Haïïï!!! Eh ben, encore un p'tit chapitre, pour contenter certaines (moi? viser quelqu'un?)... Par contre... On va se calmer avec les chapitres, j'ai exam la semaine prochaine :) Donc, ça sera beaucoup moins "fou" qu'avant... La semaine prochaine risque d'être un peu (très) creuse... Mais sinon, MERCIIII à tous, vraiment, j'suis toujours aussi contente que ça vous plaise :)!!!! Et encore, pour les reviewers anonymes à qui je peux pas répondre, merci aussi!!! Beaucoup beaucoup!!
Calim
Draco avait sursauté tellement fort qu'il était tombé du lit violemment, entraînant dans sa chute la belle endormie. Il se surprit à prier pour qu'elle ne soit pas réveillée, et se cacha sous les draps, à même le sol.
Hermione s'était réveillée en sursaut, secouée par une brusque secousse. Hagarde, elle tentait de sortir de cette marre de draps et de cheveux qui lui brouillaient la vue. Elle s'en dégagea tant bien que mal, et se mit debout, s'appuyant, sans s'en rendre vraiment compte, contre le torse ferme de son ennemi.
-Gnnsaleté de gn… Dodo…
Elle se hissa sur le lit et se rendormit aussitôt, ne prêtant aucune attention aux draps au sol.
Draco attendit encore quelques minutes et osa sortir sa tête de sa cachette une fois le souffle de la Gryffondor complètement apaisé. Il se releva doucement, jeta les draps sur le corps endormi, et sortit précipitamment de la chambre.
Haletant, il parcouru le château en slip, encore sous le choc des révélations. Peut-être qu'elle avait encore été manipulée par Alicia ? Peut-être aussi qu'elle voulait… Non ! Impossible ! Pas elle !
Dans un autre cas, il aurait été flatté, peut-être même qu'il aurait été plus loin. Mais les choses étaient bien différentes… Il avait envie d'elle comme il voulait les autres femmes, mais les révélations inconscientes de Granger l'avaient…rebuté.
Il s'arrêta net et éclata de rire. Le tableau était d'ailleurs assez effrayant : un jeune apollon presque nu et frissonnant dans un couloir sombre, riant comme un possédé.
Après s'être calmé, il frotta les larmes qui perlaient aux coins de ses yeux tant il avait ri. Qu'il était ri-di-cule ! Lui, un Malfoy, le grand Draco à la réputation de coucheur, lui, il avait peur de s'allonger à côté de Granger ? Son éternel sourire en coin se réappropria ses lèvres et il fit demi-tour, se frottant les mains de contentement. Après tout, cette chambre était la sienne non ? Et une petite punition était vraiment nécessaire, après ce qu'elle lui avait fait subir, pensa-t-il en jetant un œil à son bas-ventre.
Il poussa doucement la porte de la chambre et se glissa sous les draps, pouffant en silence. Hermione dormait comme une bienheureuse, et Draco n'eut aucun mal à l'enlacer contre lui. Il avait envie de retourner la situation, de se venger de la gêne qu'elle lui avait inspiré. Car qui ne lui disait pas que le lendemain, au réveil, elle ne lui ferait pas son habituel numéro de gentille vierge effarouchée ? Il en riait à l'avance !
Draco s'endormit le sourire aux lèvres, comme à chaque fois qu'il se trouvait dans cette position : au lit, une femme presque nue collée contre lui. Avant de réellement basculer vers le pays des rêves, il eut un dernier remords, mais il fut bien vite submergé par la satisfaction de la future réaction d'Hermione.
