Blablabla: Voilààààà, ce p'tit chapitre qui a du retard :) Petit, je dis bien... Avec un vieux suspens bidon!! Mais c'est les exams les gars, donc les chapitres, va falloir se calmer :D!! (Pitié, pas de coup de pied au cul, je ne vise PERSONNE :-°) Allez, merci à tous, vous êtes géniaux, vraiment :) Bonne lectuuuuure!!


Hermione était restée allongée sur son lit longtemps, très longtemps. Elle avait perdu le cours des heures, trop plongée dans son intense réflexion, mais les rayons froids de la lune transperçant sa fenêtre la renseignèrent sur le cours des minutes. Elle se leva lentement, faisant le moins de bruit possible. Sa décision était prise : elle devait partir. Accepter cette offre avait été une mauvaise idée, même si elle était plus que nécessaire à ses finances. Mais l'argent, elle le trouverait bien ailleurs. Elle préférait s'éloigner de ce Malfoy plus qu'étrange et du dégoût qu'il lui inspirait toujours. Alors lentement, elle ferma sa malle, veillant à étouffer le moindre bruit, le moindre souffle et sortit de sa chambre.

Une fois la porte fermée derrière elle, les réels problèmes commencèrent. Premier élément, il faisait nuit, donc noir. Deuxièmement, le manoir était un immense labyrinthe dont elle n'avait pas la clé. Troisièmement, impossible d'utiliser le sort Accio comme la fois passée, déjà à cause de la malle, ensuite parce qu'il était trop bruyant. Et enfin venaient les habitants du manoir : un certain blond, une cousine hystérique, et une maîtresse de maison représentant la douceur sur terre.

Hermione soupira sans bruit, et, lançant un sort de lévitation sur la lourde malle, avança en se disant que cette maison avait bien une sortie, et qu'elle chercherait tout le reste de la nuit s'il fallait.

Une demi-heure s'écoula, et son bras fatiguait déjà. Elle décida de faire une pause afin de monter un plan d'action digne de ce nom, mais aussi pour laisser son bras se reposer. Ses nerfs étaient à vif, et l'horrible impression d'être enfermée la faisait suffoquer. Elle tourna la tête à droite et à gauche, espérant désespérément un signe de vie, un plan gravée sur un mur, une chose, n'importe quoi qui la ferait sortir d'ici.

Elle se redressa et préféra arpenter les couloirs sans sa valise, dans l'idée que ça ferait sûrement les pieds à Malfoy de trouver son énorme malle dans ses couloirs le lendemain matin et de devoir la lui rapporter jusqu'à chez elle. Elle descendit quelques marches (qu'elle espérait être les escaliers menant vers l'entrée) et déboucha dans un énième couloir. Elle s'appuya contre un mur, lasse et posa les yeux au sol. Sol éclairé d'une lumière dorée, rasante. Hermione sursauta. Une lumière ? Elle remonta vers la droite, et vit un rayon passer en dessous d'une porte de bois sombre et finement ouvragé. Elle s'approcha à pas de loup et colla son oreille contre le panneau. Quatre suppositions lui vinrent à l'esprit : soit Malfoy était derrière cette porte et elle serait mortifiée, soit Alicia était derrière cette porte et elle le payerait cher, soit ils étaient à deux derrière la porte et…elle ne préférait pas y penser, et enfin, dernière solution, derrière cette porte se trouvait la seule personne censée de cette maison, alias Narcissa Malfoy.

