savoir où elle est. Après ce qui s'est passé il voudrait qu'elle soit toujours à la maison mais…elle découche. Je n'ose trop rien dire, elle a 19 ans maintenant, elle est majeure, responsable, elle va à la fac, a un petit boulot…Tu m'écoutes?...Bos?
B- Quoi!
F- Si tu n'écoutes pas ce que je te dis, pourquoi tu m'as demandé comment ça allait chez moi?
B- Excuse moi. Bonsoir Faith.
On n'a plus rien dit. C'était la première et dernière fois que je parlais de ma relation avec Emile à Faith. J'ai claqué la porte de mon casier et je suis rentré chez moi.
J'aime Emilie, ça me perturbe de me dire ça, je le sais mais ça ne peut pas continuer. J'étais à peine arrivé chez moi que j'entendais frapper à la porte. C'était elle, je le savais; je savais également ce qui me restait à faire. J'y réfléchissais depuis un moment et là, j'en avais conclu que c'était la seule chose à faire.
B- Bonsoir.
E- Bonsoir, ça va? T'a pas l'air…
B- Assieds toi avec moi.
E- Qu'est ce qui se passe?
Je la sentais toute fébrile.
B- Il faut qu'on parle Emy.
E- Non.
Elle s'est levée, me tournant le dos.
B- Emy, écoute moi
E- Non, je ne veux pas, s'il te plait.
B- Je ne peux pas, il faut tout arrêter.
E- T'en as marre. Fini, basta.
B- Non, je n'en ai pas marre de toi Emy, je t'aime.
Elle a relevé la tête, je pouvais lire de l'espoir et de l'incompréhension dans son regard. Je ne lui avais jamais dit et là c'est sorti tout naturellement.
E- Pourquoi? Je t'aime tu m'aimes.
B- Emy, on ne peut pas continuer comme ça. Je ne veux plus me cacher pour être avec toi. Les vacances qu'on a passées m'ont montré ce que je voulais avec toi, ce que tu méritais, une vraie relation.
E- Je préfère t'avoir toi qu'une vraie relation avec un autre.
B- Non
Elle s'est tout à coup levée, je l'ai vu chercher dans son sac et elle en a sorti mes clefs.
E- Alors voilà, c'est fini.
B- Au revoir Emy.
Elle est sortie sans rien dire et je me suis sentie mal, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi seul et aussi mal. J'ai sorti une bouteille de whiskey et je me suis saoulé.
Le lendemain matin, j'avais un mal de tête incroyable et lorsqu'ils m'ont vu arriver dans le vestiaire, ils ont compris qu'aujourd'hui il ne fallait pas me parler.
Je n'ai pas eu de nouvelle d'Em dans les semaines qui ont suivis. J'espérais qu'elle allait bien mais je ne me voyais pas lui téléphoner pour lui demander comment ça allait.
J'ai quand même téléphoné à Sacha, elle a été compréhensive, elle a compris mon point de vue même si elle était forcément du côté d'Emy. Elle m'a également dit qu'elle n'avait pas la forme, qu'elle aussi était encore bien déprimée.
Ca faisait 3 semaines que c'était fini et j'étais toujours aussi déprimé quand j'ai décidé de partir. J'y réfléchissais depuis quelques temps, je ne supportais plus de rester ici.
J'ai alors demandé mon transfert pour Boston.
Emy's POV
Ca fait quasiment un mois que c'est fini entre Bos et moi et ce qui me déprime le plus c'est que d'après ce que j'ai compris notamment en écoutant maman, c'est qu'il n'est pas heureux lui non plus. Papa et maman ont été au petit soin pour moi depuis qu'ils ont compris que je m'étais faite larguer par «Ben»; ils ont vraiment été adorables et ça se passe bien.
Hier j'ai eu un choc, il part. Maman m'a dit qu'il déménageait, il a demandé son transfert à Boston. Le pire c'est qu'il adore New York, il a toujours vécu ici, toute sa famille, ses amis sont là et il part.