Hermione se réveilla le lendemain à cause du soleil qui passait entre les rideaux et atterrissait, en une fine ligne blanche, pile sur sa frimousse. La loi de l'éternelle frustration. Elle leva doucement la tête, tentant de remettre ses idées en place, mais aussi de reconnaître l'endroit où elle se trouvait. Hagarde, elle voulut dégager les cheveux qui encombraient son visage, mais sa main était coincée sous quelque chose. Hermione tenta de se dégager, l'esprit encore embrumé, mais n'y parvint pas. Elle laissa sa tête retomber sur l'oreiller et soupira. Elle tourna son visage pour mieux voir comment dégager sa main, et se trouva face à deux iris d'un gris nuageux.
-Bonjour Granger, murmura Malfoy, en souriant sarcastiquement.
Hermione poussa une sorte de hurlement/hoquet mi surpris mi horrifié et sauta du lit en s'empêtrant dans les draps, pour finir par s'étaler par terre, les quatre fers en l'air.
-Je ne savais pas que j'étais si laid au réveil, dit le jeune homme en passant sa tête par-dessus le lit, souriant. On peut savoir ce que tu fais Granger ?
Elle ouvrit de grands yeux. Il avait appuyé sa tête entre ses mains, et de ce qu'elle pouvait voir de lui, elle le devinait nu, ou presque. Elle jeta un regard à son accoutrement et gémit.
-Oh non Malfoy ! Ne me dit pas que…
Il la regarda, un sourcil haussé.
-Que quoi Granger ?
-Qu'on a… Me dit pas qu'on a… Qu'il s'est passé…
-Qu'on a couché ensemble ?
Elle sursauta. Oh non ! S'il l'affirmait avec autant de nonchalance, c'est qu'il avait sûrement dû se passer quelque chose ! Pourtant, elle ne se rappelait de rien…
-Mais enfin Granger, tu crois vraiment que je coucherais avec une fille comme toi ?
Elle releva la tête vers lui, ses grands yeux chocolat lançant des éclairs noirs.
-Alors tu peux me DIRE ce que tu fais ICI ?? cracha-t-elle. Parce que vu ta position, et ton…accoutrement, tu…
-Du calme, c'est ma chambre ici… Ce serait plutôt à toi de me dire ce que tu fiches ici. Et ton accoutrement n'est pas non plus un exemple de bienséance, même si ça ne me dérange pas du tout, contrairement à toi.
Elle remonta le drap jusqu'à son cou, mortifiée. Les souvenirs revenaient peu à peu, sa tentative avortée de fuite, soufflée par la détresse de sa désormais patronne, et puis la recherche d'un lit dans ce -satané- manoir. Et évidemment, il avait fallu qu'elle tombe sur ce lit-ci avec son occupant en prime… Merlin devait très certainement avoir une dent contre elle, le contraire était impossible…
Elle soupira.
-Pourquoi tu ronchonnes Granger ? demanda un Malfoy perplexe.
-Je soupire parce que je vais devoir te demander de m'aider pour retourner à ma chambre. Ton stupide manoir est trop grand…
Draco exultait.
-Et c'est justement cet air de débilité profonde doublée de ce sourire parfaitement niais que je voulais t'éviter, railla-t-elle.
Il descendit du lit et s'assit à côté d'elle, les jambes croisées, sa tête appuyée sur ses mains. Il la dardait d'un regard profondément sournois, ses grandes prunelles acier plissées de mesquinerie. Hermione se renfrogna.
-J'ai un truc sur le nez ou quoi ? Et habille-toi un peu, c'est…indécent !
-Répète-le, souffla-t-il.
Elle se recula.
-Répéter quoi, monsieur débile ? Habille-toi ! C'est bon, heureux ?
Il secoua sa tête blonde, son éternel sourire en coin plaqué sur son visage.
-Avant Granger, avant ! Que tu as besoin d'aide !
Elle posa avec colère ses mains sur ses hanches, toujours assise à même le sol, ce qui eut pour effet de faire tomber le drap avec lequel elle se couvrait pudiquement.
-Tu n'es qu'une espèce de petit… Rhaaa !!
De rage, elle lui balança sa main à la figure, mais Draco l'arrêta avec une petite moue ennuyée. Décidément, ces filles étaient bien faibles.
