Blablas auteuriens (qui a dit inutile?): Hyaaaaaïï! Désolée, CINQ JOURS de passés :) On dit merci à Sandra1501, qui m'a gentiement filé un coup de pied au cul pour me réveiller, et qui avait bien raison :D! Allez, hop, un p'tit chapitre, j'espère que ça vous plaît toujours autant, en tous cas, moi, j'aime toujours autant lire vos reviews et écrire cette humble fic (allez lire themissmalfoy, Nekabue ou Nanarusasu, et vous verrez, c'est très humble ici :D)... Merci encore, vraiment!!!

Ah aussi! C'est bientôt les exams, tout ça, et je pense que je ne serais pas la seule (à part Nekabue qui tue trop avec ses milles chapitres d'avance admiration) à ne pas poster aussi régulièrement qu'avant (-.-)'... Donc voilà, j'pense que je vais tenter le chapitre par semaine, mais je pormets rien :) Vraiment désolée, j'sais, c'est nul, mais c'est la vie! La rétho, ça pardonne pas:) Merci encore (ouaiiis c'est bon là, j'pense qu'ils ont compris...) Allez, j'me tais (enfin) et j'vous souhaite une bonne lecture :)


Draco sortit de la chambre, mécontent. Il descendit les escaliers en ronchonnant, et fit bruyamment irruption dans le petit salon où s'était réfugiée sa cousine.

-Tu lui faisais l'amour ou quoi ? Ca fait vingt minutes que j'attends ! rugit Alicia.

-Figure-toi que j'aurais bien aimé, lui répondit-il, ironique (hééé ouais, i-ro-nique :D sorry kes gars ).

La jeune femme se leva et avant qu'il ait le temps de dire « chaudron baveur », il s'était pris la plus belle gifle de toute sa vie, après celles d'Hermione. Il réagit aussi violemment que l'était le coup en prenant les poignets de la présomptueuse, la coinçant contre le mur.

-Ne refait plus jamais ça, hacha-t-il, rageux.

Elle se contenta de le regarder intensément de ses grands yeux pâles, et Draco la lâcha, effrayé par sa violence. Il était cependant resté appuyé contre le mur, et Alicia vit ce geste comme une invitation. Elle se rapprocha lui en l'embrassa dans le cou avec une sensualité non dissimulée. Le jeune homme frissonna, sachant autant qu'elle qu'il ne savait pas résister aux caresses d'une femme. Elle s'enhardit donc, glissant ses mains sous sa chemise tandis qu'il ne bougeait pas, les paupières fermées avec force.

-Je t'aime, murmura-t-elle doucement.

C'est ce qui le fit réagir. Il avait été comme électrocuté par ses mots, et tentait de se dégager de son étreinte quand la porte s'ouvrit. Il jeta un regard effrayé vers l'entrée de la pièce, espérant de toutes ses forces que sa mère ne soit pas la personne qui avait poussé le battant.

Hermione faisait les cents pas dans sa chambre, encore bouleversée de cette conversation. Quand il lui avait demandé son aide, elle savait bien qu'il cachait quelque chose de louche. Après tout, il serait toujours le même. Elle s'affala sur son lit, disparaissant dans l'énorme coussin de plume, et soupira en se remémorant les cinq minutes passées.

-Granger, toi qui es une sacrée Miss Je-sais-tout… J'ai besoin de toi… Il faut que…tu m'aides…

-Toi, le grand Malfoy, tu as besoin d'aide ? Laisse-moi rire, railla-t-elle, après quelques minutes de silence abasourdi.

Il se tourna vers la fenêtre et soupira.

-Je ne rigole pas… J'ai à peine vingt-deux ans, je suis jeune, plutôt pal mal et… Arrête de rire !

-Tu as oublié modeste…gloussa-t-elle

Il la regarda durement.

-Granger, c'est de mon avenir qu'on parle là ! Sois sérieuse !

-Tu n'as jamais eu d'humour, c'est fou…

-Donc ! Je te disais que j'étais jeune ET beau, et que je n'avais aucunement l'envie de me marier !

