Blablas de l'auteur :

Saluuuuuut les gens! Bam, un autre chapitre! Okay, j'ai eu du mal, avec celui d'avant... J'espère qu'il est à la hauteur de vos espérances, on n'y apprend pas grand chose, il faut un peu lire engtre les lignes... Bref, armez-vous de psychologie à deux balles, Draco et un cas... Brrrr... Ah, oui, il est nullement court :D Désolée! Allez, bonne lectuuuuuure!

Réponses aux reviews:

Miss Suzuki : Baaaah... Toi, je lis tes reviews avant de m'endormir :D Nan, j'dec' hein... Brrrref! En fait, pour répondre à ta question, Malfoy lui dit oui parce que, effectivement, ça lui arrache la gorge de la remercier... Et j'peux te dire que ça frustre autant ce p'tit blond que Hermione... Elle pensait que ça "avançait" point de vue de leurs conflits, et lui, il est torturé, il comprend plus rien à sa vie... Bref, c'est le bout! Rhaaaalala, qui ne me dira pas qu'on adore les torturer... Franchement... Merci Madame Rowling! Bref, revenons à nos moutons! Merci, encore merci, et toujours merci, d'être là, et de poster des reviews d'enfer... :)

Chocolune : Toi, pas un mto de trop :) C'est clair, c'est net, c'est précis! Une petit Gilmore en herbe! Vraiment :) Encore merci, vraiment! Et bonne lecture!

Goodbooks'sky : Okay, toi t'as tout compris :D Z'avez compris les deux nigauds! Z'allez faire comme elle dit, Sophie! Z'allez vous dire une fois pour toute ce que vous ressentez et #hypogriffe dans la tronche# Okay, ça va, j'ai rien dit, j'me tais, j'vous laisse vous compliquer la vie... On est perdu, Sophie, ils sont nuls :)

MeDiNo : Yeah! J'arrive toujours pas à lire :D En fait, ce sont les "é" qui foirent... Beuuuh... J'ai cru comprendre que ça te plaisait toujours, alors bam, j'te souhait une bonne lecture, en espérant que ça continue sur ce chemin là! Merci encore!

Popote : Oh, toi, tu sais tout, c'est d'là triche... Et tu m'fous la pression, avec tes 100000 mots... Fais une MAJ et on en reparle okay:P

Allez, bisous, bande de lecteurs géniaux :)

Calim


Hermione se réveilla en sursaut. Machinalement, ses yeux tentèrent de percer la pénombre qui l'entourait. Elle tâtonna d'une main paniquée sur sa table de nuit, à la recherche de sa baguette. Quand elle l'eut trouvée, elle la brandit devant elle en soufflant un « lumos » terrorisé. La lumière bleue dessinait sur les murs des ombres informes et monstrueuses, mais la pièce était vide de toute autre présence humaine. Lasse, elle se passa la main sur le front et laissa retomber sa tête sur son oreiller, la baguette toujours fermement coincée dans son poing. Encore ce stupide cauchemar. Les yeux grands ouverts, elle tenta de se le remémorer. Il n'avait jamais été aussi clair que cette nuit.

Hermione ouvrit les yeux, assise dans une grande pièce vide. Une porte lui faisait face, mais il n'y avait aucunes fenêtres aux murs. Elle se leva et arpenta l'espace pour se retrouver devant le battant blanc. Elle se retrouvait toujours devant lui. Elle le savait, cette fois serait comme les autres. Elle n'essaya même pas d'actionner la poignée, elle la savait fermée. Lentement, elle se tourna et avança vers le mur opposé.

-Mon amour.

Ses épaules se crispèrent, et lentement, elle fit volte face. La porte s'était entrouverte sur l'ombre de Ron, du moins ce qu'elle en distinguait, à contre jour. Il s'approchait toujours plus, les mains tendues vers elle dans un geste conciliant.

-Mon amour, viens.

Hermione ferma ses yeux et se mit à sangloter. Elle ne pouvait pas aller au bout. Elle ne voulait pas revivre ces moments. Car, invariablement, elle se retrouvait cette fameuse après-midi. Son univers tournait, les coups pleuvaient. Et lui… Il riait. Il avait toujours rit… Elle serra ses genoux contre son corps et cessa de pleurer. Il fallait qu'elle soir forte. Elle l'avait toujours été.

x...oOo...x

Le lendemain, elle se leva comme un automate. Le reste de la nuit avait été vide de rêves. Elle fit son lit machinalement et s'habilla de ses habituelles frasques sans formes. Il était encore tôt, aussi elle descendit silencieusement vers la cuisine, respectueuse envers ce silence monacal, si particulier à la demeure. Dans la cuisine, elle frissonna. Le carrelage n'était pas chaleureux, et la pièce était plongée dans une ambiance froide de matin d'hiver. Elle jeta un regard aux grandes verrières qui donnaient sur la terrasse et sourit. Le soleil, niché entre des nuages filandreux, se levait à peine.

