Hey ! Désolée pour l'attente, j'ai beaucoup de retard alors que j'étais censée avancer pendant les vacances... Néanmoins j'espère que ce chapitre sera à la hauteur de vos attentes (si vous l'attendiez...) Enfin bref, trêve de bavardage, place à la lecture !
Chapitre 5 : Apprends-moi à me réveiller
-Comment ça se fait que tu puisses me toucher ?
Le cook croise les bras sur sa poitrine et me lance un regard agacé.
-Oui, c'est effectivement une question qu'on peut se poser, me dit-il avec sarcasme.
C'est quand il me parle comme ça que j'ai souvent envie de le frapper. Dommage que... ah, mais oui en fait !
Je l'agrippe par la chemise d'une main et lui envoie violemment mon autre poing dans la gueule. Sa si belle gueule. Qu'est ce que ça fait du bien !
-Oh ! Qu'est ce que tu fous enfoiré ?! Me crache-t-il à la figure.
-Pleure pas, je voulais juste vérifier que ça marchait vraiment.
-Mais oui bien sûr...
Le cuistot se pince les sinus puis me regarde plus sérieusement.
-On est dans la merde.
-Ben quoi ? T'as retrouvé ta consistance, c'est cool non ?
-Non, c'est pas cool ! Tu sens pas ?
-De quoi ?
-Le poids de l'atmosphère sur le bateaux. C'est pas un hasard si une si grande tempête nous est tombée dessus sans que Nami ne la repère tout de suite.
-Hein ? Quel rapport ?
-T'es vraiment con toi... c'est parce que je me suis encore rapproché de vous que je peux maintenant toucher les choses comme quelqu'un de normal ! Et à cause de ça la faille s'est encore agrandie ! Si ça continue vous allez pas tarder à mourir les uns après les autres dans des « hasards » les plus totales. Et tout sera de ma faute.
-...
-C'est à cause des étoiles et du bain, j'en suis sûr... je me suis trop senti comme vous dans ces moments là, et la faille entre les deux mondes s'est agrandie... je n'aurais pas dû...
-Non cook, tu te trompes.
-Hein ?
-Ce n'est pas depuis hier où ce matin que tu as commencé à te rapprocher de nous. C'est juste ton envie de sauver Brook qui t'as donné un petit coup de pouce, mais en réalité tu as arrêté d'être une âme au moment même où tu as reposé le pied sur ce bateau après ta mort.
-Qu'est-ce que tu racontes ? Je comprends plus rien.
-Je viens de te le dire : Tu a reposé le pied sur ce bateau. C'était pourtant flagrant non ? Si t'étais vraiment resté une âme, t'aurais pas pu toucher le bateau de ton pied, ni te coucher sur le lit de Nami, ni t'appuyer à la rambarde, et encore moins nager dans l'eau. Tu as de la consistance depuis le début, il a juste fallu un petit événement pour booster ton corps.
-Euh... C'est vrai que j'avais pas remarqué, mais dans tous les cas ça change rien au fait que si je redeviens consistant c'est parce que je me rapproche trop de vous !
-Peut-être, mais j'ai l'impression que, même si tu prétends tout faire pour disparaître et nous protéger, au fond de toi tu as envie de rester avec nous.
-N'importe quoi. Je sais quand même où est ma place, et j'ai le devoir de ne pas vous faire souffrir, alors viens pas m'inventer des théories à la con en essayant de lire dans mes pensées, c'est très lourd.
-Comme tu veux.
Je hausse les épaules et sors sur le pont, laissant le cook seul dans le salon aquarium. Bon... je l'ai laissé en essayant de paraître décidé, mais en fait j'ai encore plein de questions à poser !
Comme par exemple : comment ça se fait qu'il soit toujours invisible aux yeux des autres s'il a pris de la consistance ? Et comment est-ce qu'il a réussi à me transmettre ses pensées ?
