Lalalaaaa!! Comme j'ai bien étudié, studieuse que je suis, je vous poste un chapitre qui n'apprend rien, qui est très court, mais qu'on aime quand même parce qu'ils se chamaillent comme des chiffoniers... Comment ça c'est ridicule? Mais non voyons! Pourquoi on fantasme autant sur ce couple? (merci JKR, vraiment, j'm'éclate bien en les torturant ) Parce qu'ils se disputant pardis! Rhalala, ces jeunes, faut tout leur apprendre :)... Brrrrref!! J'espère que ça continuera de redonner le sourire à certaines :) Merci encore à tous... J'pense qu'on a dépassé le 100 nan? Oui, ON, sans vous, je fais quoi moi mh? J'me tais, okay, okay!! Bonne lecture, et merci encore:D
Calim, qui poste aussi le sourire aux lèvres :)...
Ps: Elae, ne me tue pas, j't'en prie, j't'ai attendue une heure trente six minutes avant de poster... Mais tu te connectais pas!! Pardoooon:D
Draco se leva brusquement et avança à quatre pattes jusqu'au bord du lit coincé dans un angle de la pièce. Hermione leva un sourcil. Qu'essayait-il de faire en trémoussant ses fesses devant son nez ? Elle n'était pas comme lui ! Il se leva et s'étira, les cheveux désordonnés et un sourire charmeur sur les lèvres.
-Allez Granger, debout !
-Tu peux me dire pourquoi je ne m'étonne même plus de te retrouver dans mon lit ?
Il éclata de rire et pointa son doigt vers elle.
-Parce que ton sort est parfait !
Elle se redressa. De la flatterie ? Intéressant… Il n'avait jamais utilisé une ruse aussi basse avec elle.
-Comment ça Malfoy ?
-Ton sort, il est parfait, c'est tout, dit-il en haussant les sourcils.
-Je te parle d'étonnement, et toi, tu me parles de sort.
Exaspéré, il avança jusqu'à la porte pour lui montrer à quel point elle était idiote avec sa mémoire de poisson rouge. Hermione lança discrètement un contre sort, riant déjà des évènements futurs. En effet, Malfoy actionna la poignée fortement pour lui montrer son infériorité de femme faible, et il valsa littéralement en dehors de la chambre pour s'étaler au sol.
Hermione éclata d'un rire joyeux, toujours sous les draps.
-Ca, c'est pour te faire payer ton incrustation chronique !
Il se releva, furieux mais amusé, et fit demi-tour pour se planter devant elle, les mains sur les hanches.
-Et ça, c'est pour te faire payer ton manque de goût, dit-il en lui pinçant le bras.
-AÏE ! Mais t'es malade !
-Et je te rappelle en passant, que c'est TOI qui es venue squatter mon lit la première fois ! Espèce de sans goût !
Il lui sourit ironiquement, fier de sa revanche.
-J'ai du goût ! s'insurgea-t-elle.
-Porter une brassière la vingtaine dépassée, ce n'est pas ce que j'appelle du goût ! railla-t-il.
Elle devint rouge pivoine et enfonça sa tête sous les draps. Odieux, il était tout simplement odieux ! Draco s'assit sur le lit en riant de plus belle, mais son rire était plus moqueur qu'heureux.
-Non mais franchement Granger, faudrait faire des courses de temps en temps ! On dirait que t'as gardé tes soutards de première année à Pouddlard !
-Et avec quel argent j'aurais pu faire ça !? cracha-t-elle, vexée.
Et là, elle sut qu'elle aurait mieux fait de fermer, pour une fois, sa bouche, la coudre, la coller, la clouer s'il le fallait, mais surtout, la fermer. Il lui jeta un regard plein de sous entendus, et déclara, en se levant :
-Très bien, on va dire que ce sera ton cadeau de Noël !
Elle n'eut pas le temps de râler contre lui qu'il avait déjà quitté la pièce, arborant fièrement son seul vêtement. C'était indéniable que le dénommé Draco Malfoy prévoyait un mauvais coup.