Hermione mit la main à la pâte, et entama la préparation du petit déjeuner. Narcissa se levait toujours extrêmement tôt. Elle mit la table pour deux et lança d'un coup de baguette la préparation des œufs au bacon. Un sourire se dessina sur son visage, tandis qu'elle s'affairait. Rien de tel que le travail pour se vider l'esprit. La pièce se réchauffait peu à peu, tandis qu'elle cuisinait en silence, quand elle sentit un courant d'air froid dans sa nuque. Crispée, elle se tourna vers les portes-fenêtres.

-Bonjour, murmura-t-elle.

Mais il ne lui répondit pas. Il ne lui répondait plus, depuis ce fameux jour. Il disparaissait le soir, et revenait le matin, les cheveux ébouriffés et les joues de plus en plus creuses. Il entrait furtivement, toujours par la porte de la cuisine, et montait dans sa chambre, pour n'en ressortir que la nuit tombée.

Au début, elle l'avait suivi de loin, l'épiant à travers la petite lucarne de sa chambre, suivant du regard sa silhouette informe jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Parfois, elle attendait jusqu'au matin de le voir revenir, pour percer son secret. Alors, elle se ruait en bas, et le saluait d'une façon qu'elle espérait désinvolte. La première fois, interloqué, il lui avait machinalement retourné son salut. La première fois… Ensuite, il ne lui avait plus répondu.

Il était debout, face à elle, immobile dans l'ouverture de la porte-fenêtre. Mais il ne la regardait pas. Ses yeux gris étaient posés sur l'horloge au-dessus de la porte. Hermione y vit une ouverture et sourit avec maladresse.

-Il est très tôt. Tu as faim ?

Il posa alors les yeux sur elle, et elle frissonna. Aucune expression, sinon la froideur, ne transparaissait dans ce regard.

-Je… J'ai préparé des œufs, et j'ai fait du jus ! Si tu veux du café je peux te…

Elle laissa sa phrase en suspend. Il avait déjà quitté la pièce. Hermione se laissa choir sur la chaise la plus proche et soupira. Elle entendit Narcissa saluer son fils, en haut des escaliers, et celui-ci lui rendre son salut.

Hermione se massa lentement les temps, les sourcils froncés d'exaspération. Il lui reprochait apparemment quelque chose, s'il s'obstinait à ne plus lui parler. Malheureusement, elle n'avait aucune idée de ce qu'était ladite chose. Cet idiot était un vrai casse-tête ambulant, et elle commençait à renoncer à le comprendre un jour.

-Hermione, tu te sens mal ?

La brune releva les yeux vivement pour croiser le regard bleu délavé de Narcissa Malfoy, appuyée au chambranle de la porte.

-Tout va bien, dit-elle avec un sourire bancal.

La maîtresse de maison se dirigea vers son assiette en silence, non sans jeter des regards éloquents à Hermione. Il en fallait plus pour berner Narcissa, et elles en étaient toutes les deux bien conscientes. Elle s'assit et posa ses mains aux doigts fins sur les couverts d'argent, tandis qu'Hermione prenait place en face d'elle, faisant léviter les œufs jusque dans leurs assiettes.

-Il ne t'a toujours pas reparlé ?

La brune laissa retomber lourdement le déjeuner d'un geste de baguette.

-Oh, excusez-moi, dit-elle en se précipitant sur Narcissa dont la robe de velours vert était mouchetée de tache jaune.

-Ce n'est rien, souffla la femme en faisant disparaître d'un coup de main les éclaboussures. Je peux régler ça avec un petit coup de pouce magique.

Narcissa fit un clin d'œil à Hermione et entama avec minutie de découper en carrés égaux le blanc de son œuf. Le silence se fit, légèrement oppressant, tandis qu'elles mangeaient en silence. Au bout de dix minutes, l'aînée avala son jus de fruit rapidement, et appuya son menton sur ses mains enlacées, dévisageant Hermione.

-Je déduis de ta réaction violente qu'il ne t'a toujours pas reparlé. Et que tu pensais que je ne le savais pas.

La brune posa sa fourchette posément, sans pour autant lever les yeux.

-Qu'est-ce que cela te fait ressentir ? Tu peux me parlez, Hermione. Je suis…

-Non. Il ne me parle plus.

Narcissa sourit. Enfin, une réponse.

-Tu aimerais qu'il te parle à nouveau ? dit-elle doucement.

Hermione fronça les sourcils, pesant le pour et le contre.

-Je ne pense pas. Ca dépend de sa réaction.

-C'est vrai que si c'est pour vous crier dessus, moi aussi, je préfèrerais que vous ne vous parliez plus jamais ! gloussa la dame Malfoy.

