V'lààààà un chapitre tout beau tout chaud! Ouiii j'avais dit que je me calmerais pendant les exams, et en plus, il est plus long que les autres j'pense... Tout ça est très logique... On va dire que c'est pour vous remercier de votre patiente pendant les deux semaines qui vont suivre :) Où les chapitres vont être trèèèèès longs à venir :D!! Merci encore à tous, j'ai vu avec étonnement qu'on approchait des cents reviews... J'pensais que j'allais avoir autant de succès qu'une vieille et moche pantoufle... Mais le contraire me dérange pas hein :D!! Pas facile de faire "son temps" dans les fanfictions :) Allez, j'me TAIS,et j'vous laisse lire!! Pfiu :)
Dans une colère froide, Draco frappa violemment la porte de ses poings, ce qui fit sursauter Hermione, à l'intérieur. Elle se laissa tomber sur son lit, effrayée, et n'osa plus bouger. Il avait frappé un seul grand coup, mais ce choc avait suffit à lui faire revivre des scènes qu'elle aurait préféré oublier.
Elle plongea son visage entre ses mains en tremblant de tout son corps et respira calmement pour se calmer. Non, derrière cette porte elle ne trouverait pas Ronald, non, il n'allait pas s'acharner en frappant le bois, et non, il n'allait pas le lendemain se venger sur elle à coup de poing.
-C'est un cauchemar, murmura-t-elle en étouffant un sanglot.
Derrière le panneau de bois, Draco tournait en rond, complètement hors de lui. Il n'arrivait pas à ouvrir le satané sort de cette satanée petite miss je-sais-tout ! Il fulminait, faisant les cent pas devant cette insolente porte, quand il se figea. La solution était pourtant flagrante. Risquée, mais flagrante… Il se tourna vers le panneau de bois, et inspira profondément, imprimant dans son esprit l'image de la chambre d'Hermione. Il murmura des paroles d'une langue inconnue du monde et pointa sa baguette sur son front avec précaution.
Hermione avait toujours le visage entre ses doigts crispés, les larmes au coin des yeux, quand elle entendit un « Pop » sonore dans la chambre, suivit d'un cri et d'un bruit sourd. Elle redressa la tête et distingua, dans le noir, une forme sombre et vaguement humaine affalée contre le mur. Elle attrapa fébrilement sa baguette et lança une étincelle en direction du lustre fait de chandelles, ce qui eut pour effet d'illuminer faiblement la pièce. Elle se leva et s'avança vers la forme, sa baguette pointée devant elle.
-Baisse ça Granger, je suis incapable de te faire quelque chose là…
Elle fit un pas en arrière, les yeux ébahi. Malfoy gisait devant elle, et elle n'aurait su dire s'il était gravement blessé ou simplement étourdi. Mais une autre chose la fit se laisser tomber au sol, sur les fesses, abasourdie. On ne transplanait pas dans le manoir. Alors comment cet idiot de Malfoy avait pu se retrouver dans sa chambre en…faisant ça ?
Il releva vers elle ses yeux gris, déterminés, souriant victorieusement.
-Maintenant on peut parler, dit-il d'une voix rauque en faisant mine de se relever.
Hermione recula, toujours au sol, légèrement effrayée par le regard qu'il lui avait lancé, quand il retomba contre le mur en gémissant de douleur.
-Malfoy !
Elle s'approcha de lui à quatre pattes et tenta de poser sa main sur son front, mais il fut plus rapide.
-Qu'est-ce que tu fais ? grinça-t-il en lui saisissant le poignet.
-Je… Je…
Il lâcha sa main, et elle s'assit à côté de lui, les sourcils froncés. Draco jeta un regard en coin à la jeune fille, réprimant avec peine les râles de douleurs qui lui chatouillaient le palais.
-Comment… murmura-t-elle après un instant de silence. Comment tu fais pour transplaner ici ?
Il sourit, mais vu son état, cela s'apparentait plus à un rictus effrayant qu'à un sourire amical.
-Je suis un Malfoy ! Je connais ma maison… Je connais même un chemin plus rapide pour aller à cet étage.
-Tu parles du passage secret derrière le tableau du massacre des gobelins ?