Elle se leva, déjà fatiguée, et s'habilla rapidement d'un jeans et d'un pull à col roulé informe, « disciplinant » ses cheveux dans un lacet de cuir. Avant de sortir de sa chambre, elle se dévisagea dans le miroir de la coiffeuse. Avait-elle réellement mauvais goût ? Son visage se plissa dans une moue dédaigneuse. Malfoy avait dit ça simplement parce qu'elle n'était pas le genre de fille qu'il fréquentait. Quel idiot…
Elle descendit les escaliers « secrets » et entra dans la cuisine, vide. Elle sortit le jus d'orange en chantonnant allégrement, se versant un grand verre avec appétit pour en boire quelques gorgées en soupirant de plaisir.
C'est à ce moment là qu'elle aperçut le bout de parchemin sur la table, couvert d'une écriture allongée. Elle le saisit et le déchiffra difficilement.
« Hermione,
Vous avez votre journée. Je ne rentrerai pas avant demain soir. Je vous expliquerai tout à ce moment-là. Je ne peux que vous dire qu'il y a un problème avec ma future bru. Ne dites rien à Draco, je ne voudrais pas lui créer de faux espoirs. Prenez bien soin de lui. N'oubliez pas de passer faire les quelques courses de la semaine au Chemin de Traverse, merci beaucoup !
Narcissa »
Elle reposa le mot avec mauvaise humeur. Comment Narcissa pouvait la laisser seule avec son fils pendant deux jours ? C'était certain, Malfoy allait perdre deux ou trois doigts avant demain. Elle ronchonna et se tourna vers la grande verrière qui s'ouvrait sur la terrasse. Les matinées de janvier étaient réellement magnifiques, le parc recouvert d'une fine couche de givre. Elle avala encore quelques gorgées, tentant de faire passer sa mauvaise humeur avec la nourriture. Seulement, elle devait bien l'avouer, elle ne savait absolument pas cuisiner.
Elle se tourna et s'avança vers le garde-manger, à la recherche d'un fruit ou d'un plat préparé. Mais comme elle le prévoyait, il était vide. Elle referma la porte et…
-BOUH !!
-HAAAA !! MALFOY !! Espèce de CRETIN !
Le jeune homme éclata de rire, très fier de s'être caché derrière la porte pour lui faire peur.
-Fais pas cette tête, tu ressembles à un magyar mal réveillé ! railla-t-il.
Hors d'elle, elle sortit sur la terrasse en claquant la porte-fenêtre avec un feulement rageur de chat. Comment allait-elle survivre avec ce crétin fini jusqu'au lendemain ? Mais surtout, comment allait-elle se retenir de ne pas le tuer à coup de brosse à dent ? Nerveuse, elle fit apparaître son paquet de cigarettes et s'en sorti une qu'elle coinça entre ses lèvres. Sans l'allumer.
Depuis qu'elle était ici, elle n'avait plus fumé une seule fois. Non… C'était depuis que… Depuis qu'il était revenu.
-Granger.
Elle se retourna, stupéfaite et dégoûtée de sa découverte, vers un Malfoy mal à l'aise, appuyé contre l'entrée de la cuisine. Peut-être qu'il voulait s'excuser ? Mais elle déchanta rapidement quand il agita un morceau de parchemin devant lui.
-Tu comptais ne pas m'en parler ?
Elle déglutit difficilement et retira la cigarette de sa bouche.
-Je…
Mais les mots lui manquèrent. Qu'avait-elle à répondre à ça sinon la stricte vérité ? Alors d'un geste résigné, elle acquiesça, sans baisser les yeux.
-J'en étais sûr, soupira-t-il.
Elle s'approcha, curieuse, son sixième sens de détective mis en éveil.
-Sûr de quoi ? demanda-t-elle, avide.
-Sûr que tu ferais cette tête là ! cria-t-il en riant et en lui pinçant le nez.
Elle se rembrunit.
-Je te hais, espèce de cafard, maugréa-t-elle.
Il chiffonna le parchemin et sourit malfoyennement. Hermione se tourna, une moue boudeuse sur le visage, et alluma rapidement la cigarette qu'elle tenait dans sa main. Elle tira quelques bouffées et grimaça. Depuis le temps, elle avait oublié que ça avait si mauvais goût.
-Arrête, dit Malfoy froidement en lui retirant le bâton de tabac de la bouche.
Il l'écrasa sous son talon avec un calme olympien tandis qu'Hermione lui hurlait allègrement sa façon de penser.