Elle se tut, le laissant parler, redoutant la magouille qui arrivait avec des gros sabots. Il plongea son regard dans ses yeux chocolat, un air désespéré qui aurait désarmé n'importe qui, sauf elle.

-Et j'ai quoi à voir avec tout ça ?

-Je… Je pensais que tu pourrais… Tu comprends, pour Alicia… Je suis le premier, elle pense qu'on se mariera depuis qu'elle est en âge de parler…

-Ne me dit pas que je vais devoir jouer les maîtresses !

-Non ! fit-il d'un air dégoûté. Jamais ! Tu es folle ! Je veux juste que tu lui présentes quelqu'un ! Je n'ai pas beaucoup d'amis garçons et…

-Quelqu'un ? Désolée, je ne peux pas.

-J'avais pensé à Weasmo…ley…

-QUOI ?? s'emporta-t-elle. Jamais !

-Oui, je sais, tu es peut-être encore amoureuse de lui, mais j'en ai besoin ! C'est capital !

-Je ne veux plus jamais avoir rien à faire avec Ron ! Tu entends ! Trouve autre chose ! Et arrête de toujours vouloir utiliser les gens pour toi ! Tu me dégoûtes !

Ce souvenir lui arracha un autre douloureux soupir, même si elle savait qu'elle avait eu raison. Elle et Ron, c'était fini depuis bien longtemps, et elle n'avait aucune envie de le revoir, et encore moins de lui parler. Elle avait eu peur que Malfoy lui pose trop de questions sur sa relation avec Ronald, mais elle avait été satisfaite de voir qu'au contraire, sa susceptibilité avait encore une fois prit le pas sur la curiosité.

Elle se redressa lourdement, tapota le lit pour lisser les plis, et sortit de la chambre. Elle avançait à l'aveugle dans l'imposant manoir, à la recherche de Malfoy. Elle voulait l'aider, elle n'était pas une Gryffondor pour rien, après tout ! Et puis, elle savait au fond d'elle que ce mariage allait anéantir Narcissa, et elle avait pour cette femme une affection désespérée d'orpheline. Elle cherchait donc, en vain, le chemin qui la mènerait au jeune héritier.

Au bout de cinq minutes, elle était déjà hors d'elle, énervée par ce « stupide manoir construit comme un gruyère ». Elle fit tourner sa baguette dans sa main, rageuse, et tourna à droite, avant de se figer sur place. Sa…baguette ?

Elle sourit, radieuse, et pointa sur elle le bout de bois, en murmurant un « Accio Malfoy » doucement. Après tout, la magie, c'était comme la plupart des choses : si on bricolait des choses entre elle, le résultat était pareil…Non ?

Elle sentit une chaleur l'entourer, et elle commença, d'abord doucement puis de plus en plus vite, à glisser sur le parquet ciré comme l'aurait fait une patineuse sur glace. Elle prenait de plus en plus de vitesse, ses cheveux lui fouettant le visage, sautant les escaliers, et redoutant les tournants qui la faisaient se cogner aux murs.

Le sort s'arrêta brusquement, et elle valsa en avant, trébuchant sur le tapis à cause de la vitesse. Etalée par terre les quatre fers en l'air, elle grogna. Sa tête bourdonnait, et ses jambes tremblaient anormalement. Elle se releva, massant ses membres endoloris, et chercha la porte derrière laquelle se trouvait le jeune homme.

Hermione se tourna vivement vers l'une d'elles, discernant des chuchotements, suivis d'un bruit sourd contre le mur. Elle s'approcha et colla son oreille contre le battant.

-Je t'aime…

Les froissements de tissu et cette phrase l'informèrent qu'ils étaient là, mais surtout, qu'ils étaient en train de faire une chose dans laquelle elle n'avait pas du tout envie de les surprendre. Elle se redressa, et voulut faire demi-tour, quand elle se retrouva nez à nez avec la maîtresse de maison.

-Hermione, murmura Narcissa de sa voix douce, vous êtes enfin arrivée ! Je suis heureuse que vous ayez accepté !

-Je…C'était un plaisir, ironisa-t-elle.