Elle prit son courage à une main, l'autre serrant fortement sa baguette, et pénétra dans la pièce d'un geste brusque, pointant chaque meuble avec son « arme » comme le ferait un agent du FBI. Mais elle la baissa bien vite face à des rayons de livres aux reliures de cuir dorées. Un paradis. Elle resta tétanisée quelques instants, puis se décida enfin à s'approcher, parcourant les étagères en effleurant du bout des doigts tous ces ouvrages, avec fascination. Mais au détour d'un couloir, elle sursauta et pointa sa baguette vers la masse qui venait de bouger. Elle s'avança doucement, et découvrit une Narcissa endormie dans le fauteuil, ronflant légèrement, un livre ouvert sur les genoux. Hermione s'approcha pour lire la tranche, et se recula rapidement. « Prince de sang »… Un roman à l'eau de rose ! Elle posa sa main sur sa bouche pour réprimer ses gloussements et se tourna vers la dame. Recroquevillée sur son siège, enveloppée dans ses cheveux blonds, elle faisait peine à voir. La brune fit apparaître une couverture et la posa sur les épaules de l'endormie, avec milles précautions. Elle se recula et resta en contemplation quelques minutes.

Elle ne pouvait pas partir. Cette constatation lui sauta à la gorge. Elle devait rester, pour Narcissa. Comment quitter le manoir en laissant une femme comme elle seule avec son diable de fils et sa terrible nièce ? Son honneur de Gryffondor remonta à la surface avec précipitation, et elle serra la couverture autour de sa désormais protégée, en souriant avec douceur et bienveillance, fière de sa nouvelle « mission ».

Elle fit demi-tour et quitta la bibliothèque, préférant regagner sa chambre pour dormir un peu avant demain, et surtout, reprendre des forces avant d'affronter l'étonnante famille Malfoy, fils, mère et cousine. Elle tourna à droite et bifurqua plusieurs fois, avant de se faire à l'idée qu'elle était complètement perdue. Saleté de manoir ! Elle jura dans sa barbe, et continua malgré elle à avancer.

Au bout d'une autre demi-heure, ses yeux se fermaient tous seuls, et elle marchait en s'appuyant contre le mur, épuisée. Furieuse en elle-même de sa faiblesse, elle se décida à pousser une porte au hasard, à la recherche d'un lit. Après tout, dans cette immense maison, les chambres, il y en avait bien trop non ? Alors un lit pour un autre… Et puis, si ça pouvait énerver Malfoy, autant prendre !

Elle poussa donc les portes qu'elle croisait jusqu'à enfin tomber sur une chambre aux couleurs vert et argent. Elle ne fit pas attention à la décoration, préférant s'affaler sur l'énorme lit à baldaquin en ayant comme dernière pensée, dans la brume de sa fatigue, qu'elle avait eut de la chance de tomber sur cette chambre.


Malfoy avait erré dans les couloirs, complètement abasourdi de son impétuosité. Il l'avait embrassée, elle, parce que… Parce que… Pour quoi au fait ? Il avait beau chercher une raison, il avait agit par pur automatisme. Non pas de la pitié, mais ce sentiment purement malfoyen, ce besoin de contact féminin, cet amour de la chair, cette sorte de dépendance aux rapports intimes. Il poussa une porte, perdu, et entra dans une pièce, au hasard qui ne faisait décidément pas bien les choses… Car dans ce petit salon se trouvait sa « fiancée ». Elle esquissa un geste vers lui, mais il sortit de la pièce, toujours plongé dans sa profonde réflexion, la laissant s'étouffer de rage, seule dans cette pièce.

Draco avait décidé de marcher un peu, de sortir. Il étouffait dans cette demeure immense et sombre, il avait besoin de clarté, ne fut-ce que celle de la lune. Il traversa la cuisine et déboucha sur l'immense terrasse pour s'asseoir sur les marches où il avait l'habitude de siroter son café, tôt le matin. La pleine lune dévoilait tous les charmes de l'immense parc, miroitant sur l'eau calme du lac, illuminant chaque feuille, chaque fleur, d'une lueur fantomatique.

