Haaaa, folie les gars... Roselani :D à VIE, j'te jure que je te serai reconnaissante!!! Huuuu!!


Hermione soupira de mécontentement. La salle était enfin prête, oui, les plateaux regorgeant de zakouskis (argh, vérifié au dico, ce mot est troooop spéc…), les bouteilles de champagnes mises au frais, les tables dressées. Le seul problème s'était matérialisé sous la forme d'uniformes. Hermione jeta un dernier regard dans le miroir des toilettes dans lesquelles elle se trouvait et grimaça. Maxime avait été dans le détail. Elle portait une jupe noire de soie qui était très -trop- proche du corps, et au-dessus, une chemise aux manches courtes, surmontée d'un gilet de costume tout aussi étroit que la jupe. Elle ajusta une dernière fois son nœud papillon, lança un ultime grognement de mécontentement, et sorti des toilettes pour dames.

-Wouaaaaah Hermyyyy !! Tu est sublime !!

-Lyra, tu m'attends devant les chiottes depuis combien d'heures ??

-Non mais franchement, qui soupçonnerait un corps aussi…apétissant sous tes habituelles frusques sans formes Hermy ? remarqua posément la blonde.

-Ouais bon, tu vas pas non plus en faire un fromage…

-Le seul problème, c'est tes cheveux…

-Excuse-moi d'avoir un salaire assez dégonflé pour ne pas me payer des soins… grogna Hermione.

-Mais… Alors ça, ça m'étonne de toi, la grande Hermione qui sait beaucoup trop de choses ! Que tu ne connaisses pas ce sortilège, ça, je peux te dire que ça me donne envie de te taquiner jusqu'à la fin des temps !!

Hermione lui lança un regard qui aurait stoppé le réchauffement de la planète tant il était froid, mais Lyra passa outre, et pointa sa baguette entre les deux yeux de la brune.

-Heu, tu fais quoi là ?

-Glabrarium Poliranus ! (Comment ça c'est n'importe quoi :D)

Hermione sentit une décharge le long de sa colonne et un étrange poids dans son dos.

-HAAAAAAA LYRA JE SUIS AVEUGLE !!

La jeune blonde rit et lui écarta le rideau de cheveux lisses et soyeux qui masquait ses yeux.

-Tu peux simplement me dire merci tu sais.

Hermione, perplexe, porta ses mains à ses épaules, étonnées d'y toucher une cascade de cheveux soyeux et souples et non plus un paquet de nœuds de cheveux secs.

-Mais, comment… Comment tu connais ce sort ?

-Moi au moins, je lis des magazines pour filles, espèce d'inculte !! C'est dans le numéro 267 de Sorcièr'Hebdo, campagnarde !

Hermione se contenta de rire en se jetant à son coup, trop heureuse pour parler.

-Oui, bon, maintenant, il faut te les attacher convenablement, on dirait le cousin poilu dans la famille Adams !

-Merci ! s'offusqua Hermione.

-Le prend pas mal, c'est juste qu'ils n'ont aucune coupe, vu comment tu les traitais avant ! Mais je vais t'arranger ça ! Ce sera basique, mais suffisant en attendant d'aller chez un coiffeur.

Hermione se recula devant la moue concentrée de Lyra, mais aussi effrayée par la baguette pointée sur son nez. La blonde murmura quelques paroles incompréhensibles et la masse de cheveux se noua seule en une lourde natte.

-Eeeet voilà le travail !

Elles furent tentées de continuer de rire gaiement, mais le regard de leur patron les rappela à l'ordre. Les premiers invités arrivaient.

-Alors Mr Malfoy, que pensez-vous de cette réception ?

-Je t'ai déjà dit de me tutoyer, Goyle…

-Excusez-moi Mr Malfoy.

Draco soupira d'exaspération. Déjà que le gala s'annonçait ennuyeux à mourir, les jeunes femmes ayant mystérieusement disparu, se faire coller par un Goyle en admiration allait finir de lui achever l'humeur. Il le planta là et se dirigea vers le bar. Il y avait repéré une jeune serveuse blonde qui lui paraissait appétissante.

-Bonsoir, quelque chose de fort, lâcha-t-il en s'appuyant contre le comptoir.

-On n'a pas gardé les cochons ensemble Malfoy ! La politesse, on t'a jamais appris ?

Il se tourna lentement vers la source de la voix, son exaspération ayant fait un bon au son de cette voix. Il se pencha au-dessus du bar pour apercevoir une jeune femme sublime accroupie derrière le bar. Ses longs cheveux brun foncé étaient noués lourdement dans son dos, et la chemise légèrement ouverte laissait apercevoir un décolleté plus qu'intéressant.

-Hé pervers, tu veux bien regarder ailleurs oui ?

-Fermez votre chemise, et aucun regard ne s'égarera !

Elle se redressa, le foudroyant du regard et referma sa chemise en renouant furieusement son noeud papillon autour de son cou.

-J'aurais dû me douter que tu serais là ce soir, en gentil petit héritier, tu te DEVAIS d'être présent pour me faire les pieds !