Bosco's POV
J'ai déménagé depuis deux mois. Faith n'a pas compris lorsque je lui ai annoncé que je demandais mon transfert pour Boston. Elle a cherché à savoir, notamment lors de nos discutions téléphoniques mais je n'ai rien dit; comment lui dire? Je suis tombé amoureux d'une gamine, ta fille, elle n'aurait pas comprit, moi même je ne comprends toujours pas, remarque il n'y a peut être rien à comprendre. Je ne voulais pas qu'elle me déteste alors voilà; j'ai recommencé ma vie loin de ceux que j'aime, loin d'elle. C'est mieux comme ça.
Je ne veux pas bousiller sa vie, elle a encore tant de choses à faire; finir la fac, tomber amoureuse, d'un autre type que moi.
J'ai vaguement pris de ses nouvelles, elle va bien, elle a eu 20 ans; Faith m'a dit qu'il y a quelques temps qu'elle était déprimée mais que là, elle allait à nouveau bien. Je savais qu'elle se remettrait; c'est moi qui ne me suis pas remis.
Je viens de finir la journée, Jhonston m'a proposé d'aller boire un coup mais je suis fatigué. Il m'a déposé devant chez moi.
Je suis rapidement monté, j'ai ouvert ma porte d'entrer; je n'ai toujours pas fini de déballer mes cartons, c'est le bordel, en même temps, ce n'est pas comme si j'avais de la compagnie. Et lorsque j'en ai, je ne les invite jamais chez moi.
Je venais de prendre une bière dans le frigo quand j'ai entendu quelqu'un frapper à ma porte. Qui ça pouvait bien être à cette heure-ci?
Mon regard s'est posé sur mon arme, sur la table dans l'entrer, j'ai ouvert et là je me suis retrouvé devant elle.
B- Emy? Qu'est ce que tu fais là?
E- Je peux entrer?
B- Oui, pardon.
Je l'ai laissée passer, elle s'est assise sur le canapé. Elle semblait nerveuse mais également confiante, comme si elle savait quelque chose que je ne connaissais pas.
E- Je ne te dérange pas?
B- Non. Alors, qu'est ce que tu fais à Boston?
E- Je vis ici.
B- Pardon?
E- J'ai transféré mon dossier de fac à Boston.
B- Qu'est ce que…comment, quand?
Faith ne m'avait rien dit sur le déménagement d'Emy à Boston. Pourquoi?
Je me suis assis sur le fauteuil en face d'elle et elle a commencé à me raconter l'histoire depuis le début. Elle avait demandé le transfert de son dossier après que je sois parti et elle a su convaincre ses parents en disant qu'après ce qui s'était passé elle avait besoin de partir de New York.
Ils n'ont pas été ravis mais ils se sont dit qu'après tout, elle était adulte, en plus elle avait été accepté dans une meilleure fac. Ils ne pouvaient rien opposer à cet argument.
E- Et puis ils se sont dit que tu serais là en cas de besoin.
B- Tu leur a parlé de moi?
E- Non mais ils savent que je n'hésiterais pas à t'appeler si j'ai un problème, ils savent que tu seras là plus rapidement qu'eux au cas ou.… Ecoute, je sais que tu as tout arrêté mais je t'aime toujours
B- Emilie, ce que je ressens pour toi n'est pas le problème, le problème c'est
E- Je sais, ma mère, mes parents, les gens en général, New York…écoute, je sais que je débarque dans ta vie mais…On est là à Boston, tous les deux, sans personne. On peut tout recommencer, seulement tous les deux, loin de tous. On n'aura plus à se cacher.
Je la regardait, elle semblait très mal à l'aise et plus elle se tortillait plus je sentais fléchir ma volonté. Elle avait déménagé pour moi, on pouvait éventuellement tout recommencer. Je l'ai vu se lever et
B- Reste.
Fin