Je jette un regard vers la porte close du salon, quand soudain un grand « Bam » se fait entendre de l'autre côté. Elle tremble légèrement, puis s'ouvre sur le blondin qui se masse la mâchoire. Non... ne me dites pas que... pffr...
-HAHAHAHAHAHAHAHAHA !
-Qu'est-ce qui te prend sale Marimo ?
-TU T'ES PRIS LA PORTE HAHAHAHAHAHA !
-Rah la ferme ! J'ai plus l'habitude de devoir ouvrir les portes pour passer moi ! J'aimerais t'y voir !
-HAHAHAHAHA !
Je continue à rire de bon coeur, mais je suis interrompu (évidemment) par une chaussure qui vient s'écraser sur mon front. Quel mauvais caractère...
Alors que Sanji, vexé, part de son coté, Usopp me tapote sur l'épaule avec un air inquiet.
-Euh... Zoro ? Tu parles tout seul ?
Merde. Je l'ai pas vu arrivé et maintenant je suis coincé. Une excuse...
-Non, je comptais raconter une histoire à Chopper ce soir et je m'entraînais à interpréter...
Wow, super l'excuse à deux berrys...
-Oh ! C'est très gentil de ta part, je suis sûr que Chopper sera ravi !
-Euh...
-Je vais le prévenir tout de suite !
-Non attends !
Trop tard, c'est imbécile de sniper est déjà en train de courir en direction de l'infirmerie pour aller annoncer la nouvelle au petit renne. Mais quel con... j'ai rien à raconter moi ! J'entends soudain un éclat de rire extrêmement agaçant résonner derrière moi. Je me pince l'arrête du nez.
-Cook, si tu fermes pas ta grande et belle gueule tout de suite je peux pas te garantir que tu t'en sortira indemne...
-Excusez moi, monsieur le conteur ! Hahahahaha !
Cette fois, je ne cause plus. Je dégaine mes sabres et saute sur cet imbécile de Blondin. Mes lames et sa jambe s'entrechoquent violemment tandis qu'un sourire narquois se dessine sur son visage. Il prend un pied pas possible ma parole ! Nos coups s'enchaînent brusquement les uns après les autres, nos respirations haletantes sont soulevées de grognements d'assauts, nos mouvement son rapides, précis, violents. Sanji saute et me met un coup dans le ventre qui me fait perdre l'équilibre et tomber. Au dernier moment, je lui attrape la jambe et l'entraîne dans ma chute. Il me retombe sur le torse et tente d'immobiliser mes bras, mais je me libère rapidement de son emprise, empoigne ses épaules et le fait rouler sous moi. Mais contrairement à ce que j'avais prévu, nous continuons de rouler avec une rapidité douloureuse jusqu'à nous écraser contre le mat. Le cook étant à nouveau en dessous de moi, je lui plaque les mains contre le sol et lui met un magnifique coup de boule. Il grogne, essaie de se dégager, mais ma poigne est trop puissante pour ses bras fins. Épuisé, il finit par abandonner.
Nous nous fixons longuement, essoufflés, le visage si proche que nous sentons la respiration de l'autre contre notre peau. Je reprends peu à peu mes esprits et balance rapidement sur le côté. Toujours épuisé, le cook ferme les yeux tandis que je regarde le ciel, couché à côté de lui.
-Qu'est-ce que ça fait du bien bordel... dis-je à mi-voix.
-J'allais le dire...
Je souris et ferme les yeux à mon tour. L'air se fait plus froid et je sens déjà le soleil qui se couche petit à petit à l'horizon de cet immense océan. A côté de moi j'entends les mouvements du cook qui se redresse, un frottement de briquet puis une profonde inspiration.
-Tu te sens mieux ? Demandé-je, les yeux toujours clos.
-Tellement mieux, murmure le blondin. Il semblerait que je sois mort avec un paquet de cigarettes et un briquet dans la poche. Mais c'est la première fois que je peux les toucher...
