Blablas de l'auteur :
Salut la compagnie! Hahaa! Alors, le marathon des repas de famille à commencé? Oui? On en a marre d'être de midi à minuit à table, à s'empiffrer des bons petits plats de mémé? Eh ben je vous offre l'excuse en or! LA pause ultime! L'ÉCHAPPATOIRE! Dingue non? En même temps, ça pourrait aussi excuser mon léger retard? Absence plutôt... J'étais en Jury... Alors calmos les p'tits... Bref, j'espère que tout se passe bien pour vous, que Noël tue, et que les autres fêtes aussi, que vous avez plein de trop cools cadeaux, que c'est la folie et que vous kiffez la VIE BORDEL! Le rouquin dans le fond de la salle, tu dis quoi là? Que je...sui tarée?! DEHORS! Dégage! Ouste ouste! Bon ben sinon... Bonne lecture hein!
Réponse aux reviews anonymes :
Hum... Bon, y en aura pas, j'suis complètement à la bourre, je veux juste tous vous remercier par contre! Je viens de trier mes mails, et je me suis rendue compte que je n'avais même pas répondu aux reviews par anonymes du chapitre 25! LA HOOONTE ME!! Alors vraiment, merci et pardon à Marjo qui tue sa mère, Miss Suzuki qui arrive à me culpabiliser et à m'encourager en même temps, -4181315- avec son pseudo de fou incompréhensible et mystérieux qui est pareil à ses reviews, sandra1501 et sa maturité qui m'ont fait, me font et me feront toujours péter de rire (pas vrai hein, je pète pas quand je ris, nan mais ho!), NiniWeasley avec qui je vis dans uen utopie (elle aime ma fic, j'aime ses reviews, tout est bien ) ...), Earenya qui est d'accord avec moi : le cucul c'est de la merde, Darkim the queen of konery que je salue aussi bien bas (et qui tue avec son prof Fol amour D), phoenix qui aimerait bien -et qui n'est pas la seule- ouvrir les yeux de ces deux crétins, Elae qui est complètement tarée mais qu'on aime quand même et qu'on excuse, agadou qui a gentiment cru que j'updatais rapidement mais qui doit me haïr maintenant, nandouillettemalfoy qui hait Pansy et qui n'est pas la seule, Popote qui me traite de truie et qui ose penser que je vais l'abandonner (je débarque chez toi ça va chier mémé), Audrey qui tue tout court et qui fait plein de compliments embarrassants mais adorables, chacha3183 qui m'a rendue aussi rouge que le...NEZ DE RUDOLPH (restons dans le thème...), Isoletta qui me suit depuis longtemps je pense, et qui a du mal à s'mettre à jour (pardooon, j'espère que ça va toujours pour toi :S), Ninia Black qui m'a couvert la joue de bave mais qu'est quand même géniale, Lil'Ashura qui a une signature et des reviews toutes géniales comme ça, et... Oooooh ! Ben nan ! C'est fini ! Haaaaan... J'aimais bien faire ça ! Biiiii... Bon beh... Bonne lecture hein... Et puis bah...
BONNE FÊÊÊÊTES!!!
Luc Sheppard était un jeune homme bien sous tous rapports. C'était un fait indéniable sur lequel s'accordait son entourage depuis qu'il savait tenir debout. Il était franc, intelligent, patient et extrêmement altruiste. Depuis son plus jeune âge, il avait réussi dans une multitude de domaines, et avait servi une multitude de causes. Mais il n'avait jamais été réellement engagé. Car Luc Sheppard, si excellent qu'il soit, était avant tout un spectateur. Il se complaisait dans une contemplation presque passive de la vie et des évènements.
Il n'avait jamais combattu en face à face avec les mages noirs, d'ailleurs il n'avait jamais été en affront réel avec quiconque dans sa vie. Il avait passé la guerre avec sa mère, une moldue atteinte d'Alzheimer, dans un quartier du Kent qui n'avait jamais entendu parler de la sorcellerie. Et il avait, pour ainsi dire, été épargné par toutes les atrocités de ces quatre dernières années.
Il n'était pas lâche, il était pragmatique. Il savait qu'il n'aurait servi à rien sur le champ de bataille, et il n'avait pas eu envie de mourir en sachant sa mère seule. On avait besoin de lui ailleurs. Et il savait le monde sorcier en de très bonnes mains. Comme celles de cette étrange petite femme qu'était Hermione Granger.
Le non engagement poussé du jeune homme allait jusqu'à ses relations sentimentales. Luc Sheppard n'avait d'ailleurs jamais été amoureux. Il avait connu des filles, certaines étaient même restées plusieurs années à ses côtés. Mais l'officialisation, et la lassitude l'avaient effrayé. Il voyait ces compagnes se flétrir comme des fleurs dans un vase. Et c'était un sentiment qu'il fuyait comme la peste.
