Blablas de l'auteur :

Hey! Après avoir reçu de nombreuses menaces de mort, je vous publie la suite :D Qui est PLUS LONGUE, mais pas de beaucoup... Bref... J'pense que je deviens accro au style "mini passages", où on enchaîne les différentes séquences... J'suis désolée pour ceux à qui ça ne plaît pas... Dites le moi, hésitez pas Sinon, ben bonne lecture! Ah oui! La suite va se faire longue à venir, j'vais devoir entrer en blocus moi :D Voilà, c'est touuuut!

Réponse aux reviews anonymes:

Agadou :D Aaaaaaah, pardon! Trop petit, pardoooon :D Ca t'a vraiment mis(e?) en rogne apparemment ! J'en suis vraiment désolée ! En fait, j'essaye de publier quoi qu'il arrive, même si mes chapitres sont ridiculement minuscules, parce que j'ai pas envie de vous faire trop attendre... Donc voilà, encore désolée :) Et sinon, mille mercis pour ta review, elle m'a vraiment fait rire ! Ah oui ! Avec Popote, on parle de son histoire de sims, qui est vraiment pas mal, alors voilà, pub pour elle : popotelacompote.blog. !!!

Audrey : Bon, Audrey, faut savoir, j'ai un problème avec les compliments ... Je ne sais ABSOLUMENT PAS comment on fait :D Je te dis mille fois merci, je suis extrêmement touchée, et toute rouge devant mon ordi, accessoirement, mais vraiment, j'ai été chamboulée par ta review... J'suis guimauveuse là nan:D Allez, merci encore, et bonne lecture!

Marjo : Il arrive, le clash, il arrive MOUHAHAHAHA:D Allez, merci encore, bonne lecture, merci merci merci!

-4181315- : MAIS OUI J'TE KIFFE :D Et tu n'as absolument pas perdu la main des "..." qui me font toujours marrer comme pas deux... J'me demande si y en a dans ce chapitre... Rha j'espèèèère :D Allez, t'as intérêt à poster une review... Sinon ça va chier...

Goodbooks'sky : Ca tu l'as dit, c'est loin d'être fini... Malfoy est un crétin, Luc est une bombe, Hermione est triiiiste :D Comment ça y a zéro originalité dans ma fic? T'cherches la fight? Bref, mille fois merci, merci, et merci... Ah, j'oubliais ! Merci :D Okay, feinte de merde :D

Popote : M'appelle pas mon petit, fille... Sinon tu vas payer... Et j'te ferais remarquer, à toi et aux autres lecteurs qui me menacent de mort pour la suite, que déjà je prends ça comme un compliment, et qu'ensuite, je perdrais de ma superbe sans mex cheveux, donc le scalp est une mauvaise, très mauvaise idée :) Sinon, ben merci, espèce de dingue :D

Elae : Espèce de perverse irrécupérable... Tu veux que des poutous toi... Et sinon... Pour ce qui est des Luc... J'pense que c'est un complot mondial... Pas de bol ma vieille, tu es au centre :D

Smiley5501 : :D HAHAHAHA! Tu as hâte? Et moi dont :D Rhaaaa! Merci, encore merci :D Une review qui rebooste

Allez, bonne lecture bande de fous :D


Draco jeta un coup d'œil à la fenêtre et sursauta. Le soleil s'était déjà levé depuis plusieurs heures. Il sauta hors de son lit et s'habilla rapidement d'un vieux jeans et d'un pull en laine moldus. Jetant un regard rapide à son miroir, il se précipita hors de la pièce. Il fallait qu'il y arrive avant elle.

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Hermione passa nerveusement un peigne dans sa crinière afin de tenter de la retenir dans le lacet de cuir qu'elle utilisait quotidiennement. Elle finit, après cinq minutes de combat acharné, par abandonner en soupirant. Elle passa distraitement un de ses pulls informes et jeta un œil à sa montre, pour sortir en bondissant de sa petite chambre. Elle devait absolument être là avant lui.