Dieu qu'elle était bruyante ! Bruyante et envahissante, avec ses petits coups de poing rageurs dont elle lui martelait le torse. Il la maîtrisa en soupirant, les yeux aux ciel. Vraiment, ces Gryffondor…
-Ferme ta grande bouche Granger, je m'entends plus penser ! Et fais moi le plaisir d'arrêter d'allumer ces…trucs, ça pue !
-Je suis dehors, je fais ce que je veux ! Et puis tu sais combien ça coûte ces « trucs » ?
-Granger, soupira-t-il, tu cries juste parce que tu adores me hurler dessus… Trouve au moins un bon prétexte !
Elle se recula, le visage figé dans une colère noire. Elle allait…le…TUER ! Lui arracher les lèvres et ce petit sourire suffisant, lui scalper ses abominables cheveux blonds, lui crever les yeux, et enfin, lui porter le coup fatal avec sa brosse à dent !
Sa colère était telle qu'elle attrapa la première chose qui lui vint en main et le balança au visage du jeune homme. Un pot de jardin, vu la couleur, que Malfoy évita avec facilité, le déviant pour qu'il s'écrase contre le sol de la terrasse à grand fracas. Hermione se jeta sur lui avec un rugissement, digne de la lionne qu'elle avait été et qu'elle était en ce moment même, et lui frappa allègrement son torse, avec le peu de force dont elle était pourvue. C'est-à-dire, avec la force d'un grain de riz.
Draco était réellement lassé. Tout ce bruit ! Granger était vraiment affreusement susceptible et orgueilleuse…et colérique pas dessus le marché ! Il soupira… Il fallait sévir… Il saisit ses poignets pour l'immobiliser et la fit passer sur son épaule, la soulevant comme un énorme sac de pomme de terre… Un plutôt comme un svelte sac de pomme de terre de rien du tout. Elle faisait régime ou quoi ? D'accord, la brune n'était pas grande, mais il ne l'aurait jamais imaginée si légère ! Elle se débattit avec hargne, martelant son dos des mêmes petits coups de poings en criant de rage. Heureusement qu'ils n'avaient pas de voisins directs… Encore un peu, et elle criait au viol…
Il entra dans la cuisine, la traversa et monta les escaliers rapidement, Hermione, toujours coincée sur son épaule, qui tentait de se dégager violemment. Il fit quelques pas et poussa la porte de sa chambre du pied, jetant la demoiselle sur son lit avec brusquerie.
-Maintenant tu la fermes, cria-t-il, rageur.
Elle sursauta et se recroquevilla, abasourdie par la violence de Malfoy.
-Haaa ! Je peux ENFIN en placer une ! Franchement, Granger, tu es vraiment bruyante !
Elle resta figée au milieu des draps, les yeux écarquillés, le corps légèrement tremblant sous un Malfoy légèrement menaçant. Draco fronça les sourcils. Il y avait peu être été trop fort ? Il se redressa et s'assit à côté d'elle, amusé qu'elle ferme les yeux de frayeur.
-Granger ! Arrête enfin ! On dirait que tu as vu Satan !
Elle ouvrit les yeux et les tourna vers lui.
-Je me tais, promis, murmura-t-elle d'une voix apeurée.
Draco haussa un sourcil. Il l'avait vraiment effrayée. La pensée fugace que Weasley devait en être la principale cause lui traversa l'esprit, pour s'évanouir rapidement.
-Bon, Granger, j'ai besoin de ton aide, encore, dit-il en se couchant, les yeux fixés sur le baldaquin.
Elle ne dit rien et appréhenda la suite. Après tout, Malfoy était plus que plein de surprise, et elle s'attendait docilement au pire. Il inspira brusquement.
-Il faut trouver pourquoi le mariage est reculé pour qu'il n'ait jamais lieu.
Elle tourna ses yeux vers lui, grave, et acquiesça silencieusement.
-Ah non, pas de « oui, oui » en l'air, il faut un vrai pacte, dit-il en lui tendant son petit doigt.
Amusée, elle noua le sien au long doigt de Malfoy et le lui serra de la « poignée secrète » de tous les pactes d'enfants. Il avait l'air tellement sérieux qu'elle en éclata de rire.
Granger, ça me tuerait de te le dire, mais c'est nettement mieux quand tu ris !
