Bonjours bonsoir.

C'est le dernier chapitre, il est court, j'en suis navré. mais c'est comme ça. Bref. Je vous laisse découvrir la fin.

Bonne lecture!


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A Bird in New York

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Il faudrait partir. Il faudrait que l'un d'entre eux parte. Mais personne ne va nulle part. Alors ça continu.

C'est un amour triste. C'est un amour comme ça.

Ordinaire.

Il faudrait vous éloigner mais ce n'est pas possible.

Alors tu acceptes. Tu fais avec. Tu acceptes cette demi-relation.

Il, Tony, te le dis aussi, qu'il accepte et c'est effrayant. Ça l'est, effrayant.

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C'était désespéré. On n'a rien pu faire. On n'a rien pu faire que regarder, espérer de toutes nos forces, et attendre. Oui, on a rien pu faire.

Quoi qu'il se passe, il pleuvra toujours à New York.

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Tony boit.

Ça a augmenté depuis que Steve lui a dit. Evidement que Steve a vu.

Tony boit. Il est ivre, là dans le salon, sur le canapé allongé. À portée du désir de Steve. Le verre de cognac est marqué de nombreuses traces de doigts. Touché, retourné dans tous les sens.

Il est saoul, souvent, le soir. La fatigue lui tombe dessus, l'étourdit.

Steve ne dit rien. Il n'y a rien à dire. Il ne lui en veut même pas, de soulager un peu ses problèmes, leurs problèmes avec l'alcool.

Cet ami de toujours chez Antony Edward Stark.

C'est comme il l'a dit exactement : il n'y a pas de solution. Il n'y a aucune solution possible qui tombe du ciel ou qui émerge de peu importe où tant que ça donne une réponse. Rien.

Tony est devenu illisible. Fermé pour toujours à Steve de la compréhension de lui-même. Tony s'en fout désespérément, le vide a tellement creusé, qu'il ne voit plus. Spectateur incongru et muet. Plus jamais malheureux non plus. Trop loin perdu. « Les rêves. Tu peux en mourir si tu les laissent faire ». Tony, il les avait avalés, et ça, eux, l'avaient dévoré de l'intérieur. Par ce manque insignifiant et disparu de sa jeunesse, Tony Stark désarma le malheur. Désenfila sa vie. Comme on met et enlève un t-shirt, une cravate. Comme un collier de perle-pièces métalliques.

Pour comme à l'instant même où Steve essaie de comprendre, pour moins souffrir, pense tout ça, lui souffre moins.

C'est ce que Steve pense. Comment expliquer autrement ?

Mais l'espoir brille, car Steve Rogers, n'est pas capable de tuer l'espoir. Malgré tout ce qu'il pense, peut-être, peut-être qu'il se trompe. Ou peut-être que Tony s'est planté : Ils sont plus forts que ça ?

Peut-être peut-il colmater le creux ?

Steve ne l'empêche même pas de boire. Il protège Tony de son besoin de boire. Ils protègent tous Tony de ça.

Alors ils le laissent boire.

Régulièrement. Le laisse se perdre dans les méandres opaque de son cerveau. Créant une barrière de coton, qui le fait fixer le vide. Si apaisant vide.

Oui, Steve ne dit rien. Dans son amour pour Tony, il y a ce besoin d'ingurgiter de l'alcool.

Le laisser dans cet état vaporeux, inconscient. Planer jusqu'à une autre planète. Ne pas se défaire de cet état, surtout.

Ne pas se souvenir de réfléchir.

Laisser Steve. Laisser Steve approcher. Le laisser poser ses mains sur lui parce que rien n'a d'importance. Se donner encore. Presque en échange de cette liberté, de cette protection, envers ce besoin de boire, a assouvir.

L'esprit pas clair ; brouillé et flou. Il se laisse approcher. Il se donne même.

Ivre. Vivre parce qu'il faut vivre. Parce qu'il reste malgré tout encore des choses à faire.

« Il n'y a que toi qui tiendra »

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Il pose ses mains à la taille de cet homme blond. Il rapproche leurs bassins dans un besoin soudain de s'unir : l'alcool.

Steve, de ses étoiles dans les yeux, déchante bien vite.

C'est Tony.

Le regarde brillant-miroir. Le regard sur lui. Il rend l'amour de Steve sans y touché.

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Nights in white satin,

Never reaching the end,

Letters I've written,

Never meaning to send.

Beauty I'd always missed

With these eyes before,

Just what the truth is

I can't say anymore.

Nights in white satin – The Moody Blues


J'espère que ce petit récit vous aura plus. Je sais que la fin est horrible. Mais il n'y avait pas d'autres alternatives possibles... puis j'avais prévenu.

Évidement, libre à vous d'interpréter et de vous dire que ça fini comme vous voulez, si ça vous arrange.

Et si vous avez des choses à me dire, genre, mais enfaite c'est naze, je comprend pas, ou, cool, j'aime être sur les dents avec les fins ouvertes, je vous en prie, laissez une review!

_Sunday Morning