Ce chapitre est un hommage à notre chère Ywena qui aime quand ça part en cacahuète. Il est long en plus et ce n'est que la première partie :D
Ah oui et aussi je suis le canon, ce qui fait que tous les événements majeurs des sept livres seront les mêmes ou presque. Il y a effectivement une erreur concernant James Potter senior, j'imagine que vu que je lis pas mal en termes de fanfic sur le junior, j'ai intégré que le senior était attrapeur lors ce n'est pas le cas, merci pour la correction dans les reviews !
Cette version d'Harry Potter est bien plus cintré et est dans le même esprit que le Renouveau (influence MAJEURE) mais on va dire avec mes propres excentricités !
J'espère que vous allez aimer ce chapitre !
Donnez moi des reviews, ça me fait toujours plaisir 3
Chapitre 05 : This is Halloween ! Round 01
« - Wingaaaardium Leviosa ! Liéééé puis un coup de fouet !
-Un coup de… ?
- T'aurais pu trouver une autre image Susan.
- Je suis la seule de nous trois qui sait maîtriser le sortilège ! J'aurais bien demandé à Hermione de nous aider mais QUELQU'UN a jugé qu'elle était je le cite « une plaie ».
Susan était au beau milieu de la salle commune quand elle laissa échapper ces mots vengeurs. Se sentant coupable, Ron baissa la tête mortifiée.
D'autres élèves de leur promotion, comme Ernie McMillan qui fut malheureusement surnommé «L'Hérisson» après une dispute pharaonique au milieu de la Grande salle avec un Gryffondor en la personne de Seamus Finnigan qu'il avait traité « de crétin en bas âge » pour avoir fait exploser son encrier offert par sa marraine, en cours d'Histoire de la Magie. La dispute qui se termina en sorts dans les couloirs, laissa Ernie avec des furoncles si noirs qu'on croirait des épines sur son visage. Etaient aussi présents, Hannah Abbott aux cheveux blonds comme les blés, enfouie dans un des poufs avec un livre de métamorphose entre ses mains, et l'autre blond, Zacharias Smith, claquait sa langue l'air mauvais, concentré sur sa dissertation de potions. Le surnom du susnommé n'était pas encore tombé mais il ne saurait tarder.
Il y avait une option sur « l'hippogriffe » en raison de son horripilante fierté mais tous s'accordaient à dire que c'était bien trop classe pour cet arrogant à nez en trompette.
Bref revenons à notre trio jaune et noir, s'exerçant sur un livre de latin prêté par Padma à Susan, ce que Ron fit remarquer :
« - C'est parce que les formules sont enracinées dans le latin, par déduction on peut donc conclure et peut-être imaginer des sorts ! J'ai trouvé son hypothèse intéressante et lui ai donc demandé de me prêter son dictionnaire, ça ne lui a pas dérangée, elle l'a en double… Mais t'as changé de sujet ! JE DÉTESTE QUAND TU CHANGES DE SUJET !
- Bien essayé, souffla Justin.
- Tu as réveillé le volcan, marmonna Hannah.
- C'est un TRÈS BON SURNOM Hannah, s'exclama une voix derrière elle. Qu'on m'apporte la craie !
Hannah interdite se retourna pour trouver Lydia Cameron avec un énorme sourire qui observait Susan prête à frapper la tête de Ron avec le dictionnaire de Padma. Lydia apprécia ce surnom comme un bonbon, Susan était douce, généreuse et juste comme une vraie Bones. MAIS ses humeurs étaient aussi terribles qu'une jeune dragonne. Elle était flamboyante, vocale et impétueuse. Oui, le Volcan était parfait.
Un jeune Poufsouffle de deuxième année que Ron reconnut sous l'identité d'Artus Charaviglio, donna une petite boîte en métal contenant la craie enchantée. De la craie ineffaçable pour les sept prochaines années. C'est sous le grognement de Susan, que Lydia s'escrima à faire léviter la craie et d'une élégante écriture écrivit « Le Volcan » à côté du nom Bones :
« - On reste dans la thématique du feu dans votre famille, s'esclaffa Lydia, ta tante était nommée la Salamandre et ta mère…
- Comment ? demanda avidement la jeune Susan, libérant le jeune Weasley de ses remontrances.
