Blablas de l'auteur :

BANDE DE MOULES REVOLUTIONNAIRES! SI Y EN A UN SEUL DE VOUS QUI OSE REJOINDRE LE GROUPE REVOLUTIONNAIRE MONTE DANS LES REVIEWS, J'POURRAIS BIEN AVOIR ENVIE D'ARRÊTER MA FIC' ET... Oh p'tain... Qui... Qui a lancé cette fléchette là? P'taiiiiin! Mais vous êtes TROPS FLIPPANTES ELAE ET POPOTE! Moi j'suis gentiiille! Je m'évertue à vous pondre une fiction, je fais de mon mieux, et vous ME PLANTER CETTE FLECHETTE DANS ME FRONT??

Allez tous crever, y aura pas de réponses aux reviews :D

Nan, j'ris, en fait, j'vous aime, allez pas tous crever... Vous êtes parfaits, sauf les deux récidivistes.


Il s'approcha d'elle lentement, lui jetant des regards mesquins par-dessus sa tasse de café.

-T'as un problème Malfoy ? grogna-t-elle.

Il se contenta de glousser malicieusement et posa son -selon lui- divin postérieur sur une chaise en face de la demoiselle. Entrecroisant ses longs doits blancs, il posa son menton dessus et pencha la tête sur le côté. Elle continuait à l'épier avec méfiance, les sourcils à présent froncés.

Il continua à siroter sa tasse en la dévisageant avec son sourire particulier, dans un silence presque parfait. Mis à part le fait qu'il ne disait rien, il buvait aussi bruyamment qu'une vieille femme atteinte de problèmes gastriques particulièrement douloureux. Hermione leva les yeux au ciel, mais préféra ne rien relever. Cet imbécile heureux voulait la mettre hors d'elle. Et elle n'était pas d'humeur à céder. Aussi, elle détourna son regard et fixa intensément le vaisselier en bois sombre qui était à l'autre bout de la pièce.

Draco avala alors avec encore plus de bruit ses dernières gorgées et se servit de pain, pour le mâcher avec vacarme. Il la vit fermer les yeux pendant quelques secondes, et sourit imperceptiblement devant ce signe d'exaspération. Il mâcha de plus belle, se laissant aller à postillonner sur la table.

Hermione était au bout du rouleau, elle avait mal au crâne, plusieurs heures de sommeil en retard, et ce stupide Malfoy s'évertuait à la mettre hors d'elle. Mais il n'allait pas gagner. Non. Il n'allait pas encore une fois remporter l'une de ces victoires ridicules. Elle n'était absolument pas d'humeur à supporter son sourire victorieux.

Tandis qu'il postillonnait comme un enfant sale sur la table, elle réfléchissait au moyen de le faire se replier. Elle avala son café doucement. Depuis leur scolarité à Pouddlard, il était évident qu'il avait changé. Non pas qu'elle avançait le fait qu'il ait pu devenir un tant soit peu humain, mais il avait changé. Elle entendait par là que les boutades de ces années scolaires révolues n'avaient certainement plus d'effets sur le Malfoy actuel. Aussi, elle devait revoir ses plans. Elle tourna distraitement sa cuiller dans sa tasse et leva les yeux au plafond. Malfoy se pencha encore plus vers elle et ouvrit ostensiblement la bouche dans un bâillement provocateur. C'est alors qu'elle eut une idée sublime.

Elle se tourna vers lui et posa sa tasse sur la table, un sourire mutin aux lèvres. Il la dévisagea et elle fut on ne peut plus satisfaite de l'entendre avaler bruyamment sa bouchée. Hermione appuya négligemment son menton sur sa main et remit délicatement une mèche derrière son oreille. Si les bourrades violentes suffisaient à lui fermer son clapet il y a des années, à présent, il fallait jouer différemment. Si il avait changé, elle devait changer aussi. Il était différent. Elle pouvait l'être quelques minutes pour qu'il la laisse en paix. Elle reprit sa tasse de café, attendant la prochaine bourrade afin de mettre son plan à exécution.

