Blablas de l'auteur :
Heyyyy mon ami ! Hahaha ! Il m'a donné du fil à retordre ce chapitre-là! Mais je l'ai ENFIN terminé !Bon, pas satisfaite à cent pour cent, mais on va pas chouiner non plus hein? Bref... Bonne lecture... AH!! IL ETS PLUS LONG :D WOUHOUUUU!!
Réponses aux reviews anonymes :
Maon : Merci, vraiment merci :D Pour le "travail remarquable", c'ets terriblement gentil, même si j'estime ne pas encore en être là -.-... Genre, très loin du compte :D Mais bon, j'suis jamais contente, alors voilà, désolée :D Merci encore, et surtout, bonne lecture de ce chapitre "Judas" que j'aime pas du tout -.-...
Phoebé : :D Une nouvelle wouhouuu ! Eh ben, bienvenue, j'espère que la suite continuera à te plaire, que je vais pas te dégoûter, et que j'vais pas trop te faire attendre -.-... J'suis pas ce qu'on peut appeler quelqu'un de très ponctuel... Sinon, ben, bonne lecture :) Encore merci!
Bibouille : Hahaha, toi et tes excuses bidons :D Donc voilà, on s'retrouve héhéhé... Eh ben écoute, merci :D Okay, tu vas me haïr à la fin du chapitre, mais bref, j'commence à avoir l'habitude des menaces de mort de votre part, lecteurs socipoathes -.-... Nan j'ris, évidemment, vous êtes les meilleurs (ouais, c'est chez moi qu'il y a les meileurs HINHINHIN!!)
audrey (avec un petit a) : Rien à dire de plus que merci :D Toutes les réponses à tes question sont dans ce chapitre !
NiniWeasley : Ha, tu vas être contente, ton pseudo intervient "presque" dans la fic'... Du moins, si c'est pour "ça" que tu l'as choisi -.-... et OUI je suis méchante HAHAHA :D
Audrey (avec un grand a ) : Prépare ton défibrillateur, ça va chier :D Sinon, merci, et laisse moi me remettre de cette review... J'me marre comme un goret -.-
Popote : Moi aussi je t'aime :D
Elae : HAHAHA :D Méchante, j'essaye, j'essaye, grand maître... Bon, pour l'action,... J'en sais rien en fait... J't'avoue, j'l'aime pas ce chapitre... J'espère que t'as étudié un peu avant de lire :D CANCRE!!
Lucinda : La voilà la suite héhéhé :D Bonne lecture, et vraiment, merci
Keep the smile : Ca c'est du pseudo ! Bref :D Moi non plus, j'm'attendais pas du tout à ça :D J'pensais que vous alliez me menacer de mort (bon, y en a qui l'ont fait...), mais pas que vous alliez m'encourager :D Eh ben merci
Phoenix : Réponses aux questions dans le chapitre, je n'en dis pas plus :D Par contre, pour la fin heureuse, j'en ai encore aucune idée...
Choupamelle95 : Moi j'suis amoureuse de ta review :D Une lectrice flemmarde? Okay, on va bien s'entendre héhéhé ... Et sinon, la suite? TOUT DE SUITE OUAIIIS! Hum...
Lorane : Hum... Alors, récapitulons : je dois prendre soin de Draco, je dois pas trop fustiger Ron, et je suis trop cruelle... Tu veux vraiment lire ce chapitre :D??? Parce que je change pas beaucoup hum -.-... Hahaha! Merci pour cette review, vraiment, très drôle :D
Mionedray : Haaaa ouaiiiiis encore une nouvelle :D YES ! Bienvenue, bienvenue, entre, fais comme chez toi :D Merci beaucoup, bonne lecture, et kyaaaah tu tues :D !
Allez, bonne lecture, merci à tous, et ... Elae, je suis désolée :D
Hermione ouvrit lentement les yeux. Elle avait mal au crâne. Elle enfouit son visage dans son oreiller et soupira lourdement. Elle avait tellement besoin de sommeil. Elle releva son visage vers la lucarne et ses yeux s'humidifièrent. Il faisait beau, et le soleil inondait toute la pièce de sa lumière printanière. Elle retint un sanglot et se leva prestement.
