Blablas de l'auteur :
Heyyyy les amis! J'vous ai fait attendre plus longtemps que prévu, il me semble! C'est que le travail commence à affluer... J'ai de moins en moins le temps, mais je n'abandonne pas! Pour ce qui est de ce chapitre, il va être un peu triste... Enfin, j'ai essayé... Je ne suis pas douée pour le mélodrame :D, j'ai fait du mieux que je pouvais... Bref... Et pas de phrase en fin de chapitre, pour une fois! J'avais pas envie de gâcher l'ambiance, déjà que j'ai eu du mal à l'édifier :D Donc voilà, va falloir vous en contenter :) Allez, merci encore mille fois à tous, bonne lecture, vous êtes géniaux!!!
Réponses aux reviews:
Miss Suzuki : rouge de gêne Maiiiiis! T'es pas bien de balancer tous des compliments gentils comme ça ... J'poste le mardi, en parfait timing! Héééé ouais, j'ai retenu que tu n'avais accès à ton ordinateur que le mercredi et le week-end... Si ça c'est pas gentil, appelez moi Jean-Claude... En tous cas, tes reviews sont géniales, j'aime vraiment les lire... Ca me file un sourire crétin toute la semaine, j'ai envie de sauter partout... Complètement pathétique, je sais... Baaaah, pressée de lire tes reviews! En espérant que ça se passe bien à l'école! Bonne lecture :)
Chocolune : Un message qui a le mérite d'être clair :D I'm'fait penser à Lorely dans les Gilmore Girls... "Café café café"... Eh ben la voilà ta suite :D Bonne lectuuuure!
Goodbooks'sky : Baaaaah :D Mais évidemment que quelqu'un allait interrompre ces deux débiles! J'suis pas Miss Sadisme 2007 pour rien nan? Non, sérieusement, ça aurait été trop facile... Tu l'as bien remarqué, Draco n'est pas assez "mature" et beaucoup trop orgueilleux pour se rendre à l'évidence. Bref, on est pas sortis de l'auberge...
MeDiNo : J'ai eu du mal à lire ta review, Fanfiction massacre le langage sms :D Mais bref, j'ai cru comprendre que tu appréciais :) Eh bien, merci beaucoup!
Popote : Paix à son âme :D Allez sur son blog, popotelacompote.blog. Et REGALEZ-VOUS !
Haaaaa, il me reste une review, mais je l'ai changée de dossier, et j'le trouve pluuuus!! Beuheuheu!!! Merci à toi, digne inconnu(e?), j'espère que tu ne me maudiras pas, moi et mon incorrigible tête de linotte!! Merci Merci Merci!!! Bonne lectuuuuuure!!!
Calim
Ps: Mon résumé est bieeeeen heu:D Merci MissLoulou!
Narcissa posa devant Hermione une tasse de fine porcelaine d'où s'échappait les vapeurs mordorées du Darjeeling qu'elle avait fait infuser. Elle posa le même devant son fils et se retourna vers la cuisinière ancienne pour diminuer le feu sous la bouilloire. Elle avait gardé cette habitude de préparer le thé à la façon moldue, une manie qui lui avait valu, autrefois, des remarques acides de son époux.
Dans son dos, les deux ennemis se lancèrent un regard qui n'avait plus rien de l'acidité de leur ancienne haine. Il était d'ailleurs tellement chargé de messages cachés, et dérangeant pour la plupart, qu'ils rougirent tous les deux en détournant les yeux.
En son fort intérieur, Hermione était troublée. Elle s'était sentie envahie d'un sentiment de victoire quand elle s'était emportée avec autant de hargne contre lui. Une impression factice de revenir en arrière, au temps où la vie était simple, au temps où Ron et Harry étaient encore ses amis, à l'époque révolue où Voldemort signifiait encore un mot abstrait, une menace planante sans vraiment en être une. Au temps où Malfoy et elle se détestaient. Point à la ligne. Elle palpa ses joues du bout des doigts. Rouges, certainement. Hermione n'était pas du genre à se mentir, aussi elle se rendit à l'évidence, non sans mal : elle avait été gênée d'être trouvée dans une position si équivoque, et qui, de plus, était le fruit d'un parfait hasard. Mais le pire de tout, c'est qu'elle s'était retrouvée assise à califourchon sur Malfoy devant sa mère, qu'elle estimait énormément.
Elle leva les yeux vers Narcissa qui s'affairait devant la gazinière d'une époque révolue et soupira. Décidément, les Malfoy étaient des gens compliqués. Et secrets. Trop secrets. Elle sentait que quelque chose préoccupait Narcissa, quelque chose d'assez important pour qu'elle évite le sujet depuis qu'elle était rentrée. Hermione coula un regard vers Malfoy, aussi discrète que possible. Lui aussi, il lui cachait des choses. Elle avait été à deux doigts de lui arracher des aveux. A deux pauvres et minuscules doigts. Elle se laissait aller à ses pensées abracadabrantes, les sourcils froncés au-dessus d'yeux au regard absent, fixés sur le jeune homme.
