HiaaaaïïÏ!!! Encore un chapitre, je sais que j'devrais étudier... Dès que j'ai cinq minutes, HOP, quelques lignes :D!! Rhaaa, je sais, j'devrais bosser mieux, plus profondément et tout et tout... Mais j'ai réçu une critique absolument et complètement folle (critique, c'est juste donner son avis, faut pas associer ça à un terme péjoratif!), que j'ai adoré, et j'tiens à l'honorrer avec ce p'tit chapitre... On avance petit à petit, mais on avance :) c'est déjà ça!!

Réponses à deux Review anonymes qui demandaient une réponse aux questions (pardoooon les autres, mais j'vous aime quand même!!)

Milyze Comment elle le tuerait avec une brosse à dent :D Hermione est pleine de ressources …

Lilyne Je n'aurais que ces mots à dire : Je t'aaaaime :D Comment ça, c'est excessif ??? J'me serais plus épanchée dans une réponse (oh noooon…), mais voilà, reviewer « anonyme »… Enfin, plus si anonyme que ça… J'suis restée sur mon cul une bonne quinzaine de minutes, et je sourirai certainement pendant trois bonnes semaines :)… Esn espérant que ça te plaira toujours!!


Et les semaines qui suivirent furent, effectivement, atroces. Hermione évitait le plus possible l'ex Serpentard, qui lui-même faisait tout pour la croiser au détour des couloirs, tentant plusieurs fois de lui présenter ses excuses, sans résultats. Car durant des instants, Draco, trop orgueilleux, restait juste devant elle, droit, les mains serrées derrière son dos, la dardant d'un regard dur et froid qu'elle supportait très mal.

Hermione respectait pourtant son engagement, passant le plus clair de son temps avec la maîtresse des lieux, Narcissa Malfoy. Au départ, elle s'était contentée de la servir comme le ferait une femme de chambre, mais la femme lui avait rapidement fait comprendre que ce rôle n'était pas le sien.

Elles avaient beaucoup parlé aussi, chacune étonnée de la culture immense de l'autre. Leurs promenades étaient de plus en plus fréquentes, malgré la température glaciale de ce milieu d'hiver.

En ce jour de janvier, l'après-midi touchait à sa fin, et leur marche aussi. Elles s'étaient arrêtées sur le banc de pierre qui faisait face au lac, et le contemplaient sans mots. Le paysage était recouvert d'une fine pellicule de neige, et il se confondait avec un ciel immaculé.

-Vous êtes une gentille jeune fille, dit Narcissa après un lourd silence.

Hermione rit.

-Et cela vous fait rire, murmura la femme avec un sourire.

-Généralement, quand on dit ça, c'est parce que la personne est gentiment idiote … Alors oui, ça me fait rire !

Narcissa reposa son regard sur le lac, ses lèvres étirées en un sourire triste.

-Avez-vous réfléchi à notre dernière conversation, Hermione ?

Elle lui lança un regard en coin, gênée.

-Je suis désolée mais… Je ne m'en rappelle pas exactement le contenu…

-Vous vous rappelez certainement du sujet général…

Elle hocha le menton avec entrain.

-Je… Combien vous paye mon fils ?

Hermione lui lança un regard surpris. Pourquoi détourner la conversation avec aussi peu de subtilité ? Quelque chose gênait Narcissa, Hermione s'étonna même de la voir rougir comme une adolescente.

-Beaucoup trop…pour ce que je fais… D'ailleurs, je le ferais certainement avec plaisir…

-N'est-ce pas une belle preuve d'a…mitié ?

Hermione tiqua. Elle avait butté sur un mot qui pouvait très certainement s'apparenter à un autre. Elle hocha la tête, réfrénant avec peine sa moue de dégoût. Draco et elle ? Amis ? Quand les hyppogriffes seront devenus végétariens !

Narcissa se leva et prit la main d'Hermione dans la sienne.

-Ecoutez Hermione je… Je ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé entre vous en mon fils…

-Rien ! l'interrompit-elle. Rien du tout !

Narcissa lui lança un regard étonné, et lâcha sa main, tandis que la jeune fille détournait les yeux, affreusement gênée. Pourquoi les mères avaient TOUJOURS cet horripilant sixième sens ?

-Les choses ont changé, murmura la femme avant de se rasseoir. Draco et vous… Vous vous évitez. Enfin, vous l'évitez. Avant, même si ce n'était que pour vous crier dessus, vous parliez… Mais…

Hermione se renfrogna dans son écharpe aux couleurs de Gryffondor et bougonna, sous le regard affectueux de Narcissa.