-Et tu comptes bien continuer mais tu as peur que les autres le remarquent.
Le cook rit doucement.
-Tu essaies encore de lire dans mes pensées ?
-C'est pas compliqué à deviner.
J'hésite quelques instants à poser la question qui me vient à l'esprit à ce moment là. Après tout, c'est plutôt une bonne transition.
-Comment est-ce que t'as fait pour me transmettre tes pensées lorsque tu essayais de sauver Brook ? Questionné-je finalement en ouvrant les yeux.
Le blondin me regarde, visiblement surpris.
-Tu les entendais ?
-Oui.
Il soupire tout en rougissant légèrement.
-Je ne suis pas sûr de ce que je dis, mais je pense que c'est dû au fait que j'ai pris possession de ton corps l'autre jour. Comme on a déjà en quelques sorte « fusionné », je suppose qu'avec beaucoup de conviction et d'efforts, je suis capable de te transmettre mes pensées...
-Huh huh...
Le cook, étrangement calme, expire une bouffée de fumée puis jette sa cigarette au sol avant de l'écraser en se levant. Il tapote sur sa chemise froissée par le combat et part vers le dortoir des garçons, devant lequel il s'arrête avant de se retourner pour me rappeler ma tâche quant à Chopper et entre finalement en riant dans la chambre assombrie par la nuit. Je grimace à la simple pensée de cette corvée désormais inévitable.
Le petit renne apparaît quelques minutes plus tard devant la porte, un bonnet de nuit à motif poisson sur la tête. Il me regarde un instant avant de me faire un sourire tellement mignon que je ne peux plus reculer. C'est alors que, résigné, j'entre nonchalamment dans le dortoir avec lui.
A l'intérieur, Sanji est déjà assis sur son ancien hamac. Chopper s'installe joyeusement dans le sien, alors que de mon côté je suis debout et plutôt gêné. Bon... de toute façon je suppose qu'il va s'endormir sans se rendre compte que je ne sais pas quoi raconter. De plus, à part l'autre parasite enroulé, personne ne sera témoin de cette situation ridic...
-ZORO ! RACONTE-NOUS UNE HISTOIRE !
Un frisson me parcoure le corps. Je me retourne lentement vers mon capitaine heureux qui vient d'entrer en fracassant la porte, suivi de tous les membres de notre équipage...
Je les regarde s'installer gaiement dans les hamacs et les canapés, totalement impuissant face au sort et sous le regard du cuistot hilare qui se tord dans son hamac. J'ai envie de me jeter à l'eau...
-C'est SUPER sympa de ta part de te proposer pour nous raconter une histoire, s'exclame Franky.
-Surtout que tu es plutôt à l'écart d'habitude, fait remarquer Usopp.
-J'ai hâte de t'écouter, dit simplement Robin.
Je les dévisage un par un. La gêne se lit certainement très bien sur mon visage, mais ça ne semble déranger personne. A côté de moi, Sanji pleure de rire en se tenant les côtes. J'ai de sérieuses envies de meurtre... Mais bon, quand faut y aller...
-Alors... euh...
Et c'est ainsi que commence un long récit tout aussi étrange qu'improvisé. Mes idées vont et viennent aussi vite que mon cerveau en est capable. Je parle de chevaliers, puis de sorcières et de magie, je vais jusqu'à inventer un nouvel animal à cinq patte que je nomme... euh... « Spoke ». Je commence sérieusement à douter de la cohérence de mon histoire, mais un petit coup d'oeil vers mes compagnons visiblement très attentifs et intéressés me redonne quelque peu confiance en moi.
C'est seulement après une bonne demi-heure de paroles acharnées que je termine mon récit avec un classique « ...et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps. ». Je pousse un long soupir et me frotte la tête, prêt a recevoir les rires de mes camarades moqueurs. J'attends, les yeux clos, mais la seule chose que je peux entendre est une seule paire de mains qui tape derrière moi. Je me retourne en balayant la pièce des yeux. Tout le monde s'est assoupit. Il ne reste que Robin qui applaudit, le sourire aux lèvres, assise sur le canapé, Nami endormie contre son épaule.