- C'est dans le registre sourit chaleureusement la préfète, consulte-le à l'occasion il est sous clef dans l'atelier. »
Susan la remercia quand Lydia prit une pause en la regardant de ses yeux acérés. Ce regard n'échappa à personne ainsi qu'à la visée qui déglutit. Susan se vit confiée d'un petit badge jaune poussin avec un M à son centre :
« - Félicitations ! Tu es nommée Médiatrice de première année ! Mets le badge dans ta proche intérieure. »
Les yeux de Susan flamboyaient ce qui fit sourire toute sa promotion même le pauvre Ron. Tous savaient que Susan allait être désignée, et personne, excepté Smith et ses rêves de grandeur, n'avait quelque chose à redire. Susan allait déchirer en tant que médiatrice, leur confiance était assurée.
Sur ce, Lydia quitta la jeune fille quand la porte s'ouvrit en trombe sur un Gabriel Truman, la septième année comme sa consœur Lydia Cameron, dégoulinant de peinture rouge et…or. L'infortuné semblait chercher quelqu'un et le trouva en la personne de … Ron Weasley. L'anticonformiste fut pris au dépourvu et en rougit quand Lydia s'approcha timidement de son confrère.
« - Gab ?
- Chut. »
La colère froide de Truman donna sens à son propre surnom, « La Givre, septième du nom. » Oui parfois les Poufsouffles manquaient d'imagination.
« - Accio Casserole, marmonna-t-il
Agitant la baguette une nouvelle fois, une cuillère bois apparut et frappa sur la casserole comme pas permis ! Lydia ouvrit grand les yeux. C'était rare que Gabriel convoque une réunion extraordinaire des blaireaux. Gabriel mis sa baguette sur son cou, et prononça un sonorus qui amplifia sa voix.
« - Blaireaux dans la salle commune ! Ramenez tout le monde ici, je me fous qu'ils bécotent leurs copains dans les parcs, qu'ils étudient dans la bibliothèque, qu'il y ait entraînement de Quidditch, ramenez tous vos culs, ICI, rugit la voix de Truman. »
Ron, Susan et Justin échangèrent un regard, alors que Lydia voulut nettoyer d'un sort la peinture mais rien ne semblait la faire disparaître.
« - Le savon est la seule chose qui marche gronda Truman. Mais la douche peut attendre, j'ai soif de VENGEANCE.
- Oh merde, siffla un Poufsouffle derrière Ron. Il est lancé.
Ron se retourna et découvrit un garçon aux longs cheveux bruns attachés par un ruban noir. Le garçon débraillé lui sourit, il semblait plus vieux de quelques années :
« - Daniel Morris, se présenta-t-il, je suis en cinquième année. Et oui, je suis le grand frère de Jonas, inventeur à mes heures perdues, j'aime les mélanges mécanico-magie.
- Mécanico-quoi ?
- Voiture, scooter, les trucs que les moldus utilisent pour voyager. C'est illégal, mais bon. J'aime le danger dit-il avec un clin d'œil.
Le garçon venait de dire cela avec désinvolture au fils du chef du Service des détournements de l'artisanat moldu. Ouais. Il aimait VRAIMENT le danger.
Tous les blaireaux étaient maintenant rassemblés. Des murmures grinçaient autour de Ron, mais Susan et Justin les faisaient taire de leurs regards assassins. Truman ne fut pas vraiment inspiré sur ce coup-là, mais ils comprirent vite de quoi il en retournait quand le préfet se lança dans sa diatribe.
« - Mes amis blaireaux.
- Heil Jaune.
- La ferme Summers. Mes amis blaireaux, l'heure est grave. Dans exactement quatre jours, huit heures et vingt-sept minutes, (comment le sait-il ? Il a une montre idiot !), FERMEZ -LA !
Le silence prit place dans la salle, le préfet fulminait, mieux valait pas le provoquer.
« - Bref dans quatre jours c'est Halloween.
Beaucoup de jaunes et noirs soupirèrent de concert, tous faisant partie des années supérieures. Les premières années débarquaient. Zacharias Smith leva alors la main, à la surprise générale.
