Dernier chapitre du tome 01 du Quatuor ! J'ai ensuite des chapitres bonus, mais on va passer à la deuxième année (qui sera un peu plus longue)! MERCI MILLES FOIS POUR VOTRE SOUTIEN ! Ecrivez-moi des reviews, ça me fait toujours plaisir !
Chapitre 11 : A la poursuite de la pierre philosophale.
5 minutes avant rentrer dans la salle du deuxième étage
« - Bon, avant de rentrer dedans, dernière mise au point, ordonna Hermione
- Encore ? ça suffit Hermione tu vas trop loin, on l'a fait dix fois au cours de la semaine, s'exaspéra Ron.
- Il a raison, grommela Harry
- La ferme ! s'époumona la Serdaigle. Je refuse d'être renvoyée à cause de vos bêtises…
- Bravo pour le sens des priorités, dit Ron en haussant un sourcil
- ON LE REFAIT ! »
La bande soupira. Le plan avait été préparé avec soin.
« - Positions ?
- Je suis devant dit Eddie, je suis celui qui connait le plus de sorts, je suis donc l'éclaireur.
- Je te suis ensuite, bougonna Ron, je suis le stratège. Je peux penser à plusieurs plans et solutions de sortie.
Il s'était avéré pendant les entraînements de la bande des tricolores dans les salles de classe vide, que la stratégie de Ron qu'il utilisait lors des jeux d'échecs était un don qu'il cultivait sans le savoir. Les oreilles rougeoyantes quand Padma l'avait fait remarquer avait rendu le Poufsouffle extrêmement fier. Ses amis s'étaient échangés un regard, le garçon restait le noyau dur du groupe, mais ne le voyait pas. Sa confiance en soi restait très friable.
Ainsi, à l'aide d'un livre de jeux d'esprits et énigmes que les Serdaigles utilisaient pour jouer entre eux, Padma fit faire à Ron le jeu des 36 solutions, un test de QI déguisé en jeu mais aussi une épreuve à l'examen des Aurors. Une situation, trente-six sorties. La moyenne du garçon était de 7, ce qui était un excellent niveau pour son âge. Ron allait sans aucun doute, devenir un brillant stratège dans le futur quand il sortirait de l'ombre de ses frères… Ce qui n'était pas pour tout de suite.
- Je passe après, continua Harry. Si Volde-
- Ne prononce pas ce nom, frissonna Ron
- Désolé, si c'est vous-savez-qui est devant, je peux jouer l'appât et l'attirer.
- On en arrivera pas à là puisque c'est Rogue, gronda Ron d'une voix tremblante.
- Puis moi, dit Hermione, j'ai les potions de soin, et antidotes. Si un de vous tombe, je peux les soigner, quand Harry me couvre.
- Je suis celui qui ferme la marche, balbutia Neville. Je regarde derrière, anticipe les mou-mouvements, et me barre en cas de grand- grand dangers.
Il jouait avec la sangle de son sac alors que Susan et Padma souriaient.
« - On reste derrière pour attendre Dumbledore. Susan envoie un hibou à sa tante si vous n'êtes pas de retour avant deux heures. Elle alertera les Aurors, donc revenez avant, finit Padma.
- Bonne chance, et faites gaffe à vous, compléta la Poufsouffle »
Sous ces derniers mots, la bande se rapprocha et joignirent leurs mains sous l'impulsion d'Eddie.
« - TRICOLORES hurlèrent-ils, sans alerter Rusard… ce qui était miraculeux.
Première épreuve : Le cerbère.
« - Qu'est-ce que je joue ? demanda Hermione, quelque chose de lent ou plus rapide ?
- On va pas danser le toulou (danse sorcière africaine) Hermione, s'étrangla Ron. Joue juste !
Hermione soupira, mais souffla dans la flûte un simple air mélancolique qui tournait comme une valse.
Les cinq larrons passèrent alors devant le chien qui dormait sous l'air d'Hermione. Ils avaient bien fait car la harpe ensorcelée du traitre était muette.
Eddie dansait en tournoyant et chantonnant avec Hermione sous les yeux catastrophés de ses amis.
« - Ce n'est pas le moment, Eddie ! chuchotait le rouquin
- Je suis mort de peur alors c'est toujours le moment, Weasley, murmura le blond, Harry, Neville, avec moi !
