Blablas de l'auteur : Bon, je l'avais promis pour le douze, et pour une fois, je tiens mes promesses :) Si si! Je vous jure, il est 22H45, et j'suis dans les temps ! Bref, le voilà, ce chapitre, avec mon suspens à deux balles :D... Ouais, y en a qui ont trouvé, et d'autres (trop géniaux!) qui étaient là "COMMENT???Mais c'est QUI cette gonzesse???"... Et franchement, les deux m'ont scandaleusement fait plaisir :)... Bref, voilà, bonne lecture! Et Elae, ne me tue pas, il fallait être connectée :) V'làààà soyez gentils les p'tits, il est un peu fadasse ce chapitre! Ah! Oui! Merci à tous, je vous ai fait attendre, et ça m'a complètement boostée de voir que vous étiez toujours là :) Merci beaucoup!!!!

Réponse aux reviews qui sont pas anonymes, mais que c'est pas des inscrits :

MeDiNo Hey! Contente que ça t'plaise ;) V'là, maintenant tu peux suivre :)... Merci encore!!!

Chtite Reveuse Toi, t'as osé dire que j'étais sadiquen tu vas souffrir :D Mais t'inquiète, j'ai un maître qui m'enseigne tout, elle s'appelle Elae , je ne risque pas de changer... Bref, bonne lecture, et merci pour ta review!!!

Goodbook's Sympa, merci :) Et la continuation est plutôt en bonne marche! Bonne lecture à toi aussi!

Encore merci à tous et bonne lectuuuuuure!


Draco ouvrit la bouche afin d'interroger Hermione, mais la brune avait déjà commencé à courir vers ce magasin en poussant des cris de joie et en agitant ses bras au-dessus de sa tête. Il la vit se jeter sur une vitrine et tambouriner comme une folle furieuse pour apparemment attirer l'attention de la jeune femme blonde qui s'y tenait. Il soupira de frustration, regrettant malgré lui la rupture du rapprochement qu'il avait eu avec la rouge et or, et s'approcha des deux jeunes femmes, les sourcils froncés en un angle dangereux.

Il vit Hermione se retourner vers lui sous un signe de doigt de son amie, et son souffle se bloqua dans sa gorge. Le visage de la jeune femme était resplendissant de bonne humeur et de joie, et ses joues s'étaient creusées de fossettes juvéniles qu'il n'avait plus vues sur son visage depuis un temps qui lui semblait infini. Elle se précipita sur lui et lui tira le bras vers l'autre jeune fille qui souriait aimablement, nappée dans son abondante chevelure blonde.

-Draco, je te présente Lyra, une de mes anciennes collègues ! Et Lyra, tu as devant toi mon patron !

Il frissonna à l'entente de son prénom et sourit imperceptiblement. La dénommée Lyra éclata de rire en tendant une minuscule main blanche au jeune homme, qu'il serra avec gaieté. Hermione, sous l'impulsion de sa bonne humeur, serra les deux blonds dans ses bras, en gloussant de plaisir.

-Eh bien, Hermy, je ne savais pas que tu m'aimais autant, la nargua Lyra.

La brune eut pour toute réponse un bout de langue tendu boudeusement, sous le regard attendri de son amie. Draco était étonné de voir à quel point elle la couvait du regard. La femme avait une carrure fine, et un corps tout en fragilité, nappée dans ses longs cheveux couleur vieil or, mais il émanait d'elle cette sorte d'aura maternelle des matrones italiennes, cet amour chaud et brut des plaines du sud. Et il comprit qu'il était de trop.

-Mesdemoiselles, je vous laisse, j'ai des courses à finir ! dit-il en s'inclinant.

-Oh ! Les courses ! Je viens, j'arrive, je… paniqua Hermione.

-Non, l'interrompit-il. Je m'en occupe seul. Amusez-vous bien !

Il s'éloigna silencieusement sous le regard perplexe de la brune, et suspicieux de la blonde.

-Je vais prévenir mon patron que je fais une pause et j'arrive !