Mais Hermione Granger était différente. Outre cette étincelle quand leurs regards s'étaient croisés la première fois, outre cette envie pressante de la serrer dans ses bras, outre ces picotements au niveau de son nombril quand elle riait, elle était complètement banale. Du moins, c'est ce dont il essayait de se convaincre. Car Luc Sheppard n'était fidèle qu'à une seule personne, lui-même. Et il avait envie, aussi longtemps qu'il le pouvait, de profiter de cet état étrangement euphorique avant d'être effrayé, comme à chaque fois qu'une femme venait se pendre à son bras.
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Hermione avança jusqu'à la cheminée, fit demi-tour, se dirigea vers le divan, se tourna vers la bibliothèque, fit le tour des rayons, et revint vers la cheminée. Elle tournait en rond depuis plusieurs heures maintenant, et son inquiétude était à son comble. Narcissa était partie ce matin, lui laissant son fils sur les bras. Seulement, de fils il n'y avait pas, ou plus, car il était midi passé, et il n'avait toujours pas montré le bout de son nez pointu depuis la veille au soir. Elle se posta plusieurs minutes devant les livres de la bibliothèque, ses yeux glissant sur les tranches en cuir sans vraiment les voir. Où pouvait-il bien avoir passé la nuit ? Chez qui avait-il disparu durant tout ce temps ? Elle ne l'avait pas vu arpenter le parc à l'aube, aussi elle avait d'emblée remisé cette hypothèse au fond de son esprit. A cet instant précis, elle était quasiment certaine qu'il s'était fait enlever, et que Narcissa lui en voudrait toute sa vie.
C'est quand elle essaya d'évaluer la rançon qu'on allait lui demander pour sauver les fesses de son ignare de patron qu'elle entendit la porte d'entrée se refermer lourdement. Elle se précipita dans le couloir pour le retrouver nonchalamment appuyé contre la porte, les cheveux en bataille, la cape maladroitement remise, et les joues rougies par le froid.
-Malfoy ! Où étais-tu ? J'étais morte d'inquiétude ! rugit-elle.
Il leva sur elle ses yeux gris, et ses lèvres s'étirèrent en un sourire qui lui était propre, sourire qui la fit soupirer d'exaspération. Il s'avança vers elle avec une élégance exagérée et elle nota que son visage était creusé par la fatigue. De fines cernes étaient nées sous ses yeux, et la peau blanche de son visage était creusée et blafarde. Il se posta devant elle et pencha sa face pâle près de sa petite tête broussailleuse.
-Je faisais des folies de mon corps, Granger…souffla-t-il.
Elle croisa les bras et haussa un sourcil dubitatif. Il continua sa route, la snobant comme un prince hautain pour monter vers ses appartements. Elle le suivit du regard, exaspérée mais amusée néanmoins. Elle avait l'impression de se retrouver face au jeune Malfoy d'à peine seize ans qui se vantait de ses nuits chaudes à qui voulait bien l'écouter. En fait, il se vantait même à ceux qui auraient préféré qu'il ne leur dise rien, nota-t-elle après un moment de réflexion.
Hermione entreprit de monter voir s'il n'avait pas faim, après tout, elle était bien là pour aider… Elle monta la moitié des premières marches, mais s'arrêta brusquement au beau milieu de l'escalier. Le Malfoy de ses seize ans ? C'était il y a des millénaires…
-Oh non, regardez qui arrive !
-Ron, ne dit rien qui pourrait les provoquer, je t'en prie…
-Mais Mione, ce sont toujours eux qui nous cherchent !
-Harry, je compte sur toi aussi pour…
-Alors les vaillants petits lions, on a fait quoi de beau cette nuit ?
-Harry, s'il te plaît…
-Comment ? Potty, tu te fais toujours mener par le bout du nez de cette petite fille de moldus ?
-Malfoy tu…
-Ron, non, arrête, on va encore perdre des points !
-Hahaha ! Brave petite miss je-sais-tout ! Tu les as empêché de sortir cette nuit, évidemment ! Mais vois-tu, les hommes sont poussés par un seul instinct qui se situe beaucoup plus bas que tu ne le crois… D'ailleurs, cette nuit je…
Elle sourit avec machiavélisme… Finalement, ce petit morveux pourri gâté pouvait bien courir pour qu'elle vienne le nourrir !
°°°°°°°°
Draco entra dans sa chambre d'un pas léger, bien qu'il n'ait pas dormi de la nuit. Il se débarrassa de sa cape et se laissa tomber sur son lit. Il avait sommeil. Il avait sommeil bon sang ! Il était épuisé, mais sainement. Il avait envie de dormir. Il laissa sa tête s'enfoncer dans son oreiller et soupira avec bonheur.
Il se laissa glisser dans une torpeur réconfortante et tira les couvertures sous son menton. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus passé une aussi bonne nuit.
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Pansy passa une dernière fois le balais sur le parquet du salon. Elle voulait être certaine qu'aucun bout de porcelaine ne lui ait échappé. Elle jeta un regard consterné sur la pièce et se maudit encore une toute dernière fois. Pourquoi, oui, pourquoi avait-elle ouvert ce soir-là ?