Sur sa coiffeuse traînait son habituel lacet en cuir, mais elle ne le prit pas, trop occupée par son reflet dans le miroir. Sa tête paraissait plus fine, sans son énorme tignasse brune. Ses cheveux, coupés court, faisaient des boucles brunes autour de ses pommettes. (Bon ça casse l'ambiance, mais elle a la même coupe que Eden dans Heroes…) Et chaque matin, la même pensée lui lacérait le cerveau, lui vrillait les temps et inondait ses yeux. C'était pourtant une question banale, une question qu'une fille normale se serait posée en des temps tout aussi normaux. Alors pourquoi le fait de penser à lui, de se demander si ses cheveux court auraient été à son goût, pourquoi à chaque fois elle avait l'impression qu'on lui enfonçait un pieu de fer dans la poitrine.
Elle releva le menton et affronta son reflet du regard. Elle était Hermione Granger bon sang ! Elle avait affronté plus que ça. Elle passa ses mains sur son visage, essuyant les larmes qui lui brûlaient le coin des yeux, et enfila rapidement des vêtements propres. Il ne fallait surtout pas qu'elle les fasse attendre ce matin.
°°°°°°°°
Cela faisait à présent plus de deux mois qu'ils le gardaient emprisonnés dans cette cave. Du moins, c'est ce qu'il avait estimé. Depuis ce temps, il avait perdu la notion du temps qui passe. Les jours et les heures s'étaient emmêlés dans sa tête, mais il n'avait pas essayé de les remettre en ordre. « Oublier » était la clé pour « vivre ».
Il avait vécu des choses inhumaines dans cette pièce aux murs recouverts de pourriture âcre. Des choses qu'il s'empressait de ne pas regarder, des choses dont il espérait de pas rêver la nuit.
Son bras avait besoin de soins nota-t-il, le cerveau et la langue pâteux. Depuis ce qui lui semblait une éternité, son os était brisé, et les lancements de douleur lui remontaient jusque dans la nuque. L'angle inquiétant qu'avait pris son coude n'était pas pour le rassurer.
Il inspira fortement. Des pas se faisaient entendre dans le couloir. On arrivait. Et « on » ne lui voudrait certainement pas du bien.
°°°°°°°°
Hermione entra dans la cuisine et salua d'un geste du menton les deux femmes assises à table. L'une d'elle lisait attentivement un journal, tandis que l'autre ne faisait rien, les yeux fixant un point dehors.
-Des nouvelles mademoiselle, demanda-t-elle en chuchotant.
-Non, lui répondit la jeune femme aux cheveux noirs, repliant le journal avec une moue de mépris au visage.
Elle se leva, déployant sa longue chevelure dans son dos, et tendit sa tasse à la brune.
-Refais du thé, s'il-te plaît, dit-elle de sa voix autoritaire.
La blonde en face d'elle leva les yeux vers le bras tendu et fronça les sourcils.
-Non Hermione, ne fais rien. Elle va se servir seule.
Ladite Hermione baissa les yeux au sol. Elle détestait être prise dans leurs disputes continuelles. Elle marmonna une réponse et sortit de la pièce aussi vite qu'elle y était entrée. Elle avait besoin d'air. Absolument.
Marchant de plus en plus vite, elle traversa le hall pour sortir par la porte de la remise. Une fois dehors, elle inspira une énorme goulée d'air frais et tendit les bras vers le ciel. Il était bleu, atrocement pur et baigné de soleil. Il fallait qu'elle marche.
Enserrant ses bras -il faisait encore frais en cette période de l'année-, elle se dirigea vers le lac, le regard fixé sur ses pieds. Une fois devant, elle se laissa tomber sur le banc de pierre et soupira.
Quelques minutes plus tard, une main aux longs doigts blancs vint se poser sur ses épaules, et Narcissa prit aussitôt place à ses côtés.
Le silence qui les entoura pendant plusieurs minutes fut subitement rompu par le sanglot de la maîtresse de maison. Hermione entoura de ses bras les épaules de la femme et lui caressa doucement les épaules.
-Narcissa… Il ne faut pas vous mettre dans des états pareils, lui murmura-t-elle, les larmes aux yeux.
La blonde renifla et se redressa, prenant les épaules d'Hermione en main.
-Tu sais quel jour nous sommes, Hermione ?
La brune hocha la tête.
-Je sais. Aujourd'hui, ça fait trois mois que Draco a disparu.