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Narcissa posa délicatement les assiettes remplies d'une mixture orange sur la table, et remplit la carafe d'eau. De sa cuisine, elle pouvait entendre des bruits sourds de cavalcades précipitées dans le manoir. Elle posa la cruche au milieu de la table et s'assit confortablement sur l'une des chaises. Elle aimait beaucoup observer leur petit manège.

Draco sauta les dernières marches et se rua dans la cuisine, se jeta sur une chaise et, saluant sa mère d'un regard furtif, il se rua sur son assiette et l'engloutit le plus rapidement possible.

Quelques secondes plus tard, Hermione pénétra dans la cuisine, les joues rougies par l'effort. Contrairement à Malfoy, elle n'avait jamais joué au Quidditch, et le jogging qu'elle ne pratiquait qu'à l'occasion n'avait pas réellement participé au maintien de sa forme.

Presque aussitôt, il releva les yeux vers elle et la vrilla d'un de ces regards métalliques dont il avait le secret. Elle plongea dedans avec fureur, le défiant de faire la moindre remarque. Narcissa sourit imperceptiblement, et prit en main sa cuiller en argent.

-Bonjour, Hermione, tu es peu matinale aujourd'hui.

-Bon…Bonjour Narcissa ! Excusez-moi, je n'ai pas entendu mon réveil, bredouilla-t-elle en rougissant.

Elle s'assit devant la dernière assiette qui était posée sur la table, et releva les yeux vers ladite Narcissa avec un rire jaune. La maîtresse de maison l'avait -encore une fois- placée en face de son fils.

-Pour moi, il n'y a vraiment aucuns problèmes, continua Narcissa avec un sourire innocent. Je m'inquiète plutôt pour le charmant jeune homme qui vous attend dans le salon. Voyons, Draco, à ton âge, fit-elle en tapotant le dos de son fils qui s'étouffait.

-Je… J'ai avalé de travers, toussota-t-il en gardant les yeux baissés sur son assiette.

Hermione se leva machinalement, et serra les poings. Le seul « jeune homme » qui était encore capable de venir la chercher dans ce manoir était roux, mais il était avant tout fortement dérangé. Narcissa la regarda étrangement et haussa un sourcil aristocratique. Même son fils, poussé par l'étrange silence, osa lever les yeux vers la jeune fille.

-Je… Je ne veux pas le voir, je…

Elle ne termina même pas sa phrase et fit brusquement demi-tour, courrant dans le petit escalier en colimaçon comme si sa vie en dépendait. Une fois en haut des escaliers, elle se jeta dans sa chambre et ferma la porte derrière elle, les mains tremblantes. Elle s'appuya de toutes ses forces contre le panneau de bois et se força à reprendre sa respiration. Ron ne pouvait par être dans ce manoir. C'était impossible.

Elle sursauta quand on toqua à la porte et s'appuya de toute ses forces dessus, les larmes aux coins des yeux.

-Hermione, c'est moi.

Elle s'écarta vivement et écarquilla les yeux, tandis que Draco poussait doucement la porte, un air morose collé au visage.

-Quelle mouche te pique, Granger ? dit-il avec une moue boudeuse. Je ne te savais pas si timide…

Elle rougit violemment et recula jusqu'à la coiffeuse où elle se laissa tomber sur le petit tabouret.

-Je… Mais je… Je pensais que… Ce n'est pas…

-Ron ? Absolument pas, finit-il brusquement.

Il entra dans la chambre, les sourcils froncés, et s'appuya sur le mur.

-Tu penses vraiment qu'on le laisserait entrer ici ? cracha-t-il avec dédain. Vraiment, je suis déçu. Je sais bien que tu n'as pour moi aucune affection mais ma mère n'est pas…

-C'est faux ! s'emporta-t-elle.

Draco se figea et haussa un sourcil sous le coup de l'étonnement.

-Qu'est-ce qui est faux, grinça-t-il de sa voix lente.

Il la vit se tasser sur elle-même, son visage à présent aussi rouge qu'un souaffle. Elle hésita quelques secondes, et finit par relever la tête effrontément.

-J'ai de l'affection pour toi !

