Bonsoir ! J'ai rien à dire, à part que j'ai de plus en plus envie d'écrire la fin de cette fic ! Donc bref, bonne lecture !
Chapitre 13 : Apprends-moi à continuer
Un faible rayon de soleil vient me chatouiller le visage, suivi de quelques cris grossiers de mouettes en déplacement. Je grogne, me frotte les yeux et me retourne. Un souffle désagréablement chaud me démange le nez de manière régulière. Encore une fois je fronce les sourcils. Serait-il possible de profiter de la matinée sans se faire déranger par tout et n'importe quoi ? Ce souffle m'incommode de plus en plus. Décidé à en découvrir la source afin de la fuir ou de la démolir (à choix), j'entrouvre lentement les yeux et tente de discerner quelque chose devant moi.
Je mets quelque secondes à réaliser que des lèvres se tiennent à quelques centimètres de mon visage. Pas que des lèvres en plus : j'arrive bientôt à reconnaître un nez, des yeux, des sourcils en vrille, des cheveux blonds...
« Zoro... ah... plus fort...! »
Cette phrase emplie de luxure retentit dans ma tête comme un lointain souvenir extrêmement réel.
Ah.
Je m'en souviens maintenant.
Ma tête s'enflamme de rouge et recule instinctivement devant le corps couché à mes côtés. Je prends le temps de bien analyser le tableau : Sanji dort en ce moment collé contre moi, entièrement nu. Ses cheveux sont remplis de noeuds et sa peau est parsemée de suçons, tous plus nets les uns que les autres.
La centrale cervicale vient de recevoir un appel de l'objectivité : J'ai couché avec Sanji, un homme.
Une avalanche d'exclamations prononcées par la même voix résonne dans ma boite crânienne comme pour me faire revivre le soir précédent. Même certaines sensations se manifestent à nouveau dans mon corps, en souvenir de ce que moi et le cook avons fait la veille.
« Ah... nhn... je... ah ! »
« Z... Zoro ! ah... aah... AAH ! »
EH EH EH ! Pourquoi mon cerveau s'en rappelle à ce point là ?! Oui, c'était bon oui, le cook n'a jamais été plus sexy qu'à ce moment là ; oui, je suis content mais c'est pas une raison pour me harceler avec ça ! Instinct primitif, calme-toi !
Le visage en feu, je me couvre les yeux de mes grandes mains et me cache sous les couvertures. Je me frotte la tête, tente de me calmer et me répète en boucle que je suis ridicule avec mon attitude de fangirl.
Tandis que je suis concentré sur mes émotions, je sens bouger les couvertures au dessus de moi. La peau du blond se colle contre la mienne, et je ne tarde pas à mes rendre compte que celui-ci s'est aussi enseveli sous le doux tissus afin de me faire face. Il me fixe durant plusieurs secondes d'un regard que je ne cerne pas, puis enroule ses bras autour de mes épaules et dépose un doux baiser sur mes lèvres entrouvertes.
... Non mais s'il me joue des tours comme ça à un moment pareil, faut pas s'étonner qu'après j'arrive pas à me calmer !
Le cook esquisse un sourire malicieux. Sans un mot, il bouge et se met à califourchon sur moi, toujours sous la couverture. Il se penche, pose sa main sur ma joue et prend possession de ma bouche. Emporté par sa fougue, je ne peux m'empêcher de participer passionnément au baiser. Mes mains s'agrippent à ses cheveux, mes yeux se closent instinctivement, mes lèvres bougent toutes seules.
Bon ben vieux, je crois bien que ce sera impossible d'empêcher un deuxième round de se produire.
Peu à peu, je sens ma raison s'embrumer. Mon corps entier s'emplit d'une chaleur sauvage qui fait trembler mes mains. Le blondin semble ressentir la même chose, il approfondit le baiser tandis que sa respiration se fait haletante. Nos mains respectives deviennent impatientes et les caresses ne tardent pas à pleuvoir. À ce moment précis, rien ni personne à part le cook ne squatte mon esprit. Tous mes sens sont juste concentrés sur cet être qui me paraît à nouveau terriblement sexy. Une de mes mains s'attarde sur le bas de son dos. Ma prochaine action semble évidente pour nous deux, mais le cook se détache soudainement de moi et retire la couverture qui jusque là nous couvrait entièrement.
