Merci MERCI MERCIIIIII pour toutes vos reviews! Elles ne s'affichent pas, mais je les ai toutes reçues dans ma boîte mail :)
Sachez que cette version de Harry Potter est très Très barrée tout en suivant (tout de même) les événements du livre ( bah oui.)
A ceux qui ont été surpris de voir Harry à Gryffondor et pas Serpentard, sachez que je l'ai fait exprès en effet. J'ai envisagé un court instant Harry à Serpentard mais pour être sincère, je doute qu'il rejoigne de son plein gré, la maison de l'homme qui a tué ses parents... Après tout, il a entendu cela de la bouche de Ron, juste avant et vu Malefoy rejoindre cette maison. De plus, Gryffondor, la maison des "héros"... Pour moi Harry mérite cette maison, c'est son choix et c'est bien souligné dans le canon, ce qui n'est pas le cas de Ron, dont on va suivre les aventures dans ce chapitre...
Gryffondor a été imposé suite à son sang, si Ron avait eu le choix...ça aurait été Poufsouffle, j'en suis persuadée.
Laissez moi des reviews, et posez des questions, j'y répondrais dans la mesure du possible.
Ah et une fanfiction que je conseille outre la mienne c'est le Renouveau d'Ywena. A lire de toute urgence!
Chapitre 02 : La tanière des Blaireaux
Ron Weasley avait toujours voulu être reconnu pour son individualité. Que son nom soit marqué dans les esprits, non pas parce qu'il était le frère de Bill Weasley ancien préfet en chef, de Charlie Weasley intrépide capitaine de l'équipe de Quidditch des rouges et or, de Percy Weasley connu pour son ordre et sa morale, ou des jumeaux Fred et George pour leurs blagues et leur rire. Ron était le sixième de la fratrie, le dernier garçon et l'avant-dernier. Il n'était pas une fille comme sa sœur Ginny qui était la pus jeune. Il était destiné à être invisible.
Le choixpeau l'avait bien compris.
« - Encore un Weasley ! Je sais exactement où te mettre.
Ron siffla, dépité. Bien sûr il allait atterrir à Gryffondor, comme tout le monde, où il devra prouver qu'il est aussi bon que tous ses illustres frères...
« - Oh. Mais tu ne veux pas y aller ? Tu serais avec tes frères.
- Justement, gronda Ron. Je serais toujours comparé. Je veux être moi.
- Belle sagesse. Et ton ami Harry ? Tu ne veux pas être avec lui ?
- …
- Tu hésites à sa mention. Mais pas à celle de tes frères, ce qui montre une certaine loyauté malgré tout. Je ne vois qu'une alternative. POUFSOUFFLE ! »
Ron avait été presque soufflé par cette déclaration. Il n'allait pas à Gryffondor, il allait à Poufsouffle ! Il lança un regard désolé à Harry mais contre toute attente, même si ses frères le jugeait du regard encore trop surpris par cette répartition, Harry, lui, lui adressa un sourire et leva imperceptiblement son pouce comme pour signifier son soutien. Ron avait les oreilles écarlates partagé entre la honte, et l'excitation. Puis il s'assit à la tablée jaune et noire, et le silence se mua en un vacarme à sa gloire, alors que l'original leva son bras pour lui souhaiter bienvenue.
Ron souriait jusqu'aux oreilles.
« - Les premières années par ici ! Il faudrait quand même pas se perdre les mômes ! S'écria le préfet
Il reçut en réponse des rires de la promotion qui trottaient derrière lui à travers les couloirs du château. Ron était entouré de deux élèves. Une jeune fille avec une longue natte se balançant sur son dos. Elle avait les cheveux aussi roux que Ron tandis que le garçon à la droite du Weasley avait les cheveux bruns et était un peu plus grand que lui. Justin et Susan. Les trois poufsouffles furent soufflés de découvrir les escaliers mouvants.
« - Et si on tombe demanda catastrophée Susan
- Ma mère m'a dit qu'il y a un sortilège qui fait que t'es rattrapée si ça arrive, souffla Justin mais je pense qu'on va pas tenter Morgane.
Ron et Susan approuvèrent d'un mouvement de tête, sous le sourire de Justin.
- Pas trop déçu d'être à Poufsouffle, Weasley ? Demanda Justin
- Appelle moi Ron, et … je ne sais pas. Je voulais pas être avec mes frères, mais c'est plutôt demain que je redoute.
- Pourquoi ?
- J'ai peur de me prendre une beuglante de ma mère.
- Elle va pas te hurler dessus à cause de ta maison, Ron ! Rit Susan
- Elle l'aurait fait si j'avais été à Serpentard...
- Mais t'es à Poufsouffle mec, s'écria un élève en face d'eux avec un grand sourire. T'es chez les ANTICONFORMISTES !
La promotion répondit en hurlant de joie et déclencha les rires du trio Justin-Ron-Susan.
« - On fera la fête dans la salle commune, on se grouille les premières années ! Hurla par-dessus le vacarme le préfet Gabriel Truman . »
Ils arrivèrent enfin dans une sorte de cave non loin d'un tableau d'une coupe de fruits au premier sous-sol de l'école.