Hermione vit Lyra s'engouffrer dans le petit magasin d'occasion et la chaleur qui lui picotait le ventre depuis plusieurs minutes la relança furieusement. Décidément, cette journée allait peut-être mieux finir qu'elle n'avait commencé.


-Et donc, tu vis là ?

-Oui, je vis dans le toit, mais la chambre est magnifique… Ca faisait longtemps que je n'avais rien vu d'aussi beau !

-Et il n'aurait pas une place pour moi, ton Apollon ?

Les deux jeunes femmes pouffèrent de rire au-dessus de leurs chocolats chauds. Elles s'étaient réfugiées au chaudron baveur et Tom, le patron, les avait accueillies avec un sourire qui reflétait toute la joie que sa langue, sectionnée pendant la guerre, ne pouvait pas exprimer. Il leur avait servit des chocolats chauds dans des bols -qu'elles auraient pu utiliser comme casques tant ils étaient grands- et avait copieusement arrosé le tout de crème chantilly. Les deux jeunes femmes avaient conversé avec lui un instant, utilisant des gestes et gravant dans l'air des lettres, puis il était retourné derrière son bar astiquer des verres.

-Qu'est-ce que vous avez toutes à le trouver si… Si…

-Si canonnissime ? ironisa Lyra.

Hermione releva des yeux surpris vers elle et avala pensivement une cuillerée de crème. Oui, Malfoy la troublait… Comment se faisait-il que toutes les filles, ou du moins, la plus grande partie, passent à côté de ses énormes défauts ? Comment pouvaient-elles toutes être aveuglées par sa beauté ?

-Franchement, Hermy, moi, à ta place… J'aurais déjà sauté sur ce petit cul scandaleux !

Hermione avala sa gorgée de travers et toussa violemment.

-Hein ?!

-Mais enfin, soupira Lyra en levant les yeux au ciel, ne me dit pas que tu es restée aussi prude que quand tu es partie ! Ton-pa-tron-est-une-bom-be, articula-t-elle lentement.

-Bla bla blaaa, et après ? Il y a autre chose derrière les petites fesses de mon blondinet de boss ! Comme son horrible égo surdimensionné, ou encore son orgueil insupportable, ou sa manie de se trimballer à moitié nu ou encore…

-QUOI ? A moitié nu ? Tu l'as déjà vu à moitié nu ?

Hermione rougit instantanément et enfouit son nez trop précipitamment dans son bol, le recouvrant de crème chantilly.

-Tu l'as déjà vu tout nu ? continua Lyra.

-NON ! réagit instantanément Hermione. T'es folle ! Jamais !

-Mais alors explique-moi comment tu as pu te retrouver avec ce mec canon devant les yeux, seulement recouvert d'un slip ? Hermione, je ne te connaissais pas comme ça, fit la blonde en éclatant de rire. Encore un peu, et tu finis dans le même lit que lui !

La brune sursauta et écarquilla les yeux, rougissant de plus belle. Lyra sentit son rire se coincer dans sa bouche.

-Hermione… Tu as couché avec lui ?

-NON ! Mais enfin ! Pas du tout !

-Est-ce qu'il t'a embrassée ?

-Arrête Lyra tu… Je…bafouilla-t-elle sous le regard inquisiteur de son amie.

-Ne me dit pas que tu sors avec ton patron !

-Mais non mais je te jure que je…

Elle fut interrompue par l'entrée de Malfoy dans le bar, un air impassible au visage. Il balaya la salle du regard et quand il repéra les deux jeunes femmes, il s'approcha à grandes enjambées.

-Bonjour les filles, dit-il en s'asseyant.

Lyra lui répondit joyeusement avec un sourire plein de sous-entendus, et Hermione marmonna un bonjour, les joues rouges et le visage baissé.

-Tiens, tu as de la crème sur le nez, Hermione, remarqua le blond.

Il lui releva le menton avec délicatesse et prit du bout du doigt le petit nuage de chantilly qui recouvrait ses narines pour le porter à sa bouche, sous les regards narquois que Lyra jetait à Hermione, à présent rouge pivoine.

-Tu…Tu as finis les courses…Malfoy ? balbutia-t-elle.