Elle se laissa tomber sur son canapé, défoncé, le rembourrage sortant par endroits, et prit en main sa baguette. Du moins les miettes qu'il avait bien voulu épargner. Elle devrait repasser chez ce nouveau -et vraiment moins qualifié- vendeur de baguette qui officiait hors du Chemin de Traverse.
Elle voulut se lever mais un ressort qui avait réussi à se dégager du divan s'était agrippé à sa robe, aussi elle dut rester clouée au canapé. Il n'y était pas allé de main morte. Il n'avait jamais été aussi emporté, aussi brutal et majestueux à la fois. Elle en avait vu de toutes les couleurs. Il avait beaucoup crié aussi, la laissant muette de frayeur et d'ébahissement. Il n'avait jamais été aussi colérique et hargneux d'ailleurs. Mais il n'avait pas non plus jusqu'à lui faire du mal. Non, ça n'était pas son genre avec elle. Il avait toujours été doux. Froid, évidemment, sec et hautain, en public, mais il lui avait toujours réservé cette sorte de pitié doucereuse qu'on adressait aux êtres faibles et pathétiques.
Elle n'avait néanmoins pas compris pourquoi ils n'étaient pas passés à l'acte. Quand elle l'avait fait entrer, il avait dans ses prunelles grises cette étincelle de désir animal avec laquelle il venait souvent la voir. Pourtant, il ne l'avait même pas touchée. Il s'était contenté de la regarder au départ, puis de parler comme il ne l'avait jamais fait, et cela jusqu'aux petites heures du matin. Elle avait appris beaucoup de choses. Des vertes, certainement, mais beaucoup trop de sûres à son goût. Ensuite, au fur et à mesure qu'il parlait -sans jamais la laisser intervenir- le ton montait avec fermeté, et il avait finit par complètement sortir de lui. C'est alors qu'il s'en était pris au mobilier.
Ainsi, elle avait vu voler au dessus de sa tête la porcelaine familiale qu'elle avait réussit à sauver de le Guerre, les bibelots qu'elle affectionnait tant, sa petite plante carnivore qu'elle avait baptisée « Alberta », quelques cadres aux photos animées et une multitude d'autres petites choses fragiles qui peuplaient son quotidien. Le soleil s'était levé sur le massacre et sur un Draco échevelé, haletant, la cape démise. Pansy avait alors bravement tenté de dire quelque chose, mais il s'était jeté sur sa baguette en vociférant qu'il allait « plumer cette stupide baderne soi-disant intelligente ». Et enfin, il était sorti, faisant tournoyer sa cape derrière lui, et claquant la porte sur le champ de bataille.
La brave petite créature au visage canin et aux cheveux d'une ébène fade (je m'emporte là nan ?) conclut alors une énormité qui la fit poser ses mains sur sa bouche, les yeux effarés. Draco était bel et bien jaloux. Elle n'avait pas compris qui était cette fille qui habitait chez lui, mais elle lui souhaitait d'avoir beaucoup de chance pour se sortir de cette situation.
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Draco se réveilla reposé, frais, et extrêmement dispos. Il sauta en dehors de son lit, et enfila une de ses tenues les plus seyantes. Il s'admira dans la glace, et se dit avec satisfaction qu'il était tout simplement parfait. Si les moldus avaient bien su récupérer la découverte de la soie -que les sorciers leur avaient gentiment soufflée-, c'était certainement pour faire ces sublimes chemises noires qu'il achetait à prix d'or à un simple marchand moldu. Draco se sentait tellement parfaitement parfait dans cette tenue qu'il se demandait comment son père avait pu l'en priver durant sa vie passée. Il s'admira encore quelques minutes, puis finit par descendre dans la cuisine. C'est à ce moment là qu'il vit que le soleil était à la même place qu'il l'avait laissé hier. Il avait donc dormi vingt quatre heures.
Il prit une tasse de café et la sirota en admirant le parc, magnifique sous cette lumière hivernale qui se reflétait sur le givre qui le recouvrait. Il entendit des pas lourds dans les escaliers et ne se retourna même pas quand Hermione entra dans la pièce.
Dans son dos, la demoiselle le dévisageait avec mauvaise humeur. Elle avait extrêmement mal dormi, se retournant sans cesse dans sa chambre, le sommeil ne voulant pas l'approcher. D'ailleurs, ses cheveux étaient plus broussailleux que jamais, et ses yeux étaient cernés de noir à en faire fuir un détraqueur. Elle se servit une tasse de café et se laissa tomber sur une des chaises qui entouraient la table en bois de la cuisine.
-Salut, marmonna-t-elle dans sa barbe à l'adresse du garçon.
Draco tiqua et sourit de toutes ses dents. Il était d'une humeur tellement excellente qu'il avait envie d'embêter son entourage, mais de voir Granger déjà de mauvaise humeur dès le matin le rendait encore plus satisfait. Aussi, il se retourna, piqué par l'envie de la taquiner sadiquement.
Elle dut ressentir ses mauvaises ondes car elle releva vers lui un regard affable et absent, néanmoins surmonté d'un sourcil haussé et interrogateur. Mais il était déjà trop tard.
Granger, cette journée est la mienne.