« - C'est l'entrée des cuisines sourit le préfet, mais je ne vous dirais pas comment on fait pour y accéder ! À vous de trouver !
Les élèves laissèrent échapper une plainte quand Gabriel se positionna devant un lourd tonneau, assez grand pour y laisser entrer des gens.
« - Voilà l'entrée de notre salle commune ! Écoutez bien ce que je vais frapper !
Il frappa alors un rythme simple à la paroi du tonneau. L'objet en bois s'ouvrit en grand et une pente en terre menant à une porte ronde apparut. Une cordée aidait à l'ascension.
« - Ne faites pas d'erreurs en frappant le mot de passe, sinon...
Il ne finit pas sa phrase se contentant de siffloter en menant les premières années à travers le tonneau et ouvrit la porte.
« - Sinon quoi ? Déglutit Ron
- Je ne veux pas le savoir décida Susan. »
Les trois larrons entrèrent en dernier dans la salle commune et se virent absolument enchantés par la vision incroyable en face d'eux.
La salle commune de Poufsouffle était comme un terrier. Le plafond n'était pas très haut mais en forme de dôme. Des objets de cuivre pendouillaient dans les coins, et une grande cheminée éclairait et chauffait la salle. Au-dessus d'elle, le portrait d'Helga Poufsouffle accueillait les nouveaux visiteurs, une chope à sa main un grand sourire à ses lèvres. Des plantes se balançaient. La décoration chaleureuse montrait une flopée de fauteuils, de poufs et d'oreillers jaunes et noirs, les tables et meubles étant en bois poli au miel. Une bibliothèque se détachait au fond de la salle majestueuse, elle avait un grand nombre de livres sur tous les sujets y compris … moldus.
Un couloir semblait mener aux chambres, mais un autre lui faisait face. C'est celui-ci que le préfet choisit et montra au nouveaux élèves.
« - Ici ce sont les ateliers dit-il d'un clin d'oeil.
Il ouvrit la porte et un couloir avec deux autres salles se faisant face. A droite une grande table en bois en cercle était au milieu d'un grand débarras avec un nombre incalculable d'outils et de morceaux de bois. Une échelle montait vers une petite serre cachée sur une mezzanine. Un garçon était concentré sur une radio sorcière et la démontait avec intérêt.
« - Hey Jonas ! Les jeunes voici Jonas Morris, il est notre bricoleur ! Vous avez un problème allez le voir !
Ron sourit, le jeune Jonas qui semblait être en troisième année lui rappelait son fou de père qui bricolait comme lui des objets moldus dans le garage familial.
« - Tu fais quoi, vieux? Demanda Jonas
- Je bidouille l'ampli pour faire un maximum de bordel répondit Jonas d'une voix tranquille.
- Génial ! s'exclama Gabriel.
- Ce sera fini dans une heure.
- On repassera alors »
Gabriel referma la porte et ouvrit la deuxième en face.
La deuxième salle était remplie d'instruments de musique moldus ou sorciers, des posters des Bizarr Sisters où d'autres artistes tapissaient les murs. Jonas prit place devant les premières années qui avaient les yeux écarquillés.
« - Ces deux salles ont été construites y'a vingt ans. Vous pouvez venir ici vous amuser tout en apprenant. C'est le credo des Poufsouffles. »
Gabriel referma la porte et mena les enfants dans la salle commune devant la porte des dortoirs.
« - Vos noms sont sur les portes, revenez dans trente minutes en pyjamas. Car la soirée ne fait que commencer ! Allez go ! »
« - Chers nouveaux jaunes et noir, bienvenue !
La totalité de la maison des Poufsouffles avait été rassemblée dans la salle commune, tous assis ou debout. Des Biéraubeurres entre les mains des plus vieux, et les nouveaux premières années avaient dans leurs mains des gobelets remplis de jus de citrouille.
- Je me représente, je suis Gabriel Truman préfet de Poufsouffle, et voici Lydia Cameron ma consoeur.
Une jeune fille avec un sourire aussi grand que Gabriel leur fit un léger geste sous les vivats de la foule. Ron était interloqué. Il ne pensait certainement pas que la maison des blaireaux était aussi vivante et bruyante.
« - Tout d'abord, avant de commencer les festivités, j'aimerais faire un discours dont j'ai le secret toussa Lydia.
- Madame la Ministre, s'inclina Gabriel sous les rires de certains élèves.
- Merci, merci répondit Lydia en faisant des gestes exagérément maniérés. Nous allons parler cependant sérieusement pendant quelques malheureuses minutes, donc FERMEZ-LA !
Toute la salle recouvrit son silence instantanément. Lydia s'avança devant la cheminée et ouvrit grand ses bras.
« - Primo.
- PRIMO hurla la maison sauf les premières années abasourdis d'avoir été conviés dans cette maison de dégénérés.