Draco s'étrangla. De quoi ? Comment connaissait-elle ce chemin là ?
-Ta mère me l'a montré… Elle m'a d'ailleurs tout montré… Alors explique-moi comment tu transplanes dans cette maison alors que… Malfoy ?
Il s'était affaissé contre le mur, le souffle court sous l'intensité de cette douleur lancinante.
-Malfoy qu'est-ce que tu as !?
Il reprit son souffle tant bien que mal, et lui murmura :
-Un sort puissant… Pour transplaner, c'est de la magie… noire… Je… Doloris…
Il se tassa encore plus, les yeux mi clos, tombant peu à peu dans l'inconscience. Hermione, sous l'emprise de la panique, s'approcha précipitamment de lui, prenant son visage entre ses mains pour qu'il ne perde pas connaissance.
-MALFOY ! C'est pas l'moment de dormir ! Allez, debout, cria-t-elle en lui donnant quelques légères (et jouissives…) gifles.
Ce qu'elle ne savait pas, c'est que le sort instauré depuis des générations par la famille Malfoy, le sort qui empêchait quiconque de transplaner au risque de subir un doloris surpuissant, ce sort était très court. Elle se retrouva donc à genoux sur un Malfoy ayant recouvert toutes ses capacités, mais surtout son sourire goguenard.
-Inquiète, Granger ?
Elle s'écarta brusquement, à nouveau surprise par ce revirement de situation.
-Que… Qu'est-ce que… parvint-elle à balbutier, au comble de son trouble.
Draco en profita pour s'approcher à quatre pattes et se placer à califourchon sur elle, provocateur. Il avait beau résister de toutes ses forces, l'appel de la chair gagnait toujours. Il fut amusé par le rictus abasourdi de la demoiselle et pencha sa tête vers elle langoureusement, ce sourire typiquement malfoyen collé aux lèvres.
-Tu aimerais bien savoir hein ? lui susurra-t-il à l'oreille.
Hermione frissonna, de dégoût pensa-t-elle de toutes ses forces. Draco le remarqua et son sourire s'élargit.
-Ca t'excite de ne pas savoir mh ?
Il effleura sa joue de ses lèvres et lui souffla gentiment dans le cou. Hermione déglutit avec difficulté, encore sous le choc des évènements qui s'étaient enchaînés trop vite.
-Si tu es sage, je te le dirai…
Il posa ses lèvres dans son cou et ce qui fit « sa perte ». Hermione, qui n'avait jamais plus eu de contact pareils depuis Ron, sentit un long frisson d'horreur lui parcourir l'échine. Elle repoussa Malfoy violemment, le souffle court, les larmes aux yeux.
Draco atterrit sur ses fesses, sans cérémonie, et accusa difficilement le coup. C'est qu'elle était forte, la Granger ! Il releva les yeux vers elle, plein de reproches, mais fut stoppé dans son élan par ces deux grands yeux bruns emplis de larmes.
-Pourquoi tu… Pourquoi tu gâches toujours tout … ?
Il resta figé, éberlué par ces paroles dures. Elle fondit en sanglot devant lui, cachant le mieux possible son visage.
-Pourquoi tu… Pourquoi tu m'as demandé de … venir, hoqueta-t-elle. J'en ai… marre ! J'veux… J'veux vivre comme avant ! J'veux plus…
Il s'approcha et passa son bras autour de ses épaules, absolument mal à l'aise. N'ayant jamais été consolé, et n'ayant jamais consolé lui-même, il tapota maladroitement le dos de l'ex Gryffondor.
-Allez Granger, ne…
Elle se jeta sur lui, ses sanglots de plus en plus lourds, s'agrippant de toutes ses forces à la chemise du Serpent. Draco sentit une douce chaleur lui parcourir les entrailles et un sourire, aux antipodes de son habituel rictus moqueur, vint illuminer son visage. Il resserra son étreinte autour du corps tremblant de la jeune fille et caressa doucement ses cheveux.