°°°°°°°°
La pire torture qu'on pouvait lui infliger était ces pointes de bois qu'on lui enfonçait sous les ongles. Du moins c'est ce qu'il avait pensé jusqu'à ce qu'on ne tente de le violer.
Il s'était encore une fois retrouvé seul avec son bourreau, ce Weasley aux allures démentes. Comme il avait détesté que les rôles s'inversent dans cette cave. Comme il avait haït voir cet incapable se sentir fort en le rendant lui, Draco Malfoy, fébrile, agonisant et terrorisé.
Mais il avait tenu bon. Se rengorgeant d'orgueil, imaginant les milles tortures qu'il pourrait infliger à ce roux quand il aurait les poignets libres. Seulement, ce jour là, son impertinence lui avait coûté presque cher. Il avait répondu, encore et encore, aux attaques de Ronald, ne baissant jamais les yeux, jusqu'à ce que le garçon en face de lui ne perde réellement les pédales. Il l'avait brusquement empoigné et allongé sur le ventre à même le sol. Il avait vivement abaissé son pantalon et avait lancé d'une voix froide qu'il allait lui prouver de quoi il était capable.
-Ce dont tu n'es pas capable avec Granger, avait réussi à dire Draco, d'une voix rauque où il arrivait à peine à masquer la peur panique.
Son salut avait encore été cette impudente impertinence, car le garçon au-dessus de lui était parti en criant de rage, le laissant seul. Ce fut la seule fois où il s'abandonna à pleurer.
°°°°°°°
Hermione prit la main de Narcissa et la força à marcher avec elle. La femme se leva avec un sourire forcé, frottant ses yeux cernés d'irritation d'avoir trop pleuré. Elles avancèrent en silence, chacune trop plongée dans ses pensées pour les partager avec l'autre.
Oui, les choses avaient bien changé depuis cette horrible nuit. Hermione baissa les yeux vers ses pieds et soupira. Elle se força à ses rappeler l'avant, les humeurs de Draco, les sourires de Narcissa. La seule qui n'avait presque pas changé était Alicia. Peu après l'enlèvement, la famille Malfoy avait poussé Narcissa à la prendre chez elle, les enquêtes à son sujet ayant été clôturées à la hâte par l'administration. Bien que la maîtresse des lieux ait dépassé la cinquantaine, ses oncles et tantes avaient insisté pour qu'elle ne reste pas seule à vivre dans cet énorme manoir. Sa nièce était donc revenue, et avait, en apparence, tenté de se racheter une conduite.
Hermione se dit que finalement, elle n'avait pas été aussi horrible qu'auparavant étant donné que la future bru Malfoy passait la plupart de son temps à lire dans la bibliothèque, ou à arpenter les endroits publics en quête de bonnes actions à réaliser devant du monde, deux lieux et actions que la brune fuyait le plus possible. Elle ne rencontrait donc que très rarement Alicia.
Quant à Narcissa, les choses étaient différentes. Trop différentes. Elle n'avait jamais réellement souri depuis cette disparition, et ne parlait qu'à différentes -et exceptionnelles- occasions. La plupart du temps, c'était pour prendre la défense d'Hermione devant sa nièce. Et les occasions se faisaient de plus en plus pauvres.
-Venez Narcissa, murmura-t-elle. Il commence à faire froid, nous ferions mieux de rentrer.
Hermione prit le bras de la femme et la tira doucement vers la maison, mais elle ne voulait pas bouger.
-Non. J'ai envie d'un peu parler… C'est si…
Sa voix se brisa en un sanglot douloureux, et la plus jeune des deux l'accueilli dans ses bras pour la réconforter.
-Je me sens si coupable, hoqueta la blonde. C'est moi je… J'aurais dû… Et je n'ai …
-Mais non, vous n'y êtes absolument pour rien… Au contraire… Il a été exemplaire.
-J'aurais dû être là, répondit-elle durement. J'aurais dû les empêcher.
Hermione lui caressa les cheveux en silence, à cour d'arguments. S'il y en avait bien une qui devait culpabiliser, se dit-elle, son nom était en haut de la liste.
°°°°°°°°
Son ouïe avait encore une fois eu raison. La porte s'ouvrit avec fracas, et Ron pénétra dans la pièce. Draco secoua sa tête pour se remettre les idées en place. Se rappeler maintenant des mauvaises choses n'était pas exactement la bonne stratégie à adopter. Son vis-à-vis s'avança vers lui et lui asséna une gifle sèche.