-Voyons, je sais bien que c'est faux, rit Narcissa. Mais quand bien même Draco a dû vous forcer la main, je suis heureuse qu'il l'ait fait !

Hermione la dévisagea, sentant une douce chaleur envahir sa poitrine. Elle voyait, malgré elle, une mère de substitution en la personne de Narcissa Malfoy.

-Venez mon petit, allons prendre le thé dans le petit salon, j'ai beaucoup aimé notre dernière conversation, j'aimerais l'approfondir.

Un frisson parcourut l'échine d'Hermione quand Narcissa lui parla du petit salon : Malfoy et Alicia y étaient « occupés ». Elle tenta de retenir la femme blonde, mais elle avait déjà ouvert la porte, et faisait mine de pénétrer dans la pièce.

-Madame !

Narcissa sursauta, et se retourna, surprise.

-Oui Hermione ?

-Je… Pourrions-nous allez à la cuisine ? Je… Je vous avoue que j'ai…

-Oh ! Je manque à tous mes devoirs, vous avez faim !

Elle prit Hermione par le bras, et l'entraîna vers la cuisine dans un froissement de tissus, mais aussi dans un énorme soupir de soulagement de la part de la brune.

Narcissa la fit asseoir dans l'immense salle à manger et lança quelques ordres polis à un elfe de maison habillé d'une vieille chemise, ce qui étonna Hermione.

-Vous lui avez offert des vêtements et il reste ?

-Oui… Je la lui ai donnée à la mort de mon mari, mais il a préféré rester ici…

Le petit elfe fit une révérence polie aux deux femmes et sortit en trottinant de la pièce. Narcissa s'installa à table, en face d'Hermione et lui sourit en posant son menton sur ses mains jointes.

-Alors, Draco vous a installée dans la chambre jaune ?

-Je suppose que oui…

-Il est drôle ! Savez-vous qu'il a tout chamboulé pour que vous puissiez vous installer dans cette chambre ? Au départ, c'était la chambre de la nourrice de Draco, puis quand elle nous a quittés, nous en avons fait une sorte de débarras.

-Mais alors…

-Oui ! jubila Narcissa. Draco a dû tout nettoyer, je suppose…

Elle laissa le silence s'installer, un regard malicieux posé sur Hermione, qui grattait négligemment la table du bout de l'ongle.

-Vous n'aimez pas quand je parle comme ça de lui mh ?

-Je… Je suis vraiment désolée, mais… Nous n'avons jamais eu des rapports très…normaux, et… J'ai un peu du mal à suivre…

Narcissa soupira, et Hermione préféra changer de sujet.

-Et pour…le mariage… ?

-Oh, ne m'en parlez pas ! Je suis totalement opposée à cette union ! Draco est trop jeune, et trop volage ! J'ai moi-même été forcée, et je peux vous dire que c'est une chose qu'on ne souhaite à personne !

-Je ne comprends pas, moi, à sa place, je me serais déjà rebellée, j'aurais tapé du poing sur la table, j'aurais…

-Nous vivons dans deux mondes différents, si je puis me permettre, souffla Narcissa avec un air désolé. Le monde sorcier de l'aristocratie est extrêmement conservateur, et il est très dur pour Draco de s'y opposer. D'autant plus qu'Alicia est l'héritière de la branche forte de la famille, donc l'opposition doit venir d'elle.

C'était donc pour ça que Malfoy lui avait demandé son aide… Il aurait pu tout simplement afficher ses infidélités, mais la pression familiale était trop forte. Elle fronça les sourcils. Malfoy avait vraiment besoin d'aide, ce qu'elle comprenait parfaitement. Après tout ce qu'il s'était passé avec Ronald.

Elle leva les yeux vers Narcissa et lui sourit.

-Ne vous inquiétez pas, je…Ce mariage n'aura pas lieu.

Narcissa lui sourit en retour, mais son regard était vague, triste, presque ironique. Malfoy entra à cet instant dans la pièce, suivit de très près par Alicia qui arborait un air contrarié. Il s'assit à côté d'Hermione, laissant sa cousine prendre place aux côtés de Narcissa, en face de lui-même. Elle lança un regard haineux à la brune.

