Blablas : A croire que Sandra1501 m'a vraiment botté le cul trop fort :D Nan, en fait, j'ai rien à faire pour demain, alors hop, un micro chapitre... Mais, il est fort en émotions et en révélations :D Dark side, quand tu nous tiens :) Encore merci à tous, vous êtes mêêêêêrveilleux!!! Allez, comme d'hab, j'me baillonne pour vous laisser lire :)


Malfoy la guida jusqu'à sa chambre, en silence, mais sans pour autant lâcher sa main. Hermione avait tenté discrètement de se dégager, mais elle n'osait pas la retirer franchement, trop effrayée qu'il remarque sa gêne. Alors elle fit mine de rien, une moue placide sur le visage.

De son côté, Draco n'en menait pas large non plus. Affreusement gêné, il ne se résolvait cependant pas à lâcher Hermione, bercé par cette chaleur qui prenait de plus en plus de place dans son ventre. Il la connaissait bien après l'avoir plus d'une fois ressentie, mais il contenait avec violence ce désir naissant.

Une fois devant la porte basse, il s'arrêta brusquement.

-Voilà.

Hermione leva son visage vers lui. Il n'osait pas la regarder dans les yeux, préférant admirer la boiserie de la porte, les joues légèrement roses.

-Malfoy, tu peux me rendre ma main…murmura-t-elle timidement.

Il la lâcha précipitamment, et fourra ses longues mains de pianiste dans ses poches, poussant la porte de son épaule. Il pénétra dans la chambre, Hermione trottinant sur ses pas, et se laissa tomber sur le lit. Elle, elle préféra s'asseoir sur le tabouret de la coiffeuse, gardant une distance de sécurité avec un Malfoy de plus en plus étrange. Ils évitèrent de se regarder pendant plusieurs minutes, le silence pesant accentuant leur malaise. Malfoy se leva brusquement et se dirigea vers la fenêtre, préférant s'abîmer dans la contemplation du paysage plutôt que de laisser sa gêne grandir.

Hermione se leva aussi, mais prit la place du blond sur le lit, ôtant ses chaussures pour croiser ses jambes en tailleur au-dessus de l'épais coussin de soie.

-Malfoy, vient t'asseoir, au lieu de faire ton grand timide, railla-t-elle en tapotant la place à ses côtés.

Draco se détourna, un sourire malicieux au visage.

-Tu ne m'appelles plus par mon prénom ? dit-il d'une voix doucereuse.

-Alors tu as remarqué…

-Attends Granger, comment je n'aurais pas remarqué ça ? Depuis qu'on est…

-Ne te fais pas un film, l'interrompit-elle. C'est juste ta mère qui m'a demandé de t'appeler comme ça. Pour ton père… Sinon, c'est Malfoy quand elle n'est pas là !

-Malfoy dans l'intimité, dit-il, un sourire malicieux toujours collé sur les lèvres.

Hermione leva un regard exaspéré vers lui.

-Tu es vraiment incorrigible !

Il rit et vint s'installer à côté d'elle. Le silence se fit, mais cependant, il était moins pesant qu'avant. Hermione jetait des regards en coin à Draco, avisant son sourire toujours aussi taquin, et ses mains posées sagement sur ses genoux. Il tourna vivement la tête vers elle, ses grands yeux gris la dévorant.

-Tu mattes Granger ? Je sais, je suis irrésistible, ne te gêne surtout pas !

-T'es fou ! Jamais ! dit-elle en éclatant de rire devant l'absurdité de ses paroles.

Malfoy la vrilla de son regard pénétrant, ce qui fit étouffer son fou rire dans sa gorge.

-Moi je te trouve très belle, lâcha-t-il.

Elle s'étouffa pour de vrai cette fois, sous le choc. Malfoy restait impassible, lui tapotant le dos, sans expression sur le visage. Une fois qu'elle fut calmée, elle releva vers lui un regard interrogateur et terrifié. Mais, voyant son malaise, il continua en raillant.

-D'ailleurs, je ne comprends pas Potter ! Une aussi jolie fille à ses côtés, et il prend la petite Weasley ! En plus, je peux te dire qu'elle est vraiment passive au lit ! Une petite princesse qui se laisse faire. J'ai couché avec elle la veille de son mariage… Un mariage assez étrange d'ailleurs ! En parlant des rouquins, tu n'es plus avec Weasmoche ? J'ai cru entendre cette rumeur mais…

-Non.

Il jeta un regard en coin à la jeune fille. Son ton avait été froid, dur. Il voyait ses épaules s'affaisser douloureusement, et il ne put s'empêcher de poser sa grande main sur la plus petite d'Hermione.

-Il y a un problème Granger ?

Elle retira sa main doucement.

-Je ne peux pas te le dire…

Il ré emprisonna ses doigts dans les siens, caressant doucement sa paume.