-Je suis de très mauvaise humeur Malfoy. Je dirais même plus, d'une humeur de chien. J'ai envie de me divertir aujourd'hui, parce tu m'ennuies Malfoy.
Le blond haussa un sourcil, une moue pédante collée au visage.
-Moi aussi, je m'ennuie ici… Pas très confortable comme position, renifla-t-il en agitant ses bras enchaînés.
Le roux se détourna de lui et se laissa tomber sur une des chaises branlantes. Chaise dont il bascula violemment, un des pieds ayant lâché sous son poids. Draco se mit à pouffer sarcastiquement, tandis que Ron se relevait tant bien que mal, les oreilles plus rouges que jamais.
-Si tu étais si ballot au lit, ne t'étonne pas qu'elle t'ait quitté, remarqua-t-il, goguenard.
La réponse fut si violente qu'il en eut le souffle coupé. Cet idiot aux oreilles fluorescentes lui avait envoyé un sort violent et informulé, qui était en train de s'enfoncer dans son ventre comme plusieurs coup de poings. Il serra la mâchoire et se concentra pour ne pas laisser entrapercevoir le moindre signe de faiblesse.
Quand il rouvrit les yeux, il avait en face de lui le visage blême de son bourreau, parcouru de tics nerveux.
-Tu l'as touchée, espèce de merde ? demanda-t-il abruptement.
Draco l'ignora, mimant un bâillement profond. Oui, il était certainement puéril à agir comme un adolescent, mais c'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour faire perdre les pédales à cet imbécile de Ronald Weasley.
Ce fameux imbécile, frustré de ce manque de réponse, empoigna les cheveux blonds du garçon et frappa violemment sa tête contre le mur derrière lui. Draco sentit son sang chaud couler dans sa nuque mais ne dit rien. Le choc avait été tellement fort que ses yeux s'étaient voilés une demi seconde. Et durant cette demi seconde, une vague d'effroi parcourut son corps. Oui, aujourd'hui, 'il' était réellement de mauvaise humeur.
-Alors ? Est-ce que vous avez couché ensemble comme des pauvres merdes que vous êtes ? Bel accouplement, une chienne et une fouine… J'ai hâte de voir le résultat ! RÉPONDS !
Draco baissa les yeux. S'il l'avait touchée ? Non… Du moins, pas réellement.
-Non, souffla-t-il entre ses dents. Pas une fois.
Ron sortit de la pièce avec un rire froid, et claqua la porte. Le blond soupira… Non, il n'avait jamais touché Granger. Merci bien ! Une petite souris comme elle ? L'Hôpital se moquait de la charité ! Mais… Il fallait avoué qu'il y avait eu quelques bavures.
Il se rappelait bien de cette fois où il l'avait embrassée… Il retint un sourire au souvenir de sa tête ahurie. Il y avait eu tant d'autres fois, étranges, des trêves inavouées… Toutes les fois où ils s'étaient retrouvés dans le même lit… C'était souvent cette stupide miss je-sais-tout qui le retenait malgré elle évidemment ! Il déglutit silencieusement au souvenir de la nuit où elle avait été contrôlée par Alicia. Et puis il y avait eu de jour, sur le Chemin de Traverse… Elle lui avait tenu le bras. « C'est complètement guimauveux », se morigéna-t-il, se traitant de midinette effarouchée. Il fronça les sourcils. Au final, il avait beau se voiler la face, il l'avait embrassée deux fois. Sans jamais l'avoir dans son lit ! Du moins, dans son lit à la Malfoy. Sa bouche se crispa dans une moue dédaigneuse. Il était réellement pitoyable.
« Oui, je pense bien ».
Il laissa tomber son menton sur son torse et soupira. Lui, il n'aimait personne. Il ne savait pas être amoureux.
°°°°°°°°
Hermione ferma la porte de sa chambre derrière elle et se laissa glisser le long. Assise au sol, elle soupira. Comment pouvait-elle remonter le moral de Narcissa ? Comment pouvait-elle effacer cette culpabilité ? C'était elle la responsable de tout.
« Oui, je pense bien ».
Qu'en était-il aujourd'hui ? Et qu'en était-il cette nuit là ? « Je le pense bien »… Elle n'avait même pas été certaine ce soir-là de sa réponse. Peut-être l'avait-elle faite pour faire enrager Ron ? Elle ferma les yeux.