Il resta plusieurs heures ou quelques minutes, il n'aurait su le dire, en contemplation profonde, les yeux dans le vide, ébloui par la beauté froide de la nuit. Il finit par se lever, frissonnant, et reprit le chemin de sa chambre. Il fit une pause à la bibliothèque, et trouva sa mère endormie sous une couverture, un sourire au visage. Sourire qu'il partagea avant de sortir silencieusement. Il fit quelques pas et fut surpris de trouver la lourde malle d'Hermione au beau milieu du couloir. Cela ressemblait étonnamment à une tentative de fuite. Son éternel sourire en coin vint étirer encore plus ses lèvres, et il se dirigea vers sa chambre. S'il le fallait, il irait la harceler demain chez elle. L'avoir à son service était trop jouissif pour la laisser s'en aller. Cette pensée, confortable, lui permettait de refouler la réelle raison de sa présence chez lui : il voulait l'aider pour enfin lui prouver son innocence.

Il se dirigea donc vers sa chambre, passant au préalable dans la salle de bain pour se réchauffer dans une longue douche bouillante. Une fois sa toilette finie, il poussa la porte qui le mènerait enfin à son lit, n'alluma même pas la lumière et se rua sur l'épais sommier, s'emmitouflant sous la couette avec bonheur.

Bonheur qui fut de courte durée. Car à côté de lui se trouvait quelqu'un, ou plutôt quelqu'une, vu les formes que rencontra sa main. Enervé, il sortit de sous les draps.

-Sors de ma chambre Alicia, maugréa-t-il en allumant la lumière, j'ai pas envie ce soir.

Il resta de dos, imaginant déjà la vipère peu vêtue dans une position lascive, pour l'amadouer. Il patienta dans cette position gênante quelques minutes, frissonnant de la tête aux pieds, seulement vêtu d'un boxer, et finit pas de retourner, frustré par le manque de réaction de sa cousine, qui n'avait apparemment pas bougé.

Il se tourna donc d'un geste brusque, prêt à la mettre dehors s'il le fallait, mais il ne sut qu'ouvrir la bouche pour laisser échapper un hoquet de surprise.

Car devant lui, Hermione était pelotonnée toute habillée dans ses draps.

Il resta d'abord figé devant le lit, ne sachant pas comment réagir. Que faisait-elle là ? Comment était-elle arrivée ici ? Et puis surtout, pourquoi était-elle restée après la tentative, présumée, de fuite ?

Il s'avança lentement, et se glissa à nouveau dans les draps, frigorifiés. Il n'osait pas l'approcher, et se recula le plus loin possible, en équilibre sur le bord du lit. Réfléchir au chaud était plus confortable. Il s'enroula donc plus profondément dans l'épais duvet, un soupir de soulagement s'échappant de ses lèvres. Enfin, il tourna la tête vers Hermione, les sourcils froncés, assailli par de nouvelles questions.

Draco cogitait depuis plusieurs minutes, hésitant entre la réveiller pour qu'elle aille dormir dans sa chambre et la laisser dormir là, en changeant, lui, de lit, quand elle murmura dans son sommeil. Intrigué, il approcha son oreille de sa bouche, tentant de comprendre le bafouillage inintelligible de la rouge et or, ce qui le força à se rapprocher, le moins possible bien sûr, de la jeune fille. Et ce qui devait arriver arriva. Hermione, plongée dans un sommeil profond, mais surtout, bercée de rêves, sentit ce corps chaud s'approcher d'elle, et tout naturellement l'enlaça.

Draco sentit ses cheveux se hérisser dans sa nuque, frémissant de panique. Il tenta de se dégager doucement, mais elle avait posé sa main sur son torse nu, se pelotonnant dans le creux de son épaule, et elle passait sa jambe au-dessus des siennes. Ses dernières barrières furent rompues quand il la sentit soupirer dans son cou, son souffle chaud chatouillant les cheveux qui lui retombaient sur le visage, les oreilles et la nuque.

Plongée dans un rêve qui aurait même fait rougir une certaine miss Hilton, Hermione embrassa inconsciemment la clavicule de Draco qui frissonna, fermant les yeux le plus fort possible, se concentrant pour ne pas bouger. Elle remua la tête, et la masse brune de ses cheveux vint effleurer les épaules du l'ex Prince de Serpentard, crispé au possible sous les inconscientes caresses de la demoiselle. Mais le pire n'était pas encore arrivé.

Mondieupitiémondieudonnemoilafoooorce!!!