- Vos gueules, siffla Lydia. Primo, sachez que Poufsouffle n'est pas une maison de loosers. Ici comme toutes les autres on a un certain prestige. Beaucoup de sorciers reconnus sortent de Poufsouffle, c'est juste qu'ils s'en vantent pas ! On a pas la tête enflée comme les Gryffondors ou les Serpentards ! D'ailleurs on est la maison avec le moins de criminels, Serpentard et Gryffondor se partagent la coupe sur ce point là.
- Hell yeah cria un élève dans la foule.
Ron reconnut l'original de la Grande Salle. Ses cheveux bruns en bataille, et un regard brun volontaire, il détonnait par sa cravate sur la tête.
- La ferme Summers ! Bref, nous sommes sous-estimés et croyez le ou non, mais cela nous pose pas de problèmes.
Elle balaya la salle d'un regard entendu.
- Nous ne sommes pas bêtes à Poufsouffles. En étant les plus sous-estimés, on est ceux qui sont les plus libres. La coupe des Quatre maisons... Ce serait mentir de dire qu'on ne voudrait pas la gagner de temps en temps (c'est d'ailleurs arrivé), mais notre liberté, c'est notre bien le plus précieux. C'est pour cela qu'on a les ateliers depuis vingt ans... C'est parce que nos prédécesseurs ont réalisé qu'on pouvait faire à peu près CE QU'ON voulait sachant qu'on ne serait jamais pris au sérieux. Et après qu'est-ce qu'il se passe ? Bah on a la mère de Summers,ici présent, avocate reconnue avec un carnet d'adresses plus long que le bouquin d'histoire de la magie (qui fait 300 pages), nous avons miss Bones membre du Magenmagot ( Ron remarqua le visage de Susan se muer dans une expression fière), Jeffrey Snicket leader de Garou Garou, l'un des plus gros groupes de Magic rock !
Des applaudissements éclatèrent mais Gabriel les calmèrent assez vite pour permettre à Lydia de continuer son discours.
« - Secundo, ici on partage tout, on se dit tout, et on s'entraide. On est une meilleure maison que les Gryff, les Serpents ou les obsédés des bouquins parce que on est tous ensemble. Tout les Poufsouffles sont amis et non ce n'est pas une mauvaise pub. Cet été on était 35 à la maison de Gab.
- Et c'était génial rit le Poufsouffle
- On a Lucie... Où est-elle ?
Lucie Montrouge se leva avec un léger sourire. Ses cheveux bruns coupés à la garçonne et son regard volontaire lui donnait un air sympathique. Ron était soufflé, c'est qu'ils ont tous l'air sympa dans cette maison.
« - Lucie est une de nos médiatrices. Chaque promotion a un élève qui s'occupe de faire remonter les informations à tous les autres dont nous les préfets. Ça va d'un simple anniversaire à un décès. On ne juge pas à Poufsouffle, et ce à tous les niveaux. Que vous soyez Sang-mélés, Nés de Moldus, Sang-purs, licorne ou dragon (certains rirent), on ne juge pas. Au contraire, c'est une richesse...Ce qui m'amène à la dernière règle.
Le silence tomba encore plus assourdissant, Ron tourna la tête, tous les Poufsouffles outre les premières années ont revêtu une expression très sérieuse. Ron déglutit, comme Susan et Justin.
« - Ici, on refuse tout confit lié aux facteurs que je viens d'énumérer mais aussi de laisser qui que ce soit dans Poudlard être victime de racisme, homophobie, et autre. On ne l'accepte pas à Poufsouffle. On dit que nous sommes des lâches parce qu'on n'entre pas dans le conflit directement, mais c'est faux... C'est juste qu'on ne se fait pas prendre.
Ron tourna la tête, tous étaient très sérieux, comme Lydia qui avait une expression stricte qui lui rappela le professeur qui les avait accueillis à la Grande Salle.
« - Ce n'est pas parce qu'on est gentils qu'ils faut nous prendre pour des cons gronda la préfète. Donc je vous serais gré de faire honneur à votre maison et d'attaquer les crétins qui osent faire chier des types qui ont rien demandé, sans se faire prendre dans la mesure du possible. Les points c'est secondaire, le bien-être de l'autre et la tolérance viennent en premier. On peut avoir une tête bien remplie, comme les Serdaigles mais ce qui nous intéresse ici c'est une tête bien faite. En clair, on est une maison de justiciers, qu'on se le dise !
C'est alors que de la musique, (des Garous Garous entre autre) se déclencha dans la maison des Blaireaux et sous les vivats, tous les élèves dansèrent ensemble le temps de quelques chansons. Les premières années furent très vite attrapés et tournoyèrent avec leurs aînés. Ron, Susan et Justin riaient comme ils n'avaient jamais ri. Poufsouffle était clairement la meilleure des maisons.
Ils en furent convaincus le lendemain matin après la folle soirée, en découvrant un tableau au dessus de la sortie. Tous les noms de tous les élèves de la première à la septième année étaient inscrits. A coté des inscriptions des parenthèses remplies de mentions originales. Le nom de Lydia était La Ministre ce qui expliquait le sobriquet de la veille. Tous les membres de la maison avaient un surnom, et dans la promotion de Ron...Il était le seul a avoir le sien...Du moins pour le moment.
L'anticonformiste.
