Un immense merci à ma super béta qui fait des merveilles ( normal elle est trop trop douée ;) )

Je ne sais plus si j'ai bien répondu a tout le monde en début de semaine donc je le refais maintenant (et pis vau mieu deux foi qu'une )

Donc un grand merci a ma Zoute qui se reconnaîtra (et d'ailleurs j'attends la suite d'une histoire de mariage et des vacances pour guérir ), ma wonder béta qu'est trop forte ;) , vif d'orma tite nanie que j'adore, Jenny944, ma super trouveuse de noms guimauvesque alias Rainbow colors et Sioban parker

Je sais pas ce que je ferais sans vos remarque ni vos encouragement ! Enorme poutoux et bonne lecture !

- Bonjour professeur…

CHAPITRE 4

Il s'était donc endormi ? Il ne l'avait pas senti, et maintenant il se retrouvait spectateur de la dernière scène à laquelle il avait songé. Black et son coup « foireux ».

- Potter, dit-il en guise de salut.

- C'est vous dans le lit n'est-ce pas ?

- Quel sens de la déduction Potter ! Je suis impressionné, 5 points pour Gryffondor !

- Vous n'arrêtez donc jamais d'être sarcastique et méchant ?

- Ca m'arrive, mais rassurez-vous, vous ne serez jamais concerné.

- Dans ce cas pourquoi me parler ?

- Parce qu'il se trouve que je suis coincé en votre charmante compagnie, cela vous suffit-il ?

- Ca ne me dérange pas en tout cas…

Ce n'était pas la première fois qu'il restait sans voix devant quelqu'un, surtout quand ce quelqu'un se trouvait être Dumbeldore, mais devant un Potter, c'était à noter dans le livre des records.

Il ne répliqua pas, observant simplement le dos et la nuque de son jeune élève, abasourdi par la révélation qu'il venait de faire.

- Pourquoi êtes-vous à l'infirmerie ?

Toujours sous le coup de la surprise, il répondit machinalement.

- Parce que j'ai failli me faire mordre par un loup garou de très mauvaise humeur grâce à cet abruti de Black.

- Oh… Je suis désolé.

Désolé ? Mais pourquoi ?

- De quoi parlez-vous Potter ?

- Pour ce que mon parrain vous a fait.

Besoin de récapituler : lui Severus Snape venait de parler d'un épisode de sa vie des plus humiliants au fils de son arrogante Némésis, et Potter fils venait de s'excuser pour la conduite de son clébard de parrain ? Il devait vraiment être fatigué.

- Passons, cet épisode n'est intéressant pour personne.

D'un geste de la main, il fit disparaître l'infirmerie et les occupants de l'époque, qui laissèrent place à un salon sobre mais agréable, clair et accueillant, sans pour autant être commun ou trop impersonnel. En outre, ce salon était déjà agréablement chauffé lorsqu'il accueillit les deux nouveaux arrivants.

Snape n'avait pas pensé une seule seconde que vouloir se retrouver dans un autre environnement ferait apparaître celui-ci. Son salon dans ses appartements de Poudlard, son deuxième chez lui. Oui le deuxième, car quelque part en France, sa vraie demeure l'attendait, et bien qu'elle ne soit pas exceptionnellement grande, elle était calme et douillette, et ouvrait sur un magnifique jardin grâce à de grandes fenêtres qui laissaient le soleil et la chaleur y pénétrer.

Habitué à l'endroit dans lequel il se trouvait, Severus partit dans la petite cuisine adjacente et proposa quelque chose à boire à son élève qui restait cloué de surprise face à la décoration.

- Pourquoi ai-je l'étrange pressentiment que vous avez des milliards de questions à me poser ?

- Je, heu…

- Je ne mords pas Potter. Je suis sadique, cruel, mais pas cannibale.

Un léger rire se propagea dans la pièce, et aussi surprenant que cela puisse paraître, ça ne dérangea nullement le maître de ses lieux.

- Quelque chose à boire Potter ?

- Hein ?

- Ne me regarder pas comme ça morveux, j'ai une certaine éducation et quand je reçois, même si dans votre cas ce n'est pas par plaisir, je le fais correctement.