-J'en ai trop dit… Allons, il est l'heure de manger, et j'ai atrocement froid, pas vous ?

Hermione approuva d'un grand hochement de tête, déjà ravie à l'idée de se retrouver dans la grande salle à manger du manoir devant un plat délicieux et une cheminée chaleureuse.


-Alicia, quelles nouvelles de nos chers cousins ?

-Très peu ma tante, malheureusement. Leurs emplois leurs prennent énormément de temps. Vous savez, quand on travaille, il est difficile de donner des nouvelles. Ils n'ont même plus le temps de lire

Narcissa ne répondit pas à cette pique lancée à son égard, et avala une gorgée brûlante de son thé. Si elle avait été élevée chez les Weasley, elle l'aurait certainement jeté au visage de cette petite pimbêche qui, même avec ses vingt-cinq ans de moins, se permettait de la rabaisser. Hermione assistait aux hostilités en silence, trop morose pour défendre la maîtresse de maison, espérant que le dénommé Draco, assit en face d'elle, interviendrait de son propre chef. Mais il restait impassible, plongé dans sa lecture, la tête blonde appuyée négligemment sur sa main.

Hermione soupira. Tous les soirs, la famille Malfoy opérait le même rituel : après avoir mangé, ils s'asseyaient tous dans le petit salon bleu en bas des escaliers, et buvaient le thé ou lisaient, c'était selon. Hermione avait malgré elle adopté cette habitude, invitée par Narcissa à se joindre à eux chaque soir. La disposition était toujours pareille : Draco à gauche de la cheminée dans son épais fauteuil de cuir Oxford, un livre à la main, Alicia assise à sa droite, Narcissa suivant le mouvement, avec, heureusement, une table entre elle pour poser le thé et éviter tout débordement, et enfin, Hermione, assise à même le sol sur l'épais tapis (par choix !!), qui bouqinait aussi allègrement.

Si la disposition était pareille, les conversations étaient affreusement semblables elles aussi. On commençait par parler de choses anodines, en attendant le thé, puis une fois servies, les deux femmes s'enfonçaient dans une querelle au ton courtois, laissant les deux autres lire tranquillement.

Hermione laissa échapper un autre soupir, tellement lourd qu'il fit relever le regard acier de Malfoy sur elle. Il portait des lunettes pour lire, ce qui lui donnait un air sérieux et travailleur, deux mots qui ne faisaient par partie de son quotidien. Il lui fit un sourire ironique et articula, caché derrière son livre : « On se barre ? ». Hermione sursauta, et, honteuse, elle replongea rapidement dans son ouvrage, se concentrant le mieux possible pour ne pas lire deux fois de suite la même ligne.

Draco, quant à lui, était replongé distraitement dans son récit, un sourire moqueur sur les lèvres. En vérité, il écoutait avec attention les disputes entre sa mère et sa cousine, attendant la moindre incartade pour intervenir.

-Et vous Alicia, dans quoi travaillez-vous ? susurra Narcissa.

La jeune femme aux cheveux noirs pinça la bouche avec mépris.

-Il est de mon devoir de femme de ne pas travailler. Je devrais élever les enfants à la maison pendant que mon époux travaillera !

Hermione leva un regard outré sur Alicia. Comment pouvait-on encore avoir un esprit aussi moyenâgeux ? Draco aussi avait détourné ses yeux vers sa cousine, amusé. Sachant sa mère extrêmement féministe, il attendait avec délectation l'explosion qui fermerait enfin la grande bouche de sa cousine. Mais il fut étonné de voir Hermione réagir avant sa mère.

-Je savais les grandes familles aristocrates fort conservatrices, mais pas à ce point !

Alicia la darda d'un regard hautain.

-Et qui es-tu pour juger un monde que tu ne connais pas ?

-Je ne juge pas, je constate, nuance. Quand on a ton âge et qu'on vit à notre époque, c'est vraiment dégradant de penser « comme ça » !

Narcissa sourit mesquinement. Elle savait que deux contre un était un combat déloyal, mais elle ne pouvait s'empêcher de vouloir rabattre le caquet de cette dinde écervelée.

-D'autant plus que vous nous avec vanté avec tant de passion la nécessité du travail ! dit la blonde avec ironie.

-Je vantais le travail de mes frères. J'estime qu'ils sont un modèle pour l'aristocratie sorcière.