Il dansa des petits pas, alors que le chien à trois têtes était à quelques centimètres de lui, ronflant comme un bienheureux. Neville était presque figé, quand Harry était hésitant. C'est alors qu'Eddie lui indiqua une des pattes du chien qui était posée lourdement sur la trappe. Ron laissa échapper une belle insanité, mais plaqua vite ses mains sur sa bouche, quand le chien grogna dans son sommeil. Neville semblait sur le point de s'évanouir.
« - Harry, Ron, la patte !
Les deux enfants, rejoignirent leur fou de Serdaigle qui continuait à danser.
- Il faut bouger la patte en rythme.
- T'as fondu un chaudron ou quoi ? faillit exploser Ron
- ça va lui sembler inconscient, un paramètre de son rêve.
- C'est débile, gronda le Weasley
- C'est logique ! »
Hermione arrêta de jouer. Le chien gronda.
Les garçons se tournèrent vers elle. Elle était rouge comme une tomate au soleil. Le stress, la chaleur de l'endroit sans doute pour tenir la créature au chaud n'était que trop pour la Serdaigle.
« - J'ai plus de souffle !
- Mais par Merlin ! On s'en fout ! JOOOOOUE ! s'égosilla presque Ron
Hermione se remit à jouer, mais moins bien qu'avant. Le chien bougeait de plus en plus. Neville courut vers ses amis pour aider à bouger la patte, alors qu'Hermione semblait décéder sur place. Harry se rendit alors compte… qu'elle arrêtait de respirer avec son nez suite au stress de cette entreprise, et sentit le danger.
« - Vite ! ordonna le Gryffondor.
Ils bougèrent enfin la patte. Eddie ouvrit la trappe et comme prévu, il se jeta dans l'ouverture la tête la première. Cependant, le mouvement avait réveillé Touffu le cerbère.
Un hurlement unanime lia les aventuriers.
« - Vite, hurla Ron, on saute !
Harry ne se fit pas prier, il se vit suivre dans l'ordre par Hermione, Ron et enfin Neville qui était blanc comme un linge.
Épreuve 02 : Le filet du Diable.
« - C'est une BLAGUE ? hurlait Ron.
- J'ai bien peur que non, siffla la voix à peine tremblante d'Eddie, détendez-vous sinon on va mourir étouffés.
- Je veux rentrer à la maison… murmura Neville qui était quand même attiré par les tentacules de la plante par pure curiosité de botaniste.
- Qu'est-ce qu'on fait ? souffla Harry
- On se détend. Je l'ai dit répondit Eddie.
D'un sourire, Eddie se laissa glisser à travers les branches de la plante. Ron hurla possédé.
« - Mais la plante l'a bouffé ? hurlait-il d'une voix aigüe.
- Mais noooon, rassura la voix d'Eddie, je suis dans la galerie en dessous.
- On peut brûler la plante, elle est sensible au soleil semblait réciter Hermione.
- Bonne idée, répondit Harry.
- ça va pas ? s'exclama soudainement la voix de Neville, un tel spécimen ! C'est hyper rare !
- Neville, ce n'est pas le moment dit Harry… Et… QUOI ?
- Brûle moi cette saleté Hermione ! grogna Ron
- NON.
- NEVILLE, JE VEUX VIVRE ! hurlait Ron
- On ne va pas brûler cette plante ! Sous le sens du danger, elle va vraiment tenter de nous tuer, renvoya le Gryffondor.
- Qu'est-ce que tu suggères ?
- ça me semble évident, on va augmenter la température. Elle va se détendre et nous laisser passer, expliqua le Londubat en prenant sa baguette.
- Je connais pas le sort, révéla Harry.
- Je le connais, décida Neville, le professeur Chourave me l'a appris. Augeo Caleor!
D'un sort, la température augmenta sensiblement et la plante sembla suer. Une forte odeur semblable à du chou de bruxelles pourri s'éleva. Les élèves de Poudlard, Neville compris, semblaient être sur le point de s'évanouir.
« - C'est vrai que je mets des pinces-nez pour ça normalement, se rendit compte le garçon…
Il n'eut pas le temps de s'excuser, car glissant à travers les branchages et couvert de pus, les élèves se retrouvèrent peinturlurés de vert devant Eddie Carmichael qui riait à en s'appuyer contre le mur les larmes perlant de ses yeux. Ron et Harry jetèrent un regard mauvais à Neville tandis qu'Hermione nettoyait leurs robes de sorcier d'un Recurvite.