« - En quoi c'est un problème ? demanda le jaune et noir d'une voix trainante rappelant désagréablement Drago Malefoy à Ron Weasley.
- UN PROBLEME, regarde-moi Smith ! C'est une catastrophe !
- Calme-toi, ou j'explique à ta place, grinça Lydia.
- Fais-le, j'en ai déjà marre.
- Bon, dit Lydia reprenant l'explication en main, c'est très simple. Chaque année c'est Halloween, et donc le château se transforme en terrain de blagues en tous genre. Depuis trois ans les champions toutes catégories, sont les jumeaux Weasley de Gryffondor.
- Tout à fait grogna Truman ce qui expliqua son animosité pour le seul Weasley des blaireaux.
- Or, ces deux crétins, désolée Ron…
- Pas de souci, marmonna sinistre le jeune garçon.
- Navrée, ces deux crétins, en profitent pour raviver les tensions du château. On les aime les jumeaux mais ils ont les couleurs rouges et or, or une maison en particulier est particulièrement anti-lion.
- Les Serpentards, comprit Hannah.
- Tout à fait, suite à cette guerre incessante depuis des centaines d'années, dont nos farceurs ne sont malheureusement des dommages collatéraux, nous empêchons les meurtres à coups de potions, furoncles, et œil au beurre noir dans les couloirs. En bref c'est la guerre, et les soigneurs et médiateurs sont appelés sur le pont, or les médiateurs, c'est nous…
- Les Serdaigles sont trop occupés à trouver la potion du savoir ultime pour s'inquiéter de ce qu'il se passe en dehors de leurs tours, grommela Truman.
- Précisément. Navrée, les jeunes mais cette année avec l'arrivée d'Harry Potter dans la maison des héros, (beaucoup grimacent ce qui fait sourire Lydia), on doit limiter la casse. L'école compte sur nous.
- Non.
La salle se tourna vers Jonas Morris qui avait lancé tranquillement cette négation. Lydia haussa un sourcil, Gabriel sembla se calmer, comme pris d'une intense réflexion frénétique. Ron jeta un coup d'œil vers son frère Daniel qui haussa les épaules.
« - Je refuse de m'occuper de ce cirque encore une fois. L'année dernière, j'ai fini à l'infirmerie en m'interposant entre un Serpentard et un Gryffondor. J'ai été ROSE toute une SEMAINE.
Des rires étouffés résonnèrent dans la salle mais Jonas n'en avait cure. Une rire plus aigu et éthéré vint de derrière Ron, mais curieusement il ne put en trouver l'origine.
« - Je propose une alternative au conseil jaune et noir.
- Le conseil ? murmura une voix
- Nous idiot, grimaça une autre.
- MOI, Jonas Morris alias Bricoleur, déclama-t-il inspiré, JE demande que la maison Poufsouffle se retire de l'arbitrage cette année et que nous rejoignons la bataille ! Mes amis, sus aux rouge, sus aux verts, C'EST LA GUERRE !
Le silence fut assourdissant mais c'est alors que Ron comme poussé par une impulsion folle, se leva devant la foule. Ses jambes tremblaient mais il tint bon.
« - Je dois à mes frères une vie de blagues et farces. Je les aime, mais cette année, PAS DE QUARTIER.
Jonas lui lança un sourire plein de remerciements. Lydia catastrophée vit les autres premières années se lever autour de l'anticonformiste. Puis le reste de la salle. Gabriel Truman avait les yeux qui brillaient, la ministre n'eut d'autre choix que de capituler.
« - Très bien. Poufsouffle se retire, nous reprenons les armes, la farce collective COMMENCE. »
Des hurlements de joie et des biéraubeurres brandies de nulle part, accueillirent la déclaration. Poufsouffle entrait dans le ring.
Le lendemain matin, les bruits avaient vite fait le tour du château si bien que Ron se vit attrappé au détour d'un couloir par ses deux frères aînés, Fred et Georges maîtres de la blague. Les Weasley étaient juste devant la Grande Salle. Harry, Susan et Justin déjà à l'intèrieur s'échangèrent un regard.