Elle tenta de se dégager, mais le jeune homme tint bon.
-Désolée Granger, j'ai pas envie que tu me refiles une beigne comme en troisième !
Elle s'énerva de plus en plus, secouant de toutes ses forces ces deux mains qui la maintenaient fermement assise. Hors de question de rester « prisonnière » de Malfoy !!!
Le garçon s'impatienta. Il avait -vainement- espéré qu'elle se calmerait, mettant de côté pendant quelques secondes son appartenance à la maison de Gryffondor qui mettait en évidence le fait que, non, elle ne se laisserait pas faire.
Il se souvint alors des premières méthodes qu'utilisait sa mère en présence de son père pour le calmer. Il la mit debout et la tira derrière lui, tandis qu'elle l'injuriait de tous les noms, le sommant le la lâcher.
Il ouvrit la porte de sa salle de bain privée et la poussa sous la douche, allumant le robinet d'eau froide tout en la tenant fermement. Elle hurla de toutes ses forces, mais sa colère se dégonfla rapidement. Elle releva sur lui ses grands yeux bruns, encore bougonne.
-On était obligé d'en arriver là Malfoy, ou tu voulais simplement faire un concours de t-shirt mouillés ? cracha-t-elle en croisant les bras.
-J'avais juste pas envie que tu me mordes, petite pimbêche…
Il la releva et lui jeta une serviette au visage.
-Dépêche-toi, on doit encore passer par ta chambre, à moins que tu ne veuilles déjeuner en étant habillée comme ça.
Et c'est là qu'elle tiqua.
-Oh…non… Malfoy me dit pas que tu…
-Je t'ai déjà dit que non, on avait pas couché ensemble, t'es vraiment bouchée ma pauvre…
-Tu m'as déshabillée, souffla-t-elle, blanche comme un linge.
Draco tourna ses yeux vers elle, les sourcils haussés. Et voilà, il aurait mis sa main à couper, s'il avait parié… Elle nous ressortait le numéro de la jeune vierge effarouchée.
-Dis, je savais que la belette était nulle, mais à ce point… Il ne t'a jamais déshabillée ?
-C'était pas pareil !!
-Ah non, j'oubliais, il t'assommait avant pour que ça soit plus facile pour ses deux mains gauches, lâcha-t-il sarcastiquement.
Hermione n'accusa pas du tout le choc, et ouvrit de grands yeux embués de larmes. Comment avait-il osé dire…ça ? D'ailleurs, de son côté, Draco n'en menait pas large. Des mesquineries pareilles, il en avait débitées à la pelle, surtout sur elle. Mais là…il avait été trop loin, et il le savait. Il resta interdit, ne sachant pas quelle attitude prendre. S'excuser lui aurait écorché la bouche. Alors il tendit une main timide vers son épaule, qu'elle repoussa. Son visage était caché par la masse des ses cheveux hirsutes et trempés, il n'en voyait que sa bouche, tordues dans un rictus douloureux.
-Ne me touche pas.
Il laissa retomber son bras le long de son corps. Tout ça était ridicule. Ils étaient là, à deux, à moitié nus dans une salle de bain, elle n'allait pas tarder à éclater en sanglot, ou pire encore, le tuer avec une brosse à dent, et lui, il tendait sa main comme un idiot. Ce pauvre type de Malfoy avait-il un cœur ? En tous cas, elle, elle avait sa fierté. Elle ravala ses larmes, et leva vers lui un regard froid.
-Conduit moi à ma chambre.
Il frissonna. Elle lui avait parlé comme à un vulgaire laquais, mais il n'osa pas la reprendre. Alors, il sortit de la chambre, habillé de son seul caleçon, suivit d'une Hermione vêtue à la hâte de ses vêtements de la veille qui le dardait d'un regard meurtri.
Merlin… Je sens que les semaines à venir vont être atroces…