-Je sais que je ne suis certainement pas la personne en qui tu as le plus confiance mais… Il faudra bien en parler un jour non ?

Elle se crispa.

-Ca ne va pas avec Ronald ? murmura-t-il, préférant creuser plutôt que de laisser encore une fois passer la chose.

Elle détourna son regard, hésitante. Après tout, on ne se confiait pas plus facilement aux inconnus ? Hermione respira profondément et se lança.

-Je n'en ai jamais parlé à personne Malfoy… Alors promets-moi que tu ne le répèteras pas !

-Je promets, dit-il gravement, tentant de cacher le mieux possible sa joie qu'elle se confie à lui, enfin.

Elle soupira.

-Je… Tu vois, après la Guerre… Je… Je suis sortie avec Ron. Je pensais l'aimer… Lui m'aimait. Et puis…on s'est mis ensemble… Enfin, sous un même toit je veux dire.

Elle marqua une pause, et Draco pressa doucement sa main, qu'il tenait toujours, pour l'encourager à continuer.

-Au début, tout s'est bien passé… Les gens étaient reconnaissants, admiratifs même. Mais les choses ont très vite déraillé… Ron a pris la grosse tête, et sa célébrité s'est agrandie, fondée sur les rumeurs d'après Guerre… Et… Dis-moi Malfoy, ça fait combien de temps que tu n'as plus lu les journaux ?

Il la regarda avec étonnement.

-Je ne les lis jamais… J'ai toujours eu peur d'y lire une saleté sur ma famille…

-Oh… Sinon tu serais au courant… Les gens ont tellement fantasmé sur Harry et Ron… Les journaux ont aussi accentué ça. Rita Skeeter était dans les parages… Et le cercle des femmes de la Guerre s'est créé, aussi dans cette période là… Moi non plus, je ne lis plus les journaux. J'ai peur d'y lire une saleté sur moi.

Draco passa doucement son bras autour de ses épaules, et elle ne se rebiffa pas.

-On m'a traînée dans la boue, m'accusant d'avoir ensorcelé Ron, les gens se demandaient ce que faisait un héros comme lui avec une fille comme moi. Une pauvre fille moche, les cheveux ébouriffés… Un rat de bibliothèque, murmura-t-elle en riant… Ron a aussi fini par le croire… Il…

Elle hoqueta, tentant de masquer le sanglot qui lui avait coupé la parole. Draco, complètement attendri, se laissa aller à la prendre dans ses bras.

-Tu n'es pas une pauvre fille moche… Je te l'ai déjà dit… Tu es magnifique…

Elle le repoussa, un sourire gêné au visage.

-Garde ça pour tes groupies, Malfoy ! murmura-t-elle en lui donnant un coup de poing moqueur sur le torse.

Il sourit avec douceur, et l'embrassa à nouveau sur la joue, où roulaient à nouveau les larmes.

-Je vais finir par croire que je ne sais que te faire pleurer, Granger !

Elle pleura de plus belle, tentant vainement de se retenir, de refouler ces larmes, comme elle en avait pris l'habitude. Draco la berça doucement, attendant qu'elle se calme pour reprendre son discours.

Après quelques minutes, elle renifla bruyamment et s'écarta, frottant confusément ses joues. Draco l'encouragea du regard à continuer.

-Donc… Ron a finit par croire les journaux… Il… Il a pété les plombs… Il était jaloux, mais il me rejetait… Il… A la fin il…

Elle inspira profondément.

-Il me frappait, souffla-t-elle.

Draco se leva, électrocuté. Il fit quelques pas en arrière, complètement abasourdi.

-Ne réagit pas comme ça, murmura-t-elle, ironique, on dirait que je te fais peur.

Il s'approcha du lit à grandes enjambées précipitées, et l'enlaça, debout devant elle, serrant sa tête contre son ventre. Hermione rougit intensément, affreusement gênée de ce contact avec son ennemi. Il prit ses mains et les passa autour de son bassin, tout en caressant doucement ses cheveux. Elle s'écarta, rouge pivoine, et le dévisagea.

-Oh Granger, dit-il en prenant son visage entre ses mains, dis-moi que c'est faux !

Ses yeux s'arrondirent de stupéfaction. Malfoy avait l'air désespéré, ses grands yeux gris se voilant de nuages sombres.

-Mais enfin, Malfoy, ne réagit pas comme ça… Ce n'est rien je…

-S'il te plaît, continue de me raconter ! Qu'a-t-il fait ?

Il s'assit à côté d'elle, son visage toujours prit entre ses doigts.

-Mais… bredouilla Hermione.

-S'il te plaît, insista-t-il.

Elle avala sa salive difficilement, et repris son récit.