-C'était une très belle histoire, bretteur-san, me dit-elle doucement.
-Je sais pas, mais je suppose qu'elle a fait l'effet demandé.
L'archéologue me répond par un petit éclat de rire. Je soupire à nouveau et me dirige vers les hamacs. Ce n'est de loin pas la première fois que je vois mes camarades dormir, mais je n'avais jamais remarqué cette manière d'être aussi paisible. En bon second, je rabats les couvertures sur leurs épaules avec nonchalance.
-Bretteur-san ? Tu comptes dormir dans le hamac de cook-san ?
Je sursaute soudainement en entendant les mots de la noiraude. Sans m'en rendre compte, j'avais également placé une couverture sur le cook endormi. Je tente de bafouiller une réponse plausible, mais ma voix reste coincée dans ma gorge. Robin soupire doucement.
-C'est difficile de l'oublier n'est-ce pas...
Je ne réponds pas. Je ne sais pas vraiment quoi répondre. La noiraude se retourne m'adresse un « Bonne nuit » avant de sortir en refermant la porte derrière elle. Je reste seul, au milieu de cette chambre bercée par les ronflements venant des hamacs. Je m'avance vers le mien et tapote sur la couverture. Ça fait longtemps que je n'ai pas dormi dedans. Je me frotte la tête, monte en enlevant mes chaussures et m'endors immédiatement après un dernier soupir.
Le cook, hein ? Comment pourrait-on l'oublier...
Le soleil brillait, déjà haut dans le ciel. Nami avait réuni tous les membres de l'équipage dans la cuisine d'où s'échappait l'odeur délicieuse du repas de midi. Debout autour de la table, tout le monde se réjouissait de l'annonce de la navigatrice.
-Nous arriverons sur la prochaine île dans l'après-midi, déclara-t-elle joyeusement. C'est une île qui semble plutôt tranquille, une fois sur place, nous pourrons prendre le temps de faire les courses et de se reposer un peu.
-Quel est le nom de cette île ? Demanda Robin.
-Erika.
L'archéologue plissa les yeux comme si elle réfléchissait.
-Eri... ka...
-Un problème Robin ?
La noiraude sembla hésiter un instant mais finit par reprendre son sourire habituel en balayant la question d'un geste de la main.
-Ce n'est rien, il me semblait juste en avoir déjà entendu parler.
Nami soutint son regard quelques instants puis retourna à ses explications sans porter plus d'attention à sa camarade.
-Bien, donc je disais, vous devrez être prêts à accoster cet après-midi. Compris ?
Tout le monde acquiesça en choeur, impatients de poser pieds sur terre après tant de semaines en mer. Le repas, enfin prêt, commença donc dans la joie et la bonne humeur. Le capitaine profitait comme jamais de ce moment avec ses camarades. Et c'est en s'emparant de l'assiette d'Usopp qu'il lança joyeusement :
-Je me suis jamais autant régalé !
Le sniper gronda contre son capitaine mais fut obligé de répondre avec autant d'enthousiasme.
-C'est vrai, c'est délicieux !
-Ha ha, je ne saurais dire mieux, intervint Nami. Mais après tout, c'est comme d'habitude !
Elle se retourna vers la cuisinière en souriant.
-N'est-ce pas, Sanji-kun ?
Le cuisinier se retourna, des plats somptueux à la main, le sourire aux lèvres.
-Tu m'en vois ravi, Nami-swan !
...
Sous-marin. Alors ? J'espère que ce chapitre vous a plu, j'essaierai d'être plus ponctuelle pour le prochain ! Ah, au fait, j'ai entendu dire que si vous remplissez l'espace nommé « Review », Shanks, assis sur un cheval doré, viendra vous chanter son amour dans votre cuisine.