- Oh heu…un thé ?

Sans donner de réponse, Severus remplit la théière d'eau, et la mit à bouillir tandis qu'il sortait deux tasses.

Pendant que l'eau chauffait, Harry continuait d'observer l'endroit où il se trouvait, fasciné par la beauté du lieu et sa chaleur, le tout sous l'œil semi-amusé de son professeur. La bibliothèque était immense et la cheminée d'une taille considérable, sans pour autant défigurer le mur qui l'abritait. Deux portes fenêtres donnaient sur un balcon d'où l'on avait une vue plongeante sur le parc de Poudlard, ce qui, Harry le comprit, était possible parce que les fenêtres étaient magiques. Il y avait plusieurs portes. Parmi celles qui étaient fermées, Harry était sûr qu'il y en avait au moins une qui menait à un laboratoire. Mais l'une était ouverte, sur un petit couloir qui abritait trois autres portes. C'étaient vraiment de beaux et grands appartements, et il devait faire bon y vivre.

La théière siffla et quelques minutes plus tard, deux tasses fumantes arrivaient sur la table basse en verre. Snape s'installa dans un fauteuil et invita son convive de fortune à se mettre à l'aise à son tour.

- Toujours aucune question de formuler ? C'est un miracle que votre curiosité habituellement si déplacée ne se soit pas encore manifestée.

- Je ne suis pas un sale gosse mal élevé, et je sais que ma curiosité serait extrêmement mal perçue. Et je préférerais me couper un bras que de vous donner un prétexte pour m'insulter comme vous le faites si habilement à longueur de journée et sans motif recevable.

Ce jour était réellement à inscrire dans les annales, car pour la deuxièmes fois, le môme venait de lui clouer le bec avec une tirade assez réussie et... exacte, il devait bien se l'avouer.

Afin de masquer le sourire qui commençait à fleurir sur ses lèvres fines, le professeur Snape but une gorgée de thé. Il aurait dû se brûler la langue et la gorge, mais il ne ressentit qu'une agréable sensation de douceur.

Comment ?

- Professeur, pourquoi peut-on boire alors que nous ne pouvions rien toucher avant ?

- Je n'en sais rien…

Tout à leurs réflexions, nos deux personnages laissèrent le silence envahir le salon. Après un long moment, qui leur avait laissé le loisir de songer à toutes sortes de solutions, Harry annonça le premier son hypothèse sur le sujet, bien que Severus n'ait aucunement demandé à ce qu'il lui en fasse part.

- C'est peut-être parce que cet endroit n'est pas un souvenir mais un lieu souhaité.

- Vous voulez dire que parce que nous sommes dans un lieu qui n'est pas rattaché à une expérience vécue, nous avons plus de pouvoir sur ce qui nous entoure ?

- Oui…enfin je dis ça parce que dans votre souvenir ou dans le mien, aucun de nous n'a pu éviter ce qui c'est passé.

-…

- J'aurais dû me taire c'est ça ?

- Et bien Potter, je dois admettre que cela est une possibilité… envisageable.

Sachant reconnaître un compliment, surtout de la part de son professeur, Harry ne dit rien de plus, pour éviter qu'il ne change d'avis. C'est ainsi qu'ils continuèrent à « boire » leur thé, sans paroles. Mais comme toute chose a une fin, le silence fut brisé encore une fois.

- Je peux vous poser une question monsieur ?

- Ne venez-vous pas de le faire Potter ?

- Je…

- …

- Pourquoi ?

- Soyez plus précis si vous voulez une quelconque réponse.

- Pourquoi vous me haïssez tant ?

- Toujours la même chanson ? Vous ne changerez donc jamais de musique ?

- Tant que je ne saurai pas pourquoi, non.

- Si je vous retourne la question, y répondriez-vous ?

- Vu l'état dans lequel je suis, je ne risque rien.

- Je pourrais vous coller jusqu'à la fin de l'année avec Rusard dès votre réveil.

- Certes…

- Alors ?