-Papa boulot, maman couche sale ? ânonna Hermione. Je n'appelle pas ça un modèle, j'appelle ça une légende !

-D'autant plus que pour vivre ce genre de vie, il vous faut un appui monétaire important… Etes-vous sûre que mon fils est assez bien pourvu à ce niveau là ?

Draco avait levé discrètement les yeux de son livre depuis le début de l'échange, observant de ses grands yeux gris ces querelles de femmes. Sa mère souriait ironiquement, et Granger fronçait les sourcils en faisant une petite moue contrariée avec la bouche. Elles étaient toutes deux alliées, face à Alicia, droite dans son fauteuil, ses cheveux noirs lui retombant dignement dans le dos. Elle eut un sourire fugace et Draco frissonna tant il y avait lu de la méchanceté.

-J'en suis sûre ma chère tante… Je pense que Lucius a su veiller au grain.

Narcissa se figea et Hermione ouvrit de grands yeux étonnés.

-Lucius aussi, d'ailleurs, était pour mon un exemple, continua-t-elle sous les regards horrifiés de l'assistance. Il a su mettre sur pieds une famille solide, gardant sa femme à sa place, et promettant son fils à un brillant avenir.

En disant cette phrase, elle avait tourné les yeux vers Hermione. Son regard était atrocement froid et dur.

-Je regrette juste qu'il soit mort trop tôt pour ne pas que cet avenir de gloire s'accomplisse.

Hermione chancela et laissa tomber son livre, tandis que les deux blonds s'étaient figés d'effroi. Alicia se leva, très digne, et sortit de la pièce, en lançant un dernier « Bonne nuit » joyeux.

Le visage de Narcissa s'était fermé, et Draco s'était plongé dans une contemplation silencieuse du feu de cheminée. La Gryffondor se sentait de trop. Elle se leva discrètement et quitta la pièce, son livre sous le bras. Depuis les mots impardonnables de Malfoy, l'ambiance était souvent lourde quand ils se trouvaient à deux dans une pièce, ou du moins sans Alicia.

Elle bifurqua à droite et prit un escalier « secret » employé par les employés pour accéder à leurs appartements. C'était un escalier en colimaçon étroit et noir, mais elle avait appris son existence depuis un temps déjà, grâce à Narcissa, et s'y était habituée.

Arrivée à « son » étage, elle soupira. Les employés du manoir cumulaient quasiment tous plusieurs emplois, ce qui les empêchait de vivre là. Elle était donc, dès l'heure du coucher, seule dans la noirceur des combles. Elle avança à tâtons dans le noir, les mains tendues devant, à la recherche de la porte de sa chambre.

-On dirait que tu me fuis…

Elle sursauta. Ca n'avait été qu'un murmure, mais ce souffle chaud dans son cou l'avait réellement effrayée. Une « lumos » fut murmuré, et le visage de Malfoy apparut dans la lumière blafarde que diffusait sa baguette.

-J'ai tort Granger ?

Elle leva un sourcil. Evidemment que non, quel idiot ! Mais elle préférait l'ignorer plutôt que de lui donner la satisfaction d'un échange, tout orageux fut-il. Elle continua donc sa route, évitant de le toucher, et une fois à la porte de sa chambre, elle l'ouvrit, s'y faufila et la ferma aussitôt à double tour derrière elle. Mais quel idiot !! Idiot, idiot, idiot, idiot !! Elle fulminait de sa cupidité, grognant intérieurement quand un « clac » sonore se fit entendre.

Elle se figea, murmurant un léger « Et meeerde ». Elle se tourna lentement, déjà énervée à l'idée de ce qu'elle allait découvrir.

Malfoy se tenait dans l'embrasure de la porte, appuyé négligemment contre le chambranle, jouant avec sa baguette.

-Quand on veut s'enfermer, on utilise quelque chose d'un peut plus fort qu'une stupide serrure ! Un simple Alohomora et…

-Malfoy, ferme ta grande bouche de riche, l'interrompit-elle avec véhémence. Et sors de ma chambre immédiatement.

-Pas avant qu'on ait parlé ! cracha-t-il.

Elle soupira. Non mais quelle immonde tête de mule il faisait.

-Je n'ai rien à dire, à moins que tu ne t'excuses, s'insurgea-t-elle en lui claquant la porte au nez, renforçant la fermeture avec un sort de son cru.

Je vais la tuer, je vais la tuer, JE VAIS LA TUER !!