« - C'est une plante très rare, balbutia le Gryffondor en s'avançant à la porte sous le rire tonitruant du Carmichael, Harry tentant d'arrêter Ron avant qu'il balance une baffe au visage du Serdaigle.
Épreuve 03 : Les clefs volantes.
« - ça c'est du Flitwick tout craché, sourit Eddie, je reconnais sa patte fantasque entre milles.
- C'est surtout des enchantements, répliqua Ron acide.
- C'est ce que j'ai dit.
- ça semble facile, hasarda Harry en découvrant la salle.
- Pas vraiment, soupira Hermione, y'a un sort de déclenchement dissimulé dans la salle. L'air était trouble quand on s'est avancés. Une dalle ou autre chose doit déclencher un piège. Possiblement mortel. »
Ron, Harry, Eddie et Neville frissonnèrent ensemble. Harry vit le balai devant lui. Il partit le rejoindre quand Hermione l'arrêta par le bras.
« - Attend. Le sort de déclenchement doit être autour du balai.
- Lance un sort de détection, Granger suggéra Eddie. »
Tout de suite, Hermione professa un sort de détection mais rien n'en sortit. Elle fronça les sourcils. Puis, Harry pensant que la voie était libre empoigna le balai, précipitant les clefs vers lui. Sous le choc, Eddie, Ron, Hermione et Neville se jetèrent sur le sol pour éviter le flot de clefs.
Harry volait aussi vite que possible pour mettre de la distance entre lui et les clefs.
« - Où est la bonne clef ?
- Celle-ci, hasarda Neville en pointant une grosse clef en argent avec ses ailes tordues.
- Espérons, siffla Ron. Harry !
Il lui lança la description de la clef. Harry piqua au sol et fondit sur le côté pour attraper la clef.
Lançant le sésame à ses amis, la bande se précipita à la lourde porte de chêne et l'ouvrirent pour s'y engouffrer.
Epreuve quatre : La partie d'échecs du siècle.
« - Faisons une pause, décida Eddie. Neville, tu as les sandwiches ?
- mais…. Rogue est avec la pierre en ce moment, t'as craqué un chaudron ou quoi ? s'exclama Harry
- Tu n'as donc pas faim ?
-… T'as au jambon ? »
En vérité, ils avaient tous extrêmement faim, la bande des cinq compagnons s'étaient assis derrière la porte juste devant l'échiquier géant qu'Hermione pensait être fait par McGonagall.
« - C'est donc ton moment ron, sourit Harry.
- Apparemment, pâlit Ron en avalant une bouchée de sandwich.
- Dites, c'est vraiment prudent de rester ici avec Rogue qui est un cran avant nous ?
- Bah tu sais, il doit forcément repasser par ici en revenant… On est plus à ça près, surtout qu'on sait qu'il est passé avant nous.
- C'est… intelligent.
- Evidemment. Je suis à Serdaigle bon sang. Bon, Ron quelle est ta stratégie ?
- Pardon ?
- Bah tu sais, passer l'échiquier et tout ça. Va falloir jouer.
- ça dépendra de l'adversaire.
- Pourrais-je commenter ton match ?
- Dis-donc Eddie, c'est pas un jeu hein ! s'emporta Hermione Des gens sont en danger, Tu-Sais-Qui...
- Je sais, grand méchant en noir, nanana.
- Il a tué mes parents, lança Harry avec froideur.
- Moi aussi… enfin juste mon père. »
Un lourd silence accapara la salle des échecs. Tous regardaient Eddie qui finissait son sandwich alors qu'eux-mêmes avaient le leur entre leurs mains. Complètement indifférent au choc, Eddie but de l'eau dans une gourde en métal, et continua son récit.
« - Croyez-moi, je ne voudrais pas que cet imbécile revienne nous hanter. Mais si on prend tout au sérieux comme son nom, on perd. C'est tout.
Harry et Ron s'échangèrent un regard, alors que la bouche de Neville s'ouvrit d'un o. Hermione avait les yeux qui brillaient sous l'émotion. A ce moment précis, il n'était pas à douter qu'un grand respect était né pour le jeune Carmichael.