- Alors à quoi ça m'avancerait de vous répondre ? Vous feriez tout pour exploiter cette nouvelle source d'informations en vue de me pourrir la vie.

- Cela pourrait être réciproque, alors pourquoi vous répond répondrais-je ?

- Non, parce que moi je ne m'en servirais pas contre vous.

- Ah oui ? Vous divaguez Potter.

- Etrangement je ne pense pas.

- Soit, pensez ce que vous voulez.

Plus rien. Plus de mots. Seul le bruit des gorgées avalées retentissait faiblement dans l'air chaud de la pièce, les laissant réfléchir tous deux à la demande de l'autre. Sans détourner les yeux de sa tasse, Harry répondit finalement à la question que lui avait retournée son professeur.

- Je ne vous hais pas…Enfin plus. Je n'ai jamais compris pourquoi vous ne m'avez détesté dès le premier jour, alors en sentant le dégoût que je vous inspirais, et que je vous inspire encore je suppose, j'ai éprouvé le même sentiment à votre égard. Seulement, quand j'y réfléchis aujourd'hui, je m'aperçois que je ressens peut-être autre chose…

- Et quoi ?

- Je ne sais pas…je ne vois pas comment le décrire. Vous êtes prêt à sacrifier votre vie pour sauver la mienne et c'est d'ailleurs ce que vous avez fait durant toutes ces années, vous prenez vos décisions quand le moment l'exige, et bien qu'elles soient douloureuses, vous les prenez en connaissance de cause, en ayant conscience de tout ce qu'elles impliquent. Je crois que je vous admire pour ça.

- …

Severus avait bien des sujets de réflexion désormais, et même trop pour sa propre santé. Le gosse l'admirait.

Lui.

Le Mangemort.

Le traître.

- Vous ne savez pas ce que vous dites Potter.

- Probablement pas, et je ne le saurai peut-être jamais, mais c'est ce que je ressens et je ne veux pas que cela change.

- Pourquoi ?

Snape regarda son élève avec étonnement, et ce dernier se fit un immense plaisir de répondre avec un sourire narquois aux lèvres.

- Soyez plus précis si vous voulez une quelconque réponse professeur.

- …

- …

- Sale gamin.

Cette fois, pas la peine d'essayer de masquer le fin sourire qui ornait ses lèvres. Severus Snape avait beau être un maître incontesté en occlumencie, le gosse faisait naître en lui une envie d'être moins froid, presque amusé des réactions du plus jeune. Bien évidemment, cela ne passa pas inaperçu aux yeux troublants de son élève, et c'est curieusement troublé que Harry reçut ce cadeau, car pour lui, c'en était un quand il venait de son sombre enseignant.

Ils passèrent plusieurs minutes simplement à se regarder, savourant presque l'intimité qu'ils avaient, et appréciant l'agréable sentiment qui s'insinuait en eux juste parce qu'ils se tenaient compagnie.

Néanmoins, une question restait en suspens. Pourquoi Snape refusait-il d'y répondre ? Lui-même ne le savait pas. L'habitude de haïr ce môme ? La peur de créer un lien entre eux avec le rôle mortel qu'il devait jouer ? A moins que ce ne soit la peur d'un autre lien… Non. Ce n'était pas ça, ça ne serait jamais ça, et pour le prouver il répondit à son élève.

- Je vous hais parce que je le dois.

- Hein ?

- On ne dit pas « hein » mais « comment », réprimanda Snape comme s'il parlait à un enfant.

- Honnêtement je m'en contrefiche là ! Vous venez de me dire que vous ne me supportez pas uniquement parce que vous le « devez » ?

- Potter ne jouez pas à l'imbécile, même si vous ne devez sûrement pas beaucoup vous forcer. Vous savez parfaitement le rôle et la place que j'occupe. Après tout vous l'avez dit vous-même…je ne suis qu'un sale Mangemort.

Rien qu'en entendant le ton venimeux avec lequel étaient dits ces derniers mots, Harry pouvait sentir la rancœur que son professeur gardait contre lui pour avoir proféré de telles paroles. Sur le coup, il avait été fier d'avoir osé dire ce que tous pensaient tout bas, mais à présent il le regrettait.