Sous mon regard interrogateur et un peu frustré, Sanji garde une position assise, le torse droit et les bras croisés au dessus de moi.
-Dis, commence-t-il d'un ton neutre, je me suis toujours demandé : pourquoi quand on aime quelque chose ou quelqu'un on se sent irrésistiblement attiré par ses lèvres ?
Gné... ?
Euh, je dois dire que le fait qu'il me pose une question aussi futile dans un moment comme celui là me rend quelque peu perplexe.
-Bah euh... j'en sais rien moi... dis-je un peu perdu.
-Je veux dire, la bouche a été créé pour manger, pour parler, et à la limite pour respirer, mais qui a décidé que c'était une manière de montrer son amour ?
-...
-En plus je suis désolé, mais c'est pas non-plus la partie la plus sexy du corps. Elle contient un liquide visqueux et plein de bactérie, on peut y trouver des restes de nourriture, c'est la partie du corps qui pue le plus le matin... En plus je suis désolé, mais y a plein de choses beaucoup plus attirantes que des lèvres roses-mollusque.
-Euh... j'en conviens, mais pourquoi tu me dis tout ça maintenant ? Un message subtile pour me dire que je pue de la gueule ? Demandé-je, de plus en plus frustré.
-Non non, c'est juste que je me suis posé cette question toute ma vie, alors peut-être que mon regret est de n'avoir jamais eu la réponse.
-... Si c'est vraiment ça ton regret, tu peux pas me reprocher de dire que t'as une vie de merde.
-Tu veux pas quand même chercher, dans le doute ?
-Non, à vrai dire en ce moment j'ai envie que d'une chose, et c'est moins poétique que de chercher une réponse sur l'attirance.
Un air narquois que je n'aime pas du tout naît sur le visage de Sanji. Il se penche sensuellement vers ma tête et me transperce de ses yeux bleus arrogants.
-Oh~ ? Se pourrait-t-il que le grand Roronoa ne puisse plus se passer de mon corps ?
Ses lèvres frôlent les miennes et ses doigts se promènent sur mon cou.
-C'est dommage, continue-t-il d'une voix sucrée, si j'ai accepté cette nuit avec toi c'est pour essayer de réaliser mon regret~. Maintenant que je sais que ce n'est pas la clé, je suis pas sûr d'avoir toujours envie de me faire sauter par un mec de ta trempe.
-...
Ok je vois le truc, monsieur veut jouer à l'homme fier qui ne prend du plaisir que par nécessité. Mais dommage pour lui que j'aie quelques éléments à rétorquer.
-... Je sais pas pourquoi mais je m'y attendais complètement. Seulement vois-tu, ton statut d'homme ne te permet pas de simuler l'excitation. Ce que j'ai vu hier n'était pas un cook qui accomplissait une tâche, mais un cook qui prenait son p...
Le blondin s'empresse de me plaquer sa main contre la bouche, le visage légèrement rouge.
-Oui, c'est bon je sais, pas besoin de me rappeler cet instant gênant de ma vie... enfin, de ma mort.
Hé hé, j'ai gagné.
-A vrai dire, reprend-t-il, je serais pas contre un deuxième round matinal mais la douleur qui me tenaille le derrière en ce moment précis est un bon argument pour m'en dissuader.
-... Ben justement, on doit vite agir pour que tu t'y habitues.
-Ou sinon on peut aussi échanger les rôles.
-Euh... non merci.
-Rah ! T'as vraiment un caractère de merde hein !
-Ha ! Excuse-moi de pas vouloir perdre ma virilité !
-AH donc pour toi en plus de mon honneur j'ai perdu ma virilité ?!
-C'est pas ce que je voulais dire...
Un lourd silence tombe dans la pièce. Nous nous fixons l'un l'autre dans les yeux, lui visiblement énervé et vexé, et moi un peu perplexe. Je sais pas vraiment en quoi, mais c'est bizarre une dispute de couple. Et le pire, c'est que le cook est presque mignon avec ses yeux qui reflètent sa colère. J'ai dis presque, faut dire qu'il est quand-même vachement chiant.