Eddie se leva alors et son éternel sourire moqueur réapparut sur son visage pâle.
« - On y va ? »
La partie d'échecs se vit assez ardue. Ron dut se résoudre à sacrifier un pion pour remporter la victoire, ce qui déclencha les protestations.
« - Il y a forcément une autre solution, hurlait la voix perçante d'Hermione.
- Non. Trois possibilités et c'est la même. Je dois sacrifier Neville ou toi pour pouvoir faire avancer Harry et déclarer échec et mat.
- Sa-sacrifie-moi alors, dit Neville d'une petite voix.
Il se retournèrent tous vers le jeune Londubat qui tremblait comme une feuille mais qui avait une lueur courageuse éclairant son regard. Comme Ron, il était un cavalier. Décidé, il semblait prêt à avancer.
« - Neville… tu es sûr ?
- Je resterais en arrière avec des potions de soin, déclara Eddie. On approche de la deadline qu'on avait convenue, ajouta-t-il en regardant sa montre au poignet.
En effet, les deux heures arrivaient à son terme. Ron lança un regard à Hermione et Harry puis Neville qui faisait preuve d'un courage à toute épreuve.
« - Bien.
Neville s'évanouit sous le coup, quand la reine détruisit son cheval en pierre. Harry, pâle comme un linge dut se résoudre à avancer et vaincre le roi. Ainsi, Hermione, Ron et Harry purent accéder de l'autre côté, alors qu'Eddy inspectait le poignet de Neville qui était durement tombé lors de la chute de son destrier.
« - Il est cassé, diagnostiqua Eddie. On a de l'onguent qu'on a piqué à Mme Pomfresh, ça devrait faire l'affaire. Hermione, garde le reste, ça peut servir.
Hermione hocha la tête et repris le sac quand d'une inspiration soudaine, elle enlaça les deux garçons au sol. Ce fut la première fois de l'année que les garçons virent une telle effusion d'affection tant la jeune Serdaigle avait été décidée de plonger corps et âme dans la philosophie de sa maison, étant froide et distante.
Neville et Eddie furent les plus surpris mais sourirent.
« - Allez Mione, faut y aller et arrêter Tu-Sais-Qui avant qu'il mette la main sur la pierre Philosophale, dit Harry.
Hermione se détacha de ses amis et rejoignit le lion et le blaireau. Les trois couleurs de la bande étaient réunies pour continuer l'aventure.
Epreuve 05 : Le troll.
« - Bah, c'est bête, il est déjà K.O, soupira Ron.
- C'est bête ? s'étrangla Hermione
- Désolé… répondit Ron d'un air penaud, C'est Eddie qui m'a filé le démon du jeu.
Contre toute attente, Harry éclata de rire. Et c'était toujours hilare qu'il traversa la salle, Hermione et Ron sur ses talons. Il n'y avait pas à dire, le jeune Carmichael avait eu le don de détendre les nerfs de tout et un chacun.
Epreuve 06 : Les potions.
« - Donc si j'ai bien compris dit Harry, y'a du poison, et du vin d'ortie, puis les antidotes ?
- Il y a deux sortes de flammes, soupira Ron. Donc un seul antidote pour passer de l'autre côté.
- Chut, les gronda Hermione, je réfléchis. »
Les deux garçons se turent, alors qu'Hermione regardait les bouteilles.
« - On a pas du contre-poison ?
- Seulement contre les venins de plusieurs créatures magiques… j'ai pas pu me résoudre à voler des bézoards au professeur Rogue, c'était bien trop dangereux.
- Plus que ça ? s'exclama Ron en montrant les potions d'un geste dramatique.
- Je ne vais pas me faire renvoyer, répliqua Hermione Maintenant silence ! j'essaie de réfléchir.»
Le brun et le roux se turent aussi vite laissant la jeune fille contempler les bouteilles disposées en ligne horizontale sur la table.
Au même moment, Neville et Eddie passèrent la trappe sur le balai de la troisième épreuve.
« - C'était intelligent de l'avoir réutilisé, apprécia Neville
- Tu nous aurais vus essayant de refaire les épreuves en sens inverse ? Moi non. »
Ils sortirent de la salle avant que Touffu ne les croqua et tombèrent nez à nez… avec le professeur McGonagall et le professeur Rogue.
« - Professeur Rogue ?! hurlèrent les deux élèves d'une seule voix.