Elle pleura durement encore longtemps puis épuisée, elle s'endormit là, dans les bras de son ennemi. Si elle avait eu toute sa conscience, elle aura hurlé, tempêté, et l'aurait jeté dehors avec un bon coup de pieds aux fesses (mais ouiii, on sait tous que…). Mais elle était dans un état qu'elle avait trop connu ces derniers temps. Sauf que cette fois, elle ne s'était pas endormie seule, dans son appartement affreux, la peur au ventre et les larmes aux yeux. Cette fois-ci, elle s'était endormie dans la chaleur d'un autre, en sécurité. Et même si cet autre était Malfoy, même si la sécurité était assurée par une maison qu'elle avait haïe, elle n'aurait pour rien au monde échangé sa place avec une autre (désolée les filles :D).
Draco la prit dans ses bras et la porta jusqu'au lit, mal à l'aise. Il la déposa sous les draps et ronchonna.
-Elle s'est mouchée dans ma chemise ! Rhaaa Granger, même dans ces moments-là, tu arrives à tout gâcher !
Il fut forcé de retirer son vêtement, trop dégoûté à l'idée de porter la morve de quelqu'un d'autre sur lui. Il se retrouva donc torse nu devant une Hermione endormie, avec un air de déjà vu dans le fond de la gorge.
-Purée, soupira-t-il, ne me dis pas que je vais encore devoir te déshabiller !
Il se pencha vers elle, râlant, mais se redressa rapidement, répugné. Elle avait le nez barbouillé de morve dégoulinante. Il attrapa sa chemise, lassé, et lui frotta le visage du bout de doigts, bougonnant avec plus de véhémence.
Mais, même s'il avait commencé avec négligence, il finit sa tâche avec douceur et conscience, un sourire attendri sur le visage. Il se refusait à l'avouer, mais jouer les mères poules était un réel plaisir. Il repensa à une des maximes préférées de sa mère et son sourire s'élargit. « Ceux dont tu prends soin t'appartiennent ».
Une fois le débarbouillage fini, il glissa ses mains en dessous des draps et retira lentement son pull, reprenant ses ronchonnements. Elle n'aurait pas pu porter une chemise comme la fois passée ? Il fit glisser sa tête dans le col, et tira doucement sur les bras, pour se retrouver face à…une brassière ? Il pouffa de rire dans sa barbe. Comment une femme pouvait encore porter ce tue l'amour immonde ? Il jeta le pull à travers la pièce, peu habituer à soigner ses vêtements, et s'attaqua au jeans. Malheureusement, il opérait dans une demi obscurité, et ce bouton ne voulait absolument pas céder. Excédé, il attrapa le bord du vêtement et tira d'un coup sec ce qui fit sauter l'attache violemment.
Draco ronchonna et tira, pour la seconde fois, le jeans au bout des jambes de la jeune femme. Il releva les yeux pour remettre la couverture convenablement quand il se trouva nez à nez avec une culotte rouge de fine dentelle. Il toussota, gêné, et certain d'avoir préféré une bonne vieille culotte de grand mère à la Bridget Jones. Non mais franchement, comment pouvait-on avoir si peu de goût ? Assortir une brassière digne d'une gamine de douze ans à un shorty rouge sang que porterait aisément une vamp de quarante balais ? Il fit une moue de désespoir. Hermione n'avait jamais été aussi basse dans l'échelle de la mode.
Il replaça la couverture sur la jeune femme et s'avança vers la porte, sa chemise en main. Il posa sa main sur la poignée et l'actionna. Rien. Il réessaya, mais le résultat fut le même.
Oh…non ! Il déglutit, les yeux ronds comme des soucoupes. Elle avait fermé la porte avec un sort ! Il se tourna vers le lit, où la jeune femme était déjà pelotonnée comme un chat, et soupira de désespoir. Draco VS Granger, deuxième round pensa-t-il.
-Si tu as le malheur de m'effleurer, je te jure que je te transforme en scrout à pétard !
Il ronchonna et retira son pantalon, insulté par le fait qu'il dormait pour la deuxième fois avec cette fille sans qu'il ne se passe rien. On aurait presque dit un vieux couple marié, s'imagina-t-il en grimaçant.