Après un long moment sans un mot, plongé dans une bataille de regard, le sourcil en vrille finit par soupirer et se pincer les sinus avant de lancer une bonne réplique des familles :
-Bonjour à part ça.
-... Salut.
-T'as bien dormi ?
-Comme un bébé et toi ?
-Comme un bébé non-alimenté depuis trois jours et couché sur une planche de clous.
-... Ton derrière j'imagine ?
-T'imagine bien.
-J'y ai vraiment été si fort que ça ?
-Oui.
-T'as vraiment pas aimé du tout ?
Sanji me regarde avec des yeux brillant d'une lueur que je ne connais pas et se penche à nouveau sur moi.
-Il faut savoir souffrir un peu pour goûter aux délicieux plaisirs du septième ciel, me murmure-t-il avant de me voler un rapide baiser.
Il glousse et se relève furtivement, attrapant ses vêtements au passage et commence à s'habiller en toute hâte.
-Debout ! Me lance-t-il. Le plan « fesse » a échoué, il faut donc qu'on se remette à chercher ce foutu regret !
Je grogne et me lève à mon tour. C'était pas celle attendue, mais cette situation ne me déplaît pas.
-.-.-.-.-.-.-.
Trois jours ont passé. Durant tout ce temps, nous n'avons pas arrêté de faire tout un tas de choses, passant de la plus futile à la plus folle, s'amusant dans un premier temps et s'ennuyant dans un deuxième. Mais plus on fait de trucs, plus je me rends compte que le cook a parfois des idées étranges.
-Hein ?
-Je veux voir Usopp et Chopper s'embrasser, s'exclame le blondin en souriant.
-... double vé té èf ?
-Je les ship depuis un petit bout de temps. Je trouve qu'ils sont tellement chou quand ils sont ensembles !
-... Déjà que je trouvais que les gens qui fantasmaient sur les couples gay étaient bizarres, mais alors toi avec tes fantasmes homo-zoophiles tu défonces toutes les échelles de bizarreries...
-Dixit le mec qui baise avec un mort.
-...
-C'est de la nécrophilie, tu le sais ça ?
Des fois je me demande si j'ai bien fait d'accepter mes sentiments envers ce fantôme de pacotille...
-Est-ce qu'on peut passer à autre chose, soupiré-je. Je pense pas que tes idées louches soient assez persistantes pour t'empêcher de reposer en paix...
Le cuistot acquiesce en souriant, comme si cela n'avait été qu'une blague, puis se dirige vers la cuisine en chantonnant. Je ne sais pas depuis combien de temps il est revenu sur terre, tout ce que je sais c'est que ça fait un long moment qu'on cherche. Et plus les semaines passent, moins j'ai l'impression qu'on trouvera un jour. Pourtant, le cook ne donne pas l'impression d'être impatient. Il semble détendu et amusé par son séjour en tant que vivant. Je ne sais pas si cet élément me détend ou m'inquiète... à vrai dire, je ne sais plus du tout quoi penser de cette aventure.
-MARIMO !
Ah, ça faisait longtemps que je l'avais plus entendu prononcer ce surnom avec autant de conviction. Je tourne nonchalamment la tête vers la cuisine d'où le cook vient de m'appeler, faisant mine de ne pas être intéressé. Parce qu'il faut dire qu'actuellement, quelque soit la raison pour laquelle il m'appelle, j'en ai rien à cirer. Mais bon, soyons poli, j'ai pas envie qu'il utilise cet argument pour me faire du chantage sexuel.
-Qu'est-ce que t'as à crier mon nom comme ça, gentleman de mes deux ?
Bon... je l'avoue, il y a plus poli comme réponse. Cependant Sanji ne semble pas y faire attention.
-Viens dans la cuisine, je t'ai préparé quelque chose.
Je soupire et le rejoins dans son antre d'un pas las. Une fois à l'intérieur, il me présente le comptoir
pullulant d'ingrédients répartis sur des assiettes. Je sais pas pourquoi mais je le sens mal là.
-C'est pas à moi de faire à manger aujourd'hui, dis-je sur un ton suspicieux.