La vie avec Draco n'avait jamais vraiment été rose. Elle avait même plusieurs fois tenté de partir. Alors pourquoi était-elle restée ? Toutes ces fois où ils avaient été proches, elle n'avait absolument rien ressenti. Elle fronça les sourcils, se rappelant les deux fois où la bouche du Serpentard s'était posée sur la sienne. En elle, il ne s'était rien passé. Rien. Aucun sentiment.
Pourtant… Pourtant, elle avait toujours eu ce sentiment de sécurité à ses côtés. En y réfléchissant bien, il avait plusieurs fois pris sa défense. Elle sourit au souvenir de leur rencontre à cette soirée de Noël. Comme elle était pitoyable à cette époque ! Mais lui n'était pas plus glorieux… Avec ses airs de fils de riche prétentieux… « On n'a pas gardé les cochons ensemble Malfoy »… Elle se mit à rire à gorge déployée. Elle avait l'impression d'observer quelqu'un d'autre. Cette personne agressive et puérile n'avait pas pu être elle, remarqua-t-elle en essuyant des larmes de rire aux coins de ses yeux. Vraiment, subtile, la Granger de l'année passée.
Il s'était écoulé un peu plus de quatre mois depuis ce soir là. C'était tellement peu de temps pour que tout soit changé. Dire qu'ils n'avaient cohabité que pendant un mois. Elle posa un doigt sur son menton et réfléchit. Draco avait disparu fin janvier. On était à présent fin avril. Trois mois tout rond.
Trois mois tout rond qu'il avait pris sa défense. Peut-être était-ce une preuve d'amour, se plaisait-elle à croire de temps à autre. Mais elle ne se faisait jamais vraiment de fausses illusions. Elle savait que ce garçon n'était pas capable d'aimer. Elle se le répétait souvent pour arrêter son imagination de tourner à plein régime. Draco Malfoy ne pouvait pas être le sujet du verbe aimer. Impossible. Cette pensée lui arracha un sourire. Toutes ces filles, à Pouddlard qui se pressaient sur son passage, qui se faufilaient dans sa chambre la nuit, qui l'adulaient sans aucune pudeur. Comme elle avait eu pitié d'elle. Se retrouver à leur place n'était pas exactement ce qu'on pouvait rêver pour flatter son ego.
Elle se releva douloureusement et avança vers son lit, où elle s'allongea, les bras en croix. En fait, elle n'avait connu Malfoy qu'un seul mois. Elle avait l'impression que ça avait duré beaucoup plus longtemps. Et Luc. Elle n'avait pas arrêté de le fréquenter quand on avait enlevé le Serpentard.
Voilà, elle avait trouvé un sens à sa journée. Elle devait aller voir Luc.
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Ron était revenu quelques heures plus tard. Il n'avait pas l'air de meilleure humeur, et Draco se prépara mentalement à l'attaque suivante. En effet, le garçon lui envoya négligemment un doloris, une flamme malsaine dans les pupilles. Les lancements dans son bras lui fendirent le crâne, tandis que tous ses muscles se crispaient sous l'attaque. Il serra les mâchoires et se força à garder les yeux ouverts pour affronter son bourreau. Affrontement qui ne dura pas longtemps, parce que ledit bourreau sortit de la pièce comme il y était entré : sans un mot.
Draco se rappelait de cette première journée de mutisme. Il en eut des frissons d'effroi. Ce jour-là, la démence du roux avait été jusqu'au meurtre.
Il laissa sa tête reposer sur le mur derrière lui, et le sang coagulé se sa blessure le gratta horriblement. Mauvaise position. Ses yeux se braquèrent sur la porte quand elle s'ouvrit pour laisser passer une tête rousse. Son cœur fit un bond, mais il reconnut avec soulagement la silhouette féminine de Weasley fille.
La jeune femme s'avança vers lui et posa une assiette devant ses pieds. Elle s'écarta de quelques mètres et, à l'aide d'un sort de lévitation, elle amena la nourriture devant la bouche du garçon. Docilement, il prit entre ses dents le morceau brun à l'origine douteuse, et le mâcha lentement.
-Il va te proposer un marché, lâcha-t-elle entre brusquement.
Il haussa un sourcil aristocratique. Ginny avait toujours été une aide discrète pour lui. Il en avait d'ailleurs été méfiant, au début. Il avala sa bouchée et sourit.