- Je…

- Ne pensez pas à vous excuser Potter.

- Mais…

- Non. Pas si vous ne le pensez qu'à moitié.

Severus se leva alors et partit ramener sa tasse dans la cuisine afin de tenter de calmer les tremblements qui le saisissaient. Pourquoi, Merlin, cela le touchait-il tant, surtout venant de lui ?

La tasse tomba dans l'évier avec un grand bruit. Harry arriva alors rapidement pour voir si tout allait bien, et ses yeux regardèrent effarés les traits de Snape. Eux si froids et impassibles en temps normal, reflétaient quelque chose de spécial, mais quoi ? Il n'eut pas le temps de le définir que déjà le masque intransigeant de son professeur avait repris sa place.

L'atmosphère tout à l'heure sereine était maintenant pesante, lourde et presque insupportable. Ils étaient l'un en face de l'autre, ne sachant comment réagir pour désamorcer la situation.

- Professeur ?

- Non Potter…c'est vous qui avez raison.

- Vous m'avez dit que je ne devais pas m'excuser si je ne le pensais qu'à moitié. Mais pour que je le pense… montrez-moi.

- Vous montrer ? En parler me brûle la langue et me consume de l'intérieur, alors vous le dévoiler avec des images….

- J'aimerais comprendre pourtant. Le directeur m'a affirmé que je pouvais avoir confiance en vous. Prouvez-le moi.

- C'est impossible…

- Pourquoi ?

Le regard perdu de Severus et sa voix légèrement tremblante répondirent pour lui. Ses deux orbes noires brillaient de détresse, tandis que Severus cherchait quelque chose, n'importe quoi pour se raccrocher à la réalité qu'il connaissait et maîtrisait si bien et pour chasser les trop nombreux cauchemars qui l'assaillaient toujours dès qu'il fermait les yeux, hantant ses nuits. Et puis l'erreur se produisit. Dans ce monde qu'ils créaient, et dont l'environnement était si sensible à la moindre émotion, celles que lui inspiraient ses souvenirs prirent le dessus et les transportèrent dans un monde de terreur et de douleur.

Il faisait nuit. L'herbe d'une pelouse crissait sous les pas pourtant discrets de plusieurs hommes vêtus de capes toutes aussi noires que les abysses. Un peu plus loin, les fenêtres d'une petite maison brillaient de gaieté et de joie de vivre, et de ces mur s'échappaient les rires cristallins d'une petite fille, suivis de ceux d'un père heureux de ce que la vie lui avait donné…mais que l'enfer allait lui reprendre.

Les hommes arrivèrent près de la maisonnette, puis tout ce passa trop vite.

Des cris.

Des pleurs.

Des suppliques.

Des sorts.

Des hurlements de douleur et de désespoir.

Une petite fille qui court en pleurant tellement qu'elle en suffoque.

Un homme… un autre sort.

Et le silence…

Tous ricanent de leurs « bonne action », de leur mission réussie. La fête terminée, les hommes partent rejoindre un endroit connu d'eux seuls, et quand le paysage semble désert de toute vie, une forme se détache pour revenir sur le lieu où tant de tendresse avait dû être donnée. La capuche de l'inconnu glissa lentement pour laisser place à deux yeux sombres. Sombres et dégoûtés. Le professeur Snape contemple le petit corps sans vie de la fillette, et c'est avec une douceur inconnue des autres qu'il la prend dans ses bras et murmure sans fin : « pardon ».

Puis le décor s'effaça petit à petit jusqu'à ce que la lune disparaisse elle aussi en dernier, la lune, seul témoin de cette scène, la lune qui, sous son voile rouge, semblait porter le deuil de cette famille qu'elle n'illuminerait plus de sa pâle lumière.

Aucun des deux ne bougeaient. Snape le dos vouté avait les mains désespérément accrochées au bord de l'évier. Harry, de son coté, était adossé contre le chambranle de la porte, les mains moites et le cœur battant à tout rompre. Le Survivant avait souhaité une preuve de la loyauté de son enseignant et ce qu'il avait vu le laissait totalement déboussolé. D'un coté il avait vu cet homme participer à la tuerie, de l'autre, il avait vu ce même homme pleurer la petite fille à peine âgée de cinq ans.

