C'est sous la MENACE que je publie ce micro chapitre :D Après Sandra1501, Elae s'y met aussi!! J'vous jure, j'suis brimée... Brrrref, voilà, la suite du suspens que j'ai essayé tant bien que mal d'instaurer, mais ça ne plaît pas à tout le monde d'être "suspensée" #se frotte encore les fesses qu'on lui a botté y a pas si longtemps#... J'ris, remerciez les surtout, c'est quand même grâce à elle si je publie :D Allez, merci encore à tous, même les reviewers anonyme à qui je sais pas répondre directement, mais j'vous oublie pas hein!!! Merci beaucoup à tous :) #Elae se jette sur elle et la baillonne sauvagement pour la faire TAIRE et lire enfin ce fichu chapitre#


Derrière la porte, Alicia maintenait sa baguette pointée sur ses temps, les sourcils froncés de concentration. Occlumens redoutable, elle avait suivi Draco en lisant simplement ses pensées, et avait été complètement affolée de sa réaction quand il avait découvert la jeune femme dans son lit. Alors de rage, et certainement aussi de folie (rien qu'un peu :-°), elle s'était infiltrée dans les pensées de la jeune femme, s'amusant à contrôler ses rêves, faisant passer par cette Sang-de-Bourbe ses envies, la faisant agir comme un mannequin contre son gré. Elle voulait détruire l'embryon de désir qu'éprouvait son fiancé pour cette jeune femme. Non pas le détruire. L'annihiler.

Dans la chambre, Draco déglutissait avec difficulté, se concentrant le mieux possible pour ne PAS bouger d'un millimètre de crainte de réveiller la jeune femme. Il réfléchissait à toute allure pour se sortir de ce pétrin sans devoir subir les foudres de la Gryffondor en cas de réveil inopportun. La chaleur insupportable dans son bas ventre lui faisait perdre la tête.

Hermione s'était littéralement collée contre lui, ses lèvres effleurant la gorge et les épaules du jeune homme, sa main posée sur son torse caressant doucement sa fine musculature, sa jambe passée autour de lui, et enfin, ses cheveux, épars sur l'oreiller. Tout en elle éveillait le désir, et Malfoy avait de plus en plus de mal à résister.

Il tentait une dernière fois de glisser hors du lit quand la jeune femme se redressa brusquement et s'assit à califourchon sur lui. Draco la regarda dans les yeux et fut effrayé de voir qu'ils étaient grands ouverts, mais qu'ils ne le fixaient pas.

Alicia. Cette pensée lui sauta au visage, comme une évidence. Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? A présent certain de la culpabilité de sa cousine, il se dégagea sans ménagement de l'emprise d'Hermione et s'avança jusqu'à la porte. La Gryffondor le suivait comme un robot, les yeux dans le vague.

Il ouvrit violemment la porte, et Alicia sursauta, prise en faute devant sa chambre.

-Je… Draco ! Je… bafouilla-t-elle.

-Dégage ! Sors de là ! Allez, ouste !! cria-t-il, empli d'une colère froide.

Il la poussa durement loin de la porte et la lui claqua au visage, fermant son esprit à toutes ses attaques. Hermione était derrière lui, les mains tendues, effleurant son corps. Il s'approcha et lui agrippa les poignets et la fixa durement. Occlumens, c'était un terme familial. Il envoya donc des ondes télépathiques d'une violence incroyable à sa cousine, par le biais d'Hermione, pour bien lui faire comprendre de partir.

La jeune femme s'affala dans ses bras, endormie, signe de la relâche mentale d'Alicia et Draco la porta jusqu'au lit. Il avait été étonné des talents de sa « fiancée », beaucoup plus puissants que les bases « familiales ». Elle avait dû développer cela seule, et cette idée était plus que terrifiante. Alicia faisait partie d'une branche de la famille encore très rattachée au défunt Lord Noir, et ce genre de pouvoir, placé entre ces mains, avait tout d'une mauvaise blague.

Il remonta la couverture jusqu'à son menton, mais elle la rabattit en gigotant. Contrarié, il reprit les draps qu'il remonta pour la seconde fois sur la Gryffondor, et elle se débattit tant et si bien qu'ils se retrouvèrent à terre.

-Granger, espèce de petite emmerdeuse, grogna-t-il en les ramassant.

Elle tourna sa tête sur l'oreiller en soupirant.

-Trop chaud, murmura-t-elle, dans un demi sommeil.

Draco resta figé, les draps en main, au pied du lit. Trop chaud ? Il n'allait quand même pas devoir la déshabiller ? (Nooon… Si ? Héhéhéhé !!) Elle remua encore un peu et se retrouva couchée sur le dos, comme une sorte d'invitation à ses pensées lubriques, laissant échapper un dernier soupir de contentement.

Draco déglutit encore une fois, étonné de sa propre gêne, et s'approcha sur la pointe des pieds. Il posa ses mains sur son chemisier, balayant une dernière hésitation, et le déboutonna lentement, avec précaution mais surtout en priant pour qu'elle ne se réveille pas. Il s'imaginait des situations atrocement embarrassantes, alors que pour une fois, il était innocent. Il voyait Hermione se réveiller, le trouver au-dessus d'elle, en caleçon qui plus est, déboutonner son chemisier. Elle lui assènerait certainement une gifle monumentale, suivie de quelques sorts douloureux et… Il gémit de frayeur en repensant au coup de genou bien placé, son « cadeau » de Noël spécial Granger. C'était la première fois qu'il avait vécu cela, et il s'était juré que ce serait aussi la dernière.