Ses lèvres se pincèrent quand elle l'appela par son nom, mais il préféra ignorer et enchaîna :

-Oui, j'ai payé un garçon pour me les garder dehors. Il avait l'air affamé.

Et nonchalamment, il se pencha vers Hermione, dont la couleur de peau se passait de commentaire, pour plonger le bout de son doigt dans la crème afin de le porter à sa bouche pour le suçoter distraitement.

-Tu es toute rouge Granger, tu es sûre que ça va ? ne put-il s'empêcher de remarquer.

-La ferme Malfoy, grogna-t-elle en détournant son regard.

Lyra croisa ses mains pour appuyer son menton dessus et lança un regard scrutateur au garçon. Elle avait toujours su deviner ce genre de chose, et le comportement de ce jeune homme était étrange. Elle le sentait fébrile, heureux, et à la fois complètement antipathique. Mais elle était certaine de deux choses : premièrement, il était indéniablement en train de tomber amoureux d'Hermione, et deuxièmement, l'accepter allait être extrêmement difficile pour son amie autant que pour lui.

Elle sortit de sa rêverie en entendant le blond se chamailler avec la brune.

-Si je te dis que ça n'était pas pour te charrier !

-Tu n'arrêtes pas de me le dire, et tu vois bien, je ne te crois pas !

Le blond leva des yeux exaspérés au ciel et donna une petite claque sur le haut du crâne de la brune.

-Tu m'exaspères Granger, à être aussi susceptible !

Lyra sourit et se leva. Elle avait largement dépassé la durée habituelle de ses pauses. Après avoir promis à Hermione de garder contact, elle les salua tous les deux et sortit du chaudron baveur.

Hermione soupira tristement, les yeux baissés sur son chocolat chaud où la crème était éventrée malfoyennement. Draco lui jeta un regard en coin, étonné qu'elle perde toute sa verve et toute sa joie quand cette Lyra n'était plus dans son champ de vision.

-En voilà une qui ne te fera pas de coups fourrés, murmura-t-il en regardant pensivement le plafond.

-Non, dit-elle sur le même ton, un sourire triste au visage.

Leurs regards se croisèrent furtivement mais ils détournèrent aussi vite les yeux qu'ils les avaient entrelacés, gênés. Après on long silence, Draco fit signe à Hermione qu'il l'attendait dehors pendant qu'elle finissait son chocolat chaud et il se leva rapidement. Elle le regarda s'éloigner, remarquant distraitement à quel point il paraissait grand dans cette pièce étriquée.

Draco poussa la porte en même temps qu'un énorme soupir. Diantre ! Rester coincé dans ce silence, rien de pire ! Il épousseta machinalement les épaules de sa cape quand il remarqua la jeune femme blonde en face de lui, de l'autre côté de la rue. Elle le détaillait d'un regard calculateur et froid qui n'avait plus rien de chaleureux.

-Hé toi ! lança-t-elle. Approche.

Magnétisé par l'autorité de cette femme, il obéit directement et avança vers elle. Une fois à un mètre, elle lui fit signe de s'arrêter et elle fit le reste du chemin pour se poster sous son nez, une moue de réflexion sur le visage. Elle l'examina encore quelques secondes et finit par parler.

-Je sais reconnaître ces choses là tu sais… Je ne pense pas que cela arrivera mais si tu lui fais le moindre mal, je te jure que tu souffriras…

Elle planta une dernière fois ses yeux bleus et froids dans les orbes gris de Draco et partit avec un hochement de tête.

Il resta plusieurs minutes debout sur le pavé, perturbé par ces paroles. La menace de mort lui glissait dessus -après tout, ce n'était pas la première fois-, mais il n'avait pas compris le sens réel de ses paroles. Qu'avait-elle reconnu qui lui était passé sous le nez ? Cette petite femme blonde parlait de lui comme une autre personne, et ses phrases sibyllines l'énervaient au plus haut point. Coléreux, il se tourna vers le Chaudron Baveur et commença à taper du pieds sur le pavé en attendant Hermione.

Mais de quoi elle me parle celle-là ?