Il la dévisagea dubitatif. Cette jeune femme lui sautait à la gorge sans qu'il se rappelle l'avoir jamais vue.

-Excusez-moi, mais je pense que vous vous trompez, je ne me rappelle pas de vous. Et croyez-moi, avec un cor…visage comme le vôtre, je ne pense pas que je…

-Hermione Granger, je ne suis pas enchantée de te revoir, fit-elle sèchement en lui tendant son verre par-dessus le comptoir.

-GRANGER ?

-C'est du whisky pur feu, il n'est pas dilué. Si tu pouvais t'étouffer avec, ça m'arrangerait.

-Si on m'avait dit que tu finirais ici, je te jure que jamais je ne l'aurais cru, ricana-t-il, trp satisfait de pouvoir la taquiner.

-Pousse-toi de là, j'ai d'autres personnes qui attendent que je les serve.

-Je t'aurais bien vue médicomage, ou Auror… Je n'aurais même pas été étonné que tu finisses professeur à Pouddlard, continua-t-il sarcastiquement.

-Malfoy, si tu ne prend pas ce verre, je m'occupe de te le foutre dans le…

Hermione fut interrompue par la main de son patron qui se posait lourdement sur son épaule.

-Je pense, Mademoiselle Granger, que vous devriez aller prendre un bol d'air pour vous calmer.

-Je le pense aussi, jeune femme ! lui ricana Malfoy en agitant son index sous son nez comme one le ferait avec un enfant pris en faute.

Elle fulmina et sortit de derrière le bar pour entrer dans les cuisines, où s'affairaient quelques elfes de maison. Elle frappa violemment contre le mur, tant la rage accumulée en elle était forte. Les petites créatures sursautèrent mais ne firent rien, trop peureuses pour s'approcher de la furie.

-Espèce de petit enfoiré de gosse de riche imbu de lui-même je te jure qu'un jour je vais te faire payer tes sourires en coin !

Elle prit violemment son paquet de cigarettes et sortit par la porte de service qui s'ouvrait sur une ruelle noire. La neige tourbillonnait dans l'air, aussi furieusement que ses pensées dans sa tête. Elle alluma le bâton de tabac et aspira une bouffée avidement. Enfin, quelque chose qui la calmait. Elle aspira plusieurs autres fois puis frissonna. Elle avait oublié de prendre son manteau en sortant, et la neige, doublée du vent glacial, la glaçait entièrement.

Elle jeta négligemment son mégot dans la couche blanche au sol et se retourna vers la petite porte de service. Où, pour son plus grand malheur, Malfoy était appuyé. Il la dardait d'un regard cynique, accentué par son éternel sourire en coin.

-Alors Granger, tu fais quoi là ?

Elle soupira… Surtout, garder son calme.

-Je fume… C'est un truc de moldu, tu peux pas comprendre, Mr « J'ai le sang pur ».

-Si tu arrêtais avec tes petits airs supérieurs de Miss Je-sais-tout et que tu m'expliquais enfin !! Je ne suis pas idiot !

-Alors ça, permet-moi d'en douter, ricana-t-elle.

Il la dévisagea, étonné.

-Te serais-tu serpentarisée pendant ces quatre années ? Je n'ai jamais entendu un ricanement pareil sortir de la bouche d'une Gryffondor.

-C'est parce que tu es tellement…pareil, ça me fait rire.

-Je préfère rester pareil pendant quatre ans que de finir comme toi, vraiment.

Elle ne put se retenir et se jeta sur lui, toutes griffes dehors. Il l'écarta négligemment, étonné par son attaque soudaine, mais aussi par sa légèreté. Elle continua à marteler son torse de petits coups de poings rageurs et luis e contentait de sourire.

-Mais tu vas arrêter de sourire comme un crétin, espèce de petit sang pur de mes deux ! hurla-t-elle.

Il la laissa se défouler encore un peu, puis il lui attrapa les poignets fermement.

-Ca va, tu t'es bien défoulée, espèce de folle furieuse ? lui cracha-t-il au visage.

Elle baissa les yeux et réprima un sanglot.

-Espèce de petite enflure de Malfoy.

Sa voix tremblait, il ne put que le remarquer. Elle s'affaissa et tomba à genoux dans la neige, le visage dans les mains que Malfoy avait lâchées.

-Granger, me dit pas que tu pleures ?

-Non j'ai…j'ai un flocon dans l'œil, espèce de débile. Je ne pleure pas, sanglota-t-elle douloureusement.

Il s'abaissa à sa hauteur, et lui sourit ironiquement.

-Tu pleures comme une gamine… C'est aussi une chose que je n'aurais jamais crue…ricana-t-il.

Elle sécha ses larmes furieusement, honteuse de s'être laissée allée devant la personne qu'elle considérait toujours comme un ennemi potentiel. Elle releva le visage fièrement et lui fit face.

-Je te l'ai dit, je ne pleure pas !

Elle se releva et le poussa, s'engouffrant dans la cuisine en courant.

Espèce de petite dinde arrogante…


Mammamia!! Voilà, deux chapitres de clos... Et je CLIQUE pour poster une review ;) J'ris, soyons diplomate... On est libre après tout mh?