Draco avait eu peur. Une demi seconde, bien évidemment. Ce regard qu'elle lui avait jeté lui avait fait froid dans le dos. Il était presque féminin. Et selon lui, « féminin » et « Hermione » étaient deux mots qui ne pouvaient pas se trouver dans la même phrase. C'était physiquement impossible. Rassuré par cette démonstration logique, il entreprit de se bâfrer de mie de pain afin de la dégoûter le plus possible. Une fois sa bouchée avalée, il remarqua que cette entreprise répugnante n'avait eu aucun effet sur la demoiselle. Pourtant, il se rappelait très bien les remontrances dont elle affligeait ses deux camarades de Gryffondor lorsqu'ils mangeaient trop salement à Pouddlard. Il serra les dents et se servit un grand verre de lait, qu'il avala bruyamment.

Hermione lui jeta des regards en coin et sourit discrètement. Il était temps de mettre son plan en action avant qu'elle ne laisse sa colère sortir. Parce qu'elle devait bien le reconnaître : il n'avait rien perdu de son talent pour mettre les gens hors d'eux. Elle attendait juste le moment parfait, la seconde précise qui ferait de ce simple geste un acte de rébellion ultime.

Il avala les dernières gouttes de son verre et le posa sur la table.

-J'ai soif, Granger, remplis mon verre.

Elle ne tourna pas son visage vers lui, mais le regarda en coin. La seconde précise ? Parfait. Elle se leva lentement, un sourire en coin posé sur les lèvres, et remplit un cruchon de lait frais, sorti du garde-manger des Malfoy. Elle passa derrière le garçon et le posa à table (le cruchon, pas le garçon… Halala…) et s'appuyant sur son épaule. Draco sentit un frisson lui parcourir l'échine quand les cheveux bruns de la fille lui caressèrent le cou, et ses yeux se figèrent. Hermione se dit qu'elle allait peut-être -enfin- remporter une petite victoire satisfaisante. Aussi elle exagéra son plan de départ. Elle entoura de ses bras les épaules du garçon et posa son menton dans son cou avec une affection feinte.

-Voilà, Draco, souffla-t-elle dans son cou.

Elle se releva doucement et s'en alla d'une démarche tranquille vers sa chambre. Avant de franchir la porte, elle se tourna vers le garçon et lui lança un regard discret. Et enfin, elle éclata de rire. Décidément, cette journée avait mal commencé, mais on pouvait dire que tout n'était pas perdu.

°°°°°°°°

Draco était figé. Complètement. Prostré dans une attitude déprimée, il avait un livre posé sur les genoux, et il avait abandonné l'idée de relire pour la centième fois la même ligne. Après le moment qu'il avait rebaptisé « l'incident honteux ultime », il avait réussi à marcher jusqu'au salon, à prendre un livre, et à s'affaler dans son fauteuil. Il avait collé au visage un air maussade de jour de pluie, bien que le soleil brillait joliment dehors. Il s'enfonçait à présent dans une immobilité que toutes les statues du monde lui auraient jalousée.

Enfin, il remua. Son corps se souleva dans une grande inspiration, pour se relâcher dans un énorme soupir mécontent. Il sortit un bras du fauteuil pour prendre le livre et le pousser au sol. Enfin, il s'affala. Regardant le feu s'animer devant lui, il s'évertuait à oublier ce fameux incident honteux. Comment… Comment un Malfoy avait-il pu se laisser avoir aussi pitoyablement ? Cette ruse était si basse, si…puérile !