« - Nous avons entendu ton appel, petit frère, et nous sommes,
- Extrêmement fiers de toi ! »
Ron les regarda avec surprise. Fiers ? Comment ça ?
« - Je suis pas à Gryffondor pourtant…
Fred et Georges se regardèrent…
- Nous savons pour la lettre de maman, mais…
- Nous ne t'avons jamais fermé la porte, c'est toi…
- Qui nous a rejetés.
Ron se mordilla la lèvre, ses oreilles écarlates. Les jumeaux sourirent, et lui flanquèrent une grande claque au dos. Ron en lâcha un cri de douleur.
« - Hey, fulminait-il
- C'est bien mieux comme ça ! En tout cas, bienvenue dans-
- La caste des blagueurs,
- Des farceurs,
- Comploteurs,
- DE POUDLARD ! disent-ils en même temps - punaise les fous -.
- Rend nous fiers ! »
Les jumeaux s'en allèrent et rejoignirent leur ami Lee Jordan alors que Ron en grommelant entra dans la Grande Salle pour le petit déjeuner, mais… Avec un grand sourire.
« - Mais alors, qui va arbitrer ? s'esclaffa Harry quand Ron lui raconta la réunion le lendemain en marchant à ses côtés pour rejoindre le cours d'Histoire de la Magie.
- Lydia est en train de voir avec les préfets de toutes les maisons. J'ai l'impression que c'est eux qui vont s'en charger. Après tout c'est les responsables.
- Gryffondor, contre Serpentard contre Poufsouffle, rigola Harry. Et bien ça va être animé.
- Oui, tu es d'ailleurs l'ennemi ! Je ne suis pas supposé te donner ces informations.
- De même, que le meilleur gagne, anticonformiste !
Il se serrèrent la pince en riant alors que derrière eux, Susan parlait avec Hermione, Justin et Padma.
« - On ne va pas participer à ça. Les Serdaigles ont mieux à faire,
- Vous êtes bien trop sérieux, soupira Justin, et puis Hermione tu es Née-Moldue comme moi, tu sais qu'Halloween est supposé être festif.
- Vous fêtez aussi Halloween chez les Moldus ? fut honnêtement surprise Susan
- C'est plus un acte commercial qu'autre chose modéra Hermione, et la version originale n'est pas les blagues et autre, ça c'est sorcier.
- Tu vas rater quelque chose, insista Justin.
- Au moins on ne perdra pas de points, répondit dignement la bleue et bronze.
- Laisse-la Justin, siffla Ron, elle ne sait pas se lâcher, comme toute sa maison. Il arrivera un moment où ils verront qu'ils n'ont pas profité de leur jeunesse, mais ce sera trop tard.
Cette fois, Hermione en eut assez :
« - Mais laisse-moi tranquille à la fin, cria-t-elle contre Ron qui se figea face à la violence de son cri.
D'autres élèves se tournèrent vers le groupe disparate, alors que la Serdaigle échevelée semblait au bout du rouleau.
« - J'en ai assez ! Ronald Weasley, tu vas maintenant me témoigner du respect ! TU vas le faire, et me laisser tranquille, sinon je…
- Sinon quoi répondit Ron, alors qu'Harry tentait de le calmer.
Hermione sortit sa baguette, et la pointa sur lui. Beaucoup aurait souri devant deux premières années, mais Ron pâlit car il s'agissait de la meilleure élève de son année, devant lui, qui semblait avoir décidé d'arrêter de pleurer, et prête à en découdre. Puis… un éclair de génie passa devant les yeux d'Hermione qui baissa lentement la baguette.
« - Si Serdaigle gagne Halloween. TU me présenteras des excuses devant toute la Grande Salle.
- Vous ne participez même pas…
- C'est ce qu'on va voir. Marché conclu ?
Elle tendit sa main. Ron hésita mais les regards convergeaient dans sa discussion, et le poussa à accepter le deal. Hermione souriait effrayante. Ron rougissait, et déglutit, mais était décidé à ne pas baisser les yeux.
Puis Hermione et Padma entrèrent dans la classe d'Histoire de la Magie.
« - Aiglons, Aigles et caetera, les règles de la grande bataille d'Halloween ont été rédigées et communiquées par le conseil des préfets !