Le cœur de Draco descendit jusque dans son estomac pour lui remonter jusqu'au bord des lèvres, mais son visage n'en laissa rien paraître. Un observateur attentif aurait pu remarquer un léger tressaillement au coin gauche de sa bouche, mais Hermione ne le remarqua même pas, alors qu'elle le fixait intensément.

-Je… Je… Dis quelque chose…murmura-t-elle sans le quitter des yeux.

-Tu commences les cours aujourd'hui, dit-il platement avant de sortir de la chambre.

Hermione attendit qu'il ait fermé la porte avant de se tourner vers le miroir de la coiffeuse. Son cœur battait à tout rompre, mais elle ne savait pas si c'était son ennemi ou son professeur qui en était la cause. Elle passa une main tremblante dans ses cheveux et sourit de sa propre idiotie. Se coiffer pour un garçon ? Elle ne l'avait jamais fait. D'ailleurs, elle jugea ce geste féminin absolument ridicule. Et Hermione n'avait pas pour habitude d'être ridicule. Du moins, généralement… Car aujourd'hui, elle estimait vraiment avoir été assez pitoyable…

-Tu commences les cours aujourd'hui.

Elle plongea son visage rouge pivoine entre ses mains, mortifiée. Comment avait-il pu rester de marbre devant ça ? Elle avait eu le courage -malheureusement suivit d'un énorme bide- de lui avouer qu'elle n'éprouvait pas que de la haine à son égard, mais son visage de nacre était resté impassible. Pas même une étincelle n'avait traversé son regard métallique. Pas même un tressaillement, un haussement de sourcil, un soupir. Rien. Elle se leva brusquement, lança un dernier regard décidé à son reflet, et sortit de la chambre. Aujourd'hui, elle commençait à travailler sérieusement.

°°°°°°°°

Narcissa allait poser sa tasse en porcelaine chinoise de première qualité dans l'évier quand elle se sentit happée par deux bras puissants. Elle se tourna vivement pour se trouver face à son fils rayonnant qui l'entraîna bien vite dans une valse bancale et emportée. Il la lâcha rapidement et sortit de la cuisine en bondissant, un sourire niais aux lèvres.

Elle resta figée quelques instants, les sourcils haussés dans une moue dubitative. Enfin, elle reprit ses esprits et coula un regard navré sur les morceaux de porcelaine gisant dans le fond du bassin.

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Hermione ne put s'empêcher de jeter un regard au reflet que lui renvoyait un des nombreux miroirs dispersés dans le manoir -tout en se trouvant ridicule- avant d'entrer dans le salon. Elle poussa timidement la porte et passa sa tête dans l'entrebâillement. Il était debout devant la cheminée, aussi elle ne distinguait de lui que sa silhouette athlétique, mais cette seule ombre la fit frémir. Elle s'avança timidement jusqu'à lui, et toussota pour faire remarquer sa présence.

Il se tourna vivement vers elle, et elle se sentit défaillir. Ses yeux bruns, à la lueur des flammes, avaient des reflets ambrés envoûtants, et sa bouche paraissait encore plus attirante que lors de leur première rencontre. Ses mèches noires retombaient sur son front d'une manière qu'elle aurait pu qualifier de sensuelle, mais elle se rappela bien vite que c'était extrêmement ridicule de comparer une masse sur un front à quelque chose de sensuel. Il se pencha vers elle, et elle ne put réprimer ce sursaut d'adrénaline.

-Bonjour, Hermione, comment allez-vous aujourd'hui, dit-il de sa voix douce, en lui tendant l'une de ses grandes mains masculines.

-Bi…bien, bafouilla-t-elle en glissant sa propre main dans sa poigne ferme.

Il lui sourit avec malice et innocence, et elle crut voir des étoiles illuminer la pièce.

-Alors, voyons voir où vous en êtes…

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Draco parcourait le parc depuis deux bonnes heures à présent, ce sourire étrangement niais toujours collé au visage. Il ne savait absolument pas pourquoi d'ailleurs… Mais il était heureux, et cet état lui suffisait. Il avança à grandes enjambées vers la terrasse, et poussa la porte de la cuisine vivement. Des odeurs alléchantes s'échappaient des casseroles posées sur la gazinière, et la chaleur de la pièce était réconfortante.