- Je suis ravi de vous voir si heureux de me voir mais sachez-le, ce n'est pas mon cas, répondit la voix doucereuse du maître de potions faisant trembler les deux amis.
- Mr. Carmichael, miss Bones et Patil nous ont fait savoir que vous étiez dans la galerie alors que vous y aviez été formellement interdits.
- Mais… elles ne vous ont pa-pas dit que… bégaya Neville
- Le professeur Rogue voulait voler la pierre philosophale ? Comme vous le voyez, il est bien ici en chair et en os.
- Mais c'est impossible, implosa Eddie, quelqu'un était définitivement dans le souterrain… Il y a une harpe enchantée pour endormir Touffu ! La clef de la deuxième épreuve était tordue, nous-
Et puis Eddie s'interrompit et regarda instantanément Rogue, puis Neville. Puis encore Rogue.
« - Mr. Carmichael, s'agaca McGonagall, parlez ou…
- C'était lui depuis le début, glapit Eddie. Je blaguais mais j'avais jamais pensé… Professeur ! Il faut l'arrêter !
- Comment ?
- L'imbécile au nom stupide est dans le souterrain ! Il va tuer Harry ! C'était un piège ! hurla Eddie
- Mr. Carmichael, cessez d'hurler, vous allez réveiller tout le château !
- Vous-Savez-Qui est dans le souterrain dit Neville parfaitement calme, si pâle qu'il semblait sur le point de s'évanouir.
- Ne dites pas de bêtises… Poudlard est protégé pour…
- Professeur. Il est dans le souterrain, répéta Neville. »
Ainsi, le professeur McGonagall et Rogue virent que les deux enfants étaient très sérieux. Et d'un signe de tête se précipitèrent dans le souterrain, quand…le professeur Dumbledore apparut dans le couloir.
« - Monsieur le Directeur, Albus, professeur ! s'exclamèrent toutes les personnes dans le couloir.
- Et bien… que se passe-t-il ? »
Hermione avait finalement trouvé l'antidote du poison après un bon moment de réflexion et récupéra les bouteilles qu'elle avait selectionné.
« - Il n'y a pas assez pour nous trois dit-elle. Harry… il va falloir que tu continues sans nous. On restera ici pour attendre les autres. »
- hors de question, répliqua Ron. Il n'ira pas seul devant Rogue.
- On pourra le stopper en restant derrière Ron, Rogue s'y attendra pas. De plus, il faut que quelqu'un récupère la pierre, et on a pas assez d'antidote pour nous trois ou même vous deux.
- Harry…
- D'accord. Donne moi la bouteille Hermione.
- NON, tonna Ron.
Harry posa sa main sur l'épaule du rouquin et hocha la tête. Ron soupira. Il n'aimait pas cette situation mais ne put assister qu'au départ de son ami pour la dernière épreuve…
Ron était resté pendant des heures au chevet d'Harry Potter. Malgré les remontrances de l'infirmière Pomfresh, il n'avait pas quitté son lit. Hermione et le reste de la bande n'avait pas essayé de l'en dissuader. Au contraire, ils se relayaient pour donner les cours à Ron afin qu'il se prépare aux examens. C'est la voix basse que Susan et Padma expliquaient les leçons au rouquin pendant les trois jours de sommeil profond.
Harry se réveilla alors faible, et encore sous le choc de sa rencontre avec le seigneur des ténèbres. Il rapporta les paroles de Dumbledore qui vint à ses nouvelles quelques heures après son retour parmi les vivants. C'est dans le silence total aux berges du Lac Noir que les enfants écoutaient le recit du Gryffondor. Neville et Padma étaient aussi pâles qu'un linge propre. Hermione avait les larmes aux yeux alors que Ron et Eddie portait le même regard sombre. Susan restait la plus calme. Ses cheveux flamboyaient à la lumière du soleil.
Sans un mot, elle s'était approchée d'Harry et lui posa délicatement la main sur la sienne. Le vent souffla à travers les branches du peuplier près du Lac, et les autres tricolores imitèrent la Poufsouffle. Les mains des trois maisons étaient rassemblées dans une chaleur bienveillante.