Draco avait détourné le regard rapidement, et s'était presque immédiatement fustigé mentalement. Baisser les yeux ?! Comment avait-il pu baisser les yeux et paraître gêné devant elle ?! Il se morigénait depuis plusieurs minutes, fixant furieusement une vasque posée sur un plan de travail, quand il sentit un regard pesant sur lui. Il tourna lentement la tête, et jeta un regard en coin à la jeune femme. Elle le fixait intensément, comme plongée dans une intense réflexion, son menton appuyé sur son poing serré. Il plongea alors volontairement ses orbes gris dans les bruns de la demoiselle, et fut ravi de la voir sursauter et détourner son regard vers sa tasse de thé, non sans avoir lancé un ou deux éclairs de ses yeux marron.
Draco sourit de toutes ses dents et prit délicatement la porcelaine pour la porter à sa bouche avec délectation. Granger était si…puritaine parfois ! Mais son allégresse s'évapora aussi rapidement qu'elle s'était posée sur lui quand sa mère s'assit en face d'eux avec un regard grave et soucieux. Il la vit passer ses doigts sur la lourde table de chêne avec anxiété. Petit geste nerveux qui présageait le pire.
-Mes enfants, dit-elle brusquement, faisant sursauter Hermione.
La brune essuya précipitamment les quelques gouttes qui étaient tombées sur son pull en laine informe et reposa sa tasse.
-Excuse-moi Hermione…fit la femme avec un sourire désolée. Je ne voulais pas parler si brusquement.
-Aucun problème ! C'est moi je suis un peu…-elle coulissa un regard vers Malfoy- tendue.
Narcissa poussa un petit rire nerveux et gratta distraitement une tache imaginaire. Draco, impatient, posa sa grande main de pianiste sur cette plus petite de sa mère. Leurs regards bleu et acier se croisèrent et elle cessa aussitôt s'avoir peur. Son fils lui avait prouvé à plusieurs reprise sa force de caractère.
-Je suis allée à Brighton.
Hermione inspira violemment.
-J'y ai séjourné chez une amie de longue date.
Draco enlaça ses mains et cligna furieusement des yeux.
-J'ai glané les informations un peu partout.
Une mouche traversa la cuisine mais s'envola bien vite par la porte entrouverte. Ambiance trop lourde, dans le coin.
-C'est une ville magnifique et…
Elle ravala la fin de sa phrase sous les regards pesant des deux jeunes gens.
-Excusez-moi, ce que j'ai à dire n'est pas facile.
Draco tourna la tête vers Hermione et il fut surpris d'y lire la détermination qu'il n'arrivait plus à fournir. Elle lui fit un signe de tête discret et sourit. Narcissa assista à cet échange avec étonnement. Son fils demandait-il l'approbation d'Hermione ? Elle sourit dans sa barbe. Décidément, elle avait bien fait de le laisser dans les mains de la jeune fille. Elle sortit de ses pensées amusées quand elle sentit deux mains couvrir les siennes. Sur sa droite, la petite poigne brune d'Hermione lui enserrait doucement les doigts. Et sur sa gauche, la grande main blanche de son fils lui recouvrait complètement la sienne dans une étreinte ferme.
-Maman, tu peux tout nous dire.
Hermione jeta un regard en coin vers Malfoy. Nous ? Depuis quand ils parlaient d'eux comme d'une entité ? Mais elle n'eut pas le temps de réagir à sa remarque car Narcissa avait prit une inspiration soudaine. Elle allait enfin parler.
-Je suis donc partie à Brighton, assez précipitamment, je dois dire, commença-t-elle avec un rire mi-gêné mi-nerveux. J'y ai rejoins une amie très ancienne, et nous avons, à deux, commencé des recherches. Brighton était le dernier endroit où Alicia avait été aperçue. Et c'est de cette branche de la famille qu'a été lancé le recul du mariage. -Draco se redressa sur sa chaise, un sourire lui barrant le visage- Mais attention, reculer ne veut pas dire annuler. Je suis désolée mon chéri mais…nos recherches ne nous ont amenées qu'à une conclusion. Alicia va se faire oublier pendant un temps, pour revenir se faire passer l'anneau au doigt. Ils tiennent plus que tout à ce mariage pour étouffer dans l'œuf les soupçons qui pèsent sur leur branche du clan.
Draco baissa les yeux et se leva brusquement.
-Draco, mon chéri, excuse-moi je…
-Maman, comme si c'était de ta faute, souffla-t-il avec une douceur cynique.
Et il quitta la pièce en silence.
Hermione avait gardé ses yeux rivés à la porte qu'il avait fermée quand elle sentit la main de Narcissa faire pression sur la sienne.
-Hermione… S'il-te-plaît. Va le voir…
La jeune femme se leva, résignée, et sortit de la pièce. Elle aurait fait n'importe quoi pour aider cette mère par procuration.