Les Serdaigles applaudirent poliment mais l'excitation était à son comble. Quand l'aiglon Granger avait débarqué dans la salle commune presque hurlant qu'il leur fallait exiger réparation et prendre part à cette folie, beaucoup avaient levé les yeux au ciel. Mais une dispute entre Pénélope Deauclaire et Percy Weasley avait mis le feu aux poudres, l'attaque de Michael Corner par un Serpentard de troisième année au coin d'un couloir lui donnant les dents d'un castor avait fait rugir, et finalement quand le fou en la personne d'Eddie Carmichael entra avec un pot de peinture bleue qui avait servi à taguer les murs du cachots d'un aigle vengeur bouffant un serpent, la perte de points se vit prise avec philosophie. Les Serdaigles avaient serrés les rangs, il était grand temps de rendre la monnaie de leur pièce à ceux qui les traitaient d'intellos. Oui ils l'étaient mais ils savaient s'amuser nom d'un Botruc !
« - Règle numéro 01 : Tout commence à huit heures du matin, tout finit à huit heures du soir.
Règle numéro 02 : Les duels MAGIQUES dans les couloirs, sont interdits. Si vous êtes surpris, c'est vingt points en moins pour la maison et pour la bataille. Pas de truc dangereux, pas de blessés. Bref on NE VEUT PAS DE MORTS. Sinon carte blanche.
Règle numéro 03 : Les préfets et les septièmes années seront les arbitres, leur parole est loi. Ils distribuent les points et déclareront la maison gagnante.
Règle numéro 04 : Ne visez pas les profs, ou si vous le faites, je vous en conjure, ne vous faîtes pas prendre, on ne veut aucun renvoi.
Règle numéro 05 : La bataille est une affaire de maisons, une affaire d'élèves, ainsi tous blagueurs seront anonymes jusqu'à distribuer les prix.
Règle numéro 06 : On a tous cotisé pour faire une méga fête d'Halloween dans la salle commune de la maison perdante. La maison gagnante a une coupe en forme de citrouille qui sera livrée demain, et le droit de se la péter pour toute l'année. »
Pénélope finit son exposé les yeux brillants comme toute la maison excepté Su Li qui dormait sur un divan, la tête sur les genoux de Padma. Cette scène était devenue assez redondante dernièrement mais personne même le trio Goldstein, Boot et Corner n'avait osé le relever.
« - Au travail, on a des serpents, des lions et des blaireaux à faire plier ! » s'écria Pénélope.
Veille d'Halloween. Minuit 05.
« - Bon Ron, t'es sûr de ton coup ?
- L'avantage de vivre avec deux cinglés comme frères. J'ai l'habitude.
- Alohomora souffla Justin. ça marche s'exclama-t-il en voyant la serrure céder. T'avais raison !
Ron lui sourit. Ils ouvrirent la porte de la salle de classe avec discrétion. Puis Susan agita sa baguette et traça une bulle de silence.
« - Mais ce n'est pas au programme ça, s'exclama Justin.
- Un sort utile donné par Daniel et Jonas, ils l'utilisent souvent quand ils travaillent tard dans l'atelier. »
Les Poufsouffles étaient anarchiques, et l'organisation n'était pas leur point fort. Ainsi il fut décidé que chaque promotion travaillerait ensemble pour définir des blagues, et pouvait compter sur l'aide des autres années. Autre chose, toutes les maisons envoyaient des espions, ainsi veille d'Halloween, Rusard courait de couloir en couloir avec Miss Teigne pour attraper les noctambules prêts à en découdre avec l'autorité... ou presque.
Bref la promotion de l'année de Ron s'étaient donc rassemblés dans une salle vide après les cours en fin d'après-midi, et avaient discuté avec animation pour trouver une blague digne de ce nom. Il eut beaucoup de propositions plus folles les unes des autres. Entre le kidnapping de Crockdur pour l'enfermer dans un placard avec Malefoy (cruel et pas drôle Ron), la libération d'un troll dans les couloirs (mais t'es pas bien Ernie !), un dessin de Rusard dansant le french cancan sur le mur d'une salle de classe (pas mal, mais pas assez fou, je garde l'idée)… L'idée de la blague vint de … Zacharias Smith. Infecté par le démon du jeu, le blond avait proposé une blague très amusante et déclinable à l'infini. Puis ensuite la voix s'éleva de Wayne Hopkins qui partageait le dortoir de Smith se révéla avec timidité pour professer une autre idée qui s'emboîtait parfaitement avec celle de Zacharias Smith. Les premières années jubilaient. Ils avaient trouvé leur blague pour Halloween.