Il sortit de la pièce presque en sautillant, et allongea le pas jusqu'aux escaliers. Mais il se figea en passant devant la porte du salon. Quelqu'un riait. Curieux, il s'approcha silencieusement du panneau de bois et posa son oreille dessus. Il distinguait une discussion animée, et des rires étouffés, mais rien de plus. Piqué par sa manie de tout savoir, il entrouvrit la porte le plus discrètement possible et glissa un œil dans la pièce.

Elle pelotonnée sur le siège qu'il avait l'habitude d'occuper, et elle serrait ses genoux contre sa poitrine. Lui était assis en face d'elle, les jambes allongées devant lui, sirotant une tasse de thé en bavassant joyeusement. Draco fronça les sourcils. Il n'avait jamais vu le jeune professeur, ne l'ayant contacté que par hibou, mais il était de ce genre de personnes au charme certain, mais surtout, au physique de bellâtre affreusement commun. Il haussa un sourcil aristocratique en le regardant sourire idiotement, et voulut se plaire à le critiquer encore mentalement, mais il fut foudroyé sur place. Elle riait. Et ce rire lui déchirait les tympans et une autre partie du corps, quelque part entre les poumons. Elle riait à cause de lui. De ce brun au sourire niais. Elle riait pleinement. Avec cet accent de pureté et de franchise qu'il ne lui avait plu entendu depuis des années. Elle riait comme avant. Et ce simple détail le rendit furieux.

Mais un Malfoy était un Malfoy. Aussi, il garda de sa superbe, ferma la porte doucement, et monta comme un prince dans ses appartements. Lui, des sentiments ? Lui, jaloux ? Mais de quoi ? Sérieusement ! De ce poseur à deux noises ? De cette fille mal peignée ? Il en aurait rit si cette étrange douleur de lui avait pas broyé les entrailles. Il devait certainement couvrir une vilaine fièvre…

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Hermione serra encore plus ses genoux contre son corps, et sourit à cet étrange jeune homme. Elle se sentait bien, tout simplement. Elle aimait cette sensation de chaleur qui se répandait dans tout son corps, qui lui prenait le ventre, et qui lui faisait tourner la tête. Il lui souriait, et elle avait l'impression de briller. Pourtant, elle n'était absolument moulée dans le genre midinette. Mais quand il lui adressait ce genre de sourire, elle se sentait magnifique.

Ils avaient parlé longtemps, de cours au début, et d'eux à la fin. Et elle lui avait tout dit. Du moins presque tout. Sa relation avec Ron n'avait plus de secret pour ce garçon qu'elle ne considérait plus comme un étranger. Mais ses problèmes avec Malfoy étaient restés tapis au fond d'elle-même. Elle n'avait pas envie d'en parler. C'était encore trop douloureux et fragile à la fois. Alors elle se contentait de parler, de l'écouter, et de rire jusqu'à n'en plus pouvoir.

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Draco se laissa tomber sur son lit, les bras en croix, et se plongea dans la contemplation du dais de son lit. Il resta allongé plusieurs minutes, mais finit par se lever. Il n'aimait pas être inactif. Il n'aimait pas être ici. Il enfila précipitamment sa cape renforcée de velours vert, et sortit de sa chambre. Il voulait marcher. Il avait envie de faire l'amour aussi. Il descendit les escaliers rapidement, et traversa le grand hall à grandes enjambées. Il ouvrit la grande porte de bois sombre, et se précipita dans la fraîcheur de cette fin de janvier. Il ne neigeait plus depuis longtemps, mais le parc était encore recouvert d'une pellicule de givre. Mais il n'y prêta pas attention. Car une fois les grilles du manoir passées, il transplana pour se retrouver devant une petite porte d'appartement miteuse contre laquelle il tambourina.

La porte s'ouvrit sur un visage canin encadré de longs cheveux noirs.

-Entre, Draco, murmura Pansy Parkinson avec un sourire mutin.

Le jeune homme poussa la porte brusquement et entra de sa démarche princière, ses yeux lançant des éclairs à tous les bibelots immondes qui peuplaient la pièce.

Saleté de petit prof de merde…