Narcissa, quant à elle, laissa tomber sa tête entre ses mains et pleura sans bruits. Où était sa force si elle ne savait même pas défendre son enfant ?
x...oOo...x
Quelques étages plus haut, Hermione avançait à pas feutrés en direction de la chambre de son ennemi. Dans sa gorge, une boule d'angoisse s'était logée confortablement, et comptait apparemment rester là. Encore deux mètres. Elle s'arrêta en plein milieu du couloir et hésita. Après tout, Malfoy n'avait certainement pas envie de voir du monde. Elle sourit en se disant qu'il se trouvait à la place de la princesse mariée malgré elle, et que ça ne lui ferait peut-être pas de mal d'y rester encore un peu. Oui, après tout, il n'avait besoin de personne, comme il se plaisait à le répéter. Elle tourna les talons, un sourire satisfait sur le visage.
Mais elle dut bien vite renoncer à sa petite fuite. Car de la chambre du serpent s'échappait des bruits sourds. Elle sursauta quand elle entendit du verre se fracasser contre la porte de bois sombre, et s'approcha en silence. Avec milles précautions, elle appuya son oreille contre le battant et retint son souffle.
A l'intérieur, Draco était hors de lui. Il reprochait au monde entier sa condition. Lui, un Malfoy, l'héritier d'une des plus anciennes familles sorcières, lui, il allait devoir se marier contre sa volonté. Une méthode trop archaïque pour être correcte. Il frappa le mur de ses poings jusqu'à y faire perler le sang. Alors, il se laissa tomber sur son lit, des larmes de fureur aux coins des yeux. Il se releva bien vite pour envoyer valser contre la porte le vase qui trônait sur sa cheminée. Une poterie inutile et hideuse frappée des armoiries des Malfoy. Comme il les haïssait, en cet instant. Il balaya furieusement le manteau de la cheminée, faisaint tomber au sol toutes ces babioles aux couleurs qu'il ne supportait plus. Quand il eut finit, il se laissa tomber sur son lit, essoufflé, haineux, et désespérément seul. Il ferma les yeux avec force, fronçant les sourcils sous l'effort. Il les garda fermés quand il entendit la porte s'ouvrir doucement, et se contenta de tourner la tête vers la gauche quand il sentit un poids sur son côté droit. Sa mère avait certainement dû le rejoindre afin de parler plus sérieusement. Mais il n'avait pas envie d'en parler. Pas encore. Il la sentit prendre ses mains dans les siennes, avec milles précautions.
-Malfoy, tu n'es qu'une petite fouine colérique.
Bien qu'il fût surpris de la savoir là, il garda les yeux fermés et la tête obstinément tournée. Elle avait prononcé cette phrase doucement, peut-être avec affection. Mais certainement avec pitié.
-Pas de pitié Grangie, pas de ça entre nous.
Elle enlaça ses grands doigts de pianiste aux siens, et sourit.
-Tu parles beaucoup de nous, ces derniers temps.
Il tiqua, mais garda un air impassible. Décidément, rien n'échappait à cette diablesse. Il avait espéré qu'elle ne le reprenne pas, qu'elle le laisse faire, qu'elle le laisse croire qu'elle était derrière lui pour accuser le choc du retour de sa mère.
-Tu saignes, constata-t-elle simplement.
Il daigna ouvrir les yeux et dégagea sa main de son étreinte pour l'inspecter de plus près. La peau qui recouvrait ses métacarpes était fendue tout le long de fine griffures d'où le sang sortait encore abondamment. Il ferma le poing et le desserra, recommençant cet exercice plusieurs fois.
-J'ai mal.
-Espèce de crétin, lâcha-t-elle en lui reprenant la main pour la poser sur ses genoux, sortant sa baguette avec un air concentré.
-Granger, pas d'entourloupes hein ? grinça-t-il en se crispant.
Elle lui jeta, pour toute réponse, un regard exaspéré en jeta un sort informulé sur la main qui faisait pâle figure. Draco crispa ses doigts, enserrant malgré lui la cuisse de la jeune femme. Quand elle eut finit, il se dégagea rapidement et se coucha dos à elle en bougonnant un remerciement.
-Ca t'arrache la gorge, pas vrai ? remarqua-t-elle amèrement.
Il hésita un long moment avant de répondre, mais il finit par souffler un « oui » froid et dur. Elle se leva et il ferma les yeux quand il entendit la porte se fermer avec douceur. Il comprima ses yeux dans ses mains et hurla de toute la force de ses poumons. Il cracha la rage qui dormait au fond de lui depuis trop longtemps, recroquevillé dans la position fœtale dans la douceur de son lit. Il cria à s'en exploser les poumons, encore et encore.
x...oOo...x
Hermione attendait, de l'autre côté de la porte, assise à même le sol. Elle avait replié ses genoux contre elle, et gardait son visage enfoui dans ses mains. Ses joues étaient sillonnées de larmes qu'elle avait du mal à contenir. Secouée de sanglots douloureux, elle était déchirée par les cris qui s'échappaient de la chambre, la transperçant comme mille poignards acérés. Elle appuya de toutes ses forces la paume de ses mains contre ses oreilles. Elle ne voulait plus l'entendre. Elle ne voulait plus qu'il l'atteigne. Elle aurait aimé être insensible. Elle aurait préféré qu'il ne dise rien. Elle aurait préféré ne pas prendre ce « oui » tant à cœur. Elle aurait voulu comprendre pourquoi elle réagissait ainsi. Elle aurait aimé que les choses soient différentes.