- Maintenant me croyez-vous quand je vous dis que vous avez raison ? Demanda Snape d'une voix faible mais neutre, des tremblements dans tout le corps. Je ne peux pas rester ici, cet endroit est l'incarnation de la folie qui nous anime.

Comment faisait-il pour partir de cet endroit quand il le souhaitait ? Cette question, Harry se la posait depuis la dernière fois, mais aujourd'hui, il ne comptait pas laisser partir son professeur aussi facilement.

- Non attendez ! Me laissez pas…

Cette phrase murmurée et presque suppliante, bien que discrète, ne passa pas inaperçue aux oreilles fines du maître des potions, qui leva aussitôt les yeux vers son élève.

Ce fut avec son sourcil levé qu'il posa la question que ses lèvres n'osaient pas formuler.

- Je…restez avec moi s'il vous plaît…

Qu'Harry garde la tête baissée surprit plus Severus que les paroles qu'il avait prononcées à peine quelques secondes auparavant. Le gosse voulait que LUI reste là ? Merlin cette rencontre le déroutait plus que de raison, et ce à tel point qu'inconsciemment il arrêta de disparaître et revint dans cette pièce qui était sorti de sa mémoire.

Doucement il exerça une pression sur le poignet du plus jeune et l'incita à le suivre de nouveau dans le salon, où ils pouvaient voir, à travers les fenêtres, l'orage qui fouettait le monde extérieur.

Assis dans les deux fauteuils devant la cheminée, aucun n'avait remarqué que les deux sièges étaient plus proches, et encore moins le fait que Snape tenait encore le poignet d'Harry entre ses doigts longs et fins. Comme si c'était…normal ?

- Vous avez la capacité de faire venir qui bon vous semble dans ce monde de rêve monsieur Potter, alors pourquoi vouloir vous encombrer de moi ?

Il n'eut jamais de réponse… peut-être parce qu'il n'y en avait pas encore à ce moment présent. Plus le temps passait dans le silence, plus la lumière diminuait dehors pour laisser place à la nuit qui se créait dans ce monde à part. Au fur et à mesure que la nuit tombait, Harry commençait à se sentir gagner par un sommeil profond, et quand les étoiles furent visibles, sa tête reposait contre le bras de son enseignant.

Severus aurait dû se réveiller et quitter le gamin qui lui servait d'étudiant, mais une petite partie de lui souhaitait rester en compagnie de celui-ci, l'écouter, lui montrer qu'il n'était pas un monstre comme quasiment tout le monde le pensait. Peut-être qu'au fond de lui il avait envie de se montrer réellement, sans masque, juste Severus et non le sale Mangemort ou le bâtard des cachots…

Pour toutes ces raisons, il passa la nuit auprès de lui, et ce fut machinalement que sa main libre vint lui caresser les cheveux durant son sommeil, tandis qu'Harry, de son coté, se raccrochait un peu plus au bras de son professeur, qui inconsciemment lui apportait ce qu'il recherchait : un lien sans attente ni demande.

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Lorsqu' Albus pénétra dans l'infirmerie avec Pompom, tous deux s'arrêtèrent devant l'image qu'offraient les deux seuls hommes présents en ce lieu.

Harry, recroquevillé contre la chaise de Snape, avait la tête posée sur le bras de son professeur et tenait faiblement la manche de son enseignant entre ses mains fragiles. Severus, lui, avait le front collé à la nuque de son élève, et ses doigts libres étaient légèrement enfoncés dans les cheveux en bataille du plus jeune.

Aussi rare qu'impensable, une sensation de bien-être se dégageait d'eux, comme s'ils se rassuraient mutuellement en sentant la vie qui habitait l'autre.

- Albus, dois-je réveiller Severus ?

- Non ma chère Pomfrey, laissons-le dans leur monde.

- Leur monde ? Albus, que me cachez-vous encore ?

- Moi ? Mais rien Pompom…

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