Mais il ne pouvait s'en vouloir qu'à lui-même. Il n'aurait pas dû réagir de cette façon. Se figer, s'offusquer, c'étaient les manières de cette fille. Pas les siennes ! Et cette atroce sensation qu'elle avait réussit à inverser les rôles ! Il en aurait crié de rage s'il n'avait pas été si paresseux. Et ses cheveux bruns qui… Avec ses bras et… Draco sentit ses joues s'enflammer, et il se renfrogna de plus belle. C'était bien ça qui l'avait mis le plus hors de lui. Cette sensation étrange de sentir son cœur battre au bout de ses orteils, et d'avoir l'impression qu'il fut au même instant au bord de ses lèvres. Très désagréable, comme sensation, très désagréable.

Il empoigna son livre et l'envoya valser contre le mur avec un cri de rage mêlé d'une indicible frustration.

°°°°°°°°

Luc Sheppard était un jeune homme bien sous tous rapports. C'était un fait indéniable sur lequel s'accordait son entourage depuis qu'il savait tenir debout. Il avait des manières charmantes, n'interrompait jamais personne, et avait parfois trop tendance à laisser passer les gens avant lui. Mais depuis quelques jours, il n'avait plus envie de se laisser passer au second plan. Ou plutôt, Luc Sheppard avait envie de penser à lui, et à cette étrange boule d'euphorie qui lui étreignait le cœur depuis un petit temps déjà.

Il savait d'où elle venait, il savait comment la faire mûrir, mais il avait peur. Il avait peur de la personne qui avait fait naître ces sentiments. Quelle puissance pourrait-elle exercer dessus ? Aimerait-elle en bénéficier à sa guise ? Aimerait-elle le faire souffrir ? Parce qu'après tout, on avait beau vanter les mérites de ce fameux Luc Sheppard, il n'en était pas moins complètement attardé en matière de relations avec la gente féminine.

Il avait eu des compagnes, oui, ainsi que son premier baiser, et sa première relation sexuelle. Mais il l'avait fait sans sentiment, sinon le remord et la culpabilité de ne rien éprouver d'autre que de l'apathie.

Il en était là dans ses réflexions personnelles quand il percuta violemment une personne. Tellement violemment qui se retrouva complètement affalé au sol, la forme humaine écrasée en dessous de lui. Il se releva précipitamment, et remit sur pieds la personne, complètement anonyme avec ses épais cheveux devant le visage.

-Excusez-moi ! Je suis vraiment désolé ! Je ne vous avais pas vu et…

Sa voix s'étrangla dans sa gorge quand il reconnut la jeune femme sui avait écarté une de ses mèches brunes pour entrevoir ce qui se passait. Une pupille brune dorée l'analysa avant de s'écarquiller, pour être rapidement rejointe par l'autre œil, à présent dégagé. Le silence qui suivit fut lourd, chacun attendant le signal de l'autre pour se lancer.

-Je suis vraiment, commença-t-elle.

-Vous êtes libre ce soir ?

Hermione sursauta et le dévisagea avec étonnement. Devant elle, le jeune homme autrefois sûr de lui et souriant la regardait par en dessous timidement, les joues rouges et les mains tortillantes. Elle finit par sourire, puis par rire franchement. Elle était simplement sortie pour ne pas devoir affronter Malfoy, et aussi pour savourer sa victoire avec le magnifique soleil qui illuminait la ville. Et elle était tombée sur « ça ». Décidément, cette journée de faisait qu'embellir de minutes en minutes.

°°°°°°°°

-Tu vas faire QUOI ?

-Man-ger, espèce d'attardé…

Draco croisa les bras et s'appuya lourdement au chambranle de la porte, une moue furieuse sur le visage. Hermione ouvrit son armoire et se posa la grande question que se posent la plupart des filles avant un rendez-vous important : « qu'est-ce que je vais bien pouvoir me mettre ce soir ? ». Le jeune homme leva les yeux au plafond d'exaspération, mais resta néanmoins là. Il avait envie de se moquer d'elle, parce qu'elle n'avait certainement rien de seyant pour sortir en soirée.