Résigné, Draco s'avança vers le lit et passa au-dessus de la demoiselle pour se glisser sous les draps, son visage crispé dans un rictus mécontent. Il devait subir un complot mondial, le contraire était impossible ! D'autant plus qu'Hermione lui tournait le dos, comme une invitation à la prendre par la taille pour la serrer contre lui et…
-Holà ! pensa-t-il. On se calme Draco, on se calme, ce n'est que Granger ! La petite Gryffondor énervante ! Alors tu te mets dos à elle, tu respires, et tu t'endors !
Le jeune héritier Malfoy plongea dans un sommeil profond avec comme dernière idée que les hommes étaient faibles face à une femme nue, ou presque.
Hermione ouvrit les yeux, le cœur serré par l'angoisse. On frappait des coups à la porte. Elle mit quelques instants à comprendre ce qu'on lui disait de l'autre côté du panneau de bois. Malfoy s'éveillait à ses côtés, et elle ne fut que moyennement étonnée de le voir dans son lit à moitié nu. Après tout, dans ce manoir, les choses ressemblaient énormément à une sorte de grand n'importe quoi.
Malfoy la dévisagea sans émotions, et elle frotta ses yeux pour se réveiller.
-Je pense que quelqu'un te dit quelque chose, Granger, murmura-t-il avec un demi sourire.
-J'ai… Gnnn… Pas du tougnnn… La tête dans le gnnn…
Il sourit, amusé, et entoura l'oreiller de ses bras. Sa crinière était encore plus ébouriffée au réveil, remarqua-t-il, et ses yeux étaient complètement recouverts sous la masse de sa chevelure. Indubitablement, Granger n'était pas du matin !
La voix disait toujours la même chose en frappant à la porte, et Malfoy y prêta plus attention, tandis qu'Hermione se figeait. Connections faites, oreilles tendues, le message était passé pour elle.
-Hermione ! Hermione, répétait Narcissa joyeusement. Hermione, est-ce que vous êtes réveillée ? Je dois vous parler ! Je cherche mon fils ! J'ai une bonne nouvelle !! Hermione ? Je dois partir, c'est urgent, mais si vous le voyez, dites-lui que son mariage est reculé de trois mois ! Hermione, êtes-vous réveillée ? Hermione ?
Draco se redressa dans son lit, la bouche tordue sous la surprise. Il dévisagea Hermione avec ses yeux gris écarquillés et haussa les sourcils très, très haut.
-Oui madame, je lui dirai, dit Hermione d'une voix forte, en plongeant son regard chocolat dans celui de Malfoy.
Narcissa la remercia et ses pas s'éloignèrent dans le couloir.
-Je lui dirai, répéta-t-elle, comme stupéfixée pas ce regard acier.
Draco, au comble d'une joie ébahie, se laissa retomber dans l'épais duvet, et éclata de rire. Hermione, attendrie malgré elle (H : Ben oui ! On ne souhaite un mariage arrangé à personne, même pas à son pire ennemi ! C : Maiiiis oui Hermy…On te crois…pas…), sourit à Draco et s'allongea à ses côtés, sous les couvertures. Une trêve de cinq minutes n'allait tuer personne non ?
Draco se redressa à nouveau et se pencha au-dessus d'elle, un sourire joyeux au visage.
-Hé Granger, t'as pas quelque chose à me dire ?
Elle fronça les sourcils en souriant. Un jeune chien fou, voilà tout ce qu'il était.
-Ta mère est passée ce matin, dit-elle en entrant dans son jeu. Elle m'a dit de te dire que le ministre lui avait dit que le trafique des hypprogriffes allait…
Il se pencha vers elle menaçant.
-Je rigole, je rigole !! Elle m'a dit de te dire que ton mariage était reculé de trois mois !
Il rejeta sa tête en arrière dans un grand éclat de rire cristallin. Ah que c'était bon ! Trois mois de plus ! Six mois pour convaincre cette cousine timbrée qu'il n'était pas le bon ! Il en riait d'avance !
Hermione toussota, toujours sous les draps.
-Je me demande juste ce qui a créé ce replis soudain… murmura-t-elle, une moue d'intense réflexion au visage.
Draco sourit, rien ne pouvait entamer sa bonne humeur.
Miss Je-sait-tout qui reprend du service !