-Normalement pas, mais j'ai déjà écrit un mot à Nami-san de ta part qui dit que c'est toi qui cuisine aujourd'hui. Je l'ai laissé dans son bureau, je sais qu'elle l'a vu.
-Mais pourquoi diable est-ce que tu veux que je cuisi...
Pas besoin de continuer ma phrase, je crois que j'ai compris. Et ça m'ennuie déjà...
-Quand j'étais plus jeune et que je travaillais pour Zeff, je me suis mis dans la tête qu'un jour j'apprendrais mon art à quelqu'un comme le vieux l'a fait avec moi, s'exclame le blondin d'un air enfantin.
-Et bien sûr, c'est bibi qui s'y colle...
-Si j'avais le choix tu penses bien que j'aurais pris quelqu'un d'autre...
J'acquiesce nonchalamment et remonte les manches de mon kimono. Nous savons tous les deux que ce sera laborieux, mais bon faut être prêt à tout pour réaliser le souhait d'un fantôme de cuisinier.
Trois heures. Trois PUTAIN d'heures à rester debout devant une cuisinière en bougeant ses bras dans tous les sens avec précision et rapidité afin de faire un repas parfait dans un bon timing. Ça, c'est ce que le cook voulait que je fasse. Mais la réalité est un peu différente...
-Fait gaffe la pile d'assiette !
Je n'ai pas le temps de réagir que je heurte la pile en question qui en deux secondes se retrouve éparpillée au sol, précédée d'un grand bruit de fracas et suivie de bouts de porcelaine recouvrant le parquet.
-Ah mais quel con, s'exclame le cook. Je t'avais dit de faire gaffe !
-Comment tu veux que je réagisse aussi vite ?! T'aurais pu m- AÏE !
-Mais marche pas dedans ! Et pourquoi t'as pas de chaussures aussi ?!
-C'est toi qui m'a interdit de marcher avec mes chaussures sales dans ta cuisine !
-Mais fallait juste les essuyer ou changer de chaussures ! T'es con toi, on ne cuisine jamais pieds nus merde !
-Comment je peux savoir aussi ?!
-Bon, bouge pas je vais chercher un balais.
Sanji s'en va dans la remise en grognant quelques insultes à mon égare. Je retourne à la porte, enfile mes chaussures et reviens vers les fourneaux. Euh... c'est moi ou ça sent mauvais ?
-COOK !
Le blondin sort immédiatement de la remise avec un balais.
-Quoi encore ?!
-Y a le four qui fume.
-Mais quel crétin ! Je t'ai dis quand on a enfourné qu'il fallait surveiller !
-Et si je te dis que je sais pas surveiller une cuisson ?
-Irrécupérable... marmonne-t-il en s'emparant de gants.
Lorsqu'il ouvre le four, un épaisse fumée noir envahit la pièce. Il en chasse une partie en agitant les mains, tandis que j'ouvre les fenêtres.
-Raah regarde-moi ça, râle-t-il en sortant le plats de l'antre brûlante, c'est tout cramé !
-...
-Bon, tant pis pour la dinde, il nous reste au moins le ragoût de légume et le gâteau. T'as fini la pâte ?
-Oui. Et j'ai fait exactement ce que tu m'as dit.
-Bien. Laisse-moi juste goûter et après on peut la laisser reposer au frigo.
Le cuistot prend un couteau et coupe une petite partie de la pâte qu'il met dans sa bouche... et recrache immédiatement.
-Ah ! Mais t'as foutu quoi ?!
-Alors là rien ! J'ai mis exactement les bonnes quantités et parfaitement mélangé le tout de la bonne manière !
-Zoro... soupire-t-il, semblant avoir trouvé ce qui cloche. Tu viens de faire une erreur de gamins de cinq ans...
-Qu'est-ce que j'ai fait ?
-T'AS CONFONDU LE SEL AVEC LE SUCRE ABRUTI !
-Ah... merde...
-Merde ouais ! Maintenant la pâte est irrécupérable !
S'en suit une longue série d'insultes et de reproches que je n'écoute qu'à moitié, énervé de devoir me faire engueuler pour une corvée comme celle-ci alors qu'en ce moment je pourrais m'entraîner ou dormir.