Une fois la chemise déboutonnée, il fut extrêmement soulagé de remarquer qu'elle portait un débardeur en dessous, ce qui lui laissa échapper un sourire. Ces Gryffondor, toujours aussi coincés ! Mettre un débardeur en dessous d'une chemise parce qu'elle était légèrement transparente ! Complètement ri-di-cule ! Ridicule, mais pratique en ce moment même.

Il fit glisser le vêtement et le laissa tomber au pied du lit. A présent, il fallait s'attaquer au pantalon. Il adressa une dernière prière à Salazard Serpentard pour qu'elle ne porte par de dessous « coquins », et déboutonna son jeans avec autant de précautions qu'il l'avait fait sur le chemisier. Se plaçant au bout du lit, il tira doucement les jambes du vêtement. Doucement parce qu'il n'avait pas envie de prendre avec ladite culotte, culotte qu'il espérait le plus « mémé » possible.

Il fit donc glisser le pantalon qu'il envoya, une fois retiré complètement, valser dans la pièce avec négligence. Il jeta un rapide regard vers la jeune fille, allongée à moitié nue dans une position inconsciemment lascive, à moitié soulagé qu'elle porte une culotte de ces fameux « pocket de Dim ® » et non pas un dessous en dentelle rouge.

Il s'approcha encore et cette fois, il posa les draps sur elle sans réticence. Il s'apprêtait à partir quand une main sortit de sous la couette, fouettant l'air à la recherche de quelque chose à agripper. Elle gémit dans son sommeil, fiévreuse, et brassa l'air avec plus de force. Draco, surpris par sa réaction, avança son doigt vers elle, curieux. Mais la curiosité est un bien vilain défaut, ce qu'il apprit à ses dépends. Car à peine eut-il tendu son doigt qu'elle l'emprisonna aussitôt dans ses poings, se pelotonnant dans les couvertures avec sa « prise ». Il tira quelques petits coups secs pour le récupérer, mais elle le tenait fermement. Il grogna d'exaspération, frigorifié dans son boxer. Draco fit une dernière tentative de libération, mais elle soupira si fort qu'il n'osa plus bouger.

-Reste, murmura-t-elle dans les limbes de son profond sommeil.

Jamais Draco n'avait autant dégluti en une seule soirée.

Il s'approcha, réellement désespéré, et tira encore doucement sur son doigt. Mais ce n'était certainement pas l'avis d'Hermione, qui gémit comme une enfant apeurée, enlaçant sa grande main de pianiste en la pelotonnant contre sa poitrine, se retournant de l'autre côté en entraînant le grand blond à sa suite. Il se retrouva appuyé au-dessus d'elle, une main contre… Il ne préférait même pas y penser…

-Papa…

Ca n'avait même pas été un murmure, juste un souffle angoissé qui avait échappé aux lèvres de la jeune femme, faisant manquer un battement au cœur de Draco. Ainsi donc, elle rêvait de son père…

Il soupira. Papa… C'était un mot qu'il n'avait jamais eu la chance de dire. Elle fronça les sourcils et gesticula, ce qui le fit se pencher encore plus au-dessus d'elle, interrompant son petit moment de nostalgie.

-Granger, tu m'énerves ! grogna-t-il.

Elle enlaça ses doigts aux siens, sa main toujours pelotonnée dans un endroit plus que critique, et le jeune homme finit par céder. Il enjamba la demoiselle et s'allongea à ses côtés, gardant néanmoins le plus de distance possible entre eux deux.

Il attrapa sa baguette, posée sur la table de nuit, et éteignit la lumière.

-Si j'avais su qu'un jour je me retrouverais dans un lit, dans le noir, avec cette petite miss je-sais-tout, bougonna-t-il.

Mais en vérité, il était affreusement gêné de la promiscuité d'une jeune femme à ses côtés dont il savait pertinemment qu'elle représentait le « fruit défendu ». Surtout si cette femme tenait fermement sa main contre sa poitrine.

Il inspira et expira plusieurs fois, pour se calmer dans le but d'enfin s'endormir, déjà effrayé à l'idée de se réveiller le lendemain à ses côtés, certain d'être victime de ses foudres. Mais c'était sans compter le tempérament d'Hermione.

Elle se rapprocha encore de lui comme attirée par la chaleur de son corps, posant sa tête sur son torse, enlaçant sa taille et mêlant ses jambes aux siennes. Draco, repoussé aux dernières limites du lit, ne put qu'accepter son étreinte, non sans maudire la moitié de la planète et surtout cette fille qui se collait à lui de manière si…tentatrice ! Il résistait vaillamment à son désir grâce à la certitude qu'elle rêvait de son défunt père et non pas d'un…rêve interdit aux mineurs. C'était la seule chose qui le faisait relativiser sur sa cuisse posée lascivement sur son entrejambe, sur son bras passé autour de sa taille avec sensualité, sur son souffle chaud caressant son torse, et sur sa main, toujours enlacée à la sienne entre…Toujours enlacée dans cet endroit critique !

Elle inspira et Draco se crispa, déjà inquiété par un éventuel soupir qui ferait naître en lui un long frisson. Mais elle n'en fit rien.

-Draco, murmura-t-elle.

Le jeune homme hoqueta de surprise.

Je…Je…Je…Je…QUOI ????