-C'était la fin, Malfoy ! Il mourrait de jalousie, il pensait que je le trompais avec la terre entière, et il me reprochait mon infériorité par rapport à lui… Il m'avait déjà giflée une fois ou deux, mais il est réellement devenu fou après le mariage d'Harry avec Ginny. Tu sais… Harry et moi nous sommes rapprochés après la Guerre, notre amitié est devenue importante. Mais pour lui, c'était plus que ça… Il aimait Ginny, mais il m'aimait aussi… C'était un peu malsain, j'avoue… Le jour de son mariage, au moment de dire oui, il a répondu non, et s'est tourné vers moi, me proposant tout simplement de fuir avec lui… Devant 400 sorciers ! Et Ron ! Les gens se sont offusqués, me hurlant dessus quand je suis sortie précipitamment de la salle, tirée par Ron, furieux… Il a transplané avec moi dans notre maison, et là… Là… Il est devenu fou… Je…

Draco lâcha son visage pour prendre ses mains.

-Je… Il… Il m'a d'abord frappée là, dit-elle en montrant ses pommettes. Puis… je ne me rappelle plus exactement. J'ai dû cogner tous les meubles, murmura-t-elle avec ironie. Le lendemain, je me suis enfuie… Je ne pouvais plus… Je ne l'aimais pas, je souffrais d'être avec lui… Alors je l'ai planté là. Il a bien sûr essayé de me retrouver… Il m'a harcelée jusqu'à chez moi… D'ailleurs, il était interdit d'entrée à mon ancien boulot… C'est dire…

-C'est pour ça que tu ne voulais pas me laisser entrer ! comprit Malfoy.

Elle eut un faible sourire, et dégagea ses mains.

-Pas de pitié, Serpentard ! railla-t-elle.

Elle leva vers lui ses grands yeux chocolat, et Draco sentit son cœur manquer un battement. Malgré lui, il remit ses mains de part et d'autre (de sa mâchoiiiire :D) de son visage, et posa ses lèvres sur celle de la Gryffondor. Hermione, tétanisée d'horreur, ne réagit pas tout de suite. Draco, se rendant compte, après quelques secondes, de ce qu'il était en train de faire, se leva précipitamment. Elle avait les yeux exorbités, agenouillée sur le lit, la bouche entrouverte de stupeur.

-Granger excuse-moi !!!! Je suis tellement désolé !! cria-t-il paniqué.

-Ce… Beuh… C'est rien… C'est…l'émotion je suppose…

Il la dévisagea, désespéré. Quel idiot ! Elle lui ouvrait son cœur, et lui il se jetait sur elle. Elle allait sûrement se rétracter comme une huître. D'ailleurs, ses épaules se crispaient déjà, tandis qu'elle baissait les yeux.

-Granger, pardonne-moi, murmura-t-il.

Elle tourna la tête vers la porte.

-Je préférais qu'on oublie ce qu'il vient de se passer… Tu vas te marier et…je ne t'aime pas…

-Tu…as toujours… Je suis vraiment désolé…laissa-t-il tomber, déçu.

Il fit volte face et sortit de la pièce, sans un regard pour elle.


Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Hermione était restée abasourdie sur le lit, à genoux, les bras ballants. Elle se répétait cette phrase machinalement, sans réellement y croire : Malfoy l'avait embrassée… Elle s'allongea, les bras en croix, et le cerveau en bouillie. Malfoy l'avait embrassée. Elle tenta de se repasser la scène, mais c'était comme si sa mémoire avait court-circuité. Malfoy l'avait embrassée ? Elle finit par se rasseoir, la tête entre les mains, trop perturbée pour penser convenablement. Malfoy l'avait embrassée ! Et les connections nerveuses se firent, remettant le cerveau en marche. Il l'avait embrassée ! Elle ! Hermione Granger ! La Sang-de-bourbe ! Il fallait absolument oublier cet épisode malencontreux, l'effacer, le pulvériser, le déchirer en tous petits morceaux et le jeter à la poubelle, ou l'enterrer, le propulser dans l'espace, mais en tous cas, il fallait ou-bli-er !
Draco était aussi perturbé qu'elle, adossé à la porte de sa chambre. Il n'avait pas pu faire un pas de plus tellement il était déboussolé. Il l'avait fait. Il se gifla mentalement, se traitant d'idiot. Comment avait-il pu faire ça ? Elle, son ennemie dont il tentait de conquérir la confiance, elle lui ouvrait enfin son cœur, et lui ? Il l'embrassait ! S'il avait pu, il se serait frappé. Mais Draco se contenta de prendre sa tête entre ses mains.

Merde, c'est quoi mon problème ?


J'viens de comprendre que Fanfiction retirait mes espaces :) Alors le bon vieux retour de la barre de séparation... c'est pas très beau, mais c'est mieux pour comprendre :) V'làààà!! Et sinon, soyons fous...reciews? papillonne des yeux