-Je ne savais pas qu'on mangeait avec le personnel ! grinça-t-elle.

Hermione fut étonnée du ton de sa voix. Elle l'avait imaginée suave, sensuelle, mais elle était, au contraire, nasillarde, aigue, et particulièrement énervante. Narcissa lança un regard amusé à la jeune femme aux cheveux noirs, mais resta sereine. Malfoy, par contre, ne se gêna pas.

-Arrête Alicia, c'est ridicule. Elle est ici en tant qu'invité !

-Laisse Draco, c'est bon…fit doucement Hermione en posant sa main sur son avant bras, sur la table.

Draco la regarda comme s'il ne l'avait jamais vue, la bouche grande ouverte. Hermione retira sa main, le visage impassible, et se mit à siroter le vin qui était apparu dans son verre, comme la nourriture apparaissait à Pouddlard. Narcissa souriait discrètement derrière ses mains, attendant de voir la suite. Qui ne tarda pas… Alicia fronça hargneusement les sourcils, et cracha au visage d'Hermione :

-Ne le touche plus jamais, espèce de petite sang-de…

-CA SUFFIT !

Draco s'était levé brusquement, rouge de colère. Narcissa, elle avait pâli en entendant l'insulte qu'utilisait son défunt mari, et regarda discrètement Hermione qui avait baissé la tête pitoyablement.

-Plus jamais je ne veux entendre ces mots sous mon toit, cracha Draco dans une colère froide.

Hermione se leva brusquement et quitta la pièce sans un mot. Narcissa voulut se lever mais son fils fut plus rapide. Elle le regarda s'éloigner avec appréhension, redoutant les réactions des trois jeunes gens qui l'entouraient. En effet, Alicia bouillait intérieurement, se jurant silencieusement de faire payer à cette immonde enfant de moldue l'intérêt de son futur époux, tandis que Draco se maudissait, lui et sa famille.

Hermione sortit de la pièce précipitamment, sentant les larmes affluer. Elle les retint pourtant, trop fière pour montrer qu'elle avait été touchée en plein cœur. Elle monta les escaliers en courant, et une fois en haut, tourna à droite. Mais elle se rendit bien vite compte qu'elle ne connaissait pas le chemin. Elle s'accroupit contre un mur, et une fois certaine d'être à l'abri des regards, elle laissa couler ses larmes dans un sanglot douloureux.

Draco l'avait suivie discrètement, ne sachant pas la marche à suivre avec cette Gryffondor orgueilleuse. Il la vit tourner le coin d'un couloir, souriant tristement en se disant que sa chambre se trouvait dans la direction opposée. Il s'apprêtait à tourner lui aussi, quand il se figea. Elle s'était arrêtée, et elle pleurait, recroquevillée sur elle-même. Poussé par une force incontrôlable, il s'avança à pas de loup. Une fois au-dessus d'elle, il l'enlaça par derrière, enserrant de ses bras son corps secoué de sanglots.

-Granger… Ne pleure pas…

Elle se dégagea, timidement.

-Je…ne pleure pas, articula-t-elle en essuyant son visage.

Draco se pencha vers elle et l'embrassa tendrement sur la joue (sorry les filles :P).

-Petite arrogante… Je sais voir ce genre de choses Granger, je ne suis pas aussi idiot que tu le crois.

Elle sourit et baissa les yeux, affreusement gênée du baiser de Malfoy. Elle était partagée entre frotter énergiquement sa joue pour retirer la moindre once de substance malfoyenne, ou lui sauter au cou pour se faire consoler. Elle n'opta pour aucune de ces deux solutions, et resta prostrée, la tête baissée.

-Allez viens, je t'amène à ta chambre.

Elles sourit tristement, et accepta la main qu'il lui tendait pour se relever. Draco, quant à lui, tentait tant bien que mal d'ignorer la chaleur naissante dans son bas ventre.

Qu'est-ce qu'elle ne me fera pas faire…


Review:) Note que vous êtes déjà bien présents, présentes, et que j'adore lire vos commentaires :) Rhaaa, j'espère que ça vous plaît...