Ce qui nous ramena à cette nuit. Ron, Susan et Justin avait été envoyés par les autres qui faisaient le guet pour préparer le crime. Ils étaient dans la salle d'enchantements du professeur Flitwick, qui malheureusement pour les enfants ne dormait pas. Cependant le professeur était aussi malicieux qu'un enfant, et se demandait ce que les Poufsouffles pouvaient bien préparer. Ainsi l'homme sous une cape d'invisibilité de bonne facture observa ses élèves.
Susan avec un sac avec elles et sortit ce qui semblait être des coussins péteurs miniatures d'une des poches. Elle appliqua alors les coussins sur tous les sièges des élèves. Derrière elle, Justin avait une fiole de potion, et versa une goutte sur chaque coussin. Ron quant à lui sortit du sac des petits sacs avec des élastiques- et prononça la formule de lévitation :
« - Windardium Leviosa !
Flitwick put apprécier les progrès de Ron, et se promettait de lui donner des points en plus au prochain cours. Les petites poches étaient très nombreuses et dissimulées sur le lustre au plafond. Puis un fil invisible fut dressé entre le lustre et une certaine chaise sur le côté de la salle, qui était toujours occupé par un certain élève. Il fronça tout de même les sourcils. Le premier cours de la matinée était celui des premières années Serpentard et Gryffondors… Comment allaient-t-ils faire marcher leur piège ?
Ron répondit à sa question en tendant un autre fil suivant un schéma qui avait dessiné sur un parchemin, cette fois dressé sur la propre chaise de Flitwick. Le professeur compris. Tout allait se déclencher quand lui-même allait s'asseoir. Quoique avait préparé les Poufsouffles, ça allait sans doute être beau à voir.
Jour J. Halloween. Fermez les écoutilles, ça va barder.
« - Mais pourquoi moi ? geignit Lee Jordan.
- Parce que tu commentes le Quidditch avec une véritable passion du jeu, et j'aimerais la retranscrire lors de cette journée unique en son genre.
- J vais mourir.
- On a un pacte signé par les profs. T'inquiète, tu t'en sors, mais pas de complicité et complaisance pour les Gryffondors.
- Vous insultez ma déontologie journalistique ? Honte à vous chère préfète.
- Soit. Soupira Lydia Tout le monde est là ?
Il était six heures du matin, et tous les septièmes années qui ont bien voulu participer (tous en fait, qui voudrait rater ça ?) étaient rassemblés dans une salle au quatrième étage du château, derrière un tableau représentant un banquet moyenâgeux. C'était la première fois que beaucoup de septièmes années étaient aussi excités. Lydia toussota. Tous se taisaient.
« - Dans exactement deux heures, tous les élèves participants à cette journée de bordel vont se réveiller. Les blagues vont sans doute se déclarer dès le petit déjeuner. Il me faut trois duos INTER-MAISONS par étage, des responsables dans la Grande Salle où il y aura sans doute le plus de chambardement. Il me faut trois septièmes années à l'infirmerie pour aider Mme Pomfresh. Le professeur Dumbledore (elle sort un parchemin de son sac) a signé cette autorisation pour tous les septièmes années et préfets qui sont dispensés de cours aujourd'hui. Lee Jordan est le commentateur de cette journée. Toutes les rapports lui seront communiqués, à travers la journée pour nous garder au courant. Le professeur Dumbledore en sa qualité de directeur nous a réservé cette salle pour le passage d'informations, il y a aussi les elfes de maison mobilisés pour nous. Ils préparent le banquet mais nous ont préparé des sandwiches pour nous, pour ce midi. Le café, le thé et le petit-dèj arrive dans quelques minutes. Oui ?