Finalement, la repas n'est constitué que du ragoût et d'un plat de viande froide que le blond s'est empressé de préparer après avoir tout nettoyé. Au moment de passer à table, je peux très clairement discerner des regards déçus par ce maigre repas parmi mes camarades, mais personne ne me fait de remarque, pensant certainement que je me suis donné de la peine pour leur faire à manger. Dans un sens, c'est vrai ! Mais faut dire que sans le cook ils auraient eu une bouteille de saké, des chips et hop, je me serais barré en les laissant se demmerder tout seuls.
Quand je sors de la cuisine, je remarque que le cook n'était pas présent lors du repas. Je vagabonde donc sur le bateau, lançant discrètement des regards des tous les côtés en essayant de le trouver, jusqu'à ce que je tombe sur lui, accoudé à la rambarde comme à son habitude.
-T'as pas disparu à ce que je vois. Encore une corvée que j'ai effectuée pour rien, lui lancé-je pour lui signaler ma présence.
Il hoche la tête sans pour autant m'adresser un regard, continuant de fixer le large de ses yeux bleu.
-A ton avis, commence-t-il d'un ton monotone, si on couche avec une poupée vaudou, est-ce que le destinataire se sent violé ?
-... Encore une de tes questions bizarre dont t'as jamais eu la réponse ?
-Ca me trottait dans la tête depuis un moment avant de mourir.
Ne sachant pas quoi répondre, je laisse le silence prendre place entre nous deux, rythmé par nos respirations respective et le vent de plus en plus puissant qui souffle autour de nous. La mer s'agite beaucoup, ça m'étonnerais pas que Nami sorte d'ici quelques secondes pour nous dire de nous préparer à une tempête. Alors que je suis à l'affût du moindre danger, le cook, lui, ne semble pas s'en préoccuper. Soudain, refusant toujours de me regarder, il me demande d'un ton extrêmement calme :
-Comment est-ce que je suis mort ?
Je le dévisage avec des yeux ronds. Merde, s'il y a bien une question dont je ne m'attendais pas, c'est celle là !
Voyant que je ne réponds pas, Sanji se tourne vers moi avec des yeux sérieux.
-Zoro, dis-moi comment je suis m...
Il n'a pas le temps de finir sa phrase. Une immense vague venue de nulle part apparaît soudain devant nous et soulève le bateau avec toute la force que l'eau peut posséder. Une grande secousse se fait ressentir sur tout le navire, et les autres ne tardent pas à sortir pour essayer de contrer la tempête. Embrumé par les mouvements renversant de Sunny, je mets quelques secondes à remarquer le cook qui glisse et passe par dessus la rambarde. Le temps semble soudain avancer au ralenti. J'observe, les yeux écarquillés, le cook tomber peu à peu, le visage surpris et démuni.
-SANJI !
Mon cri est étouffé par la tempête, pourtant il semble l'avoir entendu. Guidé par mon instinct, en un quart de seconde, j'élance mon bras et l'agrippe de toutes mes forces dès que je sens ma main toucher sa peau. Je ferme les yeux et le tire avec violence jusqu'à ce que je sente son corps tomber sur le miens. Le cook reste couché sur mon torse pendant quelques secondes. Stressé par la tempête, je ne remarque pas tout de suite ses yeux écarquillés et ses mains tremblantes. Mais le temps presse, on ne peut pas s'attarder ici. Je lui ordonne de se relever mais ma voix se perd dans le vent. Le blondin se recroqueville sur lui même, les mains serrées contre sa poitrine et les muscles crispés. Sans trop réfléchir, je le porte sur mon dos et cours en direction du salon-aquarium, tandis que j'entends à peine la voix de Franky avant le coup de burst.
-Eh cook ! Ça va ? Réponds-moi !
Je couche le blond sur le banc et commence à le secouer. Celui-ci tourne la tête vers moi et me regarde avec des yeux qui semble refléter toute la douleur du monde. Après avoir échoué en essayant de marmonner quelque chose, il parvient enfin à sortir une phrase plus ou moins complète dans un murmure tremblant :
-Ma poitrine... j'ai si mal...
...
Train. Avez-vous aimé ? Hésitez-pas à me donner votre avis en review ! À la prochaine !