C'est à ce moment là que ses yeux bruns se braquèrent sur lui. Elle prit sa baguette avec un air exaspéré et lui claqua la porte au nez, au propre comme au figuré, car il s'était posté juste à l'endroit précis où son nez à l'excise pointe s'écraserait contre le bois de la porte. Il jura bruyamment et porta ses mains sur son visage, la douleur lui électrisant le crâne. Rien de plus désagréable qu'un coup à cet endroit précis. Il recula ses mains, et déglutit difficilement en voyant le sang qui les maculait. En fait…il n'avait jamais vraiment supporté la vue de son propre sang, se rappela-t-il en s'évanouissant.

°°°°°°°°

-Draco ! DRACO ! Bouge-toi espèce de fesse molle qui…

Le garçon s'éveilla à ce moment-là, et son orgueil fut immédiatement piqué.

-Mes fesses ont un galbe et une musculature parfaite, Grangie, souleva-t-il, les yeux encore fermés et la voix pâteuse.

La jeune fille, soulagée, prit le gant de toilette dans le bac à eau qu'elle avait posé près du lit et le posa sur le front de ce grand idiot de Malfoy. Mais il s'en dégagea aussitôt.

-AÏE ! Mais tu n'as absolument AUCUNE délicatesse !

Il lui avait violemment attrapé le poignet et il lui arracha le gant des mains, pour le jeter au sol. C'est à ce moment-là qu'il se dit qu'il y avait un problème.

-Il y a trois choses qui clochent dans cette pièce, remarqua-t-il de sa voix traînante.

-Personnellement je n'en vois qu'une seule, et c'est toi.

-Tais-toi, Granger, épargne-moi la vue de tes grandes dents. Donc, il y a trois choses qui clochent. Je suis allongé sur ton lit, j'ai du sang partout, et tu portes un truc qui a l'air d'être féminin.

Elle rougit jusqu'à la racine des cheveux, et il ne sut dire si c'était de gêne ou de fureur.

-Espèce de crétin ! Je suis vraiment trop BÊTE ! Voilà ce qu'il s'est passé grande chochotte ! Je t'ai claqué la porte au nez parce que tu étais puéril et capricieux, et tu t'es évanoui parce qu'en grand homme téméraire tu ne supportes apparemment pas la vue du sang !

Il se renfrogna et détourna les yeux, les joues légèrement roses. Depuis quelques années, il n'aimait pas trop voir sortir du sang de son corps. Ses yeux, dans leur tentative d'échapper au regard perçant de la demoiselle, tombèrent sur le pendule posé sur la table de nuit. Il était vingt-trois heures trente-six.

-En plus, à cause de toi, j'ai raté mon rendez-vous avec Luc.

Malfoy se crispa indiciblement, et ses mâchoires se serrèrent.

-Manquait plus que tu y ailles…bougonna-t-il. C'est à cause de toi si j'ai le nez cassé.

Elle leva les yeux au ciel.

-Pendant ton sommeil, j'ai préparé une potion pour réparer tes os. Un truc que j'avais piqué à Madame Pomfresh. Mais ça va faire mal, je te préviens.

Il leva vers elle un regard neutre, mais il avait envie de rire. Il avait, malgré lui, berné cet idiot de Luc. Mieux, il l'avait même supplanté ! Mais la boule de joie carnassière qu'il ressentait se figea dans sa gorge quand elle se leva en prononçant la phrase qu'il rebaptisa aussitôt « la phrase maudite ».

-Mais ne t'inquiète pas Malfoy, on a reporté le rendez-vous à demain, il est très gentil ce garçon.

Il pensait déjà avoir assez joué à l'indifférent quand elle lâcha une dernière bombe.

-C'est dur à dire, Malfoy, mais je te remercie. C'est grâce à toi que je l'ai rencontré.

Et sur ces paroles assassines malgré elle, elle ferma la porte, un sourire maternel aux lèvres.

Putain… Je suis vraiment, vraiment un attardé…