Percy Weasley leva la main pompeuse comme investi d'une mission. Pénélope secoua la tête.
« - Pourquoi manger ici et non dans la Grande Salle ?
- A tes risques et périls, mon vieux, siffla Gabriel Truman. A moins que tu veuille finir avec une trompe d'éléphant à la place du nez… »
Il eut quelques ricanements. Percy baissa la main, pâle comme la mort. Ça allait être une LONGUE journée.
Halloween, 8 heures.
Les festivités furent lancées dès le réveil.
A huit heures pétantes, un clairon résonna dans TOUTES les salles communes avec la musique de l'hymne anglais. Une voix masculine résonnait et chantait « God Save the Queen » ou plutôt s'égosillait à travers un micro invisible. Une autre voix vint l'arrêter :
« - ça suffit ! ici, c'est les annonces, pas le quartier général des cinglés !
- Soit cool, Jordan !
- NON, Carmichael ! Dehors, Dehors !
- JE SERAIS VENGE.
- Mais oui… »
Des rires secouaient déjà la presque totalité des dortoirs. Quand un hurlement perça la salle commune des Gryffondors.
Salle commune des Gryffondor.
« - Oh les salauds ! Les salauds ! hurlait un Gryffondor qu'Harry reconnaissait comme Dennis Mappoint, en cinquième année. En effet c'était grandiose…
La totalité de la salle commune des Gryffondor avait été transformée en VERT et ARGENT. Une bannière avec un serpent ondulant avait recouvert la Grosse Dame. Mais les Serpentards ne s'étaient pas arrêtés là, ils avaient laissé une bien banderole argentée avec une écriture élégante au-dessus de leur cheminée.
« Joyeux Halloween. »
« - Mais comment ont-ils eus les mots de passe de la salle commune, gronda Dean Thomas.
Harry secoua la tête complètement surpris, mais souriait légèrement. Il reconnaissait le génie de cette manœuvre.
De la musique sans interruption, ressemblant fortement à celle des ascenseurs moldus, passait dans les enceintes semblant invisibles dans tout le château, alors que les élèves entraient maintenant dans la Grande Salle. Les professeurs à leur table semblaient en avoir déjà marre. Severus Rogue était déjà plus sinistre que la normale, Mcgonagall les lèvres pincées, Quirrell effrayé tel un crapaud devant le créateur, Sinistra et Flitwick avait renoncé à toute dignité riant sous cape, quand les yeux de Dumbledore brillaient avec un grand sourire. Tous grignotaient leur petit déjeuner. Harry remarqua que Ron et les autres Poufsouffles étaient là avant eux. Ron était entouré de son groupe de promo un grand sourire. Quoiqu'ils puissent préparer ce n'était pas bon. Hermione, Padma et Su li étaient par contre pas encore arrivés, ce qui était une première. Ron semblait l'avoir aussi remarqué. Harry brandit sa chope de jus de citrouille vers son ami, qui lui répondit fraternellement.
Enfin, Hermione arriva précipitamment avec Padma et Su Li sur ses talons. Un sourire magnifique éclairait son visage. Ça annonçait du lourd.
« - Maintenant que vous êtes installés devant votre chocolat chaud et votre jus de citrouille. Voilà le billet de la matinée. Déjà trois blagues avant 9 heures du matin, les gars vous êtes vraiment des tarés.
Les élèves rirent tous alors que les professeurs semblaient supplier Dumbledore de les sortir de cet enfer. L'homme répondit d'un simple clin d'œil.
« - Déjà le clairon de Carmichael qui a piraté la formidable musique que je vous avais préparée ! 10 points pour l'originalité, en faveur de Serdaigle.
La table bleue et bronze applaudit hilare alors que Carmichael salua son public. Exane assise à ses côtés était complètement morte de rire.
« - C'était bien joué mais pas autant que les Serpentards, qui ont réussi, je ne sais pas comment à s'introduire dans notre salle commune – celle de Gryffondor - et à la recolorer en vert et argent, avec une magnifique bannière sur le portait et la banderole d'une calligraphie de haute volée. Ça fait mal, mais c'était purement grandiose. 40 points pour les Serpentards bravo !