Hermione lui rendit son sourire avec plus de peine que prévu. Oui, si c'était pour lui parler comme il l'avait fait, elle préférait qu'il lui passe devant sans un mot tous les matins. Narcissa prit son verre en main, mais le reposa rapidement. Elle l'avait vidé quelques minutes plus tôt. La brune remarqua ce geste de nervosité avec dépit. Elle aimait beaucoup cette femme, et la voir dans un état d'inquiétude constant, la coincer malgré elle dans son conflit avec Malfoy, tout cela la mettait mal à l'aise. Elle releva les yeux et remarqua que cette femme étonnante la fixait avec un sourire bienveillant.

-Tu es une jeune femme intelligente, Hermione, aussi, je m'étonne que tu ne t'en sois pas rendu compte plus tôt.

Ladite Hermione posa ses couverts sur la table et fronça les sourcils.

-Comment ça ? Se rendre compte de quoi ?

-Je sais que tu es quelqu'un de perspicace, je préfère que tu le découvres par toi-même. Je te connais assez pour savoir que la connaissance est la chose la plus importante à tes yeux.

Narcissa se leva et débarrassa sa place d'un coup de baguette. Elle fit un dernier sourire et laissa derrière elle une Hermione plus que troublée par cette phrase sibylline. Le silence se fit pesant dans la cuisine, tandis qu'elle laissa sa tête retomber sur ses bras croisés. Elle resta ainsi prostrée une bonne demi-heure, puis se leva brusquement. Elle avait senti sa présence, derrière elle.

-Oh, je… Je… Tu as faim ? bégaya-t-elle, confuse devant ce jeune homme au regard d'acier.

-Non, merci, dit-il platement en s'approchant d'elle pour lui tendre une enveloppe.

-Qu'est-ce que c'est ?

Il ne répondit pas à sa question et sortit de la pièce un peu trop précipitamment pour être courtois. Elle sentit sa frustration bouillonner en elle, et elle ne put s'empêcher de lancer un « Je pue Malfoy ? » pas la porte de la cuisine. Il montait l'escalier, aussi elle ne put pas voir le sourire cynique qu'il afficha. Il tourna le coin en haut des escaliers et se laissa choir sur le mur. Il sursauta quand il entendit la porte d'entrée claquer, mais resta assis à même le sol, ce sourire toujours collé aux lèvres. Comme il aimait la faire enrager.

x...oOo...x

Hermione marchait à grandes enjambées furieuses dans le Chemin de Traverse, les yeux fixés sur ses pieds. Elle était hors d'elle, mais étrangement, elle se sentait bien. Cette colère était une vieille amie qu'elle avait perdue de vue depuis trop longtemps. Elle avait avancé à la rage, et depuis peu, elle avait eu l'impression de partir à la dérive. Trop plongée dans ses pensées rageuses, elle ne vit pas le jeune homme devant elle, et le bouscula violemment.

-Non mais vous ne…commença-t-elle avec humeur.

Mais ses paroles s'évanouirent dans l'air quand elle croisa les yeux bruns du garçon, deux yeux rieurs d'une couleur tellement pure qu'elle se perdit dedans. Le jeune homme qui lui faisait face avait les cheveux d'un noir de jais, un visage malicieux où ses prunelles brillaient comme deux soleils marron et fendu d'une bouche pulpeuse étirée en un sourire franc. Il avait une stature de coureur de fond, longiligne et taillée en V, dotée d'une musculature nerveuse. Il lui tendit la main en souriant, et la garda plus longtemps que prévu une fois debout.

-Hermione, parvint-elle à murmurer, trop fascinée par la bouche pleine du garçon.

-Luc Sheppard. Enchanté Hermione.

Elle rougit jusqu'à la racine des cheveux et dégagea sa main avec une timidité évidente.

-Eh bien, au plaisir de vous revoir, dit-il en lui souriant malicieusement.

Elle parvint bravement à hocher la tête, et s'enfuit presque en courant. Son cœur battait la chamade, et elle sentit avec délice une douce chaleur se propager dans tout son corps. Ce n'est que par miracle qu'elle parvint jusqu'au Chaudron Baveur où elle avait rendez-vous avec Lyra.

x...oOo...x

Draco se laissa tomber sur son lit et il s'endormit presque aussitôt. Ces nuits passées dehors étaient plus qu'épuisantes. Mais il les préférait aux longues nuits dans le manoir, en la sachant quelques étages plus haut. Il n'arrivait plus à vivre en sa présence. Il perdait ses moyens devant elle, elle le dérangeait, du moins, il essayait de s'en convaincre. Hermione le torturait, et il n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Elle l'énervait au plus haut point, mais il avait ce besoin dérangeant de la voir, de la savoir ici. Avant de plonger dans les limbes du sommeil, il eut une dernière pensée…

Les serpentards et les gryffondors ne peuvent pas s'entendre.