L'année scolaire s'acheva donc et c'est complètement blasés que les Gryffondors, Poufsouffles et Serdaigles perdirent devant les Serpentards malgré les points de dernière minute donnés par Dumbledore pour saluer le courage des élèves dans le souterrain. Mais Harry s'en fichait. Qu'importaient les points dans les sabliers, rubis, saphirs ou or. Il vit l'amitié qui le liait à ceux qui l'observaient de leurs tables. De leur différence était né un lien incassable.
Après le banquet de fin d'année, Harry fut invité comme tous les autres membres des tricolores à faire la fête dans la salle commune des Poufsouffles devenue comme leur deuxième foyer. Gabriel Truman qui quittait le dortoir pour la dernière fois serra les premières années dans une étreinte chaleureuse. Les jumeaux Weasley rejoignirent la fête et dansèrent sous le son des Garou Garou jusqu'au bout de la nuit.
Harry traversa le quai coté moldu et soupira bruyamment en voyant les Dursley l'attendre. Susan haussa un sourcil alors qu'elle vint à ses côtés :
« - Ce sont tes tuteurs ?
- Oui.
- Parfait.
Harry se tourna vers elle. Susan souriait à pleines dents.
- Susan ! »
Harry et Susan se tournèrent pour découvrir un homme avec un grand sourire, aux cheveux aussi roux qu'elle et une femme avec une grande majesté enveloppée dans un châle, et une chevelure brune.
« - Père ! Tante Amélia sourit-elle. Permettez-moi de vous présenter Harry Potter.
Le père de Susan faillit hoqueter, mais Amelia fut la première à tendre la main à Harry.
- Bonjour, Mr. Potter. C'est un honneur.
Harry bégaya des formules de politesse alors que Ron, Eddie et Padma apparurent derrière lui. Les Dursley ouvrirent de grands yeux en voyant Harry entouré de gens de son espèce. Un toussotement de Vernon vint mettre la puce à l'oreille du jeune Potter.
« - Je dois y aller. Ils m'attendent.
- Tante Amélia, souffla Susan d'un ton entendu.
Les deux Bones échangèrent un regard, alors que Ron, Eddie et Padma se virent rejoints par leurs parents qui observaient tranquilles la situation.
- Attendez, jeune homme. L'arrêta Amelia. »
Elle arqua un sourcil, s'empara de la main d'Harry avec une extrême douceur malgré son apparence brusque et vint vers Vernon Dursley.
« - Bien le bonjour. Je me nomme Amélia Bones, membre du Magenmagot, Cour suprême de la sorcellerie. Ravie de vous rencontrer.
- Que…Il y a une cour suprême dans votre monde de fou ?
- Fou ?
Amélia glissa un rapide regard à Harry qui était extrêmement pâle.
« - Mon frère – elle montre le père de Susan – est aussi avocat dans votre monde, Mr. Dursley. Il représente souvent des personnes de votre « espèce »
- Et donc ?
- Je viens vous dire qu'à partir de ce jour, nous représenterons les intérêts de Lord Potter, au regard de la loi magique et moldue.
- Lord ?
- N'étiez-vous pas au courant ? Mr. Potter est le seul Potter vivant, et donc de ce fait hérite du siège Potter au Magenmagot et de la fortune des Potter.
- Fortune ? Vous rigolez ! Son père était chômeur.
Les yeux d'Amélia faillirent sortir de ses orbites. Sa main serra celle d'Harry alors que son visage se ferma. Ron lança un regard à Susan qui souriait avec une grande sérénité. Eddie l'imitait.
« - Lord Potter possède bien plus que ce que vous pouvez imaginer. Etant en plus un des meilleurs amis de ma nièce, croyez-bien, cher monsieur, que vous allez entendre parler de nous.
- Est-ce une menace ? tonna Vernon
- Non. Une promesse. Je viendrais vous rendre visite cet été pour discuter des modalités de succession.
- Je vous interdit de venir.
- Passe un bon été, Harry. »
Amélia lui sourit largement, alors qu'Harry suivait les Dursley hors de la gare. Susan s'avanca près de sa tante avec Eddie et Ron.
« - Le jeune Potter a bien de la chance de t'avoir, Susan, dit Amelia.
- As-tu retrouvé le testament ?
- C'est en cours ma chérie. Ne t'inquiète pas. »
Susan hocha la tête alors que Ron perdu et Eddie secoué d'un rire quittèrent la gare à leur tour suivant leurs familles respectives coté sorcier…
FIN DU TOME 01.