Les Gryffondors, semblaient tous bougonner, mais certains souriaient avec calme. Le calme avant la tempête ce que Susan fit remarquer à Ron.
« - Y'a un truc qui se prépare. »
En effet, d'un seul coup, un des deux jumeaux se leva sur la table et hurla :
« - On lance !
Sans prévenir, tous les Gryffondors dont Harry avec un sourire goguenard à Ron, sortirent de leurs poches des petites bombes de poudre rouge qui s'écrasèrent par terre et diffusèrent une brume rouge carmin enfumant la totalité de la Grande Salle.
Puis des cris.
« - QUELQU'UN MA TOUCHEE LE VISAGE ! hurla une fille à la table des Serdaigle.
- Mr. Weasley, touchez-moi et vous avez DEUX SEMAINES DE RETENUE gronda la voix du professeur Rogue.
- Vous êtes pas drôle, et l'immunité ?
- J'en ai cure, Mr. Weasley.
C'était le bordel complet. Des hurlements, cris, rires, et mouvements brusques. Cinq minutes plus tard, la brume disparut d'un coup de baguette. Et on découvrit…
Un coup de maître, tous les élèves sauf les Gryffondors, aux couleurs d'une maison ennemie. Ron avait le visage bleu, Hermione jaune, Ernie Rouge, Zacharias Vert. Tous les Serpentards étaient dans la même situation, Drago Malefoy arborait un magnifique maquillage rouge avec des liserés dorés dans ses cheveux. Le professeur Dumbledore avait le visage violet comme tous les autres professeurs exceptés Rogue et McGonagall.
« - C'est pas vrai, s'exclama Malefoy furieusement en se découvrant dans le poudrier de Daphné Greengrass. »
A ses côtés, complètement blasé, Théodore Nott arborait une couleur bleue électrique.
Rusard entra dans la Grande Salle bouillonnant de colère. Son costume normalement marron boueux était remplacé par une combinaison bleu ciel, un nœud papillon à pois jaunes, et des cheveux… blonds platines. L'inspiration farouche se redressa presque en hurlant de sa chaise en table vert et argent, alors que les lions scandaient « On est les meilleurs » à leur table.
Hilare, la voix de Lee Jordan résonna encore.
« - Alors là c'est magnifique, les juges avec moi sont morts de rire. Bravo les gars, 40 points aussi, car ça demande du boulot en potions. Le professeur Rogue serait fier.
Rogue toussota sous cette déclaration mais laissa échapper un court rictus.
« - Il manque plus que les Poufsouffles. Bah alors on dort les blaireaux ?
- Attendez de voir sourit Ron. »
Et il eut raison, car quelques plus tard des hurlements et pétards éclatèrent dans TOUTES les salles de classes accueillant les cours sauf potions (on ne souhaitait pas la mort par étouffement de bézoard.)
Les élèves eurent l'affreuse surprise de découvrir des coussins pétards camouflés sur leurs chaises, en s'asseyant déclenchant des sirènes de bateau. Puis ils furent fixés à leur derrière par de la glue perpétuelle, ce qui les força à changer d'uniforme après le cours mais avant... Tous les professeurs en tirant leurs chaises firent tomber des lustres des bombabouses qui explosèrent des poches d'asticots sur les têtes des victimes. Tous les Poufsouffles s'en sortirent miraculeusement.
Alors qu'avant le déjeuner tous se précipitaient dans les salles communes pour se changer, il eut une deuxième vague. Les Poufsouffles les attendaient et les bombardèrent de peinture mélangée avec du sirop de canne. Collant et colorant.
Pour la première fois depuis un bon moment, Poufsouffle était en tête d'une compétition, ce que fit remarquer Lee Jordan à la pause déjeuner :
« - 50 points, c'était franchement énorme. Une vague de blaireaux nous a submergés ! »
Suite à cette déclaration et au fait la sécurité était tout compte fait relatif dans ce château de fous, les professeurs décidèrent d'un commun accord de s'enfermer dans la salle des professeurs, et d'annuler les cours de l'après-midi, et de laisser les jeunes perdre l'esprit alors qu'ils allaient écouter de la musique et siroter du thé.
Le second round était déclaré.