-J'aimerais bien voir ce que « oreille écarlate » peut faire avec son cerveau, railla-t-il.
Elle rit tristement et lui fit présenta une autre bouchée qu'il ne prit pas.
-Ca fait combien de temps qu'il est là, demanda-t-il abruptement.
Elle sursauta et ses yeux se voilèrent.
-Je… Presque… Trois semaines je pense. Il ne veut pas que je l'approche. Il cherche un moyen de faire disparaître le corps.
Ses épaules fragiles se mirent à trembler sous l'afflux de sanglots qu'elle étouffa entre ses poings. Draco fronça les sourcils. Il se rappelait très bien de ce jour noir où « le meurtre » avait été commis. Ce jour noir où Ron avait froidement tué le Survivant. Il ferma les yeux. Ce jour-là aurait pu être celui de sa libération.
Harry avait débarqué en pleine séance de torture, et il avait entraîné Ron dans le couloir pour parler. Draco avait saisi des bribes de conversation, les tons montant de temps à autre. L'essentiel était que son ancien ennemi voulait que Ron le libère mai ce dernier était contre. Des mots s'étaient échappés, comme démence, et tentative de suicide, mariage ou encore Hermione. Plusieurs fois, le nom de ce rat de bibliothèque s'était échappé. Puis les tons étaient clairement montés, de plus en plus forts, de plus en plus orageux pour l'un, et déments pour l'autre. Draco avait sursauté d'effroi quand un éclair de lumière verte avait éclairé un instant le dessous de porte, suivit de près par le bruit sourd d'un corps qui s'effondre. Il avait alors pensé « Si Potter vit, je suis libre ». Mais c'était Ron qui était rentré dans la pièce.
-Je pense que tu devrais accepter l'offre qu'il te propose, dit-elle platement.
°°°°°°°°
Hermione sortit du manoir et s'enfonça dans la banlieue londonienne. Les maisons étaient toutes plus aristocrates les unes que les autres, mais celle des Malfoy était de loin la plus imposante. Elle soupira. Le ciel était trop bleu pour elle.
Les mains enfouies dans les poches, elle secoua sa tête brune pour se remettre les idées en place. Elle détestait y penser… Elle détestait se le demander…
« Est-il encore vivant… ? »
°°°°°°°°
-Je… J'accepte je… Raargh…
Draco crispa sa mâchoire dans un râlement de douleur intense, et Ron se recula, satisfait.
Cela faisait plus de quatre heures que le blond avait résisté aux attaques de son bourreau. Il ne pouvait pas accepter ce marché. C'était au-dessus de ses forces. Du moins, c'est ce qu'il avait cru plus tôt. Mais les douleurs que Ron lui avait infligées étaient au-dessus du supportable, et il avait cru mille fois devenir fou. Il préférait être faible que fou.
Il ouvrit les yeux au bruit sec d'un objet jeté devant lui, et découvrit avec stupéfaction sa baguette à porté de main.
-Parfait, Malfoy, parfait…
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Hermione poussa la grille imposante du manoir. Sa visite chez Luc avait été apaisante. Elle n'avait jamais eu un ami pareil. Elle sourit avec absence, et s'avança vers la porte d'entrée les yeux rivés à ses chaussures. Porte qu'elle poussa lourdement, pour se retrouver dans une maison affreusement calme.
-Narcissa ? appela-t-elle.
Aucune réponse.
Elle jeta un œil au vestiaire, et la veste de la maîtresse de maison était pendue, seule. Elle accrocha la sienne à côté, soulagée qu'Alicia ne soit pas là aujourd'hui. Elle sortir de la petite pièce et s'avança vers les escaliers. Elle avait envie de se prélasser dans son lit, seule avec elle-même.
-Hermione.
Elle leva vivement les yeux. Narcissa l'attendait en haut des marches, elle avait l'air bouleversée. Le cœur de la jeune fille se mit à battre plus vite.
-Il est rentré.
Okay, j'ai essayé d'instaurer un truc noir, c'est pas du tout noir, j'aime pas ce chapitre, pardon à tous -.-
Me tuez pas, mais la suite prendra du temps, je pars "majer" mon blog sims, et aussi, si j'ai le temps, passer mes examens :D
Bonnes dernières heures de vacances :)
